Bronco Apache (Apache) / Robert Aldrich / Un rabbin au Far West (The Frisco kid)

sur TCM Cinéma le 27 mars à 20h50, 1er avril à 22h55, 7 avril à 13h30

BRONCO APACHE
de Robert Aldrich  (1954) *****
dessin de Didgiv

dessin de Didgiv

Scénario : James R. Webb-Musique : David Raskin

Avec
Burt Lancaster : Massaï
Jean Peters : Nalinie
John McIntire : Al Siebert
Charles Buchinsky (Bronson) : Hondo
John Dehner : Weddle
Monte Blue : Geronimo
Et Paul Guilfoyle, Walter Sande, Morris Ankrum.

Bronco Apache (Burt Lancaster)En 1886-87, dans les montagnes rocheuses, la lutte du guerrier apache Massaï, qui refuse les conditions de paix imposées à son peuple par l’armée américaine après la reddition de Geronimo. Parqués dans les trains, les Indiens sont envoyés dans des réserves en Floride. Massaï s’évade, traverse plusieurs Etats mais au retour est trahi par son le père de sa bien-aimée Nalinie, Santos, il s’échappe à nouveau, avec Nalinie, qui, pendant leur fuite, tombe enceinte. Traqué par les soldats, Massaï renonce au combat au moment où il entend les pleurs du nouveau-né…

Financé par la société de production de Burt Lancaster-Harold Hecht, ce western précurseur et moderne dans sa forme, au style incisif, a été réalisé dans le sillage creusé par La fléche brisée, défenseur de la cause indienne… Le tournage dura trente jours seulement.

Bronco Apache (Burt Lancaster et Jean Peters)Initialement, la fin devait montrer Hondo (Charles Bronson) tuer son frère Massai, mais United Artists, contrairement aux désirs de Robert Aldrich et Burt Lancaster, refusa de voir le héros mourir et de montrer un final aussi pessimiste : le dernier plan, très subtil, montre la fatale destinée du peuple indien après la défaite ; un bébé nait, l’enfant de Massaï, l’Apache rebelle, qui renonce alors au combat, et se soumet aux lois des Blancs pour pouvoir vivre avec sa famille…

Burt Lancaster par tony344

Burt Lancaster par tony344

Ce film d’une beauté absolue, aux couleurs sompteuses (l’ocre et le marron des roches se mariant avec le bleu du ciel) est adapté d’un roman de Paul I. Wellman, qui a aussi écrit les histoires ayant donné naissance aux westerns L’Homme de nulle part de Delmer Daves (1956) ou Les Comancheros de Michael Curtiz (1961). Burt Lancaster et son associé Harold Hecht en avaient acheté les droits en 1952.
Le réalisateur Aldrich propose à la production Charles Bronson, alors quasi-inconnu, pour jouer l’ennemi de Massai.
A sa sortie, le film est un énorme succès. Quelques années auparavant, le public américain n’aurait pas été prêt à applaudir une vision aussi révisionniste que celle-ci.
On est en pleine période de réhabilitation des Indiens au cinéma, dans la société aussi : en 1953, la Chambre des Représentants et du Sénat vote une résolution reconnaissant les Indiens comme des citoyens à part entière.

APACHE - Film of the year 1954

La porte du Diable et surtout La flèche brisée, toux deux en 1950, ont joué un rôle important dans cette réhabilitation à la fois culturelle et sociale.

Jean Peters et Charles Bronson

Jean Peters by didgiv


Les westerns de Robert Aldrich (1917-1983)

Vera Cruz-dessin de Didgiv

1954 : Bronco Apache ; Vera Cruz
1957 : La chevauchée du retour (et prod.)
1961 : El Perdido
1963 : Quatre du Texas (et prod. et scénario)
1972 : Fureur apache
1979 : Un rabbin au Far West avec Gene Wilder

Comme assistant réalisateur :
1943 : La fille et son cow-boy
1949 : Le poney rouge
1951 : New Mexico

Fureur apache

Lien.
http://www.cadrage.net/dossier/robertaldrich/aldrich.html

Sara Montiel dans Vera Cruz-dessin de Didgiv

El Perdido

R. Aldrich

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Un rabbin au Far West (The Frisco kid)
de Robert Aldrich (1979) ** 

Lors de la conquête de l’Ouest, un rabbin polonais fonde une synagogue à San Francisco. Il croise la route de bandits et d’Indiens et sympathise avec un cambrioleur de banques…

Avec Gene Wilder, Harrison Ford, Ramon Bieri, Val Bisoglio, Leo Fuchs, Vincent Schiavelli

Coup de maître de Robert Aldrich qui sort de son créneau en signant cette agréable comédie, c’est un peu le Rabbi Jacob du western ! Dans un second rôle, Robert Padilla, qui joue le Medecine man, est décédé en 2018. Il jouait aussi les Indiens dans des épisodes de Bonanza et la version TV 1977 de La conquête de l’Ouest.

Robert Padilla

 

Un tueur nommé Luke / Chelo Alonso

Un tueur nommé Luke (La notte dei serpenti)
Italien de Giulio Petroni (1969) ** 

Image

couverture du DVD d’Edika chez M6 Vidéo

Avec Luke Askew, Luigi Pistilli, Magda Konopka, Chelo Alonso, Guglielmo Spoletini, Franco Balducci, Monica Miguel, Benito Stefanelli

Le seul western dans lequel l’excellent Luke Askew (un des BERETS VERTS de John Wayne, et l’autostoppeur de EASY RIDER) tient un premier rôle. Belle musique de Riz Ortolani.


 Décès de Chelo Alonso (10 avril 1933 à Cuba-2019)
De son vrai nom Isabella Garcia, née de père cubain et de mère mexicaine, beauté torride venue de Cuba qui a pimenté le cinéma italien, d’abord dans des péplums puis des westerns, elle était surnomméé « la princesse du péplum » mais aussi , la « Cuban H-Bomb » !

Elle commence sa carrière comme danseuse à 17 ans, puis joue des rôles exotiques au théâtre national de Cuba, intègre les Folies Bergères à Paris en 1957. En Italie, elle se fait remarquer dans SOUS LE SIGNE DE ROME (1959), après ça sa sensualité et son tempérament volcanique explosent dans des films comme LA TERREUR DES BARBARES (1959) ou LA REINE DES BARBARES (1960).


Elle épouse le producteur Aldo Pomilia, joue dans les westerns Le bon, la brute et la truand (1966), Saludos, hombre (1968) avec Tomas Milian et Un tueur nommé Luke en 1969, c’est son dernier film.

Elle apparait aussi dans le documentaire américain Western, italian style en 1968, consacré au western-spaghetti.

El Puro, la rançon est pour toi (La taglia è tua… l’uomo l’ammazzo) / Lisa Seagram

El Puro, la rançon est pour toi (La taglia è tua… l’uomo l’ammazzo) (El puro se sienta, espera y dispara)-
Western italo-espagnol de Edoardo Mulargia (1969) **

Photo : Antonio L. Ballesteros.

Musique : Alessandro Alessandroni.
Durée : 90 mn.

Avec : Robert Woods (El Puro)
Aldo Berti (Cassidiy)
Mario Brega (Tim)
Rosalba Neri (Rosie)
Marc Fiorini, alias Ashborn Hamilton Jr. (Gipsy)
Fabrizio Gianni (Fernando)
Maurizio Bonuglia (Dolph)
Giusva Fioravanti (Antonio)
Lisa Seagram (Nikki, la tenancière du saloon-hôtel)
Mariangela Giordano

Des chasseurs de primes recherchent une légende de l’Ouest, El Puro, pour toucher une prime de 10 000 dollars.

Le « professeur », Cassidy, Dolph et son frère Tim sont quatre chasseurs de primes dirigés par Gipsy, « la terreur de l’Ouest », sur les traces de El Puro, dont la tête est mise à prix 10 000 dollars. Ce héros de légende n’est plus que l’ombre de lui-même, et vit dans la hantise de la mort, passant ses journées à boire de la tequila. Son seul espoir est Rosie, une prostituée qui projette d’acheter un ranch et de vivre avec lui. Son ami Fernando, un vieillard qui vend de la tequila aux navajos, l’avertit que Gipsy le recherche, et lui conseille de vite partir au Mexique.

El Puro...

Rosalba Neri

Cassidy a suivi Fernando et sait maintenant ou se cache El Puro. La bande débarque chez Rosie, Cassidy la tue. Arrivant sur place, El Puro est pris pour le meurtrier, heureusement Fernando a recours à une ruse pour le sortir de prison et faire accuser un autre homme qui agonisait.
Dans le saloon de Nikki, El Puro abat Dolph. Convaincu qu’ils ne pourront avoir El Puro, le professeur quitte la bande. Le règlement de comptes arrive : Fernando, tue Cassidy, et El Puro se charge de Tim, et de Gipsy.

El Puro est hélas tué au moment ou il part pour le Mexique, par… le professeur, qui était resté dans les parages.

El puro...

Aldo Berti et Marc Fiorini… avant un smac surprenant

Un bon petit western-spaghetti qui privilégie la description psychologique sur l’action, c’est une série B du genre, avec peu de personnages et de figurants, superbe musique d’Alessandroni qui reprend des éléments de celle d’Ennio Morricone (dont les chœurs masculins) du BON LA BRUTE ET LE TRUAND.
Roberts Woods est crédible dans la peau d’un anti-héros laconique, le dos voûté, alcoolique, cigarillo collé aux lèvres, dans la lignée de Clint Eastwood, antihéros qui monte un mulet ayant la peau sur les os, et dont les seuls amis sont un gamin, un vieillard qui vend de la tequila aux Navajos, une prostituée… et sa bouteille de Tequila.

La paire d’as féminine du film : Rosalba Neri et la jolie Américaine Lisa Seagram, qui joue la tenancière du saloon. Seul hic : Mario Brega n’a vraiment aucune ressemblance avec le blond Maurizio Bonuglia, qui est censé jouer son frère.
Aldo Berti est effrayant, quand il s’acharne sur Rosalba Neri, la tuant car elle refuse de révéler ou se trouve El Puro.
Le clou du film est le face à face entre Gipsy (Marc Fiorini, excellent lui aussi) et El Puro : ce dernier, assis dans une chaise, abat avec une décontraction étonnante le chasseur de primes qui voulait sa peau… avant de subir le même sort, tué par le personnage du « professeur » (caricature de l’intellectuel avec des petites lunettes rondes).


Décès de LISA SEAGRAM (Née en 1936-2019)

C’était la tenancière du saloon-hotel de El Puro, la rançon est pour toi en 1969. Née à Brooklyn, cette très jolie brune débute dans des comédies américaines, puis apparait dans des séries (dont La grande caravane, Gunsmoke), une seconde carrière en Italie où elle a des premiers rôles, comme dans YELLOW : LE CUGINE en 1969, et des seconds rôles dans les westerns et comédies jusqu’en 1976.

Marisa Solinas / Sangue chiama sangue

Décès de Marisa Solinas (Marisa Anna Solinas)  (1939-2019)

Sœur de la chanteuse Vittoria Solinas (qui joue avec elle dans Sangue chiama sangue), l’Italienne Marisa Solinas est révélée par son premier film, BOCCACE 70 en 1962. Elle alterne ensuite films allemands et italiens et tourne quelques westerns : Un colt dans le poing du diable (1967), Qui a tué Fanny Hand ? (68), c’est une saloon girl (et sa soeur Vittoria aussi) dans Sangue Chiama Sangue (68), puis Giarrettierra Colt, en 1968, Blindman le justicier aveugle (71).

Un colt dans le poing du Diable

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Sangue chiama sangue (El Sancho… c’est le temps de mourir) (Blood calls to blood)
Western italien de Luigi Capuano (Lewis King) (1968) **
 A la frontière entre Mexique et USA, Sancho (Fernando Sancho) et son gang attaquent un monastère, tuant plusieurs moines sur leur passage, il s’emparent d’oeuvres d’art précieuses en or et diamants. Un étranger, un cowboy solitaire surnommé El Angel (Stephen Forsyth), apprend que son frère, qui faisait partie des moines, a été tué. Il poursuit le gang, pour châtier le meurtrier.

Et avec German Cobos, Antonella Judica, Léa Nanni (Marie-Anne), Marisa Solinas, Vittoria Solinas, Franco Fantasia, Rick Palanse, Francesco Porzi.

Un des meilleurs rôles de Fernando Sancho, prolifique second couteau des westerns italiens et espagnols -il en a tourné plus de cinquante !-, dans la peau, comme d’habitude, d’un bandit mexicain (il est crédité premier au générique mais c’est plutôt Stephen Forsyth le héros). C’est une bonne surprise, excellente musique de Francesco De Masi, qui s’aligne sur les standards américains, avec des sonorités hispano-mexicaines pour les scènes de danses et piano entraînant pour celles de saloon ; le film dans son ensemble s’inscrit plus dans la veine des séries B américaines que dans les westerns stylisés de Sergio Leone ou Sergio Corbucci, Luigi Capuano se montre bon directeur d’acteurs, peu de fausse note dans son travail.
Le second rôle féminin est tenue par Léa Nanni, qui a tourné une poignée de films dans les années 60-70, dont quelques westerns comme Prie… et creuse ta tombe ou Il lungo giorno della violenza (1971). Les deux soeurs Solinas jouent des chanteuse et danseuse de saloon.

♥ Le héros du film est joué par Stephen Forsyth, acteur canadien qui eut une courte carrière en Italie. Déçu des rôles qu’on lui donnait, il cessa de tourner en 1970, et retourna au Canada, où il devint compositeur de musique.

Le gentilhomme de la Louisiane / Julie Adams

Le gentilhomme de la Louisiane (The Mississippi Gambler)
de Rudolph Maté (1953) ****

Mark (Tyrone Power) et son compère Kansas John (John McIntire) pénètrent le milieu des joueurs sur un Riverboat. Ils attirent la méfiance des tricheurs et Mark tombe amoureux de la belle Angélique (Piper Laurie)…

Et avec Julie Adams, Paul Cavanagh, John Baer, Ron Randell, Robert Warwick, Guy Williams, Hugh Beaumont, Anita Ekberg, George Hamilton, Jack Perrin, Buddy Roosevelt, Angela Stevens, Dennis Weaver.
Belle histoire romanesque sur fond de Riverboat, avec un des plus grands séducteurs de l’époque, Tyrone Power, en ‘Mississippi Gambler’ et la superbe Julie Adams. Réalisation sans faille du Polonais Rudolph Maté (Horizons lointains), plusieurs seconds et petits rôles deviendront célèbres dans les années 60 : Guy Williams (futur héros de la série Zorro), le jeune premier George Hamilton, Anita Ekberg ou encore le talentueux Dennis Weaver. Du grand cinéma comme on l’aime !

Le gentilhomme de la Louisiane Tyrone Power Cinérevue oct 69_NEW

cinérevue 1969


Décès de Julia Adams (Julie Adams, Betty Adams) (17-10-1926/2019)

Julie Adams

Des jambes assurées pour 125 000 dollars !

Julie Adams et James Stewart

Créditée dans ses premiers films sous le nom de Julia Adams, Betty May Adams a tourné dans une quantité impressionnante de séries B et de westerns, les premiers étant The Dalton Gang (1949) de Ford Beebe, Hostile country (1950) de Thomas Carr et Colorado ranger (1950), qui sont les deux premiers d’un serial de 6 westerns avec James Ellison puis… les quatre autres sont  Marshal of Heldorado  (1950), Crooked River (1950), West of the Brazos (1950) et Fast on the draw (1950)

Creature from the Black Lagoon

1952 : Les affameurs est un de ses rôles les plus fameux : c’est une des deux filles du chef de la caravane qu’escorte James Stewart…
The treasure of lost canyon de Ted Tetzlaff
Le traître du Texas.

1953 : Victime du destin de Raoul Walsh avec Rock Hudson

Le gentilhomme de Louisiane avec Tyrone Power
Le déserteur de fort Alamo de Budd Boetticher
Révolte au Mexique de B. Boetticher
Soulèvement en Arizona (1953) de Lee Sholem

1957 : Slim Carter
1959 : Le shérif aux mains rouges de Joseph M. Newman

1965 : dans les bras d’Elvis en vedette chantante de rodéo, dans Tickle me
1971 : The trackers (tv)

Séries
Zane Grey Theater
 (1959) ; Steve Canyon (59) ; The Alaskans (59) ; Cheyenne ; Maverick (59-60) ; L’homme à la carabine ; Bonanza (61) ; Outlaws (61) ; Le Virginien (66) ; La grande vallée (66-68)

Jambes. Une publicité de la firme Universal dans les années 50 vantait ses charmes en avançant qu’elle avait gagné une récompense pour ses jambes « les plus symétriques du monde entier« , jambes qui, parait-il, étaient assurées pour 125 000 dollars !

Polar :
UN SILENCIEUX AU BOUT DU CANON (1974)

Révolte au Mexique (1953) :

Lawless Bred

The Jimmy Stewart Show