John Gavin

Décès de John Gavin (John Gilmore) (John Goleenor)
(8 avril 1931-2018)

De père d’origine irlandaise et de mère mexicaine, beau ténébreux devenu homme d’affaires et diplomate (ambassadeur du Président -et acteur comme lui- Ronald Reagan au Mexique), Gavin débute dans MIRAGE DE LA VIE en 1959, avec Lana Turner, puis il est Sam Loomis dans PSYCHOSE d’Hitchcock en 1960 et campe la même année Jules César dans SPARTACUS, il sera aussi Hubert Bonisseur de la Bath dans PAS DE ROSES POUR OSS 117 en 1968.
John Gavin devient la vedette de deux séries western en 1964-65, Destry et Convoy. Il commence une carrière diplomatique en étant nommé conseiller de l’Organisation des Etats américains. Il montera sur les planches à Broadway dans les années 70 et incarnera Cary Grant dans le téléfilm intitulé SOPHIA LOREN en 1980…

♥ John Gavin a été l’époux de l’actrice Constance Towers.

♣ westerns :

Son premier film est un western : Raw edge (1956) de John Sherwood, puis :
Quantez, leur dernier repaire (57) de Harry Keller
Le Virginien (1964) Série
Cutter’s trail (1970) Téléfilm de Vincent McEveety

John Gavin et Janet Leigh dans PSYCHOSE

Clark Gable / Au-delà du Missouri (Across the wild Missouri) / Les implacables (The tall men)

Né un 1er février…
CLARK GABLE (1-02-1901/16-11-1960)
Clark Gable, Vivien Leigh par Svetliaciok

Clark Gable, Vivien Leigh par Svetliaciok – His work on https://fineartamerica.com/profiles/svetliaciok.html

Clark Gable (cinérevue octobre 1970)« Comme comédien, je ne vaux pas un pet de lapin », aimait-il dire. En plus d’être modeste, Clark Gable était un grand séducteur, il charma le monde entier et surtout les demoiselles, par son côté viril et naturel, son énergie communicatrice ; son sourire Ultra Brite, ses oreilles en feuille de chou et sa fine moustache en ont fait un séducteur d’un nouveau type, aussi bien à l’aise dans les comédies que dans les films d’aventures…

alt

Autant en emporte… Dessin de Didgiv

Né dans une famille de fermiers, il suit une troupe ambulante, arrive à Hollywood en 1924. Après avoir été figurant dans des muets, il se fait remarquer dans le rôle d’une canaille, en 1931, dans Le désert rouge (The painted desert), un western de la Pathé. La MGM, qui cherche à l’époque son nouveau Don Juan, l’embauche. Il joue avec Greta Garbo dans SUSAN LENOX.
Le succès est rapide : entre 1935 et 1940, il devient le n°1 du cinéma, gagnant 4000 dollars par semaine, un record à l’époque ! « Prêté » par la MGM à la Columbia, il reçoit un Oscar pour NEW YORK MIAMI !

l’appel de la forêt

En 1935, il joue dans une adaptation de L’appel de la forêt. La gloire internationale d’Autant en emporte le vent en 1939 assied définitivement son statut de méga-vedette, ce film est le champion du box-office de tous les temps. Le « King » est à son apogée, épouse Carole Lombard.

Carole Lombard-Clark Gable

Après La fièvre du pétrole (1941), où il est un prospecteur de pétrole, on le voit au côté de Lana Turner, en aventurier cynique dans Franc Jeu un western de 1941. Mais après la mort de sa deuxième femme, Carole Lombard, dans un accident d’avion, Clark Gable cesse provisoirement le cinéma et s’engage dans l’armée, participant comme mitrailleur à cinq missions de bombardement sur le territoire allemand. Même s’il n’as pas le profil aryen, il est la star préférée d’Adolf Hitler qui envahit l’Europe et rêve de le prendre vivant!

Clark Gable va tourner dans un de ses meilleurs films en 1951 : le très lyrique Au delà du Missouri, dans lequel il campe un trappeur, chasseur de castors, qui achète la jolie Indienne Pied Noir Kamiah (Maria Elena Marques), dans un but diplomatique : pour mettre les Indiens de son côté. Mais bien sûr, un si beau héros ne peut être totalement cynique : il va tomber amoureux d’elle…

L’esclave libre

En 1952, c’est L’étoile du destin, avec Ava Gardner ; de sa rencontre avec Raoul Walsh éclosent trois très bons westerns, dans lesquels il incarne toujours un aventurier sur le retour, ex-combattant sudiste devenu convoyeur de troupeau dans Les implacables, en 1955, un cowboy voulant percer le secret de quatre veuves -un trésor caché- dans Le roi et quatre reines, 1956, puis un ancien trafiquant d’esclaves qui tombe amoureux d’une belle métisse, Yvonne de Carlo, dans L’Esclave libre, cela rappelle Au-Delà du Missouri dans une autre ambiance.


LES DESAXES clark gable marilyn monroe monty clift Les désaxés, avec Marilyn Monroe, est son dernier western, plus contemporain. Clark Gable meurt en 1961, 13 jours après la fin du tournage de ce film.

Clark Gable, Marilyn Monroe

Enfants. Clark Gable a eu une fille, Judi, née en 1934 de sa liaison Loretta Young et un fils John Clark Gable, né le 20 mars 1961, cinq mois après la mort de Clark, la mère est sa dernière femme Kay Williams.
Clark Gable a été enterré à Glendale en Californie, près de son éternel amour, Carole Lombard.

John Clark Gable.
Arrestation très médiatisée du fils de Gable en avril 2013 à Malibu : il a causé un énorme accident de voitures, au volant de sa Ford, percutant cinq voitures garées et une autre voiture. John Clark avait déjà eu des problèmes avec la justice, ayant eu une condamnation à 10 jours de prison en 2011, pour avoir pointé un laser sur un hélicoptère du Los Angeles Police Department, alors qu’il conduisait… Autant en emporte le fils !
 clark gable wallace beery

La malle de Singapour-dessin de Didgiv

 

dessin de Didgiv

dessin de Didgiv


Au-delà du Missouri (Across the wild Missouri) – De William A. Wellman (1951) *****

Scénario de Talbot Jennings et Frank Cavett d’après le livre de B. de Voto

Musique : David Raskin-Photo : William Mellor
Durée : 1h28

Clark Gable : Flint Mitchell
Ricardo Montalban : Iron Shirt
Maria Elena Marques : Kamiah
John Hodiak : Dave Brecan
Adolphe Menjou : Pierre Alphonse Marie-Victoire de la Dromusienne alias « Framboise »
J. Carrol Naish : Looking Glass
Jack Holt : Bear Ghost (Ours Blanc)
Alain Napier : le capitaine Lyon
George Chandler : Gowie
Richard Anderson : Dick
Et James Whitmore, Frankie DarroDouglas Fowley
Cascadeur : 
Chuck Roberson

 

1829, dans les Rocheuses. Flint Mitchell, chasseur de castors, guide des trappeurs, qui viennent d’arriver en Amérique, vers une vallée fertile pleine de castors.

Pour gagner l’amitié du chef pied-noir Ours Blanc, Flint épouse sa petite fille Kamiah. Au départ un mariage de raison, mais il va vite tomber amoureux…
Hélas, Bear Ghost est tué par un trappeur. Les trappeurs doivent rebrousser chemin.

Iron Shirt lui succède et déclare la guerre aux colons blancs qu’il déteste. Au cours des affrontements, Kamiah est tuée, mais le petit garçon qu’elle a eu avec Flint survit.
Ce dernier va affronter et tuer Iron Shirt, et pacifier ainsi la région. Il décide de rester avec son enfant vivre avec ses amis les pieds-noirs.

Les trappeurs sont à l’honneur en ce début des fifties avec deux chefs- d’œuvre, La captive aux yeux clairs d’Howard Hawks, et dans la même veine, ce superbe film d’aventures romanesque qui propulse le spectateur et Clark Gable au milieu des paysages forestiers verdoyants, dans une région truffée de castors et d’Indiens Pieds-Noirs, le tout filmé dans un magnifique Technicolor. C’est un des plus beaux westerns de l’histoire du cinéma.

Avant Delmer Daves et sa Flèche brisée, Wellman montre l’entente entre les races avec une vision nuancée, il poursuit une réhabilitation des Indiens déjà amorcée dans son Buffalo Bill en 1944.
Le film a été tourné dans les Rocheuses. La belle Indienne aux yeux de braise est jouée par la Mexicaine Maria Elena Marques.
Avec un côté documentaire : les rites et traditions des Indiens sont montrés, tout comme le quotidien des trappeurs. On est donc très proche du cinéma de Delmer Daves.

Ricardo Montalban, Clark Gable


Les implacables (The tall men)
De Raoul Walsh  (1955) ***

Scénario : Sydney Boehm, Frank S. Nugent
Musique : Victor Young
Avec Clark Gable (colonel Allison), Jane Russell (Nella), Robert Ryan (Nathan), Cameron Mitchell (Clint), Juan Garcia (Luis), Harry Shannon (Sam).
Et Emile Meyer, Steve Darrell, Mae Marsh, Robert Adler, Chet Brandenburg, Argentina Brunetti, Tom Fadden, Gilda Fontana, Chuck Roberson, Russell Simpson, Cap Somers, Dan White, Will Wright.
Chuck Roberson (et cascadeur)

1866. Deux frères, Ben et Clint, anciens membres de la bande d’égorgeurs menée par Quantrill pendant la guerre de Sécession, et qui ont combattu à Gettysburg, kidnappent un homme qui a beaucoup d’argent sur lui.
Celui-ci est un éleveur, Nathan Stark, qui leur propose de s’associer à lui pour le convoyage d’un troupeau de 5000 têtes de bétail du Texas au Montana , ils acceptent. Sur la route, ils sauvent Nella d’une attaque d’Indiens, elle décide de les accompagner. Ben et Nella tombent amoureux l’un de l’autre, mais Ben n’est pas assez ambitieux pour elle, elle se rapproche du chef de convoi… Tous vont affronter de nombreux dangers (bandits nordistes, rivière en crue, canyons, Sioux…)

Un des trois westerns Walsh/Gable, où l’acteur incarne toujours le même type de personnage, un aventurier sur le retour qui n’est pas forcément du bon côté, ici un combattant sudiste, doublé d’un séducteur hors-pair, avec une certaine morale néanmoins.Robert Ryan joue un Cattle baron et Jane Russell reste dans son registre de vamp aguicheuse injectant dans le film une dose d’érotisme puissant, avec la fameuse scène de la baignoire.

Le premier tiers du film a été tourné en studio, mais c’est un gros budget, avec le plus important troupeau jamais utilisé pour un film (4000 vaches !), belles séquence tournées dans le Montana enneigé… tournées en fait en studio !

Midas transformait en or tout ce qu’il touchait, Raoul Walsh transforme tout récit qu’il met en scène en de très beaux westerns lyriques, celui-ci est en Cinémascope, et brille de la superbe photographie de Leo Tover.

Jane Russell :

Raoul Walsh-dessin : Didgiv

Une publicité sur riowestern.com ?

Une pub sur ce site (15 000 connexions/jour) ?
Alors contactez-nous à : riowestern@outlook.fr

et pourquoi pas avec un graphique conçu par le dessinateur du site, Didgiv (ou votre propre visuel) ?…

Résultat de recherche d'images pour "john wayne publicité"

Paul Newman / Le gaucher (The left handed gun) / Le plus sauvage d’entre tous (Hud)

Né un 26 janvier…
Paul Newman 
(26-1-1925/26-9-2008)

dessin de Didgiv (Exodus)

Avec  Marlon Brando, Paul Newman est un des grands sex-symbols des années 60 et 70. Il fait partie de ceux qui ont repris la place laissée libre par James Dean à sa mort.
Ses interprétations de Rocky Graziano le boxeur ou de Billy Le Kid restent à jamais gravées dans les mémoires

Comme Jimmy Dean, il incarne des rebelles dès ses premiers films, MARQUE PAR LA HAINE ou Le gaucher, d’Arthur Penn, qui en a fait une superstar en 1958 : il est Billy le Kid dans une vision sombre et réaliste le montrant comme un être torturé, seul et perdu, idéaliste assoiffé de vengeance dans un univers hostile.

Dans le méconnu L’Outrage de Martin Ritt en 64, on le découvre dans la peau d’un bandit mexicain accusé de meurtre et viol… Puis pour Hombre, il est cette fois un métis qui a été élevé par les Apaches et s’embarque dans un voyage en diligence. Des hors-la-loi sous la coupe d’un des passagers (Richard Boone), les attaquent…

Paul Newman by didgiv

dans Le gaucher – dessin de Didgiv

Le personnage qu’il campe clame un plaidoyer en faveur des Indiens enfermés dans les réserves.

Un des personnages qui a fait exploser sa popularité dans les années 60 et 70 est celui d’une autre figure de l’Ouest, Butch Cassidy et le Kid (1969), film dont il est co-producteur exécutif, et où il créé à l’écran, avec son partenaire Robert Reford, une nouvelle forme de complicité masculine, pleine de tendresse et d’humour (qu’on retrouvera dans L’ARNAQUE (1973).

dessin de Didgiv

C’est un succès international sans précédent ! Même dans des rôles de dur ou de méchant, il rencontre la sympathie du public, comme celui de l’éleveur brutal et bagarreur en conflit avec son père du Plus sauvage d’entre tous, ou du cowboy en tandem avec Lee Marvin dans Les indésirables (1972).

dessin de Didgiv

Butch Cassidy… dessin de Didgiv

Tout au long des années 60-70, il caracole dans la tête du box-office ; dans les années 70, Newman va tourner deux autres westerns originaux. Le premier,  Juge et hors-la-loi, en 1972, il y incarne un juge Roy Bean haut en couleurs. Auteur de nombreux méfaits, il s’installe un jour dans une ville où il abat des voyous qui l’ont pris à partie. Il se proclame juge et choisit de délivrer ses verdict dans un tribunal… qui est le saloon de la ville ! Ses condamnations vont être sévères et sans appel, et promptement exécutées…

dessin de Didgiv

L’arnaque-dessin de Didgiv

Puis c’est Buffalo Bill, barbe et cheveux longs, dans Buffalo Bill et les Indiens en 1976. Gros budget (6 millions de dollars), le film n’est pas un succès comme les autres longs-métrages précédents de Newman. Il montre le spectacle qu’a monté Buffalo Bill dans les années 1880, avec Annie Oakley la reine du tir et le chef indien Sitting Bull parmi ses numéros.

Buffalo Bill… dessin de Didgiv

Ce dernier est mécontent de la façon dont les Indiens sont représentés dans le spectacle.

dessin de Didgiv

Paul Newman a aussi joué dans deux bons films catastrophes des années 70 (LA TOUR INFERNALE et LE JOUR DE LA FIN DU MONDE) et a reçu un Oscar en 1987 pour LA COULEUR DE l’ARGENT.
Il a en outre réalisé six fictions dont RACHEL, RACHEL en 1968 qui lui a valu un Golden Globe du meilleur réalisateur.

Polars :
DETECTIVE PRIVE (1966)
L’ARNAQUE (1973)
LA TOILE d’ARAIGNEE (1975)
LE POLICEMAN (1981)

Pocket Money -cinérevue

avec Joanne Woodward

♦ Juge et hors-la-loi

♥ Les indésirables :

————————————————————

Le gaucher (The left handed-gun) de Arthur Penn (1958) ***

Scénario : Leslie Stevens d’après la pièce de Gore Vidal
Photo : Peverell Marley-Musique : Alexander Courage

Paul Newman by didgiv

dessin de Didgiv

Avec Paul Newman : Billy le Kid
Lita Milan : Celsa
John Dehner : Pat Garrett
Hurd Hatfield : Moultrie
James Congdon : Charlie Boudre
James Best : Tom Folliard
Wally Brown : Moon
Et Colin Keth-Johnston, John Dierkes, Robert Anderson, Nesotr Paiva, Lane Chandler, Martin Garralaga, Denver Pyle.

1880. William Bonney, as de la gâchette, est engagé par Turnstall, propriétaire de bétail. Turnstall, qui ne porte jamais d’arme sur lui pour éviter les conflits, est assassiné par le shérif de Lincoln et ses complices, pour empêcher son bétail d’arriver à Lincoln. Billy ne songe désormais qu’à venger son patron.
Deux des assassins dont le shérif sont tués par Billy, accompagné de son copain le cowboy Tom, Billy prend la fuite. Billy, blessé, trouve refuge dans un village où vit son ami Pat Garrett, Tom et un autre cowboy, Charlie, le rejoignent.
Il refuse une amnistie du gouverneur pour faire cesser la guerre des éleveurs et poursuit sa vengeance, c’est Charly qui tue le troisième, Moon. Leur tête mise à prix par le gouvernement, Billy, Charly et Tom assistent au mariage de Pat Garrett, Billy tue le quatrième homme ce jour-là, cet assassinat provoque l’ire de Garrett, qui décide de les pourchasser. Tom et Charly sont tués, Billy emprisonné condamné à être pendu. Il s’évade, tuant deux adjoints du shérif, Garrett le retrouve finalement et l’abat.

cinérevue

Pour son premier film, d’après la pièce de Gore Vidal, Arthur Penn propose une relecture psychanalytique et plus réaliste du mythe Billy Le Kid, qui rappelle, avec son Noir et Blanc, les premiers westerns psychologiques des annnées 40, et reflète une vision sombre et réaliste.  Il aussi comporte des références bibliques, comme dans les westerns de John Ford.

C’est un des premiers grands films en vedette de Paul Newman, considéré à l’époque comme le nouveau Brando : comme lui et comme Mitchum, il apporte et impose un jeu décontracté, sûr de lui, individualiste.

Le film montre le Kid comme un homme seul et perdu, un rebelle dans un monde qui lui est hostile et étranger : il n’a pas de maison, pas de but, il va où il veut aller. Il est devenu un meurtrier quand il vengea la mort de sa mère, à l’âge de 9 ans, son père est mort avant qu’il soit né. Il a un grand sens de l’honneur et de l’amitié, il est inculte et ne sait pas lire. C’est un idéaliste qui ne vit que dans l’action, il poursuit ses objectifs avec une détermination absolue que ce soit tuer ses ennemis ou gagner le coeur de celle qu’il aime.
Dans ce film, il venge la mort de celui qui incarnait une figure paternelle pour lui, l’éleveur qui lui avait offert un travail et l’avait pris sous son aile. Pat Garrett tente de le raisonner, mais une fois devenu shérif, va être contraint de l’affronter. Le film montre que la vraie justice peut se trouver du côté de ceux que l’on désigne comme des hors-la-loi.

James Best, Paul Newman, Lita Milan

Il y a une influence directe des portraits de rebelles brossés dans les années 50 au cinéma, comme LA FUREUR DE VIVRE.

Gore Vidal n’aima pourtant pas cette version, et lui préféra son remake, le téléfilm Billy the kid  en 1990.
Petite erreur historique, grosse plutôt puisqu’elle est dans le titre : Billy le Kid était en fait droitier, selon la plupart des historiens.


Le plus sauvage d’entre tous (Hud)
De Martin Ritt (1963) ***

Scénario : Irving ravetch et Harriet Frank Jr. d’après un roman de Larry McMurty
Musique : Elmer Bernstein

Avec Paul Newman : Hud Bannon
Melvyn Douglas : Homer 
Patricia Neal : Alma Brown
Brandon de Wilde : Lonnie Bannon
Whit Bissel : Mr Burris
Val Avery : Jose
Et Crahan Denton, John Ashley.

Au Texas, un vieux rancher (Melvyn Douglas) est en conflit avec son fils (Paul Newman) qui ne s’intéresse qu’aux femmes, à la boisson et aux bagarres.
Éleveur de bétail, Homer Bannon est secondé dans sont travail par Alma, le vieil homme ne s’est pas remis de la disparition tragique de son fils aîné, dont il élève l’enfant. Il est en conflit avec Hud, son cadet, qui ne pense qu’aux conquêtes, à l’alcool et à la vitesse. Quand le troupeau semble subir par une épidémie, Hud tente de convaincre son père de le vendre avant les résultats de l’enquête vétérinaire.

Comme LES DESAXESGEANT, SEULS SONT LES INDOMPTES, JUNIOR BONNER ou LE SOUFFLE DE LA TEMPETE –entre autres-, on a l’impression d’être dans un western, sauf que les éleveurs de bétail et les cow-boys roulent dans des voitures… mais après tout, on voyait déjà des avions dans les westerns de Gene Autry et des voitures dans Le dernier des géants avec John Wayne…

C’est un film plein de mélancolie analysant le choc des générations et qui dépeint la fin de l’Ouest ancien et traditionnel (valeurs incarnées par le père de Hud), en confrontation avec les jeunes générations. L’utilisation du Noir et Blanc renforce le côté authentique. A voir.

Sept nominations aux Oscars, un Oscar de la meilleure actrice pour Patricia Neal (ancienne maîtresse de Gary Cooper) et Oscar du meilleur second rôle masculin pour l’interprétation saisissante de Melvyn Douglas.
Paul Newman ne remporte pas l’Oscar cette année-là, c’est Sidney Poitier pour LE LYS DANS LA VALLEE.

Bradford Dillman

Décès de Bradford Dillman (1930-2018)

Il incarna François d’Assise dans François d’Assise de Michael Curtiz en 1961. Bradford Dillman fut surtout un second rôle notamment dans des westerns, les séries La grande Caravane, La grande Vallée, Les mystères de l’Ouest, Le Virginien, Bonanza, La conquête de l’Ouest (1979), les films Les fusils du Far-West, avec Don Murray, et The legend of walks far woman (1982) avec Raquel Welch ; c’est l’assassin de Lincoln dans The Lincoln Conspiracy (1977) et le héros du polar italien Un fiocco nero per Deborah avec Marina Malfatti et du film d’horreur PIRANHAS. Enfin, il joue dans LES EVADES DE LA PLANETE DES SINGES en 1971 et donne la réplique à Clint Eastwood dans L’INSPECTEUR NE RENONCE JAMAIS et SUDDEN IMPACT (1983).