Les évadés de la planète des singes (Escape from the Planet of the Apes) / Sal Mineo / Natalie Trundy

Les évadés de la planète des singes (Escape from the Planet of the Apes)
de Don Taylor (1971) **

Deux chimpanzés qui parlent atterrissent sur une base spatiale américaine. Un homme croit qu’ils peuvent constituer une menace pour l’humanité…

Avec Roddy McDowall, Kim Hunter, Bradford Dillman, Natalie Trundy, Eric Braeden, Sal Mineo, Albert Salmi, Ricardo Montalban

Roddy McDowall, qui n’avait qu’un second rôle dans les deux films précédents de 1968 et 1970, est ici la vedette. Charlton Heston et Linda Harrison ont disparu de la distribution, mais Jerry Goldsmith revient aux mannettes de la musique (il avait signé la partition du premier opus). Suivi de La conquête de la Planète des singes en 1972 et La bataille de la Planète des singes (73), du remake La planète des singes de Tim Burton en 2001 et des préquelles La Planète des singes : les origines (2011) et La Planète des singes : l’affrontement (2014), un nouveau film sortira en 2016.
Le film eut un budget de 2 millions de dollars et rapporta 20 millions. Il est considéré comme une des meilleures suite de la saga.
Les 9 acteurs qui ont joué le même personnage dans plus d’un film de la saga originale : Natalie Trundy, Charlton Heston, Roddy McDowall, Kim Hunter, Maurice Evans, Linda Harrison, Ricardo Montalban, Severn Darden, John Randolph. Seule Linda Harrison est encore vivante.


Sal Mineo (10-1-1939/12-2-1976)

Sal Mineo est devenu une vedette avec le rôle du teenager ami de James Dean dans LA FUREUR DE VIVRE en 1954, il reçoit pour ce rôle étonnant une nomination à l’Oscar du meilleur second rôle…

Lui qui s’inscrivit à une école d’acteurs pour échapper à la maison de redressement va symboliser toute une jeunesse rebelle des années 50, avec James Dean et Natalie Wood. Il retrouve Jimmy Dean, dans Geant en 1955, avec Rock Hudson, puis enregistre plusieurs titres de rock’n’roll à la fin des années 50. Il est une des premières stars à déclarer courageusement son homosexualité dans l’Amérique puritaine des années 60. Il aura une fin tragique : il est assassiné en février 1976 par un toxicomane, alors qu’il rentre chez lui, à West Hollywood…

Il a aussi joué dans cinq pièces de théâtre, entre 1951 et 1969.

Un des Cheyennes de John Ford
On l’a vu dans deux westerns : il est l’un des deux assassins que Robert Horton doit conduire à un Fort dans Un nommé Kiowa Jones (1966), très bon téléfilm d’Alex March.
Dans Les Cheyennes, de John Ford, il joue avec talent le jeune Cheyenne belliqueux qui ne veut pas se résigner, comme les anciens de sa tribu, à accepter la loi du gouvernement américain. Il est tué la fin par un Ancien, qui veut éviter qu’un massacre n’ait lieu.

Autres films :
LES EVADES DE LA PLANETE DES SINGES (1971)

Sal Mineo


Décès de Natalie Trundy (1940-2019)

Actrice dans quatre films de la saga LA PLANETE DES SINGES, elle apparait dans BENEATH THE PLANET OF THE APES (1970) puis joue le docteur Branton dans ESCAPE OF THE PLANET OF THE APES et le chimpanzé Lisa qui veut épouser Cornelius dans CONQUEST OF THE PLANET OF THE APES et BATTLE FOR THE PLANET OF THE APES.
On la vit aussi dans des westerns Walk like a dragon (1960) et plusieurs séries du même genre dont Pony express et Bonanza.

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Sue Lyon / Four rode out (Règlement de comptes à New Mexico)

Décès de SUE LYON (1946-2019)

Sue Lyon

(Cinemonde 1965)

C’est l’éternelle LOLITA de Stanely Kubrick (1962), elle avait 15 ans quand sortit ce film sulfureux inspiré d’un roman de Nabokov, elle tourna ensuite LA NUIT DE L’IGUANE, FRONTIERE CHINOISE de John Ford, TONY ROME EST DANGEREUX, le western Four rode out (1970) avec Pernell Roberts, et dans un épisode du Virginien la même année. Elle souffrait de trouble bipolaire.

Sue Lyon

(Cinerevue 1967)


Four rode out (Règlement de comptes à New Mexico)- Hispano-américain de John Peyser (1970) *

Un marshall recherche un bandit mexicain accusé d’avoir tué le père de sa fiancée…
Avec Sue Lyon, Pernell Roberts, Julian Mateos, Leslie Nielsen, Julian Mateos, Maria Martin, Leonard Bell, John Clark, Neil Wright, Albert Salmi


Seul western en vedette de Pernell Roberts (Bonanza), qui donne la réplique à Sue Lyon, rendue célèbre par le rôle sulfureux de Lolita en 1962.
Tourné à Alméria en Espagne.
Chanson du générique très folk par Janis Ian.

Claudine Auger / La baie sanglante (Reazione a catena)

Décès de Claudine Auger (1941-2019)

Claudine Auger (Cinerevue 1969)Miss Cinémonde 1957 puis première dauphine de Miss Monde 1958, révélée par LE MASQUE DE FER de Henri Decoin, elle fut la première James Bond girl française dans OPERATION TONNERRE en 1965… et sans doute l’une des plus jolies. Elle avait remporté le casting devant notamment Raquel Welch, Faye Dunaway et Julie Christie.
Sa carrière se fera ensuite surtout en Italie. On la voit dans de nombreux films d’action ou polars, comme LE BATARD (1968), avec Rita Hayworth et Giuliano Gemma.

Elle est en 1971 la vedette de deux gialli (films de suspense italiens) : le thriller devenu culte (ayant influencé les films d’horreur comme VENDREDI 13) LA BAIE SANGLANTE, de Mario Bava. Et LA TARENTULE AU VENTRE NOIR.

Claudine Auger

Claudine Auger

(Cinerevue 1967)

Claudine Auger

(Cinerevue 1969)

Claudine Auger (2)

(Cinerevue 1969)

Claudine Auger

(Cinemonde 1965)

Claudine Auger

(Cinerevue 1974)

Claudine Auger

(Cinemonde 1965)

Claudine Auger

(Cinerevue 1968)

Claudine Auger et Martine Beswick (Cinemonde 1965)

Giuliano Gemma Claudine Auger (cinérevue avril 1969)

Claudine Auger

(Cinémonde mai 1965)

Claudine Auger

(1-12-1966) Ciné revue

Claudine Auger

séance coiffure sur le tournage du Bâtard

claudine auger"

claudine auger


La baie sanglante (Reazione a catena) (Twitch of the death nerve)
Italien de Mario Bava (1971) ***

Un assassin tue la vieille comtesse Frédérica et son mari. Plusieurs personnes débarquent dans la baie pour enquêter ou tourner autour de l’héritage de la défunte…


Avec Claudine Auger, Luigi Pistilli, Claudio Camaso, Anna Maria Rosati, Chris Avram, Laura Betti, Brigitte Skay, Isa Miranda, Frank Latimore

A ne pas confondre avec La baie sanglante 2 (1970) du même Mario Bava. C’est le réalisateur qui  a créé (en 1962) et donné ses lettres de noblesse au giallo. Dans cette « réaction en chaine » (titre original), il montre successivement 13 meurtres (pendaison, décapitation, empalement…), filmés avec maestria et décrit un nouveau chapitre dans l’histoire du genre : celui du slasher movie, où l’on voit un ou des tueurs s’en prendre à tous ceux qu’il(s) rencontre(nt), comme VENDREDI 13, inspiré de ce film.

Un pas de plus vers la violence, le film de Bava renouvelle néanmoins avec efficacité le genre qui commençait à être en perte de vitesse. De nombreux acteurs au générique font leur premier pas dans le giallo : la Française Claudine Auger -que Paolo Cavara utilisera en 1971 dans un autre giallo, LA TARENTULE AU VENTRE NOIR-, l’Allemande Brigitte Skay, la grande Isa Miranda et même Frank Latimore, célèbre jeune premier romantique du cinéma américain des années 1940…  LA BAIE SANGLANTE donne un coup de fouet au giallo, qui va connaitre, au milieu des années 1970, son apothéose. Il fut en compétition au festival d’Avoriaz en 1973.

L’amour… la mort

Claudine Auger, Luigi Pistilli

Anna Maria Rosati

Brigitte Skay

Anna Karina / Carlos (téléfilm)

Décès de Anna Karina (1940-2019)

C’est l’histoire d’une jeune Danoise qui arrive à Paris, rencontre Coco Chanel et Pierre Cardin, devient top-model puis actrice, elle sera une égérie de la Nouvelle-Vague. Du PETIT SOLDAT à VICTORIA en 2008, elle aura joué dans une soixantaine de films, dont de nombreux Godard, qui la dirigera dans ce qui est sans doute un de ses meilleurs rôles, celui de la Parisienne Nana Kleinfrankenheim dans VIVRE SA VIE (1962).
En 1967, Gainsbourg écrit son seul film musical, ANNA. Elle chante aussi dans UNE FEMME EST UNE FEMME et dans PIERROT LE FOU

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Avec Bebel


Un western dans sa filmographie :

Carlos (1971) western allemand de Hans W. Geissendörfer

Avec Bernhard Wicki, Gottfried John, Anna Karina, Geraldine Chaplin, Horst Frank, Thomas Hunter

Un petite curiosité que ce western germanique tourné pour le cinéma mais sorti seulement sur petit écran, à une époque où le western européen, après la vague des Winnetou et des westerns spaghetti et paella, poursuit tranquillement son essor… en ce début des seventies.
Schiller en mode western
Il transpose l’histoire du Don Carlos de Schiller (Espagne du XVIIe s.) dans les USA de 1915. Tournage en Israël à Eilat (des acteurs israëliens figurent au générique) et (sans doute mais à vérifier) à Alméria. Des problèmes de tournage et de contrats font qu’il n’ pas pu sortir en salles.

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Lutte des classes
L’histoire : 1915, avec un groupe de révolutionnaires, Carlos va affronter son père, un despote qui maltraite les ouvriers de sa Mine.
La lutte des classes, objet des western-Zapata (version teutonne ici !), qui utilisaient à cette époque la Révolution mexicaine pour faire passer les idées de réalisateurs marxistes.

4 balles pour Joë (Quatre balles pour Joë) (Cuatro Balazos) / Bruno Scipioni / I gemelli del Texas

4 balles pour Joë (Quatre balles pour Joë) (Cuatro Balazos) (1964)

4 balles pour Joë

4 balles pour Joë

Italo-franco-espagnol de Agustin Navarro
Scénario : Fernando Galiana

Avec Paul Piaget : Frank Dalton
Fernando Casanova (Fred Canow) : shérif Paul
Liz Poitel (Liz Poitier) : Katy
Barbara Nelli (Barbara Nelly) : Margaret
Angela Cavo : Helen
Et Paco Moran, Rafael Bardem, Bruno Scipioni.

Joe est assassiné le jour où il déclare à Helena qu’il la quitte pour une autre. Katy est injustement accusée du crime, et condamnée à 15 ans de prison. Entendant le verdict, elle s’enfuit du tribunal et est écrasée par des chevaux emballés.
Katy était la sœur de Frank Dalton, qui arrive dans la bourgade, bien décidé à trouver le vrai tueur pour la venger.
Le shérif retrouve un témoin qui avoue avoir menti lorsqu’il a dit l’avoir vue tirer sur Joe. Les jurés sont tués mystérieusement les uns après les autres. Frank Dalton est un suspect idéal…

C’est le seul western de A. Navarro… et heureusement ! Une mise en scène mollassonne, des acteurs mal dirigés, figés, une caméra tremblante, des cadrages hasardeux, les scènes d’intérieur sont un désastre et l’intrigue simpliste, proche de l’enquête policière.
Navet spaghetti-paella
Paul Piaget est un piètre comédien, comme les seconds rôles, seuls bons points, les décors et aussi la musique de Manuel Parada. C’est le 2e western de Bruno Scipioni, décédé en décembre 2019.

Barbara Nelli

Ce western est représentatif de tous les navets -nombreux hélas- tournés lors de la vague italo-espagnole des westerns spaghettis qui déferla dès les années 1963-64, difficile d’égaler les maîtres Sergio Leone, Sergio Corbucci ou Damiano Damiani !


Décès de Bruno Scipioni (1917-2019)

Né à Rome, vu parfois sous le pseudo de Mario Scipioni, cet acteur italien eut une carrière féconde comme second rôle (plus de 90 films, téléfilms et séries) dès le début des années 1960, aussi bien dans les péplums (dont plusieurs MACISTE), films de guerre, d’action, comédies, drames ou westerns, comme Il bello, il bruto, il cretino en 1966, qui reprend parodiquement le titre d’un fameux Sergio Leone… sorti la même année !

Westerns :
Due contro tutti (1962)
4 balles pour Joë (1964)
Zorro et les trois Mousquetaires (1963)
Gli eroi del West (1964)
I gemelli del Texas (1964)
Pour mille dollars par jour (1966)
Ringo au pistolet d’or (1966)
Il bello, il bruto, il cretino (1966)


I gemelli del Texas (Los gemelos de Texas) (1964) Italo-espagnol de Steno

Avec Walter Chiari, Raimondi Vianello, Diana Lorys, Alfonso Rojas, Bruno Scipioni

Le duo Chiari-Vianello fit quelques westerns comiques au début de l’essor des westerns italiens et espagnols comme Due contro tutti ou celui-ci, qui sort du lot, car réalisé par le prolifique scénariste et réalisateur italien Steno.

C’est un des premiers westerns de Diana Lorys, elle tourne la même année dans Les hors-la-loi de Casa Grande et La charge des tuniques rouges, c’est une des grandes figures féminines du western italien et espagnol, elle joua parfois des Indiennes, comme dans Chino en 1973, avec Charles Bronson.

Diana Lorys