Bernie Casey

 Décès de Bernie Casey (1939-2017)


Né à Waco en Virginie, Bernie Casey débuta dans un western, Les colts des sept mercenaires en 1969, puis joua dans de nombreux films sur la ségrégation sociale, comme …TICK… TICK… TICK… ET LA VIOLENCE EXPLOSA (1970) ou LES CHAINES (1977), avec James Brown. Vu aussi dans un épisode de la minisérie Racines 2, sans oublier JAMAIS PLUS JAMAIS (1983) : il fut le premier acteur afro-américain à incarner l’allié de James Bond, l’agent Felix Leiter. Plusieurs polars et films d’horreur à son palmarès, dont son dernier film en 2007, VEGAS VAMPIRES. Il produisit aussi et réalisa un film, THE DINNER, en 1997, dont il était la vedette.

Bernie Casey était aussi un peintre ayant fait de nombreuses expositions, poète… et joueur de football professionnel.

Résultat de recherche d'images pour "bernie casey"

Résultat de recherche d'images pour "bernie casey"

Résultat de recherche d'images pour "bernie casey les colts des 7 mercenaires"

Vera Cruz… 27 sept. à 19h15… 29 sept. à 11h55… sur TCM Cinéma…

De Robert Aldrich (1954) ***

dessin de Didgiv

dessin de Didgiv

Producteurs : James Hill, Harold Hecht, Burt Lancaster
Scénario : Roland Kibbee, James R. Webb (d’après une histoire de Borden Chase)
Photo : Ernest Laszlo
Musique : Hugo Friedhofer (chanson Vera Cruz d’Hugo Friedhofer et Sammy Cahn)

Avec Gary Cooper (Benjamin Trane) ; Burt Lancaster (Joe Erin) ; Denise Darcel (la comtesse de Labordere) ; Sarita (Sara) Montiel (Nina) ;  George McReady (l’empereur Maximilien) ; Ernest Borgnine (Donnegan) ;  Henry Brandon (Danette) ;  Charles Buchinsky (Bronson) (Pittsburgh) ;  Morris Ankrum : général Aguilar

Et Cesar RomeroJack Elam.

dessin de Didgiv

Sara Montiel : dessin de Didgiv

Lors de l’insurrection de Juarez au Mexique, en 1866, deux aventuriers américains, un ex-colonel de l’armée sudiste, Benjamin Trane, et un aventurier sans scrupules, Joe Erin, décident de se louer au plus offrant.
La jolie Nina, qui en pince pour Trane, tente de les  convaincre de s’allier aux rebelles, tandis que le marquis de Labordère, partisan de l’empereur, leur suggère de servir le camp des loyalistes.
Lors d’un bal au palais de Chapultepec, les deux compères acceptent ainsi une première mission : escorter la comtesse Marie Duvarre, amie du marquis, jusqu’à Vera Cruz…

 

Tourné à la fois en Superscope et en Technicolor, un magnifique western aux couleurs « mexicaines » sans aucun temps mort réalisé au Mexique, avec Sarita Montiel, une des plus belles femmes que Gary Cooper ait tenues dans ses bras. Il dit une phrase en Français en parlant à Denise Darcel dans la scène du bal : « Madame, vous seriez belle n’importe où« … avec l’accent yankee, of course !

On retrouve des éléments du futur cinéma de Sam Peckinpah comme Coups de feu dans la Sierra un western baroque avec le même thème,  deux amis convoyant de l’or, une amitié brisée, des héros sans idéal, les thèmes de l’amitié et de la trahison ; l’intrigue est une succession de trahisons, seul le personnage campé par Sarita Montiel a une morale forte, cellle de l’idéal révolutionnaire, elle parvient…

Suite de l’article sur :

Vera Cruz

Vera Cruz

eh oui… Charles Bronson, déjà à l’harmonica…

Vera Cruz

et Jack Elam également de la partie… il se retrouvera dans Il était une fois dans l’Ouest avec Bronson… en 1968…

 

Vera Cruz (1954)

Burt Lancaster et Gary Cooper avec les demoiselles

Sara Montiel

 

Harry Dean Stanton (Dan Stanton)

Décès de Harry Dean Stanton (14-7-1926/2017)

Il avait tourné dans environ 200 films et séries télévisées, le grand rôle de sa vie demeure sans doute celui de Travis Henderson, le fantôme surgi du désert, dans PARIS, TEXAS de Wim Wenders (1984).
Stanton sert comme cuisinier dans la Marine durant la Seconde guerre mondiale (son bateau participa à la bataille d’Okinawa) et décroche ses premiers rôles en 1954, on le voit à cette époque dans plusieurs westerns dont Le fier rebelle, c’est le détenu mélomane de LUKE LA MAIN FROIDE avec Paul Newman en 1967. Il faudra attendre les années 1970 pour qu’il décroche des têtes d’affiche dans des oeuvres plus ambitieuses.

Le comédien retournera ensuite aux personnages de second plan dans des registres très différents, affichant un certain éclectisme, comme ALIEN (1979), SAILOR ET LULA ou LAS VEGAS PARANO, et plus récemment 9 FULL MOONS et LE DERNIER REMPART (2013) avec Schwarzy. il joue un des habitants du New York apocalyptique de NEW YORK 1997 (1981) de John Carpenter, qui aide Kurt Russell dans sa mission : retrouver le Président kidnappé par des bandits. Il venait de jouer dans FRANK AND AVA, biopic sur l’histoire d’amour entre Sinatra et Ava Gardner.

dans la série MANNIX

Westerns. Il a tourné dès ses débuts dans de nombreux westerns dont des séries comme Zane Grey Theater Rawhide..GunsmokeRintintin ou Bonanza, Le Virginien, CimarronLaramieLe grand ChaparralLes mystères de l’OuestLa grande valléeHave gun – will travel

Et les westerns long-métrages :
Tomahawk trail
(1957) ; Revolt at fort Laramie (57) ; Le fier rebelle (1958) ; Violence au Kansas (The Jayhawkers) (1959)  ; il joue le membre d’un gang dirigé par Eli Wallach préparant le vol d’une cargaison d’or dans La conquête de l’Ouest (62) ; L’Ouragan de la vengeance (1966) ; Un nommé Kiowa Jones (Téléfilm, 1966) ;  La poursuite des tuniques bleues (1967) de Phil Karlson ; Le jour des Apaches (1968) ; The intruders (70) Téléfilm ; L’Apache (Apache massacre) (1972) ; Pat Garrett et Billy le kid (73) ; Zandy’s Bride (1974) de Jan Troell ; Rancho DeLuxe (1975) ; Missouri breaks (1976) ; Rango (voix-2011).

 

Résultat de recherche d'images pour "apache cliff potts"

Autres films :
LE PARRAIN II (1974) de FF Coppola
ADIEU MA JOLIE (1975) de Dick Richards
NEW YORK 1997 (1981) de John Carpenter


The Missouri Breaks : Photo Arthur Penn, Harry Dean Stanton, Jack Nicholson, Randy Quaid

MISSOURI BREAKS : Harry Dean Stanton (à droite) avec Jack Nicholson

Harry Dean Stanton, Geoffrey Lewis
DILLINGER (1973)

Harry Dean Stanton dans "L'Ouragan de la Vengeance"

Harry Dean Stanton dans L’Ouragan de la Vengeance

Photo :(BLU-RAY)

NEW YORK 1997

B44EA24058 Alien (1979)

 

Wind river

Wind river (2017) ****

De Taylor Sheridan

Wind River Poster

Avec Jeremy Renner, Graham Greene, Elizabeth Olsen, Gil Birmingham, Kelsey Asbille, Julia Jones, Tantoo Cardinal, Teo Brione, Apesanahkwat, Eric Lange, Martin Sensmeier, Tokala Clifford.

A voir ! Un pisteur d’une réserve indienne enquête avec une agent du FBI sur les viol et meurtre d’une indigène. L’histoire, assez banale, celle d’un simple fait divers, a tout de l’intrigue des séries américaines policières contemporaines ; dans la forme, c’est un western moderne enneigé, on pense à Chasse à mort avec Charles Bronson, dans lequel jouait aussi Tantoo Cardinal, qui a ici un petit rôle. Un bon suspense avec vengeance implacable et fusillade finale à la Tarantino, le tout filmé dans des paysages magnifiques, l’immensité du Wilderness du Wyoming ; à la différence des westerns classiques, les chevauchées se font à motoneige, et les indigènes sont tous joués par des Amérindiens.

Jeremy Renner, Gil Birmingham

Interprétation sans faille du tandem Jeremy Renner, en justicier désabusé et Graham Greene, débonnaire officier de la police indienne, mais les révélations du film sont sans doute Gil Birmingham, qui joue le père de la victime, imposant Amérindien abattu par la disparition de sa fille. Il nous rappelle le Will Sampson du Bison blanc, autre western réfrigérant avec Bronson encore. Et Kelsey Asbille, interprète de la victime, que l’on voit dans des flash-back montrant la souffrance et la mort de la victime.

Résultat de recherche d'images pour "wind river 2017"

Cette souffrance résonne comme un écho à celle de la communauté amérindienne, celle des laissés pour compte de l’Amérique, le réalisateur montre l’état de pauvreté dans lequel il (sur)vivent et dénonce notamment la drogue qui ravage sa jeunesse, on apprend aussi à la fin du film que les disparitions de femmes autochtones n’entrent pas dans les statistiques nationales. Il démontre que si la nature dans le Wilderness est hostile, avec les prédateurs qui rôdent (quelques belles métaphores animales), la palme de la cruauté et de la violence reviennent… à l’homme, prédateur suprême des animaux et des humains. C’est sombre, âpre, violent, sans concessions.

Kelsey Asbille

Elizabeth Olsen, Graham Greene

Les Américains descendant des Indiens ont un taux de suicide trois fois plus élevé que la moyenne des Etats-Unis : pauvreté, chômage, agressions sexuelle, alcoolisme, toxicomanie ravagent notamment la jeunesse amérindienne. Un quart des enfants indiens vit dans la pauvreté (13% aux Etats-Unis), ils meurent en moyenne deux fois plus souvent avant leurs 24 ans que le reste de la population du pays.  Au Canada, le taux de suicide est de cinq à sept fois plus élevé chez les jeunes des Premières Nations que la moyenne nationale. Ce traumatisme serait dû en grande partie à la désintégration de la cellule familiale traditionnelle.

dessin de Doc Holliday par Didgiv

Jeremy Renner pourrait interpréter John Henry “Doc” Holliday, le fameux personnage incarné à l’écran par Kirk Douglas et Val Kilmer notamment. Dans un film adapté de deux romans de Mary Doria Russell : Doc et Epitaph : A Novel of the O.K. Corral. Ce western serait centré sur le personnage de Holliday, comme l’était en 1971 Doc Holliday de Frank Perry, avec Stacy Keach dans le rôle du dentiste/gunfighter.

 

Les proies (The beguiled)

de Sofia Coppola (2017)
Les proies

l’original avec Clint Eastwood

Nicole Kidman

Nicole Kidman

Résultat de recherche d'images pour "les proies coppola"

Avec Colin Farrell, Nicole Kidman, Kirsten Dunst, Elle Fanning, Oona Laurence, Angourie Rice.

Résultat de recherche d'images pour "les proies kidman"

Sofia Coppola a décroché le prix de la mise en scène à Cannes avec son remake du drame psychologique de 1971 signé Don Siegel (sorti en France sous le titre Les proies), drame qui se déroulait pendant la guerre de Sécession et dont la vedette était Clint Eastwood.

Elle Fanning

L’histoire : elle est basée d’après le roman genre « Southern Gothic » de Thomas P. Cullian, elle raconte l’histoire d’un soldat nordiste blessé, il est secouru par une adolescente d’un pensionnant sudiste pour jeunes filles, où il espère reprendre des forces. Il va attiser les désirs et les jalousies féminines, la directrice du pensionnat et ces demoiselles vont en fait lui en faire voir de toutes les couleurs…

Elle Fanning

Les proies (The beguiled)