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Richard Widmark / Alvarez Kelly / La route de l’Ouest (The Way West) / Une poignée de plomb (La ville aux abois) (Death of a gunfighter)

Posted by on 26 décembre 2014

RICHARD WIDMARK (26-12-1914/24-3-2008)

dessin : Didgiv

dessin : Didgiv

Son premier film, un thriller, l’a longtemps cantonné aux rôles de dur à cuire, de tueur sadique ricanant en assassinant, une image qui fait que les spectateurs le haïssaient et avaient peur de lui. Son rire de hyène, fameux, terrorisait même ses partenaires à l’écran !
« Les acteurs qui ont eu le plus de succès à Hollywood ont tous créé d’eux-mêmes une sorte d’image. On n’y échappe pas ! disait-il, mais je n’ai jamais vécu selon cette marque de fabrique. Si tel avait été le cas, j’aurais passé ma vie derrière les barreaux… ».

Angie Dickinson, Willie Nelson, Richard Widmark

Cette image a fléchi quand il a commencé à incarner des héros positifs, notamment dans des westerns. Widmark est l’un des rares acteurs à commencer à travailler pour la télévision tardivement (en 1971). Dans ses films, il livre d’étonnantes performances, et tous ses westerns sont de grands classiques.

Karl Malden, Richard Widmark

(LES CHEYENNES)

Son 4e film est un western, La ville abandonnée (1947) de William Wellman, il est un bandit sadique d’une bande de hors-la-loi dirigés par Gregory Peck) qui  ils se réfugient dans une petite ville abandonnée par les chercheurs d’or, où vivent une femme et son grand-père…

Richard Widmark, Dorothy MaloneDans Le jardin du diable (1954) d’Henry Hathaway, c’est un des quatre aventuriers qui, avec Gary Cooper, guident Susan Hayward dans une région dangereuse, pour sauver son mari prisonnier d’une mine d’or après un éboulement.

Puis, il est un des fils du patriarche Spencer Tracy, en conflit avec lui, et qui va trahir ses frères, dans La lance brisée en 1954…

ALAMO

En 1955, c’est Coup de fouet en retour, de John Sturges, il campe un homme qui veut identifier, avec une jeune femme (Donna Reed), les victimes d’un massacre commis par des Apaches, le survivant a fui avec l’or qu’ils avaient trouvé.

Le trésor du Pendu (dessin : Didgiv)

Dans La dernière caravane (1955), il est « Todd le Comanche », un métis poursuivi par un shérif car il a tué deux policiers ; ils se joignent à un groupe de voyageurs, Todd va survivre à une attaque d’Indiens apaches et se porter au secours du groupe de survivants… Un de ses meilleurs rôles, tourné par Delmer Daves intégralement en extérieurs.

Il joue ensuite le terrible bandit qui enlève la fiancée de son ancien complice, désormais rangé, le shérif Robert Taylor dans Le trésor du pendu (1958), superbe western de John Sturges, l’alchimie entre les deux acteurs fonctionne à merveille.
En 1959, il partage, avec Henry Fonda et Anthony Quinn, la belle affiche de L’Homme aux colts d’0r d’Edward Dmytryk.

Jardin du diable (dessin de Didgiv)

John Wayne le choisit en 1960 pour  incarner Jim Bowie, dans Alamo, Bowie va mourir poignardé, lors de l’assaut de Fort Alamo, par les combattants mexicains du général Santa Anna…

La dernière caravane-Richard Widmark

Widmark participe ensuite à deux des derniers westerns de John Ford, Les deux cavaliers, en vedette avec James Stewart, et Les Cheyennes en 1964, juste après avoir joué dans le chapitre sur le chemin de fer (réalisé par George Marshall) de La conquête de l’Ouest, en 1962, et dans lequel il est le patron impitoyable du chemin de fer qui viole un traité pour passer en territoire indien (les Indiens vont se venger en lançant un troupeau de bisons sur le camp des ouvriers du chemin de fer).

Dans Les Cheyennes, il campe un officier pourchassant des Cheyennes échappés de leur réserve, parfait diplomate, il fait tout pour éviter le massacre mais dure est la tâche car il doit lutter contre les préjugés et l’ardeur belliqueuse de certains de ses subordonnés.

C’est un de ses meilleurs rôles. Widmark retrouve Edward Dmytryk pour Alvarez Kelly, en 1966, qui nous plonge en pleine guerre de Sécession, il interprète le brutal colonel sudiste qui force violemment l’éleveur texan Kelly (William Holden), qui doit livrer du bétail aux Nordistes, à collaborer avec ses troupes.

Le jardin du diable (Gary Cooper, Richard Widmark)

Puis, toujours en 66, c’est le fermier Evans qui embarque sa famille dans la caravane vers l’Oregon, menée par le sénateur Kirk Douglas et l’éclaireur Robert Mitchum… dans La route de l’Ouest (1966), il campe un marshal intrépide dans Une poignée de plomb en 1969, joue dans A talent for loving (69).

ALVAREZ KELLY (Widmark et Holden)_0001Moins connu que ses autres westerns, Quand meurent les légendes (1972) est un film sur un jeune Inien Ute qui rejoint un rodeo itinérant et se lie d’amitié avec un vieux rodeoman alcoolo (Widmark), qui le prend sous son aile et l’initie aux rudesses du métier.

Richard Widmark

(cinérevue 27 oct.66)

Enfin, quelques téléfilms : Mister Horn (1978),où il campe le célèbre éclaireur Al Sieber qui, en 1886, recrute le jeune Tom Horn (David Carradine), lequel connait bien les Apaches, pour l’aider à capturer Geronimo

Le dernier jour en 1975, narre l’attaque des banques de Coffeyville par le gang des frères Dalton, puis il partage l’affiche avec Willie Nelson et Angie Dickinson de Dernier western (Once upon a Texas train) en 1988, qui est le dernier western dans lequel on le voit, mais pas celui dans lequel on l’entend, puisque dans sa dernière apparition, il a prêté sa voix au documentaire pour la télévision Lincoln en 1992.

Polars :
LES FORBANS DE LA NUIT (1950)
MADIGAN (1968)
MADIGAN (série) (1972)

LE JARDIN DU DIABLE

Le trésor du pendu

♦ La dernière caravane :

Coup de fouet en retour

Richard Widmark par Phildef


ALVAREZ KELLY
d’ 
Edward Dmytryk (1966) ***

Scénario : Franklin Coen et Elliott Arnold
Musique : Johnny Green

dessin de Didgiv

Avec
William Holden : Alvarez Kelly
Richard Widmark : Rossiter
Janice Rule : Liz
Patrick O’Neal : Stedman

Et Victoria Shaw, Roger Carmel, Richard Rust, Arthur Franz, Harry Carey Jr., Don Red Barry, Scatman Crothers, Indus Martin.

C’est un des rares westerns décrivant le monde de l’intendance des armées (l’approvisionnement), il repose sur l’affrontement Holden/Widmark, dans le seul film qu’ils aient tourné ensemble, et c’est dommage, car il y a vraiment une alchimie entre eux, comme il pouvait y en avoir une entre Widmark et Robert Taylor dans Le trésor du pendu. Une scène assez violente -pour un western américain à l’époque- montre ce dernier faire sauter d’une balle de revolver un doigt de William Holden. Autre scène restée dans les annales du western : la charge de 2500 bovins affolés.
Le réalisateur Hal Needham fait partie des nombreux cascadeurs qui ont participé à ce film. 4e et dernier western d’Edward Dmytryk, Canadien d’origine ukrainienne, un des fameux « dix » d’Hollywood à avoir refusé de témoigner devant la Maison des activités anticommunistes lors du McCarthysme.



La route de l’Ouest (The Way West)
D’Andrew McLaglen (1966-67) **

 D’après la nouvelle de A.B. Guthrie Jr.

Musique : Bronislau Kaper, André Prévin

1843, les aventures d’un convoi de charriots bâchés, qui, sous la houlette d’un sénateur visionnaire et mégalo (Kirk Douglas), quitte le Missouri pour rejoindre l’Oregon. Il est secondé par Lije (Richard Widmark) et Dick l’éclaireur (Robert Mitchum).

Et : Lola Albright, Sally Field, Jack Elam, Stubby Kaye, Michael McGreevey, Harry Carey Jr., John Mitchum, Roy Barcroft, Peggy Stewart, Nick Cravat, Eddie Little Sky.
Cascades : Nick Cravat, Hal NeedhamMay Boss.

Ce vieux briscard d’Andrew McLaglen livre en 1966 un western très classique, à l’heure où les Européen mettent le pied à l’étrier du western, avec des oeuvres sortant des sentiers battus.
Produit par Harold Hecht (associé de Burt Lancaster), un western traditionnel trois étoiles pour trois monstres sacrés : Kirk Douglas, Robert Mitchum et Richard Widmark. Beau brelan d’as, ajoutez à cela les images de William Clothier (Les cavaliers), les  jolies Lola Albright et Sally Field, de bons seconds rôles comme Jack Elam, et le tour est joué !

Durant une scène filmée sur une rivière, Lola Albright faillit se noyer et se retrouva à l’hôpital. Risqué, de jouer les pionniers !
Richard Widmark se trouvait déjà dans une caravane de pionniers, dans La dernière caravane… en 1956…


Une poignée de plomb (La ville aux abois) (Death of a gunfighter)
De Don Siegel et Robert Totten (1969) **


Frank Patch (Richard Widmark) tente de maintenir l’ordre dans une petite ville d’où on tente de le déloger, quand il tue en état de légitime défense un alcoolique. Il décide de rester et d’affronter les membres corrompus de la ville…

Et avec Lena Horne, Caroll O’Connor, Royal Dano, David Opatoshu, Kent Smith, John Saxon, Morgan Woodward, Jacqueline Scott, Larry Gates, Dub Taylor, Kathleen Freeman,Harry Carey Jr., Walter Sande, Victor French…

Ce film a sur les génériques officiels été réalisé par un certain Alan Smithee… qui était un pseudo utilisé par les cinéastes dont l’oeuvre avait été contre leur volonté coupée et mutilée au montage. En réalité, Widmark était en désaccord avec Robert Totten qui commença le tournage ; Totten fut remplacé par Don Siegel, qui refusa ensuite d’être crédité au générique estimant que Totten avait tourné la plus grande partie du film.

Widmark, pas très diplomate sur ce coup-là, refusa alors le nom de Totten au générique, c’est pourquoi le nom d’Alan Smithee fut créé pour éviter toute discorde.

Tourné dans la célèbre ville de l’Ouest reconstituée d’Old Tucson (où a été tourné Rio Bravo)
Lena Horne, actrice et chanteuse née à Brooklyn, chante Sweet apple wine.

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