Les Indiens d’Amérique du Nord unis contre l’industrie pétrolière

Un oléoduc géant doit traverser leurs territoires

Les représentants de 50 peuples indiens d’Amérique du Nord ont conclu un accord visant à lutter contre la construction d’un oléoduc géant. Des membres de 280 tribus sont réunis pacifiquement depuis avril dans un campement qui compte parfois plusieurs milliers de personnes.

Le campement est aussi devenu en un lieu célébrant la culture amérindienne, avec danses et chants rituels. Des manifestations de soutien ont été organisées à travers les États-Unis, des célébrités comme Susan Sarandon et Leonardo DiCaprio se sont associés à leur combat.

Selon les Indiens, le développement du secteur pétrolier causera des dommages à l’environnement, risquant de contaminer des sources d’eau potable en cas d’accident.
Le projet d’oléoduc Dakota Access menace en effet l’approvisionnement en eau et les sites sacrés des ancêtres où sont enterrés des ancêtres de la tribu sioux de Standing Rock dont la tombe de Sitting Bull. Le coûteux ouvrage de 1800 kilomètres doit faire couler le pétrole jusque dans l’Illinois, dont Chicago est la grande ville, en traversant quatre États américains, ainsi que le Canada et la Colombie britannique, la rivière Missouri et longeant le lac Oahe, près de la réserve de Standing Rock. Il doit acheminer le pétrole vers les lieux d’habitation et vers les raffineries.

Face à une situation qui « mérite une solution claire et opportune, nous demandons que la société construisant l’oléoduc suspende volontairement toute activité dans un rayon de 20 miles (32 km) à l’est et à l’ouest du lac Oahe », ont écrit vendredi 9 septembre les ministères de la Justice et de l’Intérieur, réagissant à la décision du juge de district James Boasberg qui a débouté les tribus indiennes demandant l’arrêt des travaux. Barack Obama en personne est intervenu pour ordonner l’arrêt de la construction de l’oléoduc…

Indiens de la plaine - Dessin de Didgiv

Après l’extermination du bison, le vol de leurs terres, les constructions des grands barrages et du chemin de fer, les Indiens voient leurs territoires à nouveau menacés, cette fois par les oléoducs géants – Dessin de Didgiv

Lire :
http://www.bastamag.net/Les-Sioux-feront-ils-plier-un-gigantesque-projet-d-oleoduc-finance-par-des

http://multinationales.org/Que-ferait-Sitting-Bull-Les-Sioux-de-Standing-Rock-menent-le-combat-contre-un

Plusieurs centaines de manifestants ont défilé sur le site Dakota Acces Pipeline, vendredi 9 septembre 2016.

 

 

Sitting Bull

« Quand ils auront coupé le dernier arbre, pollué le dernier ruisseau, pêché le dernier poisson. Alors ils s’apercevront que l’argent ne se mange pas« . Sitting Bull

Manifestation d’Amérindiens dans le Dakota du Nord

Sophia Loren (Sofia Scicolone, Sofia Lazzaro)

 Née un 20 septembre… (20-9-1934)

Sophia Loren

Sophia Loren
dessin : Didgiv

Sophia Loren est l’une des trois bombes sexuelles européennes -avec Anita Ekberg et Brigitte Bardot– qui viennent rivaliser dans les années 60 avec les Américaines Marilyn Monroe, Jayne Mansfield ou Mamie Van Doren. Lancée par la presse de coeur, propulsée sur le marché international, elle possède un charme spontané et une sensualité explosive, comme une autre grande actrice italienne de l’époque, Claudia Cardinale.

Sophia Loren (cine revue 1975)Elle démarre au début des années 50, dans des comédies, péplums, on la voit dans le rôle de la secrétaire du dictateur dans Le retour de Pancho Villa (Io Sono Il Capataz) en 1951 et d’une Mexicaine dans L’Héritier de Zorro avec Walter Chiari (1952).

Classic Beauty Sophia Loren

Sophia Loren

octobre 69 cinérevue

Elle est la co-vedette, avec Anthony Quinn, de La diablesse en collant rose (en 1959) de George Cukor, un western comique qui narre l’histoire d’une troupe de théâtre traversant le Far-west, dont des territoires indiens.
Le film commence par cette phrase, qui décrit bien le personnage qu’elle incarne, sorte de reflet d’elle-même puisque c’est une comédienne (le théâtre et son double !) :
« Quand la grande frontière américaine résonnait de noms de bandits légendaires tels Wyatt Earp, Jesse James, Bat Masterson et Doc Holliday, une ravissante actrice traversait l’Ouest avec sa troupe théâtrale. Une ‘diablesse en collants roses’, elle était l’attraction de chaque installation de sa troupe, de Cheyenne jusqu’à Virginia City, et elle devint la légende du Vieux Far-West.
Voici son histoire… »

Sophia Loren (La diablesse…)

 

 

Sophia Loren a montré son talent dans d’autres registres : l’épopée historique (LE CID, QUO VADIS), les drames romantiques (LA FILLE DU FLEUVE), elle joue en 1957 avec John Wayne dans LA CITE DISPARUE, les films de guerre (OPERATION CROSSBOW), d’espionnage (ARABESQUE), un de ses meilleurs rôles est dans UNE JOURNEE PARTICULIERE d’Ettore Scola en 1977.

 

Sophia Loren by svetliaciok

 

 

Sophia Loren cinerevue oct 68

Sophia Loren juin 66

dans Arabesque

Omar Sharif, Sophia Loren sept 67 ciné revue

FIVE MILES TO MIDNIGHT

(18-8-66 Cinérevue)

Arabesque-Sophia Loren, Gregory Peck

Sophia Loren

(ciné revue 13 juillet 67)

elle tisse sa toile lentement mais sûrement…

avec Jayne Mansfield (le regard qui dit tout)

Sophia Loren Paris Match 1959

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Cera una volta - Sophia Loren

 

1967 :
LA BELLE ET LE CAVALIER
  de Francesco Rosi est l’histoire d’amour entre une jolie paysanne napolitaine et un prince espagnol, dans l’Italie du Sud du XVIIIe s. : l’affiche montre la violence de la passion amoureuse et la violence guerrière, suggérée par un fond incandescent et rouge. Sophia Loren tourne la même année dans LA COMTESSE DE HONG-KONG avec Marlon Brando et FANTOMES à L’ITALIENNE avec Vittorio Gassman.

Sophia Loren dédicace

une dédicace d’avril 2015… merci Sophia Loren

Frances Farmer /Le vandale (Come and get it)

Née un 19 septembre… Frances Farmer (1913-1970)

Frances Farmer
Grande vedette des années 1930-1940, d’une beauté extraordinaire, Frances Farmer joua dans les westerns Rythm on the range (1936), un musical avec Bing Crosby et Louis Prima, puis Le vandale (Come and get it) (1936) de Howard Hawks et William Wyler avec Joel McCrea, L’or et la chair (1937), Ride a crooked mile (1938), Badlands of Dakota (1941) où elle incarne Calamity Jane. Elle fut notamment mariée à Leif Erickson. Elle fut internée à plusieurs reprises en psychiatrie, où elle subit des électrochocs. Un destin tragique sous le ciel tourmenté d’Hollywood, parfaitement retracé dans le film FRANCES en 1982, avec Jessica Lange.

Jessica Lange by didgiv

Jessica Lange dans FRANCES (dessin de Didgiv)

 

Le vandale (Come and get it) (1936) de Howard Hawks et William Wyler (et Richard Rosson)

A la fin du XIXe s., un ambitieux contremaître abandonne la fille de saloon qui l’aimait pour épouser par intérêt la fille de son patron, il se retrouve à la tête d’une vaste entreprise, riche mais malheureux, son ami de jeunesse a épousé la femme abandonnée…
Avec Edward Arnold, Joel McCrea, Frances Farmer, Walter Brennan, Andrea Leeds, Clem Bevans, Gino Corrado, Frances Dee, Jim Mason, Hank Worden
Des airs de documentaire au début, montrant le travail des bûcherons du Wisconsin, Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour Walter Brennan. Howard Hawks avoua que Frances Farmer fut la meilleure actrice avec laquelle il travailla.

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Arthur Hiller / Massacre at Sand Creek (Le massacre de Sand Creek)

Décès de Arthur Hiller

Cet excellent réalisateur canadien est mort douze jours avant Gene Wilder qu’il dirigea dans TRANSAMERICA EXPRESS (1976) et SEE NO EVIL, HEAR NO EVIL.

Issu d’une famille d’immigrants juifs polonais, il sert dans la Royal Air Force puis suit des études de Psychologie et de Droit avant de travailler dans la communication à Toronto.
Hollywood le repère et lui laisse réaliser son premier long-métrage, le téléfilm western relatant le tristement fameux massacre d’Indiens Massacre at Sand Creek en 1956 avec John Derek, histoire qui inspirera Ralph Nelson pour son Soldat bleu (voir ci-dessous).
Au départ, Hiller est réalisateur de séries TV, dont les westerns La grande caravane, Zane Grey Theater, Gunsmoke (9 épisodes), il signera ensuite de bons films de guerre (TOBROUK, COMMANDO POUR l’ENFER), le cultissime LOVE STORY, immense succès commercial qui fit d’Ali McGraw et Ryan O’Neal d’énormes vedettes, puis le cinéaste se spécialisera dans les comédies. Signalons enfin MORSURES en 1979, un petit film d’horreur avec Nick Mancuso, dans lequel un tueur sévit dans une réserve d’Indiens du Nouveau-Mexique.

Massacre at Sand Creek (Le massacre de Sand Creek) (1956) de Arthur Hiller

Avec Everett Sloane, John Derek, Gene Evans, William Schallert

Le massacre de Sand Creek :

Le soldat bleu (Soldat bleu/Soldier blue)

Les sept mercenaires (The magnificent seven) (remake)

The magnificent seven (2016) de Antoine Fuqua
poster

Sortie en France le 28 septembre

The magnificent seven (2016) de Antoine Fuqua

Avec :
Denzel Washington, Chris Pratt, Ethan Hawke, Byung-Hun Lee, Vincent d’Onofrio, Manuel Garcia Rulfo, Martin Sensmeier, Haley Bennett,

Remake de l’énorme succès de John Sturges : ce western, lui-même adapté des SEPT SAMOURAIS de Kurosawa, fut à l’origine -avec les westerns allemands de la série des Winnetou– de la puissante vague des westerns européens au début des années 1960. Le film de Sturges eut trois suites, la dernière étant La chevauchée des sept mercenaires en 1971.

Quelques photos et deux trailers du film :

Trailer 1

Les sept mercenaires

L’original : un classique

Yul Brynner, Steve McQueen

Le western original qui fit de Yul Brynner et Steve McQueen des stars en 1960 (dessin de Didgiv)

Affiche publicitaire

poster

un visuel qui rappelle étrangement celui des 8 salopards de Tarantino…