True Grit/Jeff Bridges

TRUE GRIT – De Joel & Ethan Coen (2011)


Mattie (Hailee Steinfeld) veut venger la mort de son père tué par Tom (Josh Brolin). Elle engage le marshall borgne et alcoolique Rooster Cogburn (Jeff Bridges), ils vont faire équipe avec le Texas ranger LaBoeuf (Matt Damon) lui aussi à la recherche du bandit

Et avec Ed Corbin

Adapté du livre de Charles Portis, déjà porté au cinéma dans les années 60 avec John Wayne, dans la peau du shérif Rooster Cogburn, et interprété cette fois par Jeff Bridges. Il campe un Cogburn haut en couleur, vieil ours mal léché et sans cesse ronchonnant, qui se laisse diriger par une gamine de 14 ans
Une galerie de personnages pittoresques (comme le dentiste ambulant) complètent la distribution

Jeff Bridges by Didgiv

Jeff Bridges by Didgiv

La réalisation, les décors, les accessoires, tout rappelle les westerns américains des années 60-70, signés Henry Hathaway ou Burt Kennedy. Les frères Coen réalisent une véritable prouesse en retournant, rigoureusement, aux sources du western classique
Chapeau aussi à la photographie (Roger Deakins) qui nous plonge dans l’atmosphère et la lumière des grands westerns des seventies
C’est avec Open Range, un des meilleurs westerns des années 2000. Carton au Box-office : 130 millions de $ de recettes américaines pour un budget de 38 M. de $. Et une pluie de nominations aux Oscars (9)
Bridges est le troisième acteur à interpréter Rooster Cogburn, après John Wayne (dans Cent dollars pour un shérif et Une bible et un fusil) et Warren Oates dans un téléfilm de 78

Jeff Bridges-Hailee Steinfeld

dessin : Didgiv

John Wayne, interprète de Rooster Cogburn dans 2 westerns des années 70 (dessin Didgiv)


Né un 4 décembre… Jeff Bridges (Jeffrey Bridges) (1949)
Jeff Bridges by Didgiv

Jeff Bridges by Didgiv

Après John Wayne et Warren Oates, Jeff Bridges est le troisième acteur à incarner Rooster Cogburn, dans True Grit en 2010. Ce remake de Cent dollars pour un shérif a été un succès, non seulement public, mais aussi critique, il exhume le personnage du vieux shérif borgne et alcoolique aux méthodes expéditives, truculent vieillard redresseur de torts, dont les seuls alliés sont sa bouteille de whisky et son revolver

Ce n’est pas la première fois que Bridges touche au western
Le premier dans lequel il a joué est une série : The loner en 65, qui a fait long feu. Avec des rôles en vedette dans des films comme KING KONG, en 1971, Bridges est déjà une star quand il tourne Hollywood cow-boy (1975), une comédie sur le western et le cinéma

et :KING KONG (1976) de John Guillermin

Puis :1975. Rancho DeLuxe
1980. La porte du Paradis de Michael Cimino1995. Wild Bill de Walter Hill

Jessica Lange, Jeff Bridges par didgiv

par didgiv

Luigi Pistilli /Milan calibre 9=Milano calibro 9

Luigi Pistilli (1929/1996)

Pistilli connait le succès avec la pièce L’Opéra de quat’sous et Lulu en 1972, rôle qu’il reprend en 1991 avec la comédienne Milva, qui est aussi son amie. Ses performances les plus mémorables sont dans CADAVRES EXQUIS (76), et Le bon, la brute et le truand, où il jouait le prêtre Ramirez, frère d’Eli Wallach.
Il était Groggy, membre du gang d’Indio, dans Et pour quelques dollars de plus en 1965, puis joue dans 100 000 Dollars pour Lassiter (66), Texas, addio (66), D’Homme à homme (67), Le grand silence (68), joyau du genre, Un tueur nommé Luke (69), puis DE LA PART DES COPAINS (1970) et joue dans plusieurs gialli (films d’horreur italiens de cette époque)

Comme Al Mulcok, avec qui il jouait dans Le bon, la brute et le truand, Luigi Pistilli s’est suicidé, en avril 1996, en se pendant après avoir avalé des barbituriques
Son suicide serait une conséquence de l’échec et des critiques négatives reçues par la Tosca de Terence Rattigan en April 1996. Il aurait aussi souffert des commentaires acerbes faits au sujet de sa rupture avec l’actrice et chanteuse Milva

Gialli :
L’ADORABLE COPRS DE DEBORAH (1968)-LA BAIE SANGLANTE (1971)-LA QUEUE DU SCORPION (1971)-L’IGUANE à LA LANGUE DE FEU (1971)
EXORCISME TRAGIQUE (1972)-TON VICE EST UNE CHAMBRE CLOSE DONT MOI SEUL AI LA CLE (1972)-DELITTO D’AUTORE (74)

BAIE SANGLANTE

Milan Calibre 9 (Milano calibro 9) (72) de Fernando di Leo

Au cinéma « Le Mélies » de Grenoble le 8 décembre 2021 à 9h

Avec Gastone Moschin, Barbara Bouchet, Mario Adorf, Frank Wolff, Luigi Pistilli,Lionel Stander, Rossella Bergamonti

A peine sorti de prison, le gangster Piazza est harcelé par son ancien chef Rocco ; ce dernier, qui travaille sous les ordres de « l’Américain » veut lui faire avouer qu’il a bien dérobé 300 000 dollars appartenant à son chef avant d’être arrêté…

Grand classique du polar italien des années 1970, premier d’une trilogie suivi de L’EMPIRE DU CRIME (1972) et THE BOSS (73). Comme BANDITS A MILAN de Carlo Lizzani (68), le film montre Milan comme une ville gangrénée par le crime, la violence et la drogue. Cette ville fut le décor de nombreux Poliziotteschi


Le réalisateur Fernando Di Leo s’était surtout fait un nom auparavant en écrivant des scénarios de westerns spaghetti. Le scénario est d’après Giorgio Scerbananco, romancier d’origine ukrainienne

Distribution cosmopolite de luxe, avec le Suisse Mario Adorf, l’Allemande (naturalisée Américaine) Barbara Bouchet, qui joua dans plusieurs gialli à la même époque, le New-Yorkais Lionel Stander ou encore le Français Philippe Leroy. Musique de Luis Bacalov et Osanna. On y retrouve aussi Luigi Pistilli, qui joua dans de nombreux polars et gialli transalpins.

Luigi Pistilli

Image associée

Barbara Bouchet cinérevue 1972

Clint Eastwood/Sierra Torride=Two mules for sister Sara/Pale rider/Cry Macho

CLINT EASTWOOD (31-5-1930)

son nouveau western : Cry Macho

Lassé de la série RAWHIDE et des conditions de travail que lui imposaient au début des années 60 les producteurs de la chaîne CBS, Eastwood eut l’audace en 1964 d’aller tourner en Europe un western au ton sarcastique pour seulement 15 000 dollars. Comme d’autres stars qui ont l’idée géniale de tenter l’aventure européenne (plus tard Charles Bronson, Lee Van Cleef), Clint accède du jour au lendemain, à la célébrité internationale : c’est « Pour une poignée de dollars », en 1964…
Clint Eastwood by StephenAbbott

by StephenAbbot

Dessin de Didgiv

Depuis, avec une oeuvre dense et originale, que ce soit devant ou derrière la caméra, il est devenu, avec Kevin Costner, le représentant emblématique d’un genre qu’on croyait, à une certaine époque, moribond. John Ford lui-même, ne déclarait-il pas, déjà, dans les années 60, « Le western est mort » ?

Sierra Torride

Clint Eastwood by Didgiv

A la sortie de Pour une poignée de dollars, les critiques américains flinguent le film accusé de « salir » le genre, alors que lui et Leone sont en train de lui donner un nouveau souffle, à la sauce italo-espagnole : peut-on compter le nombre de productions, inégales, qui ont suivi, dans les années 60 et 70 ? La plupart avec un déferlement de violence, pour attirer dans les salles des spectateurs de plus en plus scotchés devant leur petit écran

dessin de Didgiv

Dès la fin des années 70, les effets spéciaux l’emportent et le western ne peut rivaliser avec les scènes spectaculaires des films d’anticipation et d’action comme RAMBO ou ALIEN, ou avec les polars urbains dont vont raffoler les spectateurs, comme LE JUSTICIER DANS LA VILLE


Né à San Francisco en 1930, Clint Eastwood décroche d’abord des petits rôles à l’Universal, on le voit dans deux westerns en 1956 : La corde est prête et La V.R.P. De Choc (son premier rôle parlant), puis encore dans Le cri de guerre des Apaches…  Après quoi il va incarner de 1959 à 65 Rowdy Yates dans la série à succès Rawhide

Son allure sympathique et souriante, son charisme, son flegme et sa sveltesse emportent l’adhésion… surtout auprès des femmes !

Dessin de Didgiv

C’est alors qu’il accepte de tourner en Espagne en 64 Pour une poignée de dollars dirigé par un Italien. Pari risqué mais gagné : succès planétaire

dessin de Didgiv

Avec ce western-spaghetti, il impose la nonchalante silhouette du pistoléro aux yeux plissés mâchant son cigarillo, avec poncho et sombrero. Personnage plongé dans un univers violent, sorte de BD au vitriol

Un personnage qu’il a contribué à créer, intervenant sans cesse pendant le tournage aussi bien sur les costumes que les répliques ; et dans sa bouche, les répliques font systématiquement mouche !

Clint Eastwood by Mario

La désormais fameuse « dollars trilogy » sera complétée par Et pour quelques dollars de plus, en 1965 et Le bon, la brute et le truand en 1966. Brelan d’as ! De retour aux Etats-Unis, Eastwood crée sa propre maison de production, Malpaso, et entame une collaboration fructueuse avec le cinéaste Don Siegel. Il apparait dans une série de westerns singuliers, dont certains directement influencés par le genre « spaghetti », il rompt avec le classicisme des westerns des années 50 et ouvre une nouvelle voie au western américain

https://youtu.be/QBI9Nucp1Xg?list=PLCZOoG9flr0jfSdq3dEOTLK519cec19yT

Dans Pendez-Les Haut Et Court (1968), de Ted Post, premier western qu’il produit, il se venge d’une troupe de cowboys qui l’avaient lynché

Dans La Kermesse De l’Ouest (69), il fait équipe avec Lee Marvin et tombe amoureux de Jean Seberg ; clin d’oeil à ses westerns spaghetti, son personnage n’a pas de nom, Marvin le surnomme « Partner », mais le film est un échec ; dans Sierra torride (70), c’est un mercenaire qui sauve une bonne sœur, en réalité fille de joie ; dans Les proies, un soldat nordiste blessé recueilli dans un pensionnat sudiste pour jeunes filles

Avec Joe Kidd (1972), de John Sturges, où il campe un « étranger » sorti de prison qui se retrouve au milieu d’un conflit éleveurs/fermier d’origine mexicaine. Et il décide de passer derrière la caméra pour UN FRISSON DANS LA NUIT puis L’Homme des Hautes Plaines (1973) et Josey Wales, Hors-La-Loi (1976)

https://youtu.be/2qbQNVaEZ2A

Dans une période où le western s’écroule (dès 1975), Eastwood abandonnera, comme tant d’autres le genre -excepté avec Bronco Billy (1980) western moderne-, car il n’est plus rentable…

Pour revenir, comme acteur et réalisateur, en 1985 avec le magnifique chef d’œuvre Pale rider.  Et  Impitoyable en 1992, il campe  un fermier alcoolique traquant deux hommes ayant mutilé une prostituée : Oscars de meilleurs film et réalisateur, succès. Encore en 2021 acteur et réalisateur d’un western qu’il joue et réalise, produit par Malpaso, Cry Macho, il interprète un ex-rodeoman devenu dresseur de chevaux

Clint Eastwood fait partie de ceux qui ont osé relancer le western dans les années 80-90, encore un pari risqué, mais qui a porté ses fruits. Il est incontestablement et définitivement le nouveau Duke du Western de la fin du XXè siècle !

Un de mes articles écrits dans la presse magazine sur Clint et une interview de lui dans Ciné Revue 1967 :

article de Didier Givannel

Box-office. En 1971, un sondage fait auprès des exploitants de salles américains plaçait John Wayne en tête du box-office et Clint Eastwood  en 2è position. En 1972, Eastwood avait pris la place de Wayne, tombé au 4è rang. En 73, Eastwood est toujours n°1, et Wayne n’est plus qu’à la 9è place

Joe Kidd – dessin de Didgiv

Pendez-les haut et court

tout jeune, dans un de ses premiers films : LA VRP de choc

Clint Eastwood par didgiv

Clint Eastwood by didgiv

dessin de Didgiv



♦ Avril 1965 :
Pour une poignée de dollars bat tous les records de recettes en Italie. Clint Eastwood commence à Rome le tournage de la suite, Et pour quelques dollars de plus – Cinémonde dans son numéro « western » du 6 avril évoque les deux films et présente « un acteur inconnu en France, un géant de 1m98 qui rêve de faire une carrière de réalisateur à la Ernst Lubitsch« . Rêve qui sera réalisé quelques années après le succès de la trilogie des dollars

Les proies

Sierra Torride/Two mules for sister Sara -Mexicano-américain de Don Siegel (1970)

D’après une histoire de Budd Boetticher
Musique : Ennio Morricone

Avec Clint Eastwood (Hogan), Shirley MacLaine (Sara), Manolo Fabregas (colonel Beltran), Alberto Morin (général LeClaire)

XIXe s., lors de l’intervention des Français au Mexique envoyés par Napoléon soutenir Maximilien, Hogan, aventurier américain, sauve une bonne sœur que trois bandits tentaient de violer. Elle lui dit être une résistante juariste pourchassée par les Français occupant la garnison dont Hogan est chargé de s’emparer du trésor qu’elle renferme. Sara est en réalité une prostituée déguisée en nonne qui fuit la répression…

Production américano-mexicaine financée par la société de production qu’Eastwood fonda à son retour aux Etats-Unis, après son expérience dans le western-spaghetti. Sierra Torride ressemble d’ailleurs à ce genre de film, on peut considérer que c’est un western-Zapata (américain), films pro-révolutionnaires mexicains

Ce long-métrage insolite, énorme succès en France, oscille entre comédie et film d’action, il est bourré d’humour et a un ton décalé, des dialogues subtils, un scénario peu banal (signé Budd Boetticher) qui réserve des surprises… dont l’identité réelle de l’héroïne, pas si catholique qu’elle le parait ! Shirley MacLaine campe cette étonnante nonne qui fume en cachette le cigare, aime le whisky et emploie des termes grossiers qui étonnent l’Américain avec qui elle fait la route


Décalé, comme tous les westerns d’Eastwood, et comme le thème musical surprenant d’Ennio Morricone, évocant le cri d’une mule et d’un serpent à sonnette, qui a été repris par Quentin Tarantino au début de son DJANGO UNCHAINED. Bel hommage au maestro !

Sierra Torride

Clint Eastwood (dessin de Didgiv)

Pale rider-De Clint Eastwood (1985)

Scénario : Michael Butler, Dennis Shryak
Musique : Lennie Niehaus

Avec
Clint Eastwood : le pasteur
Michael Moriarty : Hull Barret
Carrie Snodgress : Sarah Wheeler
Chris Penn : Josh LaHood

Les derniers chercheurs d’or indépendants d’une bourgade minière de Californie sont terrorisés par les hommes de LaHood, qui a fondé la ville et exploite la mine, il veut expulser ceux qui ne lui appartiennent pas. Un cavalier solitaire, pasteur, venu de nulle part, arrive dans la ville, c’est « le prédicateur »

Retour de Clint Eastwood au western -dernier qu’il réalisa et interpréta était Josey Wales en 1976-, avec le rôle d’un prêcheur mystérieux, comme il les affectionne, tout droit inspiré du chef d’oeuvre L’Homme des vallées perdues (53). Pas vraiment un remake comme cela a été écrit car on n’a pas le personnage de l’enfant, et les mineurs remplacent les fermiers. Eastwood campe avec talent cet être laconique, presque surréaliste, cavalier quasi-mystique qui vient dans une communauté menacée par un danger rendre justice, et une fois sa mission remplie, repart d’où il venait… on ne sait pas où. Ce personnage sans attaches se rapproche aussi de ceux qu’il campait dans les western-spaghetti de Sergio Leone

Les sept salopards… Au milieu, John Russell.

Western percutant dans la lignée des classiques, qui valut à Eastwood une nomination à la Palme d’or de Cannes 1985, et le Young Artist Award 86 pour l’actrice Sydney Penny. Succès : budget de 7 millions de dollars pour 41,4 millions de recettes aux Etats-Unis seuls !
Pale rider redore au milieu des années 80 le blason du western, qui était devenu un genre moribond et agonisant avec la fin du western-spaghetti, et plusieurs échecs cinglants de grosses productions américaines comme La porte du Paradis en 1980…

Cry Macho (2021) de Clint Eastwood

Une ex-star du rodéo doit ramener un jeune garçon fugueur, vers son père rancher, loin de sa mère mafieuse et alcoolique. Au cours de leur voyage à travers le Mexique rural, à destination du Texas,  le vieux cowboy noue un lien très fort avec le jeune garçon qui ne se sépare pas de son coq de combat

Avec Clint Eastwood, Dwight Yoakam, Daniel V. Graulau, Amber Lynn Ashley, Britnee Ratledge

Road-movie initiatique et méditatif à travers le Mexique, les images sont superbes, c’est plein de bons sentiments mais les critiques sont assez unanimes : c’est loin de faire partie des meilleurs films d’Eastwood, avec des longueurs et quelques incohérences scénaristiques. On retrouve une thématique proche de Bronco Billy, Gran Torino (vétéran acariâtre qui s’entiche d’un garçon d’origine coréenne), ou encore Une nouvelle chance (un recruteur de base-ball tente de reconquérir sa fille dont il s’est peu occupé). Le fameux chanteur de country Dwight Yoakam joue le père qui veut « récupérer » son fils… Bon interprète dans une distribution inégale

Le roman Cry Macho de N. Richard Nash sort en 1975. Les producteurs s’y intéressent  et pensent à Eastwood, Roy Scheider, Burt Lancaster, Pierce Brosnan ou Arnold Schwarzenegger pour le rôle principal. En 88, Eastwood songe à l’adaptation de Cry Macho, mais il doit d’abord tourner La dernière cible (1988). En 1991, le tournage d’une adaptation de Cry Macho débute avec Roy Scheider mais le film ne sera jamais achevé… En 2003, Schwarzenegger est annoncé dans le rôle principal. Cependant, en raison de son mandat de gouverneur de Californie, il n’est pas disponible. En 2011, Schwarzy annonce que Cry Macho sera son premier projet après la fin de son mandat. Ce projet est abandonné… En octobre 2020, Clint Eastwood producteur reprend le projet comme producteur.

Marie Versini

Décès de Marie Versini (10 août 1940/2021)

Marie Versini, Lex BarkerDécédée en novembre 2021, La Corse Marie Versini  joua dans des films d’aventures avec Lex Barker dont  les westerns européens à l’origine du renouveau du genre dans les années 1960, les Winnetou : La révolte des Indiens apaches (1963), Tonnerre sur la frontière (1966)… qui précédèrent la vague de western-spaghetti. Comme Pierre Brice, héros de ces westerns, cette actrice fut alors bien plus populaire en Allemagne qu’en France
Marie Versini

ciné-revue 1974

La révolte des indiens apaches Lex barker Marie Versini (2)

Bataille de polochons (c. revue 63)

First Cow

Western américain de Kelly Reichardt (2019)

Avec John Magaro, Orion Lee, Toby Jones, Ewen Bremner, Jared Kasowski, la vache Evie, René Auberjonois, Gary Farmer

Musique de William Tyler

1820, Oregon, les péripéties d’un cuisinier et d’un immigrant d’origine chinoise qui se lient d’amitié et comptant faire fortune, montent un commerce de beignets dans un comptoir… en volant le soir le lait de la première vache introduite en Amérique et appartenant à un notable du coin…
Western forestier qui sort des sentiers battus, c’est un « frontier movie » (films sur les pionniers) dans la pure tradition, avec de belles séquences filmées dans les bois et les comptoirs forestiers, où se croisaient toutes sortes d’individus erratiques : trappeurs, aventuriers, Indiens, militaires, le tout dans un souci d’authenticité. Il sort des sentiers battus car il est filmé avec des cadrages serrés, rapprochés (contrairement aux lois du genre qui propose habituellement cadrages larges genre Cinemascope), et parce qu’il n’y a aucune fusillade, on voit très peu d’armes. Une partie de l’histoire montre la fuite dans la forêt des deux personnages principaux, après que le propriétaire d’une vache réalise qu’ils volaient la nuit le lait qu’elle produit, pour la confection des beignets qu’ils vendaient ensuite dans un comptoir. C’est un hymne à la liberté, à la nature et aussi à l’amitié, un soin particulier est apporté aux costumes, la musique (guitares sèche et acoustique, mandoline) épurée, originale, apporte une touche de mélancolie. Une galerie de seconds rôles pittoresques dont René Auberjonois (THE PATRIOT), en vieux trappeur dégingandé portant un corbeau sur son épaule (3e photo ci-dessous) et l’amérindien (d’Ontario) Gary Farmer (DEAD MAN) dans la peau d’un Indien débonnaire commerçant avec les colons

Article de Didier GIVANNEL

Gary Farmer
First Cow-sm – René Auberjonois