Carroll Baker/Captain Apache/La última señora Anderson

Née un 28 mai…
CARROLL BAKER
(28-5-1931)

Des débuts comme danseuse dans les boîtes de nuit pour se payer les cours de l’Actor’s studio et un premier grand rôle dans GEANT en 1956, elle devient vraiment célèbre avec BABY DOLL (56) : le film à scandale d’Elia Kazan, qui enflamma les ligues de censure.
La Warner Bros pensait alors avoir trouvé sa nouvelle Marilyn…

Les ambitieux – dessin de Didgiv

cinerevue 1964

Les grands espaces

cinérevue 1966

1967

Ce qui n’a pas été vraiment le cas, son image est restée attachée à ce film, elle a néanmoins décroché quelques rôles importants notamment dans des westerns comme Les grands espaces (1958), La conquête de l’Ouest en 1962, où elle campe la fille du colon éprise du trappeur James Stewart…

et surtout Les Cheyennes (1964) de John Ford, où elle incarne avec talent, dans un rôle plus mûr, une Quaker qui accompagne des Cheyennes échappés de leur réserve, qui veulent retourner sur les terres verdoyantes de leurs aïeux.

Soirée Carroll Baker – avec Charlton Heston (cinémonde)

Elle tournera ensuite dans un eurowestern en 1971, Captain Apache, avec Lee Van Cleef et Stuart Whitman.

Carroll Baker continuera de tourner pour le cinéma et la télévision dans les années 60 et 70, notamment dans des thrillers et gialli comme L’ADORABLE CORPS DE DEBORAH avec Jean Sorel (68) avant de faire un retour sur les planches à la fin des années 70…

Gialli :
L’ADORABLE CORPS DE DEBORAH (1968) de Romolo Guerrieri
UNE FOLLE ENVIE d’AIMER (1969) d’Umberto Lenzi (premier de la trilogie)
SI DOUCES, SI PERVERSES (1969) d’Umberto Lenzi (2e de la trilogie)
PARANOIA (1970) d’U. Lenzi (3e de la trilogie)
IL COLTELLO DI GHIACIO (1972) d’U. Lenzi
LA FLEUR AUX PETALES D’ACIER (1973)

cinérevue 1969

James Stewart, Carroll Baker

Si douces, si perverses

PARANOIA


CAPTAIN APACHE – Anglo-américano-espagnol de Alexander Singer (1971)

Un officier d’origine indienne (Lee Van Cleef) mène une enquête difficile, pour éviter un nouveau conflit entre Apaches et soldats américains, et découvre un complot d’assassinat du Président.

Et avec Caroll Baker, Stuart Whitman, Percy Herbert, Elisa Montes, Tony Vogel, Charly Bravo, Jess Hahn, Cris Huerta

Western original et plein de punch réunissant Lee Van Cleef qui chante April Morning et Captain Apache, Jess Hahn dans un petit rôle (son premier western spaghetti), Carroll Baker dans le rôle d’une fille de saloon, entourés de seconds rôles du cinéma espagnol et italien, comme Elisa Montes.

Tourné au Texas et en Espagne, à Alméria, en partie dans la forteresse construite pour El Condor (avec aussi Van Cleef), dont il ne reste aujourd’hui que des ruines.
Le scénario est co-écrit par Philip Yordan également auteur de Johnny Guitare, Les bravados, LE CID, LE ROI DES ROIS et Les quatre mercenaires d’El Paso avec (encore) Lee Van Cleef.


La última señora Anderson (1971)
Espagnol de Eugenio Martin

Avec Carroll Baker, Michael Craig, Miranda Campa, Enzo Garinei, Marina Malfatti, Lone Fleming

Un riche Anglais, Arthur, trouve sa troisième femme morte. Les enquêteurs découvrent que ses deux précédentes femmes sont décédées subitement. Arthur fait la connaissance de sa nouvelle voisine, qui semble vivement intéréssée par lui…

Giallo espagnol méconnu, avec une des grandes stars féminines du genre, l’Américaine Carroll Baker,

M. Malfatti -cinérevue 1977

Récents disparus : Geno Silva/Michel Piccoli/John Ericson/Sergio Fantoni/Max Von Sydow /Suzy Delair/Lucia Bosè/Alfio Contini

GENO SILVA (1948-2020)

Décès de cet acteur qui débuta dans quelques séries western comme Sur la piste des Cheyennes, puis des secons rôles à la TV et au cinéma : l’Apache Ghost dans Wanda Nevada, on le voit d’autres westerns, dans la version TV de Belle Starr en 1980, El Diablo (1990), c’est le général Carbinsco dans Geronimo (TV-1993), et le père Sanchez dans Into the West (2005).

MICHEL PICCOLI (1925-2020)

Belle de jour, Le Mépris, Max et les ferrailleurs

Dessin de Didgiv

JOHN ERICSON (1926-2020)

Vedette des années 1950-60, il eut la tête d’affiche de trois westerns The return of Jack Slade (1955) et Le repaire de l’aigle noir (57), et le western spaghetti La dernière balle à pile ou face (1969), et en second rôle dans Quarante tueurs (1957), c’est le shérif de La journée des violents (1958), un western espagnol en 1967 : Los 7 de Pancho Villa, Chasseur de primes (1972), The far side of Jericho (2006), et aussi quelques séries comme La grande caravane ou Zane Grey Theater, Rawhide.

John Ericson II | Harry | Flickr
John Ericson


SERGIO FANTONI (1930-2020)

Grande vedette italienne des années 1960-70 qui débuta dans les péplums puis les films de guerre, d’espionnage et d’aventures, on le vit dans un western, Les 4 mercenaires d’El Paso. Un de ses meilleurs rôle est celui du capitaine Oriani dans L’EXPRESS DU COLONEL VON RYAN en 1965.

Sergio Fantoni - UniFrance

MAX VON SYDOW (1929-2020)

L’exorciste… Les 3 jours du Condor… Flash Gordon… Black Journal… Conan le Barbare… Le 7e sceau… Minority Report…

SUZY DELAIR (1917-2020)

L’assassin habite au 21 (1942)… Quai des OrfèvresGervaise... Rocco et ses frèresLes aventures de Rabbi Jacob

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Lucia Bosè (1931-2020)

La dame sans camélia (1963)… Chronique d’un amour (1960)… Satyricon (1969)… La controfigura (1972)…

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Affiches pour collectionneurs

Pour les collectionneurs : à vendre 6 magnifiques affiches françaises originales du western La conquête de l’Ouest (1962).

How the West was won

Chaque affiche représente les séquences du film (le chemin de fer, les rivières, les hors-la-loi…).
La fiche du film sur riowestern.com :

http://www.riowestern.com/la-conquete-the-macahans/

Chaque affiche : 50 euros soit 300 euros le lot.
Contactez didgivannel@gmail.com

et de nombreuses autres affiches comédies, westerns, SF, horror, polars…

CORSAIRE ROUGE (le) | eBay

Les joyeux débuts de Butch Cassidy et le Kid/Butch and Sundance : The early days)/Brian Dennehy

Les joyeux débuts…
De Richard Lester (1978-79)

La vie des deux sympathiques brigands (William Katt et Tom Berenger), terreurs de l’Ouest, avant les épisodes racontés dans Butch Cassidy et le kid en 1969.

Et avec Jeff Corey, Michael C. Gwynne, Peter Weller, Brian Dennehy, Jill Eikenberry, Vincent Schiavelli, Noble Willingham, Sonny Skyhawk

A l’opposé de la vision nostalgique du film de George Roy Hill (1969), Richard Lester offre un festival d’action et de bonne humeur, façon bande dessinée, rythmé par de dynamiques morceaux de blue-grass, c’est un très agréable divertissement familial. Une sorte de prequel au film de George Roy Hill, il remonte à la rencontre des deux graines de bandits.
Les acteurs ne se prennent pas une seconde au sérieux. William Katt avait été choisi pour sa ressemblance avec Robert Redford, on retrouve dans des petits rôles Noble Willingham (Parker dans Walker Texas Ranger) et Peter Weller, héros métallique de ROBOCOP, mais aussi Brian Dennehy, décédé en avril 2020.

Les joyeux débuts de Butch Cassidy et le kid

Fiche ciné-revue 1980

 21 photos du film sur http://www.virtual-history.com/movie/image/10155

Décès Brian Dennehy (1938-2020)

C’était le shérif coriace et infâme voulant la peau de RAMBO (1982), rôle qui l’a révélé au public, on le retrouve souvent par la suite dans la peau d’inspecteur, sergent ou chef de la police, sénateur, prêtre. Avec son physique massif et imposant, Brian Dennehy était un second rôle très réputé et populaire de la TV et du cinoche américains, sa carrière s’étend sur plus de 5 décennies, il eut quelques têtes d’affiche, comme dans LE JUSTICIER SOLITAIRE (1978), encore dans la peau d’un shérif, shérif toujours, corrompu, dans le western Silverado, les téléspectateurs se souviennent aussi du chef fondamentaliste mormon qui ordonne l’assassinat de ses opposants dans LE PROPHETE DU MAL (1993) ou jouant Loman dans DEATH OF A SALESMAN d’après Arthur Miller en 2000. Il pouvait exceller aussi dans les comédies, comme LA PUCE ET LE GRINCHEUX (1980).

Côté westerns, on le voit dans Les joyeux débuts de Butch Cassidy et le Kid (1979), Silverado (1985), The man from Snowy river II (1987), Les aventuriers de l’or noir (95), Warden of red rock (2001), il incarnait Buffalo Bill dans la série Tall Tales & legends en 1985.

James Drury / Le cavalier du crépuscule (Love me tender)

Décès de JAMES DRURY (18-4-1934)
James Drury e 1971 - Ciné revueJames Drury de son vrai nom James Child Drury a été le héros, durant neuf ans, d’une des plus belles -et plus longues- séries western jamais réalisées, LE VIRGINIEN, au cours de près de 249 épisodes sur la NBC entre 1962 et 1971.

dessin de Didgiv

drawing by Didgiv

Il a ainsi marché sur les traces de ses idoles de jeunesse, Randolph Scott et Joel McCrea, sans jamais atteindre leur renommée, il fut une grande vedette du petit écran, et un très bon second rôle dans des westerns sur grand écran.

James Drury

photo travaillée sur Photofiltre

Il débute dans les années 50, dans La dernière caravane (1956) de Delmer Daves, l’histoire d’une caravane attaquée par des Apaches, puis donne la réplique à Elvis Presley dans Le cavalier du crépuscule (1956)… et à Fred MacMurray dans Good day for hanging (59), Ten who dared (60).

Il joue en 1962 avec Randolph Scott dans Coups de feu dans la Sierra, le rôle du jeune Billy qui s’apprête à épouser Marriette Hartley, mais elle découvre le jour de la noce que lui et ses frères ne sont que de vulgaires pillards…
James Drury va ensuite beaucoup tourner pour la TV, ce n’est qu’en 1994 qu’on le retrouvera, dans un petit rôle (un joueur de poker sur le bateau), dans Maverick avec Mel Gibson.

James Drury

(8-8-68 cinérevue)


Années 50... James Drury a joué dans des épisodes de La flèche brisée (58), Man without a gun (58), incarné le fils de Jesse James dans Bitter heritage (1958), puis des épisodes de The Texan (58), Bronco (58), Zane Grey Theater (58-59), Have gun – will travel (59), Track down (59), Lawman (59), Black saddle (59), Cheyenne (59), Les aventuriers du Far West (59)…

Années 60 : The rebel (60), Gunsmoke entre 1955 et 61, L’Homme à la carabine en 1958 et 61, Stagecoach West (61), Rawhide (3 épisodes en 59 et 61), La grande caravane (60 et 62), le téléfilm The devil and Miss Sarah en 1971, Le solitaire de l’Ouest (72), un montage de deux épisodes du Virginien sorti en salles après que Charles Bronson qui y avait un rôle soit devenu une star, puis deux téléfilms avec des stars de la country : All american cowboy (85) avec Gene Autry, Waylon Jennings, Charley Pride… et The gambler returns : The luck of the draw (1991) avec Kenny Rogers… décédé quelques jours avant lui seulement.

James Drury by WaywardWind

James Drury by WaywardWind

Encore des séries : Brisco county (93 et 94), un téléfilm en 2000, Le Virginien. Et enfin, Hell to pay (2005).

Autres films :
PLANETE INTERDITE (1956)

James Drury par didgiv

dessins de Didier Givannel : au staedler


Le cavalier du crépuscule (Love me tender) (1956)

De Robert D. Webb

Avec
Richard Egan : Vance Reno
Debra Paget : Cathy Reno
Elvis Presley : Clint Reno

Et Robbert Middleton, William Campbell, Neville Brand, Mildred Dunnock, James Drury, Bruce Bennett, Ken Clark, Russ Conway.

Première apparition d’Elvis Presley au cinéma, dans la peau d’un métis, c’est une histoire se déroulant durant la guerre de Sécession (la chanson-titre Love me tender est un chant de la guerre de Sécession).
Un grand succès commercial, sorti en France en 58.

Elvis tournera dans 31 films, dont les westerns LES RODEURS DE LA PLAINE, UNE ROUSSE QUI PORTE BONHEUR, MIC MAC AU MONTANA et CHARRO.

On sous-estime souvent sa carrière d’acteur, mais il a fait partie des dix premiers au box-office pendant 7 ans.

On retrouve dans ce film James Drury, qui jouera dans COUPS DE FEU DANS LA SIERRA en 1962, et sera le héros d’une superbe série western LE VIRGINIEN.