Russell Means / Albert à L’Ouest / Tatanka Means

Né un 10 novembre…
TATANKA MEANS
(1939-2012)
Acteur sioux oglala-lakota, révélé par Le dernier des Mohicans (1992), où il jouait le sage Mohican Chingachgook, et par le thriller TUEURS NES (1994).
Acteur, rebelle et bagarreur : en 1973, il conduit l’occupation de Wounded Knee pendant 71 jours ; en 1890 sur ce lieu quelque 350 Indiens lakota furent massacrés par la cavalerie américaine. Russell Means est connu aussi pour avoir raconté dans son autobiographie sa lutte contre ses addictions : drogue et alcool. Il est acquitté en 1976 des charges de complicité d’assassinat lors d’une bagarre dans un bar, mais est incarcéré un an pour s’être battu avec la police.

A aussi joué dans :
1994 : WindrunnerPionniers malgré eux
1995 : Buffalo Girls (rôle de Sitting Bull) – Pocahontas (voix)
1996 : Le lac Ontario
1997 : Song of Hiawatha
2000 : Wind river (Frères de sang)
2001 : Cowboy up
2004 : Black Cloud

2005 : Into the West
2007 : Pathinder – Le sang du guerrier
2008 : Rez Bomb


Albert à L’Ouest (Mille et une façons de mourir dans l’Ouest) (A Million Ways to Die in the West)
De Seth MacFarlane (2014)

Albert est un éleveur de moutons, lâche et maladroit, il vient d’être lâché par sa petite amie. Il s’entraîne alors pour devenir un as de la gâchette, avec l’aide de la femme d’un célèbre bandit. Albert tombe amoureux d’elle…

Avec Seth McFarlane, Amanda Seyfried, Charlize Theron, Liam Neeson, Seth MacFarlane, Sarah Silverman, Giovanni Ribisi, Wes Studi, Evan Jones, Tatanka Means…

42,6 millions de dollars de recettes aux USA, c’est pas mal !


TATANKA MEANS (1985)

Fils de l’acteur Russell Means, élevé dans une réserve Navajo, son nom veut dire ‘Male Buffalo’ en lakota. Il débute dans la peau de Crazy Horse dans la minisérie Into the West en 2005. On le voit ensuite dans plusieurs westerns ou films sur la question indienne, Comanche Moon (2008), The burrowers (2008), c’est un Apache dans Albert à l’Ouest (2014), enfin, il fait partie de la distribution de la série western d’AMC, The son, avec Pierce Brosnan (2017).

Dean Jagger / La vallée de la peur (Pursued)

Né un 7b novembre…
DEAN JAGGER
(7-11-1903/5-2-1
991)

De son vrai nom Ira Dean Jagger, acteur de second plan prolifique apparu dans quelque 130 films, téléfilms et séries, à partir des débuts du cinéma parlant, beaucoup de films de guerre et d’action, et dans un certain nombre de westerns, dont certains avec Edmond O’Brien et Glenn Ford.

Un de ses rôles les plus mémorables est celui de l’ingénieur de la Western Union chargé de diriger les travaux d’installation d’une ligne télégraphiques à travers les territoires de l’Ouest, il recrute l’aventurier Randolph Scott pour veiller sur le troupeau qui suivra les ouvriers : c’est Les pionniers de la Western Union (1940), une des plus grosses productions dans lesquelles il a jouée, les autres étant essentiellement des séries B…

Son premier western est Whoopee ! (1930), un des rares parlants en couleur qui ait résisté au temps, western musical avec Eddie Cantor. Puis, c’est Home on the range (1935) de Arthur Jacobson avec Jackie Coogan, Wanderer of the wasteland (35) et…

1940 : L’Odyssée des Mormons
Les pionniers de la Western Union

1942 : le pro-indien La vallée du soleil de George Marshall, avec James Craig, qui joue aussi dans  The Omaha Trail.
1944 : Alaska de George Archainbaud. Une série B cheap de la Monogram d’après le roman de  Jack London. L’action se déroule en 1898 à Moose River, en Alaska, avec Ken Curtis…
La vallée de la peur (1947) de Raoul Walsh

1950 : Sierra d’Alfred E. Green… Le sentier de l’enfer…
1951 : L’Attaque de la malle-poste de Henry Hathaway
1952 : Les rivaux du rail de Byron Haskin avec Edmond O’Brien
1956 : Crépuscule sanglant de Jack Arnold avec Rory Calhoun
1957 : Quarante tueurs de Samuel Fuller
1958 : Le fier rebelle de Michael Curtiz
1968 : Les cinq hors-la-loi Le jour des Apaches
1969 : Smith ! de Michael O’Herily
1974 : The hanged man (téléfilm)
Bonanza
Zane Grey Theater

Polar :
LA MAIN QUI VENGE (1950) de William Dieterle



La vallée de la peur (Pursued) de Raoul Walsh (1947) **** 

 

R. Walsh-dessin : Didgiv

Avec Teresa Wright, Robert Mitchum, Judith Anderson, Dean Jagger, Alan Hale, Harry Carey Jr., Lane Chandler.

Dans les années 1880, un orphelin est hanté par des cauchemars, trauma remontant au massacre de sa famille quand il était petit.

Robert Mitchum gagne ses galons de star avec ce western oedipien, aux scènes impressionnistes, qui marque l’incursion de la psychanalyse dans le genre : des flash-backs montrent des traumatismes vécus dans l’enfance du héros avant la scène finale, cathartique. Le film oscille entre plusieurs genres, drame psychologique, film noir et western.


Lupe Velez (Lupe Vélez) / Le chant du loup

Lupe Velez (Lupe Vélez)
(18-7-1908/13-12-1944)

La Mexicaine Lupe Velez est l’une des actrices les plus drôles, les plus sensuelles et les plus explosives qu’Hollywood ait connues.

Lupe Velez

(dessin : Didgiv)

Le nombre d’acteurs et de célébrités qui ont été ses amants est parait-il, incalculable : Chaplin, Gary Cooper, Douglas Fairbanks, Errol Flynn, Clark Gable, Tom Mix, Harald Maresch… Certains n’en sont pas ressorti indemnes !

Rien dans sa vie, qui ressemble à un feu d’artifices, ne laissait présager une fin dramatique, elle se suicidera avec des somnifères en 1944.

Lupe Velez (cinerevue 1976)

Fille d’un colonel mexicain de l’armée du dictateur Diaz et d’une mère chanteuse lyrique, Maria Guadalupe Velez Villalobos  naît à San Juan de Potosi au Mexique, ses parents la mettent dans un couvent -à 8 ans-, elle retourne à 15 ans dans sa famille après la mort de son père car sa mère ne peut payer la pension.

Dans un magasin de vêtements où elle travaille, trois managers de théâtre sont impressionnées par sa beauté, elle débute ainsi comme danseuse au théâtre principal de Mexico, puis va au Texas et se produit dans des cabarets.

Lupe Velez

(dessin : Didgiv)

Puis direction les studios de cinéma en Californie, quelques vaudevilles, comédies, dont A BORD DU MIRAMAR avec Laurel et Hardy, son tempérament volcanique, sa petite taille et sa gaieté la font remarquer, mais aussi sa beauté latino ravageuse qui conquiert le public masculin.

Elle tourne déjà dans un western, The gaucho (1927) avec Douglas Fairbanks, une de ses premières conquêtes. Elle incarne une jolie sauvageonne des montagnes. Puis, William Wyler la dirige dans La tourmente (1930).

LupeVelez

(dessin : Didgiv)

Fairbanks, marié à Mary Pickford, a une laison avec elle. Elle est surnommée la « Panthère mexicaine » ou the «Mexican spitfire », boule de feu ou volcan mexicain… qui enflamme les esprits… et ses partenaires masculins.

LupeVelez (dessin : Didgiv)

dessin de Didgiv

Elle est douée : Lupe Velez joue, chante et danse parfaitement. Les titres de ses prochains films sont axés sur son tempérament : THE CUBAN LOVE SONG, HOT PEPPER (FILLE DE FEU), STRICTLY DYNAMITE.
Les rôles exotiques ou ethniques, d’Indienne ou d’Espagnole, lui vont à ravir. Dans Le mari de l’Indienne, en 1931, elle campe une Indienne.

Sur le tournage du Chant du loup, en 1929, Gary Cooper tombe amoureux d’elle. Le studio exploite cette romance, ils font une tournée promotionnelle du film dans plusieurs villes ensemble.

LupeVelez

(dessin : Didgiv)

Ils resteront 3 ans ensemble, Gary la couvre de cadeaux, mais Lupe a un tempérament explosif, jaloux aussi, au cours d’une scène, alors qu’il devait prendre le train pour aller sur un tournage, elle le trouve à la gare et lui tire dessus, le ratant heureusement ! La mère de Gary veille sur son fiston. Ils rompent, Gary Cooper fait une dépression et aurait perdu 10 kilos.

Puis Lupe se marie avec Johnny Weissmuller (TARZAN), ils vont se séparer plusieurs fois, se remettre ensemble… Ils se bagarrent souvent, Weissmuller arrive sur le plateau de TARZAN couvert de bleus, on le maquille pendant des heures pour cacher les griffures que sa belle panthère lui a données la nuit…
Le studio contraint Weissmuller à quitter Lupe, ce qu’il fait.

La féminité absolue – Lupe Velez by Didgiv

Difficle de mener une carrière avec tous ces scandales, dans l’Amérique puritaine des années 30-40. Elle assiste à une projection  de QUE VIVA MEXICO ! d’Eisenstein, et passe pour une pro-communiste, elle part un moment en Angleterre revient à Broadway, puis Hollywood à nouveau.

La série des comédies MEXICAN SPITFIRE (7 films entre 1940 et 1943) la remet en selle. Elle est NANA pour une adaptation mexicaine du roma de Zola en 1944, c’est son dernier film.

Sa rencontre avec le bel acteur autrichien Harald Maresh lui donne espoir… Elle tombe enceinte, ils se disputent avant la cérémonie du mariage, elle se décide à aller avorter au Mexique, puis faire passer l’enfant pour celui de sa sœur, or celle-ci refuse.

Cela l’aurait profondément abattue. Le 13 décembre 1944, elle fait une soirée avec des amis, leur confie qu’elle est lasse de se battre, et d’un coup au milieu du repas, congédie tout le monde. Seule, elle écrit une lettre pour Maresch :

dessin de Didgiv

So romantic… avec Gary Cooper : dessin de Didgiv

« Harald. Puisse Dieu te pardonner et me pardonner également ; mais je préfère m’ôter la vie et celle de notre bébé avant que je ne porte sur lui la honte, ou que je ne le tue. Comment as-tu pu feindre un si grand amour pour moi et pour notre bébé pendant tout ce temps, alors que tu ne nous voulais pas ? Je ne vois pas d’autre porte de sortie pour moi, donc adieu et bonne chance à toi. Bise. Lupe. »

Elle met en scène sa mort, allume de nombreuses bougies et avale 75 pilules de Seconal, un somnifère, ramené en contrebande du Mexique.

La boule de feu mexicaine s’est éteinte ce soir-là, rejoignant les âmes torturées et éphémères au firmament du Panthéon hollywoodien.

Lupe envoûte Gary…

 

Les 6 westerns de Lupe :

LE GAUCHO (1927) de F. Richard Jones.
Le chant du loup (1929) de Victor Fleming
La tourmente (1930) de William Wyler
Le mari de l’Indienne (1931) de Cecil B. DeMille
THE BROKEN WING (1932) de Lloyd Corrigan
LAUGHING BOY (1934) avec Ramon Novarro

Lupe Velez dans KONGO


Le chant du loup/The Wolf Song (1929) ***

Le chant du loup

De et produit par Victor Fleming
Scénario : John Farrow et Keene Thompson, d’après le roman d’Harvey Ferguson, publié en 1927.
Assistant réalisateur : Henry Hathaway

Avec
Gary Cooper : Sam Lash
Lupe Velez : Lola Salazar
Louis Wollheim : Gullion
Constantine Romanoff : Rube Thatcher
Ann Brody : Duenna

Les aventures d’un trappeur qui tombe amoureux d’une jolie Mexicaine.
Sam Lash et ses deux associés, Guillon et Rube, deux trappeurs errants, se divertissent dans un saloon où Sam, coureur de jupons, tombe amoureux d’une belle Mexcaine, Lola Salazar, de bonne famille.

Le père de Lola, Don Solomon, s’oppose à leur mariage.
Sam enlève alors Lola, l’emmène dans les montagnes et l’épouse.
Après plusieurs semaines de vie commune, Sam regrette sa vie de célibataire et ses deux amis.
Il entend « le chant du loup » et abandonne Lola.
Au dernier moment, pris de remords, il revient sur ses pas.
Il est attaqué par des bandits et court se réfugier chez Lola.

Joli coup de marketing pour ce western romantique produit et réalisé par Victor Fleming, 10 ans avant qu’il ne livre son chef d’oeuvre AUTANT EN EMPORTE LE VENT : l’idylle réelle entre Gary Cooper et Lupe Velez fut exploitée par la Paramount, les deux acteurs se lancèrent dans une tournée dans plusieurs villes américaines pour promouvoir le film. Gary était très amoureux de Lupe, il aurait fait une dépression après leur rupture.

Lupe Velez y chante deux chansons (Yo te amo means I love You et Mio Amado) et Gary Cooper en chante une (mais il semble qu’il soit doublé ?), et le film comprend une séquence parlée entre les deux acteurs.

La Paramount qualifia donc ce long métrage de semi-parlant, il fut une sorte de test -réussi- pour la suite de la carrière dans le cinéma sonore du couple vedette ; en outre, une scène les montrant se baigner nus (mais filmée de loin) fut un autre argument commercial.

Gary Cooper change son image dans ce film en apparaissant les cheveux non gominés comme dans tous ses films des années 20, et avec une banane à la Gene Vincent.
Il gardera cette coupe dans son film suivant, BETRAYAL, qui est son dernier film muet (1929), avant de revenir à une coupe crantée et gominée, dans le western THE VIRGINIAN en 1929, son premier film parlant également réalisé par Victor Fleming… mais sans la chérie de Gary, miss Lupe Velez. Snif !!!

La chanson Mi amado chantée par Lupe Velez avec les images du film : si rétro et si romantique !

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dessin de Didgiv

 

Un nouveau western : The Sisters Brothers

de Jacques Audiard (2018)

Sortie le 19 septembre 2018 en France (coproduction hispano-franco-américano-roumaine

Avec John C. Reilly, Joaquin Phoenix, Jake Gyllenhaal, Riz Ahmed, Rebecca Root, Allison Tolman, Rutger Hauer

Basé sur le roman de Patrick DeWitt, l’histoire d’un prospecteur poursuivi par deux bandits à travers 1000 miles dans l désert de l’Oregon.

Western tourné à Aragon en Espagne.


Les précédents films de Jacques Audiard :
REGARDE LES HOMMES TOMBER… UN HEROS TRES DISCRET… SUR MES LEVRES… DE BATTRE MON COEUR S’EST ARRETE… UN PROPHETE… DE ROUILLE ET D’OS… DHEEPAN…