John Wayne a failli être assassiné par Staline !

Selon le site We Are the Mightypendant la guerre froide, Joseph Staline aurait envoyé deux membres du KGB, déguisés en agents du FBI pour assassiner John Wayne. Tentative qui aurait été confirmée par le successeur de Staline, Khrouchtchev, quelques années après.

Le cinéma, outil de propagande, était solidement contrôlé par les Soviétiques. Depuis son studio, Staline regardait des films du monde entier pour autoriser leur éventuelle diffusion. Il aimait particulièrement, parait-il, les westerns américains, Frank Capra et Chaplin !

John Wayne était un fervent anticommuniste, avant même la chasse aux sorcières McCarthyste qui mit des bâtons dans les roues aux acteurs et cinéastes ayant des sympathies communistes à Hollywood et à laquelle il participa activement.

J. Wayne et son ami acteur Ward Bond, deux acteurs farouchement anticommunistes (dessin de Didgiv)

Le FBI serait informé de cette tentative d’assassinat en 1949. Informé, l’acteur aurait décidé d’aider à coincer les deux agents russes, avec son ami cascadeur Yakima Canutt et le scénariste Jimmy Grant. Une version raconte que les tueurs sont entrés et ont été immédiatement capturés par les agents du FBI. Une seconde, rapportée par Michael Munn dans la biographie de John Wayne L’Homme derrière le Mythe, soutient que Wayne aurait réussi à enlever les deux agents puis simulé leur exécution sur une plage pour dissuader Staline d’envoyer d’autres espions.
D’autres informations avancent que des agents du KGB essayèrent d’enlever Wayne sur le tournage au Mexique de Hondo.

Yakima Canutt, cascadeur et ami du Duke

Pendant toute cette époque où Wayne se savait menacé, il refusa une protection du FBI et ne dit rien de tout ça à sa propre famille. Il déménagea simplement dans une nouvelle maison entourée de hauts murs défensifs. Jamais il ne parla de ces incidents publiquement pour ne pas inquiéter ses proches.

Quand Wayne rencontra Khrouchtchev en 1958, celui-ci lui affirma qu’il fit annuler cet ordre de Staline. Le dernier des grands géants soviétiques n’a pas réussi à éliminer… le dernier des géants du Western !

John Wayne & Jack Elam – by Didgiv

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dessin de Didgiv

 

Le dernier des géants… 18 avril à 20h45… sur TCM Cinéma…

Le dernier des géants (The Shootist)
de Don Siegel (1976) ***

John Wayne dans Le dernier des géants

Musique d’Elmer Bernstein
Avec John Wayne, Lauren Bacall, Ron Howard, James Stewart,Richard Boone, John Carradine,Scatman Crothers, Rick Lenz, Harry Morgan, Sheree North, Hugh O’BrianBill McKinney, Melody Thomas Scott, Gregg Palmer, Johnny Crawford, Ricky Nelson(scènes supprimées ?), Bob Steele.
Cascadeur : Chuck Roberson

Produit par Dino de Laurentiis, tourné à Carson City, c’est le dernier film de John Wayne, dont l’un des premiers succès en 1930 était… La piste des géants !

John Wayne dans Le dernier des géants par GT Tom Johnson

Le dernier des géants

L’histoire se situe en 1901, le jour de la mort de la Reine Victoria. le générique du film est un montage d’extraits des films emblématiques de Wayne : HondoLa rivière rougeRio Bravo et El Dorado. Ses rôles dans ses films résument aussi bien sa carrière que le personnage qu’il incarne dans cet ultime western : le roi des cowboys. Wayne joue un vieux tireur fatigué, las des bagarres de saloon. Il représente un des survivants du violent Far West, dans un univers où l’on voit déjà des voitures et téléphones.
Il va chez son toubib (James Stewart) qui lui confie qu’il un cancer… Le vieil homme se paie le luxe d’un dernier règlement de comptes avec de vieux bandits, joués par une autre légende du western, Richard Boone, et Hugh O’Brien. Cette fusillade, dans un saloon, est une des seules scènes d’action du film.
Cet ultime combat d’un justicier âgé résonne comme un écho de la réalité : Duke, le dernier des grands cowboys de l’âge classique du westernmourra d’un cancer, trois ans plus tard.
Lauren Bacall, qui était une des dernières survivantes de l’âge d’or d’Hollywood, avec Maureen O’Hara, s’est éteinte 38 ans plus tard…

John Wayne, Lauren Bacall

Richard Boone

John Gavin

Décès de John Gavin (John Gilmore) (John Goleenor)
(8 avril 1931-2018)

De père d’origine irlandaise et de mère mexicaine, beau ténébreux devenu homme d’affaires et diplomate (ambassadeur du Président -et acteur comme lui- Ronald Reagan au Mexique), Gavin débute dans MIRAGE DE LA VIE en 1959, avec Lana Turner, puis il est Sam Loomis dans PSYCHOSE d’Hitchcock en 1960 et campe la même année Jules César dans SPARTACUS, il sera aussi Hubert Bonisseur de la Bath dans PAS DE ROSES POUR OSS 117 en 1968.
John Gavin devient la vedette de deux séries western en 1964-65, Destry et Convoy. Il commence une carrière diplomatique en étant nommé conseiller de l’Organisation des Etats américains. Il montera sur les planches à Broadway dans les années 70 et incarnera Cary Grant dans le téléfilm intitulé SOPHIA LOREN en 1980…

♥ John Gavin a été l’époux de l’actrice Constance Towers.

♣ westerns :

Son premier film est un western : Raw edge (1956) de John Sherwood, puis :
Quantez, leur dernier repaire (57) de Harry Keller
Le Virginien (1964) Série
Cutter’s trail (1970) Téléfilm de Vincent McEveety

John Gavin et Janet Leigh dans PSYCHOSE

Clark Gable / Au-delà du Missouri (Across the wild Missouri) / Les implacables (The tall men)

Né un 1er février…
CLARK GABLE (1-02-1901/16-11-1960)
Clark Gable, Vivien Leigh par Svetliaciok

Clark Gable, Vivien Leigh par Svetliaciok – His work on https://fineartamerica.com/profiles/svetliaciok.html

Clark Gable (cinérevue octobre 1970)« Comme comédien, je ne vaux pas un pet de lapin », aimait-il dire. En plus d’être modeste, Clark Gable était un grand séducteur, il charma le monde entier et surtout les demoiselles, par son côté viril et naturel, son énergie communicatrice ; son sourire Ultra Brite, ses oreilles en feuille de chou et sa fine moustache en ont fait un séducteur d’un nouveau type, aussi bien à l’aise dans les comédies que dans les films d’aventures…

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Autant en emporte… Dessin de Didgiv

Né dans une famille de fermiers, il suit une troupe ambulante, arrive à Hollywood en 1924. Après avoir été figurant dans des muets, il se fait remarquer dans le rôle d’une canaille, en 1931, dans Le désert rouge (The painted desert), un western de la Pathé. La MGM, qui cherche à l’époque son nouveau Don Juan, l’embauche. Il joue avec Greta Garbo dans SUSAN LENOX.
Le succès est rapide : entre 1935 et 1940, il devient le n°1 du cinéma, gagnant 4000 dollars par semaine, un record à l’époque ! « Prêté » par la MGM à la Columbia, il reçoit un Oscar pour NEW YORK MIAMI !

l’appel de la forêt

En 1935, il joue dans une adaptation de L’appel de la forêt. La gloire internationale d’Autant en emporte le vent en 1939 assied définitivement son statut de méga-vedette, ce film est le champion du box-office de tous les temps. Le « King » est à son apogée, épouse Carole Lombard.

Après La fièvre du pétrole (1941), où il est un prospecteur de pétrole, on le voit au côté de Lana Turner, en aventurier cynique dans Franc Jeu un western de 1941. Mais après la mort de sa deuxième femme, Carole Lombard, dans un accident d’avion, Clark Gable cesse provisoirement le cinéma et s’engage dans l’armée, participant comme mitrailleur à cinq missions de bombardement sur le territoire allemand. Même s’il n’as pas le profil aryen, il est la star préférée d’Adolf Hitler qui envahit l’Europe et rêve de le prendre vivant!

Clark Gable va tourner dans un de ses meilleurs films en 1951 : le très lyrique Au delà du Missouri, dans lequel il campe un trappeur, chasseur de castors, qui achète la jolie Indienne Pied Noir Kamiah (Maria Elena Marques), dans un but diplomatique : pour mettre les Indiens de son côté. Mais bien sûr, un si beau héros ne peut être totalement cynique : il va tomber amoureux d’elle…

L’esclave libre

En 1952, c’est L’étoile du destin, avec Ava Gardner ; de sa rencontre avec Raoul Walsh éclosent trois très bons westerns, dans lesquels il incarne toujours un aventurier sur le retour, ex-combattant sudiste devenu convoyeur de troupeau dans Les implacables, en 1955, un cowboy voulant percer le secret de quatre veuves -un trésor caché- dans Le roi et quatre reines, 1956, puis un ancien trafiquant d’esclaves qui tombe amoureux d’une belle métisse, Yvonne de Carlo, dans L’Esclave libre, cela rappelle Au delà du Missouri dans une autre ambiance.


LES DESAXES clark gable marilyn monroe monty clift Les désaxés, avec Marilyn Monroe, est son dernier western, plus contemporain. Clark Gable meurt en 1961, 13 jours après la fin du tournage de ce film.

Clark Gable, Marilyn Monroe

Enfants. Clark Gable a eu une fille, Judi, née en 1934 de sa liaison Loretta Young et un fils John Clark Gable, né le 20 mars 1961, cinq mois après la mort de Clark, la mère est sa dernière femme Kay Williams.
Clark Gable a été enterré à Glendale en Californie, près de son éternel amour, Carole Lombard.

John Clark Gable.
Arrestation très médiatisée du fils de Gable en avril 2013 à Malibu : il a causé un énorme accident de voitures, au volant de sa Ford, percutant cinq voitures garées et une autre voiture. John Clark avait déjà eu des problèmes avec la justice, ayant eu une condamnation à 10 jours de prison en 2011, pour avoir pointé un laser sur un hélicoptère du Los Angeles Police Department, alors qu’il conduisait… Autant en emporte le fils !
 clark gable wallace beery

La malle de Singapour-dessin de Didgiv

 

dessin de Didgiv

dessin de Didgiv


Au-delà du Missouri (Across the wild Missouri) – De William A. Wellman (1951) *****

Scénario de Talbot Jennings et Frank Cavett d’après le livre de B. de Voto

Musique : David Raskin-Photo : William Mellor
Durée : 1h28

Clark Gable : Flint Mitchell
Ricardo Montalban : Iron Shirt
Maria Elena Marques : Kamiah
John Hodiak : Dave Brecan
Adolphe Menjou : Pierre Alphonse Marie-Victoire de la Dromusienne alias « Framboise »
J. Carrol Naish : Looking Glass
Jack Holt : Bear Ghost (Ours Blanc)
Alain Napier : le capitaine Lyon
George Chandler : Gowie
Richard Anderson : Dick
Et James Whitmore, Frankie Darro, Douglas Fowley
Cascadeur : Chuck Roberson

 

1829, dans les Rocheuses. Flint Mitchell, chasseur de castors, guide des trappeurs, qui viennent d’arriver en Amérique, vers une vallée fertile pleine de castors.

Pour gagner l’amitié du chef pied-noir Ours Blanc, Flint épouse sa petite fille Kamiah. Au départ un mariage de raison, mais il va vite tomber amoureux…
Hélas, Bear Ghost est tué par un trappeur. Les trappeurs doivent rebrousser chemin.

Iron Shirt lui succède et déclare la guerre aux colons blancs qu’il déteste. Au cours des affrontements, Kamiah est tuée, mais le petit garçon qu’elle a eu avec Flint survit.
Ce dernier va affronter et tuer Iron Shirt, et pacifier ainsi la région. Il décide de rester avec son enfant vivre avec ses amis les pieds-noirs.

Les trappeurs sont à l’honneur en ce début des fifties avec deux chefs- d’œuvre, La captive aux yeux clairs d’Howard Hawks, et dans la même veine, ce superbe film d’aventures romanesque qui propulse le spectateur et Clark Gable au milieu des paysages forestiers verdoyants, dans une région truffée de castors et d’Indiens Pieds-Noirs, le tout filmé dans un magnifique Technicolor. C’est un des plus beaux westerns de l’histoire du cinéma.

Avant Delmer Daves et sa Flèche brisée, Wellman montre l’entente entre les races avec une vision nuancée, il poursuit une réhabilitation des Indiens déjà amorcée dans son Buffalo Bill en 1944.
Le film a été tourné dans les Rocheuses. La belle Indienne aux yeux de braise est jouée par la Mexicaine Maria Elena Marques.
Avec un côté documentaire : les rites et traditions des Indiens sont montrés, tout comme le quotidien des trappeurs. On est donc très proche du cinéma de Delmer Daves.

Ricardo Montalban, Clark Gable


Les implacables (The tall men)
De Raoul Walsh  (1955) ***

Scénario : Sydney Boehm, Frank S. Nugent
Musique : Victor Young
Avec Clark Gable (colonel Allison), Jane Russell (Nella), Robert Ryan (Nathan), Cameron Mitchell (Clint), Juan Garcia (Luis), Harry Shannon (Sam).
Et Emile Meyer, Steve Darrell, Mae Marsh, Robert Adler, Chet Brandenburg, Argentina Brunetti, Tom Fadden, Gilda Fontana, Chuck Roberson, Russell Simpson, Cap Somers, Dan White, Will Wright.
Chuck Roberson (et cascadeur)

1866. Deux frères, Ben et Clint, anciens membres de la bande d’égorgeurs menée par Quantrill pendant la guerre de Sécession, et qui ont combattu à Gettysburg, kidnappent un homme qui a beaucoup d’argent sur lui.
Celui-ci est un éleveur, Nathan Stark, qui leur propose de s’associer à lui pour le convoyage d’un troupeau de 5000 têtes de bétail du Texas au Montana , ils acceptent. Sur la route, ils sauvent Nella d’une attaque d’Indiens, elle décide de les accompagner. Ben et Nella tombent amoureux l’un de l’autre, mais Ben n’est pas assez ambitieux pour elle, elle se rapproche du chef de convoi… Tous vont affronter de nombreux dangers (bandits nordistes, rivière en crue, canyons, Sioux…)

Un des trois westerns Walsh/Gable, où l’acteur incarne toujours le même type de personnage, un aventurier sur le retour qui n’est pas forcément du bon côté, ici un combattant sudiste, doublé d’un séducteur hors-pair, avec une certaine morale néanmoins.Robert Ryan joue un Cattle baron et Jane Russell reste dans son registre de vamp aguicheuse injectant dans le film une dose d’érotisme puissant, avec la fameuse scène de la baignoire.

Le premier tiers du film a été tourné en studio, mais c’est un gros budget, avec le plus important troupeau jamais utilisé pour un film (4000 vaches !), belles séquence tournées dans le Montana enneigé… tournées en fait en studio !

Midas transformait en or tout ce qu’il touchait, Raoul Walsh transforme tout récit qu’il met en scène en de très beaux westerns lyriques, celui-ci est en Cinémascope, et brille de la superbe photographie de Leo Tover.

Jane Russell :

Raoul Walsh-dessin : Didgiv