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dessin de Didgiv

 

Margot Kidder / Chasseur de primes (The bounty man)

Décès de Margot Kidder (1948-2018)

Cette Canadienne fut surtout connue pour son rôle de Lois Lane dans quatre films de la saga SUPERMAN entre 1978 et 1987. Elle avait été mariée au réalisateur français Philippe de Broca en 1983-84. On l’avait vue aussi dans le palpitant thriller de De Palma, SOEURS DE SANG, dans AMITYVILLE, LA MAISON DU DIABLE, et aussi dans quelque westerns : Chasseur de primes (1972), Honky Tonk (1974) avec Richard Crenna, Louisiane (1984) de De Broca, Maverick (1994) et For robbing the dead (2011).

Chasseur de primes (1972) (The bounty man) téléfilm de John Llewellyn Moxey

Avec Clint Walker, Richard Basehart, John Ericson, Margot Kidder, Arthur Hunnicutt, Hal Needham

Deux chasseurs de primes rivaux unissent leurs forces pour retrouver un tueur…

Fort Bravo… 21 mai à 22h55… 24 mai à 11h50… sur TCM Cinéma…

FORT BRAVO… de John Sturges (MGM) (1953) ***

Sorti en France en janvier 55
Scénario : Frank Fenton d’après une histoire de Philip Rock et Michael Pate
Photo : Robert Surtees
Musique : Jeff Alexander
Durée : 99 mn

dessin de Didgiv

Avec William Holden (Capitaine Roper), Eleanor Parker (Carla Forester), John  Forsythe (Capitaine John Marsh), Polly Bergen (Alice Owens), Richard Anderson (Lt. Beecher), Carl Benton Reid (col. Owens), John Lupton (Bailey), William Campbell (Cabot Young), Chet Brandenburg.

1863, guerre de Sécession, un poste militaire nordiste en Arizona. Le capitaine Roper mène la vie des soldats et celle de prisonniers sudistes avec une main de fer. Toute tentative d’évasion est vaine, le fort est isolé, en plein territoire indien… Un soldat tentait de s’évader, Roper l’a rattrapé, attaché et traîné à l’arrière de son cheval… Les occupants du Fort désapprouvent ses méthodes expéditives.

Le lendemain, Roper, secondé par le Lt. Beecher, dirige une patrouille pour retrouver des chariots plein d’armes, qui auraient dû arriver au Fort depuis longtemps. Ils découvrent le chariot brûlé, les hommes massacrés, ils ont été attaqués par des Indiens Mescaleros. Roper fait enterrer les hommes puis ordonne le retour au Fort, où se trouve la fille du colonel Owens, Carla Forester, qui vient se marier avec le lt. Beecher. C’est en réalité un agent secret sudiste qui vient pour aider son vrai fiancé, le chef des Sudistes nommé Marsh, à s’évader…

cinérevue 1975

Excellent scénario, réalisation éblouissante de John Sturges -tous ses westerns sont de superbes réussites-, merveilleux décors de la Vallée de la mort et images sensationnelles : une très bonne série A, c’est le premier film en couleurs de Sturges, il existe une version réalisée en 3D ; de tous les westerns tournés au début des fifties, il se démarque du lot, grâce aussi à d’excellents acteurs.
Les paysages secs et désertiques de la Vallée de la Mort ajoutent à la dureté de cette histoire. Les scènes de bataille avec les Indiens sont âpres et captivantes, notamment quand les soldats sont réfugiés dans une anfractuosité, une pluie de flèches s’abat sur eux (procédé qu’on retrouve dans nombre de films, le dernier en date étant Lone ranger).
On se demande comment il peut y avoir des survivants, on se dit aussi que les chevaux devaient bien déguster lors de telles attaques !

William Holden…

Suite de l’article sur :

Fort Bravo (Escape from Fort Bravo) / John Sturges / Les aventuriers du désert (The walking hills) / La capture (The capture)


Chet Brandenburg

Eleanor Parker

William Holden (dessin de Didgiv)

Gary Cooper / Le cavalier du désert (The westerner) / Le roi du tabac (Bright Leaf) / La mission du commandant Lex

Né un 7 mai…
Gary Cooper
(7-5-1901/13-5-1961)

Gary Cooper (5-5-1966) Ciné revue)L’éternel Westerner
Par le nombre de westerns qu’il a tournés, son talent, ses choix et ses rencontres, il s’est hissé au sommet de ce genre. Souvent imité, jamais égalé, il personnifie, mieux que quiconque, avec sa haute silhouette, le justicier intrépide, séduisant, solide et réfléchi.
Gary Cooper

Cooper est un dessinateur doué. En 1923, avant de se lancer dans le cinéma, il se rend à Los Angeles avec l’objectif de travailler comme dessinateur de publicité. C’est le 7e Art qu’il épousera finalement…

Une image qu’il construit dès ses premiers films en étant cascadeur et figurant, dès 1925, dans une cinquantaine de films ; il accepte toutes les propositions.
« Certains jours, j’étais un cowboy le matin, et un Indien l’après-midi », aimait-il raconter.

Gary Cooper et Lily Damita dans FIGHTIN CARAVANS

The thundering herd (La ruée sauvage)Wild horse mesa, The lucky horsehoe et The enchanted hill sont les premiers westerns recensés de Gary Cooper.

Petit à petit, son physique agréable, sa décontraction et sa sympathie conquièrent les réalisateurs, en plus c’est un bon cavalier.
Il émerge juste avant une autre icône du genre, John Wayne et comme lui, il représente idéalement l’esprit héroïque américain, l’intégrité et la morale, il est beau et élégant.

Dallas, ville frontière

Ce côté chevaleresque contraste à l’époque avec l’aspect bourru et plus dur de certaines vedettes de western comme William S. Hart ou Gilbert M. Anderson.

Ceux de Cordura

Suivent The vanishing American, La fille du désert en 1926 avec un look à la Tom Mix : certains critiques trouvent qu’il est meilleur que l’acteur principal Ronald Colman ! C’est le western qui le révèle vraiment, critiques et public le découvrent dans un film où il n’est pas que figurant.

Le premier western dans lequel il a le rôle principal est Le démon de l’Arizona (Arizona bound) en 1927, avec Betty Jewel, puis il tourne avec elle un 2e western, Au service de la loi (The last outlaw), se livrant à de remarquables prouesses équestres.

gary cooper-betty jewel

Le démon de l’Arizona et Au service de la loi

Le jardin du diable (Gary Cooper, Richard Widmark)

Le public le découvre en 1929 dans deux westerns signés Victor Fleming. Le premier est avec la délicieuse Lupe Velez dans Le chant du loup

C’est un magnifique western romantique avec quelques scènes sonores (dont les chansons de l’actrice) de Victor Fleming (un des réalisateurs, dix ans plus tard, d’Autant en emporte le vent) ; la romance entre Cooper et la comédienne boostent le succès du film, ils sortent ensemble pendant le tournage du film. Ils resteront 3 ans ensemble, Gary la couvre de cadeaux, mais Lupe a un tempérament explosif, jaloux, la mère de Gary veille sur son fiston. Ils rompent, Gary Cooper fait une dépression et aurait perdu 10 kilos.
Et pour le second en 1929, l’acteur Randolph Scott (qui est alors plus célèbre que lui) aide Gary Cooper à attraper l’accent du sud pour son premier film parlant : The Virginian, 4e version d’un classique.

Il sera ensuite un capitaine nordiste dans Only the brave (1930) avec Mary Brian, puis un bandit texan dont la tête est mise à prix dans L’Homme du Texas l’année suivante, avec Fay Wray, la (future) fiancée de KING KONG

Operator 13 (Gary Cooper, Marion Davies)

Dans The spoilers (1930), il campe le propriétaire d’un gisement d’or en Alaska , dans la version du roman de Rex Beach. Il joue avec William Boyd, une des plus grandes stars de westerns des années 1920-1930… Gary Cooper est en train.

Encore deux superbes western en 1931 : Fighting caravans (L’attaque de la caravane), d’après un roman de Zane Grey, où on le voit flirter avec Lily Damita (jolie Française qui épousera Errol Flynn) et la comédie sentimentale I take this woman cette fois avec Carole Lombard, le rôle était prévu à l’origine pour Fay Wray.

Morris Ankrum, Gary Cooper, Burt Lancaster (VERA CRUZ)

Après quelques comédies, l’acteur est plongé dans l’univers de l’espionnage lors de la guerre de Sécession pour Operator 13 (1933) avec la star du muet emblématique de la MGM, la blonde Marion Davies.

Gary Cooper-Suzy Parker- (c. revue 1- aout 1973)

10, rue Frederick

Cameron Mitchell, Gary Cooper

Gary a définitivement gagné ses galons de star. Dans Une aventure de Buffalo Bill, en 1936, il incarne Bill Hickok avec dans ses bras une des plus célèbres actrices de cette époque, Jean Arthur.
Il postule pour le rôle de Rhett Butler pour Autant en emporte le vent, en 1938, c’est Clark Gable qui est choisi, Cooper a aussi failli être cette même année le Ringo Kid de La chevauchée fantastique, mais John Ford qui veut un acteur moins cher, impose John Wayne.
Il joue un cowboy de rodéo dans une succulente comédie avec Merle Oberon, Madame et son cowboy, qui remporte trois Oscars.

Gary Cooper retrouve deux excellents cinéastes en 1940 : William Wyler qui s’essaie au western avec Le cavalier du désert, et Cecil B. DeMille pour Les tuniques écarlates, son premier film en couleur, un captivant récit d’aventures rendant hommage à la police montée canadienne, avec Paulette Goddard.

Le grand Bill (Gary Cooper)Ce n’est qu’en 1945 qu’il réendosse la tenue du cow-boy pour Le grand Bill, une comédie western limite burlesque de Stuart Heisler.
Les critiques flinguent L’Intriguante de Saratoga la même année avec Ingrid Bergman.

Gary Cooper, Preston Foster

Les tuniques ecarlates

Gary Cooper, Merle Oberon

Peu importe, d’autres aventures attendent le grand Gary, dans un western en Technicolor où il
retrouve le souffle de l’épopée- et aussi Cecil B. DeMille et Paulette Goddard- : c’est Les conquérants d’un nouveau monde, il joue un officier de la milice de Virginie qui va mater une rebellion regroupant 18 tribus indiennes.
Puis, il joue dans Le roi du tabac en 1950, avec Patricia Neal (qui était sa maîtresse dans la vie), saga romanesque dont l’histoire se déroule dans les plantations de tabac du sud. Dallas, ville frontière, la même année, est une histoire de vengeance où il incarne un ex-colonel sudiste.

Gary Cooper participe à la séquence sur le Texas du film It’s a big Country  de Clarence Brown, et après ça c’est Les aventures du Capitaine Wyatt en 1951, de Raoul Walsh, un film d’aventures palpitant avec un mémorable duel final sous l’eau avec le chef Séminole.

Cooper Gary

En 1951, Cooper joue son propre rôle dans STARLIFT (1951) de Roy Del Ruth, qui n’est pas un western, mais une comédie musicale où l’on retrouve des célébrités du cinéma, jouant dans une revue pour militaires : Gary Cooper apparaît en shérif, avec James Cagney, Randolph Scott, Jane Wyman ou Frank Lovejoy, tous sont des vedettes invitées, acteurs d’un show western.
Ils chantent ensemble Look out, stranger, I’m a Texas Ranger… Music !

Gary Cooper, Jean Athur (dessin de Didigv)

Arrive alors Le train sifflera trois fois, le western entre alors dans l’âge « adulte ».. Et Cooper se trouve au sommet de son art, avec des rôles plus psychologiques, même si l’action primera toujours dans ses westerns.
Cooper, dans le rôle d’un shérif âgé abandonné de tous reçoit de nombreux éloges et un Oscar. Le couple qu’il forme avec Grace Kelly, tout comme la balade musicale qui accompagne le récit, en font le chef d’œuvre de l’année 1952.

La même année, éclipsé par High noon, La mission du Commandant Lex, du pote de Gary Cooper, André de Toth, ne reçoit pas tout le succès qu’aurait dû obtenir ce très efficace western. Springfield rifle (titre original de ce film) narre les premiers pas du contre-espionnage américain pendant la Guerre de Sécession.

Gary Cooper, Lupe Velez

Le thème du film est l’approvisionnement des troupes nordistes, dont les chevaux sont souvent volés par des rénégats. Cooper incarne un major nordiste qui infiltre les bandes de rénégats pour savoir comment sont volés les chevaux…
Tous les westerns dans lesquels tourne par la suite Cooper sont devenus des classiques :

en 1954, Le jardin du Diable… 

dessin de Didgiv

Madame et son cowboy : dessin de Didgiv

Il forme ensuite un épatant tandem avec Burt Lancaster dans Vera Cruz de Robert Aldrich : c’est un ex-colonel sudiste qui va combattre, avec son compère, pour les deux camps, les loyalistes et les rebelles, lors de l’insurection mexicaine de 1866… Le western est une succession de trahisons et annonce déjà le cinéma de Peckinpah, qui a d’ailleurs certainement été influencé par ce film.

Puis, Cooper se retrouve une nouvelle fois plongé dans la guerre de Sécession, avec La loi du Seigneur (autre western d’un scénariste victime du McCarthysme) (1956) de William Wyler. Il y joue le patriarche d’une famille de quakers, dont la religion interdit toute forme de recours à la violence et à l’esclavage, mais aussi la musique, la danse et les jeux d’argent, les anciens comme les plus jeunes vont être confrontés à des choix difficiles et à des dilemmes alors que la guerre de Sécession fait rage.
Gros succès commercial et grand Prix du Festival de Cannes en 1957.

dessin de Didgiv

dessin de Didgiv

L’année suivante, L’Homme de l’Ouest (1958) d’Anthony Mann est un superbe western psychologique, essentiellement tourné en intérieurs, mais un des premiers échecs dans la carrière de Cooper.

Le train sifflera trois fois (High Noon)

Enfin, Gary Cooper joue avec Karl Malden dans La colline des Potences en 1959, de Delmer Daves, étude de caractères prenant pour cadre la ruée vers l’or du Montana des années 1870.

Il fait plaisir à son vieil ami Bob Hope en apparaissant, comme de nombreuses autres vedettes (James Arness, James Garner, Gene Autry) dans Alias Jesse James… en 1959, deux ans avant sa mort.
Un de ses derniers films est Ceux de Cordura, qui narre une expédition menée au Mexique contre les révolutionnaires en 1916, Rita Hayworth et Tab Hunter lui donnaient la réplique.

Vie privée. Cooper est connu pour avoir eu une liaison qui faillit briser son ménage avec l’actrice Patricia Neal, avec laquelle il joue dans LE REBELLE. Mais bon catholique, il choisit de rester auprès de sa femme et de ne pas briser son couple…

Les tuniques écarlates-dessin de Didgiv

John Wayne rencontre Gary Cooper :

avec Mari Aldon dans LES AVENTURES DU CAPITAINE WYATT

avec Ronald Colman dans LA FILLE DU DESERT

Operator 13 (dessin de Didgiv)

Mes autres dessins de Gary Cooper :

Burt Lancaster, Gary Cooper par didgiv

Vera Cruz

Gary Cooper, Ingrid Bergman par didgiv

Pour qui sonne le glas

Gary Cooper, Joan Crawford par didgiv

Today we live

Gary Cooper, Lupe Velez par didgiv

Wolf song avec Lupe Velez, avec qui il sort pendant le tournage, une liaison de trois ans, après leur séparation, Gary fait une dépression et perd dix kilos…

Gary Cooper par didgiv

Gary Cooper, Lupe Velez par didgiv

Wolf song – dessin de Didgiv


LE CAVALIER DU DESERT (THE WESTERNER) De William Wyler (1940) ***

Scénario : Jo Swerling, Niven Busch-Musique : Dimitri Tiomkin

Avec
Gary Cooper : Cole Hardin
Walter Brennan : juge Roy Bean
Doris Davenport : Jane Ellen Matthews
Fred Stone : Caliphet Matthews
Paul Hurst : Chickenfoot
Chill Wills : Southeast
Dana Andrews : Bart Cobble
Lilian Bond : Lily Langtry
Et Trevor Bardette, Forrest Tucker, Tom Tyler, Lupita Tovar, Jack Pennick, Art Mix

Injustement accusé d’avoir volé un cheval, Cole Hardin comparait devant le juge Roy Bean. Cole dit au juge que Lily Langtry, une célèbre actrice anglaise que ce dernier admire, est l’une de ses amies.
Le juge le libère aussitôt, et Cole promet de lui donner une boucle de cheveux de la belle Lily.
Cole passe la nuit avec le juge et lui vole son revolver. Sur la route pour la Californie, il s’arrête dans la ferme de Caliphet Matthews, sa fille Jane-Ellen lui explique que les fermiers sont en conflit avec les éleveurs du coin.
Cole se range du côté des fermiers, le juge Bean va l’aider à rassembler du bétail errant sur les terres de paysans. Cole lui donne une boucle de cheveux… prélevés sur la tête de Jane Ellen ! Puis, les hommes de Bean mettent le feu aux récoltes et aux fermes, le père de Jane-Ellen est assassiné.
Cole poursuit Bean, le retrouve auprès de Lily Langtry, ils s’affrontent au revolver, Bean est tué.

Gary Cooper revient au western dans la peau d’un sympathique et laconique cow-boy tombant dans le piège de la canaille de juge Roy Bean joué par l’excellent Walter Brennan. C’est ce dernier qui reçut les meilleures critiques à sa sortie -à juste titre, il livre une performance étonnante- et en plus un Oscar, le 3e de sa carrière (Brennan fut le premier acteur à recevoir trois oscars). Le récit se déroule sur un rythme volontairement lent, qui permet une étude de caractères, mais l’action et les rebondissements maintiennent l’attention, le film aborde le thème qu’on retrouve le plus dans les westerns, les rivalités entres fermiers et éleveurs. Peu d’action et beaucoup d’humour, ce qui explique que ce western eut moins de succès que les autres westerns à gros budget de l’année 1939,  mais il reste de loin un des meilleurs, et est devenu un classique du genre.

L’humour est présent dans la peinture du juge Roy Bean, magistrat local à la justice expéditive, amoureux de Lily Langtry, jouée par la jolie Anglaise Lilian Bond ; Lily Langtry était une célèbre comédienne de théâtre anglaise, surnommée « Jersey Lily », née en 1853, elle joua dans un seul long métrage de cinéma, HIS NEIGHBOR’s WIFE (1913), d’Edwin S. Porter.

La musique est signée Dimitri Tiomkin mais mécontent de sa composition, Wyler la fit réécrire par Alfred Newman, c’est Tiomkin qui a néanmoins toujours été crédité dans les génériques.

Lily Langtry

Roy Bean était en fait barman et juge, il avait aussi fait de la contrebande d’armes à feu entre le Mexique et les Sudistes lors de la guerre de Sécession. C’est un des premiers westerns qui évoque ce personnage. Il sera le personnage principal d’une série de 1956-57, JUDGE ROY BEAN, avec Edgar Buchanan ; au cinéma, il a été interprété depuis par Victor Jory, Jack Palance, Paul Newman… et (!) Pierre Perret, dans La loi à l’Ouest du Pecosé, en 1971.
Judge Roy Bean

le vrai Roy Bean

The Jersey Lily Saloon – Langtry, Texas

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Le roi du tabac (Bright Leaf)
de Michael Curtiz (1950) **

Scénario : Ronald McDougall
Musique : Victor Young
Avec
Gary Cooper : Brant Royle
Lauren Bacall : Sonia Kovac
Patricia Neal : Margaret Jane
Donald Crisp : commandant Singleton
Jeff Corey : John Barton
Et Jack Carson, Taylor Holmes, Nita Talbot, Gladys George, Elizabeth Patterson, Thurston Hall, James Griffith…

1894. Brant Royle, un fermier chassé de chez lui il y a plusieurs années par le magnat du tabac Singleton, est de retour dans sa ville natale, en Caroline du nord, pour y percevoir un héritage.
Il rencontre John Barton, inventeur d’une machine à cigarettes et Malley, un rebouteux.
Il demande à une ancienne amie, Sonia, de lui avancer les fonds pour exploiter l’invention de Malley. Elle accepte, c’est un énorme succès, les cigares de Singleton ne se vendent plus, Royle acquiert toutes les sociétés de tabac et demande à Margaret, la fille de Singleton, de l’épouser.

Gary Cooper, Patricia Neal

Sonia est déçue et part un an en Europe. Après le mariage, Singleton, ruiné, se suicide. Royle apprend que sa femme l’a ruiné en vendant toutes ses actions. Elle s’est ainsi vengée de la mort de son père. Un incendie détruit la maison de Brant Royle, à qui l’on reproche d’avoir brisé le monopole de la fabrication de cigarettes ; il tente de revenir vers Sonia qui le rejette, et il quitte la ville…

Cette saga romanesque décrit l’affrontement entre deux hommes dans le cadre des plantations de tabac du sud : Patricia Neal, dans le rôle d’une « southern belle », prend l’accent du sud, cette actrice, qui fut la maîtresse de Gary Cooper dans les années 40, avait déjà joué avec lui dans LE REBELLE en 1948.

Gary Cooper, Lauren Bacall

Le film a reçu de mauvaise critiques à sa sortie, qui n’ont épargé ni Lauren Bacall, ni Patricia Neal. Il n’en demeure pas moins un bon divertissement, et c’est l’une des rares fois où l’on voit Gary Cooper dans le rôle d’un homme ambitieux et arrogant, ça se termine d’ailleurs plutôt mal pour lui à la fin…
Tous les acteurs principaux de ce film, à l’exception de Nita Talbot, sont aujourd’hui morts, avec le décès de Lauren Bacall, survenu le 12 août 2014…

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La mission du commandant Lex
De André de Toth (1952) ***

Scénario : Charles Marquis Warren et Charles Davis

Musique : Max Steiner

Avec
Gary Cooper : commandant Lex Kearny
Phyllis Thaxter : Earin Kearny
David Brian : Mac Cool
Paul Kelly : colonel Hudson
Lon Chaney Jr : Pete Elm
Philip Carey : capitaine Tennick
Et James Millican, Alan Hale Jr., Martin Milner, James Brown, Fess Parker

1864, pendant la guerre de Sécession, des pillards attaquent les convois de chevaux nordistes. Un traître se trouve parmi les renseignements, le capitaine Tennick accuse le commandant Lex Kearny d’abandonner les chevaux sans combattre les pillards, il est dégradé.

Il va en prison, d’où il s’évade avec deux pillards, puis entre dans les rangs de l’armée ennemie. Il récolte en fait des renseignements sur les vols de chevaux qu’il livre ensuite à ses chefs nordistes.
L’épouse de Lex ignorant qu’il est espion, trahit son mari, Lex est fait prisonnier, s’évade, et démasque le vrai traître, un officier nordiste haut placé.
Il sera réhabilité dans les rangs nordistes, nommé à la tête de l’Army military Intelligence, service d’espionnage et de contre-espionnage.

André de Toth, un des trois fameux cinéastes borgnes d’Hollywood (avec Raoul Walsh et John Ford) engage son vieux copain Gary Cooper pour cet excellent western qui narre les premiers pas du contre-espionnage américain pendant la Guerre de Sécession (comme Operator 13, dèjà avec Gary Cooper).
Le thème du film est l’approvisionnement des troupes nordistes, dont les chevaux étaient souvent volés par des Sudistes et des rénégats.

Sorti juste après Le train sifflera trois fois, le film n’obtint pas un gros succès, malgré un excellent scénario et une bonne dose de suspense qui tiennent en haleine le spectateur, ainsi qu’ une très belle musique de Max Steiner.
Une distribution toutefois assez pauvre en bons seconds rôles.

♠ Extraits…

Gianfranco Parolini (Le triomphe des sept desperadas/Las 7 magnificas)

Décès de Gianfranco Parolini (1930-2018)

Acteur, réalisateur, producteur et scénariste italien, on lui doit de nombreux péplums (HERCULE SE DECHAINE…), films d’espionnage (LE COMMISSAIRE X… ) d’action, comédies et western-spaghetti.
Comme acteur, on le voit dans un seul western, Sartana (1968) dans la peau d’un joueur, et dans LES DIX GLADIATEURS, LES DIAMANTS DU MEKONG ou encore LES ORGIES DE CALIGULA. Il écrivit de nombreux scénarios, dont celui de LA REVOLTE DES GLADIATEURS en 1958 oudes ORGIES DE CALIGULA (1984).

Yul Brynner dans Indio Black

Linda Veras dans SABATA

Adios Sabata

Il signa comme réalisateur -parfois sous le pseudo de Frank Kramer- les westerns Le triomphe des sept desperadas (1966), Les frères Dynamite (1967), Sartana (68), Sabata (1969), avec Lee Van Cleef,  Adios Sabata (Indio Black) (1970), Le retour de Sabata (1971), Trinita, nous voilà (Noi non siamo angeli) (1975), Les impitoyables (1976) avec Lee Van Cleef, Jack Palance et Richard Boone.


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Le triomphe des sept desperadas (Las 7 magnificas) (1966)

(Espagne/Italie/Autriche/Liechtenstein) de Rudolf Zehetgruber et Gianfranco Parolini

Sept femmes sont les seules survivantes d’un convoi attaqué par les Apaches. Elles doivent traverser le désert à pied, poursuivie par les Indiens.

Avec Anne Baxter, Maria Perschy, Maria Mahor, Perla Cristal, Rossella Como, Christa Linder, Adrianna Ambesi, Mara Cruz, George Rigaud, Gustavo Rojo.

C’est le premier western réalisé par Gianfranco Parolini tourné dans le sud de l’Espagne. Une belle palette cosmopolite d’actrices américaine, autrichienne (Maria Perschy), espagnole, argentine, italienne, allemande, George Rigaud joue le chef apache.
Le titre original espagnol (Las 7 magnificas) s’inspire évidemment du titre original des 7 mercenaires sorti 6 ans plus tôt : The magnificent seven.