Debra Paget

Née un 19 août… (19-8-1933)

Debra Paget dans Frou-Frou (original)

Debra Paget, Stewart Granger

La dernière chasse

Parmi les actrices qui ont incarné des Indiennes à l’écran (Jean Peters, Maria Elena Marques, Audrey Hepburn, Linda Darnell, Lupe Velez, l’Italienne Elsa Martinelli, la Mexicaine Katy Jurado, Natalie Wood, Marie Versini…), Debra Paget est une des plus ravissantes qu’on ait pu voir…

Robert Taylor, Debra Paget, Stewart Granger

Robert Taylor, Debra Paget, Stewart Granger
Dessin : Didgiv

De son vrai nom Debralee Griffin, elle est danseuse, puis monte sur les planches avant de crever l’écran d’abord dans des films noirs, puis des personnages exotiques de films d’aventures et romantiques, westerns et péplums, elle atteint son apogée avec LE TIGRE DU BENGALE et LE TOMBEAU HINDOU de Fritz Lang, où elle montrait aussi ses talents de danseuse (et de charmeuse de serpent venimeux).

debra paget

Elle a trois rôles marquants dans des westerns :
tout d’abord l’inoubliable Indienne dont l’éclaireur James Stewart tombe amoureux, et qui va être assassinée par des Blancs dans La flèche brisée en 1950… premier grand western prenant la défense des Indiens, signé Delmer Daves.
Puis, celle dont le cruel chasseur de bisons Robert Taylor fait sa squaw dans La dernière chasse (1956), elle traite ses peaux, le partenaire de Taylor dans le film, Stewart Granger, tombe amoureux d’elle…
Enfin, elle est la fiancée du bandit sudiste Richard Egan qui en son absence a épousé son jeune frère (Elvis Presley)… Le cavalier du Crépuscule (56)…

La Flèche brisée : Debra Paget, James Stewart

La Flèche brisée

Debra Paget a aussi joué dans The gambler from Natchez (54) de Henry Levin avec Dale Robertson, puis en 1955 dans La Plume blanche de Robert D. Webb, qui raconte une mission de pacification de la cavalerie US auprès des Cheyennes dans le Wyoming, c’est encore un western pro-indien (scénario de Delmer Daves), Debra interprète une ravissante jeune Cheyenne.
Et aussi Seven angry men (1955) de Charles Marquis Warren avec Raymond Massey sur la vie de l’abolitionniste John Brown…
Le bord de la rivière (The River’s Edge) (1957) d’Allan Dwan avec Anthony Quinn.

Debra Paget a aussi joué dans les séries westerns La grande caravane en 58, Cimarron City en 59, Rawhide entre 60 et 62, Tales of Wells Fargo en 61, Riverboat (59), Johnny Ringo (60).

Débra Paget

Hugo. Debra Paget interprétait Cosette dans LA VIE DE JEAN VALJEAN de Lewis Milestone en 1952.
Court mais bon. Elle a été mariée 22 jours au réalisateur Budd Boetticher.
Soeur. Sa soeur Lisa Gaye, qui joua aussi une Indienne à l’écran, et qui lui ressemblait, est décédée en juillet 2016. Comme Debra, on la vit dans de nombreuses séries western.

avec Paul Hubschmid

LE TOMBEAU HINDOU :

avec Jeffrey Hunter

Jeremiah Johnson… 23 août à 20h45… 26 août à 15h50… 28 août à 23h05… sur TCM Cinéma…

Jeremiah Johnson_0001De Sydney Pollack (1972) *****

Scénario : John Milius et E. Anhalt, d’après le roman de Vardis Fisher et R.V. Thorp
Images : Duke Callaghan

Robert Redford by didgiv

 

Avec
Robert Redford Jeremiah Johnson
Will Geer : Bear Claw Chris Lapp
Stefan Gierasch : Del Gue
Josh Albee : Caleb
Richard Angarola chef two-longues Lebeaux
Et Joaquin Martinez, Delle Bolton, Paul Benedict, Jack Colvin, Matt Clark, Tanya Tucker.

Années 1850. Fuyant la société, Jeremiah Johnson est un solitaire qui va vivre comme ermite dans les montagnes rocheuses, il épousera la fille d’un chef indien, et profanera accidentellement un cimetière d’Indiens Crow. Ils vont tuer sa femme et son fils adoptif…

Hymne au « Wilderness », la nature sauvage, le film raconte une partie de la vie de John Johnson, né en 1824 et mort en 1900, c’était un chasseur-trappeur du Wyoming surnommé Le mangeur-de-foie ou Le tueur de corbeaux (Crow Killer). Il s’engagea dans l’armée de l’Union pendant la guerre de Sécession et devint shérif adjoint dans le Montana en 1880, puis marshal.

jeremiah johnson

Chef d’oeuvre ! Un très beau western écolo aux images de toute beauté, qui montre la dureté des êtres vivant dans la nature sauvage, leur solitude, et la puissance de  la superstition chez les Indiens Crow.
Dans la même veine qu’Un homme nommé Cheval, le récit, lent et initiatique, est raconté d’un point de vue indien. Il montre le quotidien du trappeur.
C’est l’une des sept collaborations entre Sydney Pollack et Robert Redford, qui ont en commun deux autres westerns : Willy Boy et le plus contemporain Le cavalier électrique. Carton au box-office pour la Warner : 22 millions de dollars de recettes !

Le scénariste, John Milius, a aussi écrit l’histoire de trois autres…

Suite de l’article sur :

Jeremiah Johnson

Robert Redford dans "Jeremiah Johnson"

Jeremiah-Johnson

Le film en images, deux chansons de Johnny Cash…

 

Ty Hardin (Ty Hungerford)

Décès de Ty Hardin (Ty Hungerford) (1-1-1930/2017)

Ty Hardin

 

Acteur et prêcheur…

De son vrai nom Jr. Orson Whipple Hungerford, le Texan Ty Hardin a commencé à prendre des cours de comédie à son retour de la guerre de Corée, la Paramount lui fait signer un contrat, puis il va jouer pour la Warner Bros dans les séries Maverick et Cheyenne (dans les deux il joue Bronco Lane), tout en étant la star de sa propre série Bronco, dans 68 épisodes de 1958 à 1962.

Au cinéma, il démarra avec un petit rôle dans Le dernier train de Gun Hill en 1959, un second rôle au côté de Robert Taylor dans La pampa sauvage  en 1966, il fut le major Reno de Custer, l’homme de l’Ouest (1967) et joua dans The last rebel en 1971.

Ty Hardin eut une seconde carrière dans le western-spaghetti : L’uomo della valle maledetta (1964), Quel maledetto giorno della resa dei conti (1971) avec George Eastman, Le jour du jugement (71), Acquasanta Joe (71), Sei jellato amico, incontrento Sacramento (72).

On ne le revit dans un western qu’en 1988 dans le remake télévisé du film de John Ford, Red river, avec James Arness et dans un westen avec James Brolin et John Clark Gable (fils de Clark) en 1990, Bad Jim.

Séries western :
Maverick CheyenneSugarfoot

Son dernier film date de 2011, c’est la comédie HEAD OVER SPURS IN LOVE.

Extremiste. Hardin milita comme prêcheur dans une organisation religieuse extrêmiste évangélique attaquant les « impurs », qu’ils soient juifs ou catholiques. Son  organisation, ‘The Arizona Patriots’ stockait des armes pour être prêts dans une guerre imminente contre le gouvernement des USA. Le FBI fit une descente au QG de son organisation et confisqua nombre d’ armes et munitions… Un peu fêlé Mister Hardin !

Casting. Hardin avait été auditionné pour le rôle de BATMAN en 1960, c’est Adam West qui obtint le rôle.

Site : http://www.tyhardin.net/AllAboutTyHardin.htm

 Le jour du jugement

Ty Hardin

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Rhonda Fleming

Née un 10 août… (10-8-1923 ou 1922)

Rhonda FlemingCette jolie rouquine au minois espiègle, avec de magnifiques yeux bleus, aux origines anglaise, irlandaise et française, a été lancée par Selznick qui lui donna son pseudonyme.
Californienne, elle est née dans une famille de théâtreux, Hitchcock la révèle en lui faisant jouer une patiente nymphomane dans LA MAISON DU DOCTEUR EDWARDS en 1946, elle travaillera sous contrat avec la Paramount pendant dix ans, alternant les rôles de sages jeunes filles et de mauvaise femme, dans des films noirs, des drames ou des westerns…
Elle arrête le cinéma en 1969, mais fera un come-back en 1980, THE NUDE BOMB, avec Sylvia Kristel…

Rhonda Fleming

Tête d’or…

Côté westerns, elle tourne le premier en 1943, un personnage de danseuse dans La ruée sanglante (1943) avec John Wayne, puis décroche le 2e rôle féminin d’Abilene town avec Randolph Scott.
Et des premiers rôles féminin en 1950 dans L’Aigle et le vautour, une série B avec John Payne, Tête d’or et tête de bois (1951) avec Glenn Ford, Le dernier bastion (1951) avec Ronald Reagan, elle partage l’affiche avec Charlton Heston du Triomphe de Buffalo Bill (1953) dans lequel elle a une scène de bain osée pour l’époque avec Jan Sterling…

Rhonda Fleming est alors à l’apogée de sa carrière, elle est la vedette du western musical se déroulant lors de la ruée vers l’Or en Alaska : Those redheads from Seattle (1953) de Lewis R. Foster.

Elle donne après çà la réplique à Jeff Chandler dans Yankee Pasha, John Payne dans Le mariage est pour demain (1955), et a le premier rôle féminin de Règlement de comptes à OK Corral (1957) avec Kirk Douglas et Burt Lancaster.

Suivront Terreur dans la vallée avec Stewart Granger en 1957, et elle est la sensationnelle Femme au fouet (1958) avec sa superbe jupe à franges en daim, avec Guy Madison, et a le premier rôle féminin de la désopilante comédie western Ne tirez pas sur le bandit avec Bob Hope et une pléiade de stars dans de courtes apparitions, comme Gary Cooper et Gene Autry.

Des séries aussi, dont La grande caravane, Le Virginien…


Rhonda Fleming (Alias Jesse James)La femme au fouetRhonda Fleming (cine revue 1975)

Copines et gospel. Avec Jane Russell, Connie Haines et Beryl David, Rhonda Fleming fit partie d’un quartet de gospel de leur église, « The Four Girls », elles vendirent même un million d’exemplaires de leur album »Make a Joyful Noise ».
Politique. Elle était une fervente supporter du Parti Républicain.

 

 

 

Terreur dans la vallée

La scène de bain du Triomphe de Buffalo Bill

Abilene town 

Terreur dans la vallée - Stewart Granger

Glenn Campbell (Glen Campbell) (Juicy Lucy)

Décès de Glenn Campbell (22-4-1936/2017)

Cette star de la country est décédée à Nashville, à 81 ans, après une longue bataille contre la maladie d’Alzheimer.

On se souvient du jeune et beau Texas ranger surnommé « Le Bœuf », qu’interprétait le  célèbre chanteur Glenn Campbell dans Cent dollars pour un shérif (1969) ; alléché par une prime promise,  il se joint à Rooster Coogburn (John Wayne) et Kim Darby pour traquer les assassins du père de cette dernière…


Pour ce rôle, il fut nominé aux Golden Globe pour « Most Promising Newcomer » (texto : « meilleur nouveau venu prometteur ») ; la magnifique chanson du générique qu’il interprète dans le film, fut un tube et il fut nominé aux Oscars, il la chanta lors de la cérémonie des Oscars cette année là…

Il est le chanteur dans le Lion Dollar Cowboy Bar de çA VA COGNER avec Clint Eastwood, on entend aussi sa voix et ses chansons dans CONVOI avec Kris Kristofferson.

Glenn Campbell, Johnny Cash

Glenn Campbell, Johnny Cash

♦ Cash. il a été plusieurs fois l’invité du JOHNNY CASH SHOW, en 1969 et 1970, il y interpréta notamment I Still Miss someone, Il Got Stripes, Abilene, Folsom Prison Blues, Orange Blossom Special et Papa played Banjo.
Il chanta le standard de folk-country (repris par Gene Vincent notamment You are my sunshine au DEAN MARTIN SHOW en 1970.

Son sitehttp://glencampbellmusic.com/

avec Carol Lynley, octobre 1969, cinerevue

Glenn Campbell, Henry Hathaway et John Wayne…

Interview cinérevue décembre 1969, Glenn évoque John Wayne et Henry Hathaway :
« J’étais très impressionnée le jour du premier tournage. Un si grand homme et moi, simple débutant ! Aussitôt, il me mit à l’aise. Il sait piquer de folles colère.et on a alors l’impression que la terre va s’ouvrir sous vos pieds. ça ne dure jamais plus de deux minutes : il retrouve vite son calme et alors, quel homme charmant ! Par contre, un avec qui je ne me suis pas bien entendu, c’est notre metteur en scène Henry Hathaway. Il est manifeste qu’il n’avait pas confiance en moi. Il lui arrivait de dire, ponctué d’un juron : ‘Il n’y a donc rien que tu ne saches bien faire’. Une fois je lui ai lancé : ‘Si tu n’es pas content de moi, résilie mon contrat. Pour tourner ce film, j’ai renoncé à une série de concerts qui aurait pu me rapporter bien davantage‘.