Klaus Kinski/La chevauchée vers Santa Cruz-Der Letzte Ritt Nach Santa Cruz/Le grand silence

KLAUS KINSKI (1926/1991)

Jean Cocteau lui déclara un jour : « Vous avez à la fois un visage d’enfant et de brute. Votre expression change d’un instant à l’autre. Je n’ai jamais vu pareil visage ».
Le Polonais Kinski a incarné à l’écran des détraqués, sadiques hallucinés, avec une force et un talent inouïs

Le cinéaste Werner Herzog l’utilisera dans des rôles plus nuancés. Kinski a été une vedette de krimi, gialli et westerns européens dans les années 60 et 70. Dans la vie, comme le confie sa fille Nasstassja Kinski, c’était un tyran.

Ses premiers westerns sont des productions allemande et autrichienne, La chevauchée vers Santa Cruz (64), et européenne Le trésor des montagnes bleues (64) qui est le 4e Winnetou

EL CHUNCHO

EL CHUNCHO, fleuron du western « engagé »

Le meilleur rôle qu’il ait tenu dans un western est sans doute celui de Trigero, un des chasseurs de primes du Grand silence (1968) de Sergio Corbucci, qui traquent et piègent les hors-la-loi pour encaisser ensuites les primes… et aussi le prêtre halluciné qu’il joue dans Macho Callaghan se déchaine (1971) d’après la série américaine MACHO CALLAHAN.
Kinski a aussi tourné dans : Le trésor des montagnes bleues en 1964, c’est un film de la série des Winnetou.

Il a le 5e rôle de Et pour quelques dollars de plus (1965), puis des seconds rôles dans le western Zapata El Chuncho (66)  où il joue un prêtre fou, puis L’Homme, l’Orgueil Et La Vengeance (68), une adaptation de Carmen de Prosper Mérimée, Deux fois traître (68), Le grand silence donc, Chacun pour soi (68), et Sartana (68), Le fossoyeur (69).
Et le vent apporta la violence en 1970 : cette fois, il joue un homme injustement envoyé en prison qui va se venger. Puis Le goût de la vengeance (70)…
La seule année 71, Kinski va tourner dans 6 westerns : redoutable chef de gang aux deux visages dans On m’appelle King, cambrioleur de banque dans Priez les morts tuez les vivants, un second rôle dans La vengeance est un plat qui se mange froid, puis Black Killer ; enfin Nevada Kid et Macho Callaghan se déchaine cités plus haut… En 72, il tient un de ses plus grands rôles, AGUIRRE, LA COLERE DE DIEU de Werner Herzog. Seconds rôles dans Il ritorno di Clint il solitario, puis Shangaï Joe (1973), Il ritorno di Shanghai Joe (75), Un génie, deux associés et une cloche (1975) avec Terence Hill, Miou-Miou, Robert Charlebois, western dont quelques scènes ont été tournées par Sergio Leone

avec l’Américain Lee Van Cleef dans ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS…, 2e volet de la trilogie de Sergio Leone. C’est son 3e western…

Dans d’autres genres, Kinski a aussi été à l’écran Marquis de Sade, le conquistador fou de AGUIRRE, NOSFERATU le vampire, le soldat WOYZECK, ou encore l’ingénieur féru d’Opéra de FITZCARRALDO

Gialli :
LIZ ET HELEN (1969)
LES INSATISFAITES POUPEES EROTIQUES DU DOCTEUR HITCHCOCK (1971)-LA MORT A SOURI à L’ASSASSIN (1973) – LE ORME (1975)

Polars : LE BATARD (1968)

Dans ce western, , Kinski interprète un bandit maniaque sexuel

Souvent second rôle, mais aussi à l’affiche en vedette comme dans BLACK KILLER

Un des six westerns qu’il tourna en 1971


La chevauchée vers Santa Cruz (Der Letzte Ritt Nach Santa Cruz) (Santa Cruz)
Austro-allemand de Rolf Olsen (1964) 

Avec Edmond Purdom, Mario Adorf, Marianne Koch, Klaus Kinski, Marisa Mell.

Aprés avoir purgé une longue peine, Ortiz va former un nouvelle bande de hors-la-loi. Ils vont affronter un ancien shérif, dont ils ont pris en otage, son épouse et son fils.

Premier western de Klaus Kinski


Le grand silence (Il grande silenzio) (El gran silencio)-Franco-Italien de Sergio Corbucci (1968)

Dans l’Utah glacé de l’hiver 1898, le conflit entre un justicier muet nommé « Silence » (Jean-Louis Trintignant), des chasseurs de primes dirigés par Tigrero (Klaus Kinski) -chargés d’abattre les paysans et bûcherons devenus des bandits pour survivre-, et le shérif (Frank Wolff). Silence a été engagé par Pauline (Vonetta McGee) dont le mari a été tué par Tigrero…

Et avec Luigi Pistilli, Mario Brega, Carlo d’Angelo, Marisa Merlini, Raf Baldassare, Marisa Sally, Spartaco Conversi

Un des meilleurs westerns européens des années 60, hyper-stylisé, violent, devenu culte, aux images magnifiques, et en prime l’extraordinaire musique -parfois oppressante- d’Ennio Morricone, une de ses meilleures partitions. Trois couleurs dominent : le rouge du sang, et le blanc et bleu du ciel et des paysages enneigés. Le scénario fait penser à ceux de Une corde, un colt et d’Il était une fois dans l’Ouest (une femme engage un homme pour se venger du meurtre de son époux), de nombreux clins d’œil au genre, comme le héros muet nommé Silence, qui fait référence aux personnages peu loquaces campés par les héros des films de Sergio Leone avec le justicier au cigarillo rappelant évidemment Clint Eastwood, homme venant de nulle part. Le héros porte un chapeau noir (dans les westerns américains des années 40 le stetson noir était le chapeau des bandits)… Dans le climax, les mains ensanglantées du héros est un clin d’oeil à un autre western de Corbucci, Django…

Rares sont les westerns où les bons connaissent un sort tragique (Liberty Valance, John Wayne et les cowboys, Alamo…), le méchant campé par Kinski et sa bande poursuivant à la fin leur lugubre chevauchée dans la neige… Aux antipodes du western classique américain. Tout le génie du scénario de Sergio et Bruno Corbucci.

Ce fut un échec en France en 68 (mais un succès lors de sa re-sortie) Sergio Corbucci se rattrapa avec le succès du Mercenaire la même année.
Tourné à Cortina d’Ampezzo (Italie), Rome et dans les Pyrénées espagnoles.
C’est en voyant ce film que Johnny Hallyday aurait eu envie d’en faire un avec Sergio Corbucci, ils tourneront ensemble en 1969 Le spécialiste dans les mêmes décors naturels enneigés que Le grand silence.
« Il n’y a qu’une loi, c’est la loi du plus fort » dit un personnage. Il montre un univers impitoyable, où l’on s’enrichit en vendant même des cadavres. Certains y ont vu une critique du capitalisme. Les prédateurs tuant pour survivre deviennent à leur tour les proies des chasseurs de primes… Le personnage du shérif et celui de Silence sont les seuls idéalistes du film, ils seront tués par Tigrero… Une fin qui peut déstabiliser le spectateur… Premier western où l’on voit une scène d’amour entre un blanc et une black (Jean-Louis Trintignant et Vonetta McGee) : on considère à tort que la première scène d’amour interraciale dans un western fut dans Les cent fusils (Raquel Welch-Jim Brown), mais en fait ce western sortit en France trois mois après Le grand silence.

Les huit salopards ?… Non, les chasseurs de primes du Grand silence…

King Kong/John Guillermin/Jessica Lange

KING KONG
de John Guillermin (1976)

Un gorille géant est découvert par une expédition sur une île inexplorée

Avec Jessica Lange, Jeff Bridges, Rene Auberjonois, Ed Lauter, John Agar

Produit par Dino de Laurentiis, ce remake du KING KONG de 1933 n’a pas à rougir de la comparaison avec le célèbre chef d’œuvre de Selznick même si on n’y retrouve pas la magie et le mystère qui entourent la découverte du monstre. Une superproduction qui rapporta le double de son budget, un des meilleurs rôles de Jessica Lange, qui va en faire une grande vedette féminine des années 1980. John Guillermin, spécialiste de films de guerre ou catastrophe très doué (réalisateur du western El Condor), tournera une suite en 1986, KING KONG 2. Remake encore en 2005, signé cette fois Peter Jackson mais nettement moins réussi.

Jessica Lange-King Kong(cinerevue decembre 1976)

Jessica Lange-Didgiv. La belle et la bête. La première va comprendre que le gorille géant est amoureux d’elle et ne lui fera aucun mal…


 John Guillermin (1925-2015)

Réalisateur d’un des plus réussis des films catastrophe, La tour infernale

l’Anglais John Guillermin réalisa certains des plus grands succès du cinéma d’aventures et du film catastrophe. Il commence à mettre en scène des polars et des comédies dans les années 50, avant de signer LA PLUS GRANDE AVENTURE DE TARZAN en 59 puis TARZAN AUX INDES (62). Puis, films de guerre : LE CREPUSCULE DES AIGLES et LE PONT DE REMAGEN, western : El Condor (70), suivront ALERTE à LA BOMBE, LA TOUR INFERNALE (74), KING KONG (76), MORT SUR LE NIL (1978), KING KONG II (1986), et un western avec K. Kristofferson, Poursuite en Arizona


JESSICA LANGE (1949)

King Kong même si le film reçut des critiques négatives, il fut un énorme succès dans les salles.

Née dans le Minnesota Jessica Phyllis Lange, Jessica Lange étudie le mime, la danse, l’art dramatique à Paris avant d’aller à new York, où elle devient mannequin, jusqu’au jour où le producteur Dino De Laurentiis la choisit pour le premier rôle féminin de KING KONG

Elle doit attendre 1981, et son rôle de femme adultère, maîtresse de Jack Nicholson, dans le remake du FACTEUR SONNE TOUJOURS DEUX FOIS, pour recevoir des éloges

par Didgiv. Étonnante dans le rôle de l’actrice Frances Farmer

Elle reçoit une nomination à l’Oscar de meilleure actrice pour son rôle dans FRANCES (1982), puis resplendit comme actrice de soap-opera dans l’hilarante comédie TOOTSIE (1982) avec Dustin Hoffman, Jessica Lange décroche l’Oscar du meilleur second rôle féminin

by didgiv

Elle produit et est la vedette des MOISSONS DE LA COLERE en 84, tourne dans le remake de LA CHATTE SUR UN TOIT BRULANT la même année. Puis, incarne la chanteuse de country Patsy Cline dans SWEET DREAMS en 85, et une avocate qui défend son père et découvre son passé trouble dans MUSIC BOX (89)-Suivront LES NERFS à VIF (91), BLUE SKY (94), Oscar de la meilleure actrice 1995, mais c’est un échec

LE FACTEUR…

Photos et portraits de Jessica Lange…

Jessica Lange by didgiv

by didgiv
dans FRANCES qui lui rapporta un Oscar

LE FACTEUR… Sulfureux, elle donne la réplique à Jack Nicholson

Jessica Lange, Jeff Bridges par didgiv

par didgiv. Dans King Kong encore, le rôle de sa Vie avec Jeff Bridges dont King Kong sera jaloux

by Didgiv. Elle étudie l’art dramatique à Paris puis est mannequin à New York avant de devenir actrice

Paul Newman/Le gaucher=The left handed gun/Le plus sauvage d’entre tous=Hud


Paul Newman 
(1925/2008)

dessin de Didgiv ici dans Exodus

Avec  Marlon Brando, Paul Newman est un des sex-symbols des années 60-70. Il fait partie de ceux qui ont repris la place laissée libre par James Dean à sa mort.
Ses interprétations de Rocky Graziano le boxeur ou de Billy Le Kid restent à jamais gravées dans les mémoires

Comme Jimmy Dean, il incarne des rebelles dès ses premiers films, MARQUE PAR LA HAINE ou Le gaucher, d’Arthur Penn : il est Billy le Kid dans une vision sombre et réaliste le montrant comme un être torturé, seul et perdu, idéaliste assoiffé de vengeance-Dans le méconnu L’Outrage de Martin Ritt en 64, on le découvre dans la peau d’un bandit mexicain accusé de meurtre et viol… Puis pour Hombre, il est cette fois un métis qui a été élevé par les Apaches et s’embarque dans un voyage en diligence

Paul Newman by didgiv

Le gaucher – dessin de Didgiv. C’est le film qui l’a propulsé au rang de méga stars

Le personnage qu’il campe clame un plaidoyer en faveur des Indiens enfermés dans les réserves

Un des personnages qui a fait exploser sa popularité est celui d’une autre figure de l’Ouest, Butch Cassidy et le Kid (69), où il créé à l’écran, avec son partenaire Robert Reford, une nouvelle forme de complicité masculine, pleine de tendresse et d’humour (qu’on retrouvera dans L’ARNAQUE (1973)

dessin de Didgiv. Newman a coproduit le film … Ce fut un succès international. Les deux compères se retrouveront pour L’arnaque, une comédie géniale la

Même dans des rôles de dur, il rencontre la sympathie du public, comme celui de l’éleveur brutal et bagarreur en conflit avec son père du Plus sauvage d’entre tous, ou du cowboy en tandem avec Lee Marvin dans Les indésirables (1972)

dessin de Didgiv

Butch Cassidy… dessin de Didgiv. Un ménage à trois dans le western

Tout au long des années 60-70, il caracole en tête du box-office ; dans les années 70, Newman va tourner Juge et hors-la-loi, en 1972, il y incarne un juge Roy Bean haut en couleurs. Auteur de nombreux méfaits, il s’installe un jour dans une ville où il abat des voyous qui l’ont pris à partie. Il se proclame juge et choisit de délivrer ses verdict dans un tribunal… le saloon de la ville !

dessin de Didgiv

L’arnaque by Didgiv

Puis c’est Buffalo Bill, barbe et cheveux longs, dans Buffalo Bill et les Indiens en 1976. le film n’est pas un succès comme les autres longs-métrages précédents de Newman

Buffalo Bill… dessin de Didgiv. Le film montre le spectacle qu’a monté Bill dans les années 1880.. Gros budget de six millions de dollars

Le jour de la fin du monde, plein de suspense… dessin de Didgiv

Paul Newman a aussi joué dans deux bons films catastrophes des années 70 (LA TOUR INFERNALE et LE JOUR DE LA FIN DU MONDE) et a reçu un Oscar en 1987 pour LA COULEUR DE l’ARGENT.
Il a en outre réalisé six fictions dont RACHEL, RACHEL en 1968 qui lui a valu un Golden Globe du meilleur réalisateur

Polars : DETECTIVE PRIVE (1966) L’ARNAQUE (1973) LA TOILE d’ARAIGNEE (1975) LE POLICEMAN (1981)

Pocket Money -cinérevue. Un bon duo a vécu Lee Marvin

avec Joanne Woodward

Le gaucher (The left handed-gun) de Arthur Penn (1958)

Scénario : Leslie Stevens d’après la pièce de Gore Vidal
Photo : Peverell Marley-Musique : Alexander Courage

Paul Newman by didgiv

dessin de Didgiv. Erreur historique, le kid était en fait droitier. Dans le titre comme dans le film, il est gaucher

Avec Paul Newman : Billy le Kid
Lita Milan : Celsa
John Dehner : Pat Garrett
Hurd Hatfield : Moultrie
James Congdon : Charlie Boudre
James Best : Tom Folliard
Wally Brown : Moon

1880. William Bonney, as de la gâchette, est engagé par Turnstall, propriétaire de bétail. Turnstall, qui ne porte jamais d’arme sur lui pour éviter les conflits, est assassiné par le shérif de Lincoln et ses complices, pour empêcher son bétail d’arriver à Lincoln. Billy ne songe désormais qu’à venger son patron.
Deux des assassins dont le shérif sont tués par Billy, accompagné de son copain le cowboy Tom, Billy prend la fuite. Billy, blessé, trouve refuge dans un village où vit son ami Pat Garrett…

cinérevue.  Arthur Penn propose une relecture psychanalytique et réaliste du mythe Billy Le Kid, qui rappelle, avec son Noir et Blanc, les premiers westerns psychologiques des annnées 40, et reflète une vision sombre et réaliste.  Il aussi comporte des références bibliques, comme dans les westerns de John Ford

C’est un des premiers grands films en vedette de Paul Newman, considéré à l’époque comme le nouveau Brando : comme lui et comme Mitchum, il apporte et impose un jeu décontracté, sûr de lui, individualiste

Le film montre le Kid comme un homme seul et perdu, rebelle dans un monde qui lui est hostile et étranger : il n’a pas de maison, pas de but, il va où il veut aller. Il est devenu un meurtrier quand il vengea la mort de sa mère, à l’âge de 9 ans, son père est mort avant qu’il soit né. Il a le sens de l’honneur et de l’amitié, il est inculte et ne sait pas lire. Un idéaliste qui ne vit que dans l’action, poursuit ses objectifs avec une détermination absolue que ce soit tuer ses ennemis ou gagner le coeur de celle qu’il aime
Dans ce film, il venge la mort de celui qui incarnait une figure paternelle pour lui, l’éleveur qui lui avait offert un travail et l’avait pris sous son aile. Pat Garrett tente de le raisonner, mais une fois devenu shérif, va être contraint de l’affronter. Le film montre que la vraie justice peut parfois se trouver du côté de ceux que l’on désigne comme des hors-la-loi. Comme chez John Ford (l’habit ne fait pas le moine)

James Best, Paul Newman, Lita Milan. Gore Vidal n’aima pas cette version et lui préféra son remake TV en 1990…

Il y a une influence directe des portraits de rebelles brossés dans les années 50 au cinéma, comme LA FUREUR DE VIVRE

Le plus sauvage d’entre tous (Hud)-De Martin Ritt (1963)

Scénario : Irving ravetch et Harriet Frank Jr. d’après un roman de Larry McMurty
Musique : Elmer Bernstein

Avec Paul Newman : Hud Bannon
Melvyn Douglas : Homer 
Patricia Neal : Alma Brown

Au Texas, un vieux rancher (Melvyn Douglas) est en conflit avec son fils (Paul Newman) qui ne s’intéresse qu’aux femmes, à la boisson et aux bagarres.
Éleveur de bétail, Homer Bannon est secondé dans sont travail par Alma, le vieil homme ne s’est pas remis de la disparition tragique de son fils aîné, dont il élève l’enfant. Il est en conflit avec Hud, son cadet, qui ne pense qu’aux conquêtes, à l’alcool et à la vitesse. Quand le troupeau semble subir par une épidémie, Hud tente de convaincre son père de le vendre avant les résultats de l’enquête vétérinaire

Comme LES DESAXESGEANT, SEULS SONT LES INDOMPTES, JUNIOR BONNER ou LE SOUFFLE DE LA TEMPETE, on a l’impression d’être dans un western, sauf que les éleveurs de bétail et les cow-boys roulent dans des voitures… mais après tout, on voyait déjà des avions dans les westerns de Gene Autry et des voitures dans Le dernier des géants avec John Wayne…
Scénario d’Harriet Frank Jr., décédé en janvier 2020. On lui doit les scénaris de Hombre ou John Wayne et les cowboys

C’est un film plein de mélancolie analysant le choc des générations, qui dépeint la fin de l’Ouest ancien et traditionnel (valeurs incarnées par le père de Hud), en confrontation avec les jeunes générations. L’utilisation du Noir et Blanc renforce le côté authentique

Le film analyse le conflit entre la vieille école traditionnelle et la jeunesse rebelle incarnée par le petit-fils (Paul Newman)

Martin Ritt montre le fossé existant entre les valeurs des vieux cow-boys conservateurs et la révolte de la jeune génération des années 60. “Comment un homme comme moi peut-il avoir un fils comme toi ?”, se demande le pionnier à l’agonie.

La révolte du fils indigne mal aimé de son père, contre l’incompréhension, sa morale rigide

Sept nominations aux Oscars, un Oscar de la meilleure actrice pour Patricia Neal (ancienne maîtresse de Gary Cooper) et Oscar du meilleur second rôle masculin pour l’interprétation saisissante de Melvyn Douglas
Paul Newman ne remporte pas l’Oscar cette année-là, c’est Sidney Poitier pour LE LYS DANS LA VALLEE

Jill Ireland/À main armée =Robbery under arms/Avec les compliments de Charlie=Love and bullets/David McCallum

 JILL IRELAND (1936/1990)

Jill Ireland- cinerevue 1978

A la une de cinerevue 1978. Elle tourna 4 westerns avec son mari Charles Bronson

Jill débuta comme danseuse de variétés, puis devint actrice, son premier film est Oh ROALINDA en 1955, elle joua dans plusieurs films dont le western anglais tourné en Australie A main armée en 1957 avec celui devint la même année sont premier époux, David McCallum.

C’est Jill qui conseilla à Charles de jouer en Europe dans deux films Adieu l’ami et Le passager de la pluie. Cela relança sa carrière en Europe puis aux USA…

En 1966, elle tourne la série Shane avec David Carradine, puis a un petit rôle dans Pancho Villa (68) : c’est Bronson qui impose sa fiancée dans un film, elle a une scène avec Mitchum à la fin du film puis la série Daniel Boone… Un 2e western avec Charles : Chino en 73 : Jill joue le rôle d’une jolie blonde qui tombe amoureuse du métis Chino, joué par Bronson, un dresseur de chevaux et propriétaire  d’un ranch du nouveau Mexique

sept 1975 cinerevue

Ensuite, elle campe Marica, fille de l’officier du Fort Humboldt, dont les soldats sont victimes d’une mystérieuse épidémie de diphtérie dans le western « policier » Le solitaire de Fort Humboldt (1975)… Charles Bronson, en membres des services secrets américains, mène une enquête difficile à bord du convoi ferroviaire qui se rend vers le Fort, où d’étranges disparitions ont lieu…

Enfin, Jill incarnait Amanda, la jolie veuve que séduit  le hors-la-loi Charles Bronson dans C’est arrivé entre midi et trois heures

Jill Ireland Ciné revue 1972

Rencontre. Jill rencontre son futur époux Charles Bronson sur le plateau de LA GRANDE EVASION en 1963, c’est son premier époux, David McCallum, qui jouait avec Bronson dans ce film, qui fit les présentations
Jill et Charles se marieront en 1968

Charles Bronson Jill Ireland ciné revue 1971

avec Anthony Perkins


Charles Bronson Jill Ireland ciné revue janvier 1971

Charles Bronson, Jill Ireland

Le passager de la pluie – août 1969 cinérevue


A main armée (Robbery under arms) Western britannique de Jack Lee (1957)

En 1865, en Australie, deux frères éleveurs de moutons, Dick et Jim (Ronald Lewis et David McCallum) se trouvent entraînés, par leur père, dans un vol de bétail organisé par le capitaine Starlight (Peter Finch).
Les deux frangins font la connaissance de deux sœurs (Maureen Swanson et Jill Ireland). La bande entreprend d’attaquer un convoi d’or


Des cow-boys à cheval, de magnifique paysages… ce film anglais au rythme lent, remake d’un film de 1920, n’a pas été tourné dans les plaines du Far West mais en Australie (et certains intérieurs à Londres)


Avec les compliments de Charlie (Love and bullets) américano-britannique de Stuart Rosenberg (1979)

Avec Charles Bronson, Jill Ireland, Rod Steiger, Henry Silva, Strother Martin, Val Avery, Bradford Dillman, Albert Salmi

Après la mort par overdose de la fiancée d’un de ses collègues, un lieutenant de police se jure d’avoir la peau d’un caïd de la drogue. Il est chargé de ramener de Suisse aux USA son ex-maîtresse afin qu’elle témoigne contre la puissante organisation. Des tueurs les traquent en Suisse

Un petit air de BULLITT (musique de Lalo Shifrin !) pour ce polar -co-écrit par John Huston, il devait au départ réaliser le film- dans lequel Charles Bronson, qui sortait de l’échec du western Le Bison blanc, campe un flic qui doit protéger une femme prête à témoigner contre un ponte du trafic de drogue. Même tempo et une palette de comédiens épatants, dont Rod Steiger en mafieux caractériel et bégayant, l’action nous plonge dans les montagnes suisses à Montreux et ensuite à Genève. Jill Ireland étonnante apparaît avec une perruque très eighties et donne à nouveau la réplique à son époux, après Le solitaire de Fort Humboldt et C’est arrivé entre midi et trois heures, deux (bons) westerns, l’alchimie entre eux fonctionne toujours à plein pot

Contrairement à BULLITT, qui contient des scènes spectaculaires, ce polar compte quelques temps morts et la réalisation de Stuart Rosenberg est assez terne. C’est le premier des trois films que Bronson, alors au creux de la vague, fit avec la firme ITC de Lew Grade, avant Chicanos chasseur de têtes et L’enfer de la violence. On entend dans une scène avec Jill Ireland la chanson Stand by your man de Tammy Wynette

 David McCallum (19 septembre 1933)

(mars 67 Ciné revue)

l’Ecossais David McCallum a été l’époux de Jill Ireland, avant qu’elle ne rencontre et se marie avec Charles Bronson.
Il débute à la fin des années 50, est révélé par LA GRANDE EVASION (1963) –avec Bronson- sera populaire pour son rôle dans la série DES AGENTS TRES SPECIAUX entre 1964-68 et dans L’HOMME INVISIBLE.
A joué dans un western : A main armée (1957).
C’est le Dr Mallard dans N.C.I.S. : ENQUETES SPECIALES.

Charles Bronson/C’est arrivé entre midi et trois heures=From Noon till three/Les collines de la terreur=Chato’s Land/Le solitaire de fort Humboldt=Breakheart Pass/Cosa Nostra

CHARLES BRONSON
(1921/2003)

Charles Bronson par vanKristen

Charles Bronson par vanKristen

Hondo, Bernardo, Teclo, Chato, Chino…
Charles Bronson by Didgiv

Charles Bronson by Didgiv

 

C. Bronson-Jill Ireland (cine revue 1976)

Charles Buchinsky, 9e enfantd’une famille lituano-polonaise de 15 enfants émigrée en Pennsylvanie, travaille à la mine dès 12 ans (il peindra souvent plus tard des scènes de la mine, et exposera dans une galerie de Beverly Hills)… puis fait de la prison pour des cambriolages.
« C’était plus confortable qu’à la maison, disait-il. Il y avait trois repas par jour, un lit plein de draps et de l’eau chaude pour se laver… »
Il devient pendant la guerre mitrailleur sur un bombardier, puis, démobilisé, bosse comme maçon, ouvrier agricole et routier

Charles Bronson Jill Ireland

avec Jill Ireland sept 1975 cinerevue

Un jour, un copain l’amène dans un théâtre où il devient figurant pour 75 dollars par semaine, bien plus que ce qu’il gagnait comme ouvrier. Direction New York, où Charles Buchinsky décroche de petits rôles, des marins musclés, boxeurs, dockers avec notamment avec Gary Cooper… qui lui donne de précieux conseils

Charles Bronson

Les 7 mercenaires (dessin Didgiv)

Avec son visage typé, ses yeux bridés, sa gueule burinée, son côté taciturne et sa mâchoire carrée, il est au début cantonné à des personnages de durs à cuire, d’Indiens rebelles ou, comme dans un épisode des INCORRUPTIBLES, un gitan à la solde de Al Capone…

On le verra par la suite incarner des personnages plus sympathiques, mercenaires ou redresseurs de torts. Progressivement, il obtient des rôles de plus en plus importants… notamment dans des westerns

Charles Bronson par Didgiv

Son premier est Le cavalier traqué en 1954 avec Randolph Scott, puis deux westerns défendant la cause indienne en 1954 : Bronco Apache, où il incarne Hondo, Apache qui trahit les siens, dont le guerrier Massai Burt Lancaster, ce qui nous vaut une belle bagarre entre eux deux

 charles bronson

LE SOLITAIRE DE l’OUEST

Dans L’aigle solitaire, il campe le belliqueux Capitaine Jack de la tribu Modoc, avec qui Alan Ladd doit conclure un traité…
Et puis en 54 encore, Vera Cruz, toujours sous le nom de Charles Buchinsky. En 1956 : L’Homme de nulle part de Delmer Daves. Il joue dans 2 épisodes de la série Gunsmoke en 56 et 58 et dans 5 épisodes, dès 57, de la série Have gun – will travel

Il retrouve ce dernier pour Le jugement des flèches (1957), dans le rôle du chef indien Blue Buffalo. Encore un Apache dans la série Sherriff of Cochise cette année-là. Et décroche pour la première fois un 1er rôle, un chasseur de primes, dans Showdown at Boot Hill (1958) de Gene Fowler Jr.

Son premier personnage vraiment marquant arrive alors, avant celui d’un des personnages de prisonniers principaux de LA GRANDE EVASION (63), de John Sturges qui le dirige ensuite dans Les sept mercenaires où il retrouve Steve McQueen et James Coburn : dans la peau du sympathique bûcheron au grand cœur Bernardo, qui ne survivra pas au combat contre Eli Wallach et sa bande, il tombe sous leurs balles, dans les bras des enfants mexicains qui l’aimaient tant

Charles Bronson et Natalie Wood by Didgiv

PROPRIETE INTERDITE by Didgiv, où il joue avec Natalie Woody et Robert Redford

En 1961, il endosse l’uniforme d’un soldat d’un fort assiégé par les Indiens dans Tonnerre apache et joue dans les séries Colt .45, Bonanza, Laramie, Tales of Wells Fargo.
Après un second rôle dans Quatre du Texas en 1963 Bronson a la tête d’affiche du Californien (65) avec Kurt Russell gamin… Des séries encore comme La grande vallée et Rawhide

Et campe ensuite dans La bataille de San Sebastian d’Henri Verneuil le féroce chef des Indiens pillards qui terrorise les habitants de San Sebastian

Sur la mafia… par didgiv

Suit un petit rôle dans Pancho Villa en 68, pour la première fois il porte la moustache et impose sa fiancée Jill Ireland aussi pour la première fois (il s’étaient rencontrés sur le tournage de LA GRANDE EVASION) ; elle apparait dans une scène avec Robert Mitchum à la fin du film

L'aigle solitaire
La carrière de Bronson, toujours acteur de second plan aux Etats-Unis, est alors en dents de scie
Trois films tournés en Europe vont le relancer…

Sur les conseils de sa femme, Jill Ireland , qu’il épousa en 1968, il décide de jouer en co-vedette avec Alain Delon dans le polar français ADIEU l’AMI puis le drame psychologique LE PASSAGER DE LA PLUIE, en 1970, avec Marlène Jobert, grand succès qui lui offre une renommée internationale. « Sans ces films et sans ma femme je serais resté un acteur de second rang », avouera t-il

Sans oublier rôle de l’Harmonica dans le western  Il était une fois dans l’Ouest, qui va battre tous les records d’entrées. Depuis des années Sergio Leone le voulait dans un de ses westerns, et là, il accepte.
Son avis ? « C’est pas mal, un peu lent, bons pour les intellos du vieux monde qui ont le temps de s’installer dans leur siège pour attendre une hypothétique action à venir »
Avec ces 3 films, Bronson est désormais une grande star et n’aura plus que des rôles principaux, il sera considéré dans les années 70 comme un sérieux rival de Clint Eastwood et même de John Wayne.
Il partage l’affiche, avec  Toshiro Mifune de Soleil rouge en 1971, superbe western où il interprète le complice du hors-la-loi Alain Delon, lequel a volé le sabre en or du samourai

Charles Bronson, Toshiro Mifune (Soleil Rouge). Il fait équipe avec le samouraï pour retrouver un sabre mais les rapports seront souvent… tendus !

En 1972 dans Les collines de la terreur, Bronson est Chato, un Apache qui a tué en état de légitime défense un shérif qui l’avait provoqué, il devient un hors-la-loi. On le découvre la même année dans Le solitaire de l’Ouest, qui est un montage de deux épisodes de 1963 et 1965 (ce qui explique qu’il n’est pas moustachu) de la série Le Virginien. La popularité de Bronson au début des années 70 explique cette ressortie en salles de ce téléfilm

Le solitaire de Fort Humboldt (Bronson)
En 73, il est Chino, métis dresseur de chevaux au nouveau Mexique, qui tombe amoureux de la sœur d’un rancher impitoyable (Marcel Bozzuffi) qui va lui mettre des bâtons dans les roues

Bronson renforce son rang en 74 de super-star en jouant dans le polar violent JUSTICIER DANS LA VILLE, méga-carton au box-office sur toute la planète, qui aura de nombreuses suites. Pourtant, Bronson avouait détester la violence à l’écran :
« Il y a ce que j’appelle la violence propre. Ça signifie que je tue quelqu’un et que ça s’arrête là. Pas de sang qui gicle, ni de boyaux répandus sur la chaussée. Je suis contre ces effets là »…
Peckinpah, pas trop pour lui !

Le solitaire de fort Humboldt by Didgiv

Il renoue avec le western en 1975 pour Le solitaire de fort Humboldt, en membre des services secrets, qui mène une enquête difficile à bord d’un convoi ferroviaire où d’étranges disparitions ont lieu, il joue avec son épouse Jill Ireland et la retrouve un an après pour le western comique C’est arrivé entre midi et trois heures

En 75, il est LE BAGARREUR, qui se situe dans le monde de la boxe et lors de la grande Dépression. Walter Hill a voulu que ce film ressemble à un western, et incorpore au script des éléments d’un western qu’il a écrit mais qui n’a pas été produit, Lloyd Williams and his Brother

En 1976, Bronson figure parmi les 10 vedettes les plus « rentables » du cinéma. Accaparé par ses suites du JUSTICIER, il ne tournera plus que dans deux westerns, à une époque où le genre est tombé en disgrâce : Le bison blanc, western étonnant où il est Wild Bill Hickok, qui recherche un légendaire bison blanc

Et en 1981, c’est Chasse à mort excellent western moderne des neiges, dans le pure style Jack London, qui se situe dans le Yukon de 1930 ; il incarne avec talent un trappeur épris de liberté et amoureux des animaux, traqué, injustement accusé d’un vol, puis de crimes…

Charles Bronson

Ciné revue 1972

Charles Bronson Wild horses Ciné revue 1972
♥ Femme et partenaire à l’écran
.

Bronson a joué la première fois avec sa femme, l’Anglaise Jill Ireland dans L’ANGE ET LE DEMON puis LE PASSAGER DE LA PLUIE en 1970, ils feront ensuite 13 films ensemble durant les 17 années suivantes…

Charles Bronson par didgiv

Espionnage :
Un espion de trop (1977) de Don Siegel

Charles Bronson Jill Ireland ciné revue janvier 1971

Charles Bronson Jill Ireland ciné revue 1971

Charles Bronson

(cinérevue 1970)

Charles Bronson

Charles bronson and Jill irelandChino (Charles Bronson)

Chato’s land : dessin de Didgiv

 

Charles Bronson by didgiv

L’aigle solitaire by Didgiv

 

Les sept mercenaires

à droite

 


Les collines de la terreur (Chato’s Land)
Anglo-américain de Michael Winner (1972)


1873, Nouveau-Mexique. Chato, métis, a tué un shérif qui l’avait provoqué en légitime défense. Il est poursuivi par un ancien officier Sudiste, Quincey Whitmore et sa milice, qui ont comme objectif de le pendre.
Sa femme ayant été violée et sa famille décimée, il traque les auteurs du crime…

Avec Charles Bronson, Jack Palance, Richard Basehart, James Whitmore, Simon Oakland, Richard Jordan, Victor French, Ralp Waite

Charles Bronson (comme Anthony Quinn au début de sa carrière) a souvent joué les Indiens au cinéma, plutôt belliqueux dans ses anciens films des années 50, comme Bronco Apache…, Indiens héroïques, lorsqu’il gagne en maturité et en âge, comme ici ce métis justicier laconique, viril et rebelle d’un superbe western antiraciste, âpre et violent signé Michael Winner (réalisateur des Justiciers), c’est le début d’une longue et fructueuse collaboration entre Bronson et ce cinéaste.
Un Indien traqué cherchant à faire sa propre justice… entraînant ses ennemis sur son propre terrain et devenant peu à peu le « chasseur ». Tel est chassé qui croyait chasser !
Nul autre que Bronson ne pouvait incarner avec perfection ce personnage et lui donner une telle dimension, sinon des comédiens comme Steve McQueen, Burt Lancaster ou encore Burt Reynolds. C’est incontestablement un de ses plus beaux rôles à l’écran.

eh les copains, vous allez m’aider ???

 

 

 

 

 

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C’est arrivé entre midi et trois heures (From Noon till three)
de Frank D. Gilory (1976)

Scénario : de Frank D. Gilroy, d’après son roman
Musique : Elmer Bernstein-Photo : Lucien Ballard

Avec :
Charles Bronson : Dorsey
Jill Ireland : Amanda
Douglas Fowley : Bowers
Stah Haze : Ape
Damon Douglas : Boy
Hector Morales : Mexicain
Bert Williams : shérif

Et Don ‘Red’ Barry, Elmer Bernstein.

Graham Dorsey, un bandit, rêve que le braquage qu’il prépare avec sa bande va échouer. Il fait boîter son cheval pour éviter d’y participer et rester en dehors de la ville.
Il s’installe chez une jolie veuve, Amanda Starbuk, une romancière.
Elle apprend que le braquage a mal tourné, et insiste pour que Dorsey aille au secours de ses complices, elle lui donne même un cheval.

Peu téméraire, Dorsey prend la direction opposé, il est poursuivi par des policiers. Il dérobe les vêtements du docteur Finger, un dentiste, qui est tué à sa place.

Et Dorsey se fait arrêter pour exercice illégal de la médecine ! Dorsey fait un an de prison et retourne chez la veuve, mais pendant son absence, elle a raconté son idylle avec Graham, et ses confessions sont devenues un best seller dans tout le pays : chansons, romans, pièces de théâtre, Dorsey est devenu un mythe, mais bel et bien mort pour tout le monde…

Bronson décide en 1975 de coproduire avec un petit budget ce western comique et confie la réalisation au romancier Frank Gilroy, peu expert en mise en scène. Gilroy avait écrit le scénario de La première balle tue, western psychologique et d’épisodes d’Au nom de la loi.
Dans la peau d’ un homme superstitieux, peureux et menteur, et avec une barbe et des lunettes, il vaut vraiment le détour !
La fin est assez triste, des moments d’émotion forts entre Jill Ireland et Bronson, qui venaient de tourner ensemble un autre western, Le solitaire de fort Humboldt, l’année précédente. Bronson voulait alors casser son image sérieuse de dur et taciturne qu’il a généralement dans ses films.

Le film est original, pas seulement une comédie, il montre comment sont fabriquées les légendes de l’Ouest dans des récits qui parfois dépassent les « héros » , ce fut le cas de Wyatt Earp ou Doc Holliday, mais aussi dans une moindre mesure, des frères James ou de Kit Carson. Cela peut faire penser aux Dime novels, ces romans populaires nés à la fin du 19e s., qui forgèrent la célébrité de ces personnages, parfois à travers des récits imaginaires. C’est aussi une critique des médias cyniques qui exploitent des situations.

Le film est bâti sur le couple à la ville comme à l’écran Bronson-Ireland, cette dernière chante la chanson du générique. Les autres acteurs ne leur font pas trop d’ombre, car ils sont peu connus (à part la grande star de westerns des années 40 Don ‘Red’ Barry). Charles Bronson est doublé en Français par Marcel Bozzufi, qui joue avec lui d’ailleurs dans Chino.

Hélas, ce bon western, apprécié dans ses rediffusions à la TV, fut un échec à sa sortie, aussi bien aux USA qu’en France.


Le solitaire de fort Humboldt (Breakheart Pass)

De Tom Gries

Avec :
Charles Bronson : Deakin
Ben Johnson : Marshall Pearce
Jill Ireland : Marica Scoville
Richard Crenna : gouverneur Fairchild
Charles Durning : O’Brien
Roy Jenson : Banlon
Casey Tibbs : Jackson
Archie Moore : Carlos
Ed Lauter : Major Claremont
Robert Tessier : Calhoun

1873. Un convoi ferroviaire, placé sous le commandement du major Claremont, se dirige vers Fort Humboldt, avec à son bord 70 soldats, leur mission est secrète. Il s’arrête dans la ville de Myrtle. Là, marshall Pearce arrête un tricheur, John Deakin, recherché pour vol. Tous deux montent dans le train, où deux officiers décodeurs de télégraphe viennent de disparaitre mystérieusement. Pearce doit arrêter au fort Levi Calhoun, un hors-la-loi.

cinérevue 1976

Le train repart, le gouverneur Fairchild, à bord avec sa compagne Marcia, fille du colonel du fort, apprend au major que sa troupe est destinée à prendre la relève de la garnison du fort, victime d’une épidémie de diphtérie.
Un voyageur, le docteur Molyneux, décède, piqué par une aiguille pendant son sommeil, puis le chauffeur mécanicien, tombé du haut d’un pont, et le pasteur Peabody disparait…

dessin de Didgiv

 

Un suspense palpitant pour cette histoire originale, que l’on doit à l’auteur Alistair Mac Lean ;  des scènes d’action spectaculaires se succèdent dans les paysages enneigés nord-américains, dont la dernière séquence époustouflante, filmée en hélicoptère. L’action est censée se dérouler dans l’Ohio, mais le tournage eut lieu, pour des raisons techniques, dans l’Idaho.
On doit à Tom Gries deux autres excellents westerns, Will Penny et Les cent fusils, à la fin des années 1960 mais aucun de ces 3 westerns ne se ressemble et chacun a son style original et particulier, dû à l’empreinte très forte que lui donnent ses acteurs principaux : Bronson, Charlton Heston, Burt Reynolds.

dessin Didgiv

Cosa Nostra (1972) franco-italien de Terence Young

Avec Charles Bronson, Lino Ventura, Jill Ireland, Walter Chari

Le scénario du film est basé sur le livre The Valachi Papers de Peter Maas, qui est le récit autobiographique de Joe Valachi.
Charles Bronson aurait longuement hésité à tenir le rôle de Valachi car il se trouvait trop âgé pour jouer un rôle qui se déroulait de la fin de son adolescence jusqu’à sa soixantaine

Charles Bronson, Lino Ventura par didgiv
dessin de Didgiv
Charles Bronson, Lino Ventura par didgiv