Une bible et un fusil : 17 février à 00h50… 21 février à 13h30… 4 mars à 8h37… sur TCM Cinéma…

De Stuart Millar (1975) ***

Avec :
John Wayne, Katharine Hepburn, Anthony Zerbe, Richard Jordan, John McIntire, Strother Martin, Paul Koslo, Jerry Gatlin, Chuck Hayward.
Cascadeur : Chuck Roberson

Dans son avant-dernier film, John Wayne reprend le rôle du shérif borgne alcoolique de Cent dollars pour un shérif (1969), justicier aux méthodes expéditives, qui se lance cette fois à la poursuite de bandits ayant massacré des soldats transportant de la nytroglycérine.
L’association du vieux dur à cuire aux méthodes expéditives avec Katharine Hepburn, vieille fille de pasteur londonienne armée de sa bible, fonctionne à merveille.

De l’humour, et de belles scènes d’action dans des rapides, tournée à Deschutes National Forest aux environs de Rogue River, dans l’Oregon, les paysages dans lesquels il a été tourné constituent un des points forts du film ; un rôle taillé sur mesure pour un John Wayne vieillissant, c’est son avant-dernier film, avant son chant du cygne…

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Une bible et un fusil (Rooster Cogburn)

dessin : Didgiv

Burt Reynolds

Né un 11 février… (11 février 1936)
Burt Reynolds Ciné revue 1972Né en Georgie d’un père cherokee et d’une mère italienne, Burton Leon Reynolds Jr., ‘Buddy’ pour les intimes, commence une carrière de footballeur professionnel,  mais un accident de voiture y met un terme, il se met alors à jouer pour la télévision.
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Jennifer Billingsley, Louise Latham, Burt Reynolds : Les bootlegers (cinerevue 1972)

Il deviendra une méga-vedette avec DELIVRANCE (1972) et la comédie d’aventures COURS APRES MOI SHERIF (1977) pour rednecks et cibistes, qui rapporta pas moins que la bagatelle de 100 millions de dollars… Bingo !
C’est grâce à ces deux films -en grande partie- qu’il est devenu une immense vedette à la fin des années 1970, se plaçant n°1 au box-office entre 1978 et 1982. Il incarne la virilité absolue et un côté macho et décontracté qu’exploitent bien les réalisateurs.
Il est un des très rares hommes à avoir fait la Une du magazine Playboy en octobre 1979.

Burt Reynolds Navajo Joe_

Buddy à ses débuts décroche des petits rôles, dans des séries westerns notamment comme Pony express, le rôle d’un matelot dans Riverboat  en 1959, Johnny Ringo en 1960, Zane Grey Theater en 1961, un rôle récurrent -un Indien- dans 50 épisodes de la série Gunsmoke (entre 62 et 65) et encore un chef indien dans Le proscrit en 1965.

Burt Reynolds

Les cent fusils –

Burt Reynolds

cinerevue février 1975

 NAVAJO JOE

Nicoletta Machiavelli et Burt Reynolds

Il part en Espagne tourner un western spaghetti, Navajo Joe (1966) de Sergio Corbucci, il incarne un Indien solitaire vengeant le meurtre de sa femme, puis Les cent fusils (1968), il est le métis Yaqui Joe qui a volé 6000 dollars dans une banque, pour acheter des fusils destinés aux Indiens rebelles. Il est poursuivi au Mexique par le policier noir Jim Brown…

Puis, Sam Whiskey, le dur (1969) une comédie western avec Clint Walker, encore un Indien dans La justice de Simon l’Indien (Run, Simon, run) en 1970, en 1973, c’est Le fantôme de Cat Dancing, un western de Richard C. Sarafian avec Lee J. Cobb et Sarah Miles, une de ses nombreuses liaisons.

En 1976, il tourne sous la direction de Peter Bogdanovitch dans NICKELODEON, une comédie pleine de charme sur les westerns muets.

Soledad Miranda, Burt Reynolds

Soledad Miranda, Burt Reynolds
Les 100 fusils

Enfin, trois westerns télévisés, The cherokee kid en 1996, avec James Coburn, Johnson county war en 2002, avec Tom Berenger et Hard Ground avec Burt Reynolds en 2003.

Ses femmes. La liste de ses conquêtes (officielles) d’après whosdatedwho.com : Dinah Shore, Faye Dunaway, Miko Mayama, Adrienne Barbeau, Doris Day, Lori Nelson, Judy Carne, Inger Stevens, Chris Noel, Mamie Van Doren, Sarah Miles, Lorna Luft, Kim Basinger, Chris Evert, Tammy Wynette, Sally Field, Gig Rauch, Tawny Little, Loni Anderson, Pam Seals.
« Les femmes sont mes drogues et mon alcool, dit-il. Quand je suis engagé avec une femme, je suis engagé avec une femme. Point. Mais entre les romances, je suis carnivore ».

McLane. Il refusa le rôle de John McClane de PIEGE DE CRISTAL qui revint à Bruce Willis. Il a dû le regretter amèrement. Il avait aussi été « casté » par Boorman pour le rôle de ZARDOZ en 1974, c’est Sean Connery l’interpréta.


Ciné revue

Burt Reynolds parle de Marlon Brando (février 75) : « En tant qu’acteur, c’est un génie et même quand il est ennuyeux, il est encore bien meilleur que la plupart des autres au mieux de leur forme. Mais il a conservé une mentalité d’adolescent. C’est dommage. Quand il ne joue pas et qu’on lui parle, c’est comme si on s’adressait à un mur blindé ».

Cours après moi, shérif

Burt Reynolds(

cine-revue 1976

Alamo… le 13 février à 15h40… le 16 février à 9h10… le 24 février à 10h50… sur TCM Cinéma…

De John Wayne (1960) ****

dessin de Didgiv

United Artists – Production : John Wayne, avec Michael Wayne (The Alamo Company, Batjac Production)

Scénario : James Edward Grant
Photo : William Clothier
Musique : Dimitri Tiomkin. Chansons : Green Leaves of summer, Tennessee Babe, Battle of the Alamo, Here’s to the Ladies.
Durée : 192 mn

Avec John Wayne (Davy Crockett) ; Richard Widmark : Colonel James Bowie ; Laurence Harvey (Colonel William Travis) ; Richard Boone (Général Sam Houston) ; Patrick Wayne (Capitaine James Bonham) ; Frankie Avalon (Smitty) ; Linda Cristal (Flaca) ; Joan O’Brien (Susanna Dickinson) ; Chill Wills (Beekeeper) ; Joseph Calleia (Juan Seguin) ; Denver Pyle (Thimblerig) ; Hank Worden (Parson) ; Ken Curtis ( Capitaine Dickinson).
Et Guinn Williams, Carlos Arruza, Aissa Wayne, Chuck Roberson, Olive Carey, Jack Pennick.

Richard Widmark, John Wayne (ALAMO)Les 13 jours pendant lesquels quelque 180 Texans, sous les ordres du colonel Travis et de James Bowie, affrontèrent les 1800 Mexicains du général Santa Anna et se sacrifièrent, en espérant l’arrivée de l’armée texane de Sam Houston.

1835. Le Texas, jadis province mexicaine, se révolte contre ses occupants et proclame son indépendance.
Aussitôt, le dictateur mexicain général Santa Anna envoie 7000 hommes rétablir l’ordre, ils se lancent à la poursuite des troupes du général américain Sam Houston ; celui-ci tente de monter une armée avant leur arrivée.

Pour qu’il ait le temps de le faire, le colonel Travis lui propose de former une première ligne de défense avec des volontaires, il investit avec moins de 200 hommes l’ancien monastère de Fort Alamo.
Les célèbres éclaireurs Jim Bowie et Davy Crockett le rejoignent, ce dernier avec une poignée de volontaires du Tennessee… 

 (ALAMO)

Richard Boone

Pour John Wayne, l’histoire du siège et la défense de fort Alamo en 1836 représentait un combat pour la liberté et contre l’oppresseur, l’idéal du sacrifice et une des plus belles pages de l’histoire de la Nation américaine.
En faire un film était un projet qui lui tenait à cœur depuis les années 40, et qu’il voulait tourner à l’époque pour la Republic, mais elle le trouvait trop coûteux.
Le patron de la Republic, Herbert J. Yates, à l’époque où il tournait Le bagarreur du Kentucky avec Wayne, était en désaccord avec ce dernier et avait son propre projet d’en faire un film, il produira Quand le clairon sonnera en 1955, sans Wayne. Un film qui n’est pas resté dans les annales, et sans aucune comparaison avec celui de Duke.

Wayne décide donc de passer lui-même derrière la caméra pour monter une magnifique reconstitution épique, comprenant combats musclés, romance -avec la superbe Linda Cristal-, amitiés viriles, des centaines de figurants, pour ce qui est considéré aujourd’hui comme l’un des derniers des grands westerns traditionnels. C’est un pur chef d’œuvre, hymne à la liberté et au courage, au sacrifice aussi. Les Mexicains de Santa Anna ne sont absolument pas caricaturés, ce qui est rare dans de nombreux westerns de cette époque.

John Ford vient sur le plateau, Wayne lui donne quelques scènes à tourner.

ALAMO
Dimitri Tiomkin, qui venait de signer les très belles musiques de Rio Bravo et Le vent de la plaine, contribue à la poésie de cette tragique histoire, la musique…
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La balade de Marty Robbins

Clark Gable

(1-02-1901/16-11-1960)

Clark Gable (cinérevue octobre 1970)« Comme comédien, je ne vaux pas un pet de lapin », aimait-il dire. En plus d’être modeste, Clark Gable était un grand séducteur, il charma le monde entier et surtout les demoiselles, par son côté viril et naturel, son énergie communicatrice ; son sourire Ultra Brite, ses oreilles en feuille de chou et sa fine moustache en ont fait un séducteur d’un nouveau type, aussi bien à l’aise dans les comédies que dans les films d’aventures…

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Autant en emporte… Dessin de Didgiv

Né dans une famille de fermiers, il suit une troupe ambulante, arrive à Hollywood en 1924. Après avoir été figurant dans des muets, il se fait remarquer dans le rôle d’une canaille, en 1931, dans Le désert rouge (The painted desert), un western de la Pathé. La MGM, qui cherche à l’époque son nouveau Don Juan, l’embauche. Il joue avec Greta Garbo dans SUSAN LENOX.
Le succès est rapide : entre 1935 et 1940, il devient le n°1 du cinéma, gagnant 4000 dollars par semaine, un record à l’époque ! « Prêté » par la MGM à la Columbia, il reçoit un Oscar pour NEW YORK MIAMI !

l’appel de la forêt

En 1935, il joue dans une adaptation de L’appel de la forêt. La gloire internationale d’Autant en emporte le vent en 1939 assied définitivement son statut de méga-vedette, ce film est le champion du box-office de tous les temps. Le « King » est à son apogée, épouse Carole Lombard.

Carole Lombard-Clark Gable

Après La fièvre du pétrole (1941), où il est un prospecteur de pétrole, on le voit au côté de Lana Turner, en aventurier cynique dans Franc Jeu un western de 1941. Mais après la mort de sa deuxième femme, Carole Lombard, dans un accident d’avion, Clark Gable cesse provisoirement le cinéma et s’engage dans l’armée, participant comme mitrailleur à cinq missions de bombardement sur le territoire allemand. Même s’il n’as pas le profil aryen, il est la star préférée d’Adolf Hitler qui envahit l’Europe et rêve de le prendre vivant!

 (ACROSS THE WILD MISSOURI-1951)

AU-DELA DU MISSOURI

Clark Gable va tourner dans un de ses meilleurs films en 1951 : le très lyrique Au delà du Missouri, dans lequel il campe un trappeur, chasseur de castors, qui achète la jolie Indienne Pied Noir Kamiah (Maria Elena Marques), dans un but diplomatique : pour mettre les Indiens de son côté. Mais bien sûr, un si beau héros ne peut être totalement cynique : il va tomber amoureux d’elle…

L’esclave libre

En 1952, c’est L’étoile du destin, avec Ava Gardner ; de sa rencontre avec Raoul Walsh éclosent trois très bons westerns, dans lesquels il incarne toujours un aventurier sur le retour, ex-combattant sudiste devenu convoyeur de troupeau dans Les implacables, en 1955, un cowboy voulant percer le secret de quatre veuves -un trésor caché- dans Le roi et quatre reines, 1956, puis un ancien trafiquant d’esclaves qui tombe amoureux d’une belle métisse, Yvonne de Carlo, dans L’Esclave libre, cela rappelle Au-Delà du Missouri dans une autre ambiance.


LES DESAXES clark gable marilyn monroe monty clift Les désaxés, avec Marilyn Monroe, est son dernier western, plus contemporain. Clark Gable meurt en 1961, 13 jours après la fin du tournage de ce film.

Clark Gable, Marilyn Monroe

Enfants. Clark Gable a eu une fille, Judi, née en 1934 de sa liaison Loretta Young et un fils John Clark Gable, né le 20 mars 1961, cinq mois après la mort de Clark, la mère est sa dernière femme Kay Williams.
Clark Gable a été enterré à Glendale en Californie, près de son éternel amour, Carole Lombard.

John Clark Gable.
Arrestation très médiatisée du fils de Gable en avril 2013 à Malibu : il a causé un énorme accident de voitures, au volant de sa Ford, percutant cinq voitures garées et une autre voiture. John Clark avait déjà eu des problèmes avec la justice, ayant eu une condamnation à 10 jours de prison en 2011, pour avoir pointé un laser sur un hélicoptère du Los Angeles Police Department, alors qu’il conduisait… Autant en emporte le fils !
Les implacables clark gable jane russell
 clark gable wallace beery

La malle de Singapour

 

dessin de Didgiv

dessin de Didgiv

 

 

Barbara Hale

Décès de Barbara Hale (18 avril 1922-2017)

Barbara Hale

Ravissante comédienne brune des années 1940-50, un petit air de Maureen O’Hara, 13 westerns à son actif, c’est pas mal ! Elle fut aussi une actrice récurrente de la série PERRY MASON.

Westerns avec Barbara Hale :

The Falcon out West (1944) ; West of the Pecos (45) ; Le sabre et la flèche (53) ; L’expédition du fort King (53) ; The lone hand (53), Horizons lointains (55), La mission du Capitaine Benson (56), Fureur sur l’Ôklahoma (57), Slim Carter (57), Desert Hell (58), Buckskin (68), The red, white and black (70), The flight of the grey wolf (76) (telefilm).

Le sabre et la flèche :

Barbara Hale dessinée dans la BD parue en 1953