James Garner/Sept secondes en enfer=Day of the gun=Hour the gun/Le vengeur=Shoot-out at Medicine Bend

James Garner (1928/2014)
Acteur emblématique du western des années 60-70. Viril, costaud, plein d’humour et d’une gaieté communicative, pas mal de comédies à son actif. Inoubliable dans le rôle de Philip Marlowe le détective en 1969, ou LA GRANDE EVASION. On le redécouvre dans les années 80 et 90 dans les comédies VICTOR, VICTORIA et le western Maverick avec Mel Gibson.

dessin de Didgiv

Le western qui le représente sans doute le mieux, et qui est devenu culte, est la comédie hilarante Ne tirez pas sur le shérifIl réussissait à mater les hommes du clan Darby (Walter Brennan), dans une petite ville du Far-West nommée Calendar, alors que la prison n’avait pas encore de barreaux !

Son personnage était une caricature du Wyatt Earp joué par Henry Fonda dans le film de John Ford de 1946… dans lequel Walter Brennan tenait d’ailleurs le rôle du bandit Ike Clanton !
Un autre de ses plus grands rôles est justement celui de Wyatt Earp dans 7 Secondes en enfer (1968), suite du Règlement de comptes à OK Corral de Sturges.

♦ Né James Baumgarner dans l’Oklahoma, il effectue son service militaire en Corée, puis, grâce à un copain, travaille dans un théâtre. Et glisse aisément des planches au petit écran, puis au cinéma. La série tv Maverick en fait un acteur populaire, au cours de 124 épisodes diffusés sur CBS entre 1957 et 1962, parmi les deux autres acteurs récurrents, l’un va devenir lui aussi célèbre : Roger Moore, qui joue Beau Maverick. C’est un film de guerre qui révèle James Garner au cinéma : LA GRANDE EVASION en 63, il était aussi très bon en coureur automobile dans GRAND PRIX.

LONG METRAGES : son premier western est Le vengeur (57), avec Randolph Scott. Puis, Alias Jesse James avec Bob Hope (dont le titre français est Ne tirez pas sur le bandit, qui prête à confusion avec un autre film de Garner, d’ailleurs ses scènes dans ce film ont été supprimées).
Suivent La bataille de la vallée du diable (1966)… et Sept secondes en enfer (1967) de John Sturges… Ne tirez pas sur le shérif

Puis un western tourné en Italie, Un homme nommé Sledge (1970) avec Laura Antonelli… Deux comédies en 1971 : Tueur malgré lui de Burt Kennedy et Skin Game… Puis deux productions Disney : Le petit Indien en 1973… et en 74 : The castaway cow-boy.

Meurtre à Hollywoo  (1988) est un polar original et rétro mâtiné de western racontant une enquête sur un meurtre par le célèbre marshall Wyatt Earp et son ami l’acteur Tom Mix (Bruce Willis).
Le grand retour de James Garner dans le western est Maverick (1994) où il joue le rôle du marshal Cooper.

Roughing it (2002), il joue le rôle de Mark Twain.

Téléfilms : Les rois de l’arnaque (1978) Téléfilm de Hy Averback…
Streets of Laredo (1995)

Séries : La première est Zane Grey theater en 1956. Suivront : 4 épisodes de Cheyenne (55 à 57)… Sugarfoot en 57… Maverick où il joue le rôle de Brett Maverick de 1957 à 1962… Young Maverick (79)… et Brett Maverick

avec Mel Gibson et Jodie Foster dans Maverick

avec Joan Hackett

deux grands amis : James et Waylon Jennings


Le vengeur (Shoot-out at Medicine Bend)
de Richard L. Bare (1957)

A Medicine Bend, un businessman corrompu, aidé du shérif et du maire, fait attaquer par sa bande les trains traversant la région…

Avec Randolph Scott, James Craig, Angie Dickinson, James Garner

by Didgiv

by Didgiv

Premier rôle féminin important dans un western pour Angie Dickinson et aussi premier western de James Garner. Et Randolph Scott comme toujours impeccable… qui sait choisir les bons réalisateurs, aucun de ses westerns n’est raté !

Angie Dickinson, R. Scott, James Garner


Sept secondes en enfer (7 secondes en enfer)
(Le jour de la fusillade) (Day of the gun) (Hour the gun)-De John Sturges (1967-68)

Scénario : Edward Anhalt d’après le roman Sept secondes en enfer de Robert W. Krepps
Musique de Jerry Goldsmith
Photo : Lucien Ballard

Avec : James Garner (Wyatt Earp), Jason Robards (Doc Holliday), Robert Ryan (Ike Clanton), Albert Salmi (Octavius Roy), Charles Aidman (Horace).
Et Steve Ihnat, Michael Tolan, William Windom, Larry Gates, Karl Swenson, Monte Markham, Richard Bull

Pour établir la loi à Tombstone, Arizona, un magistrat municipal et un médecin emploient la manière forte en envoyant les hors-la-loi locaux faire un tour en enfer…

Robert Ryan

Et revoila John Sturges qui rempile pour remettre OK Corral au goût du jour, l’histoire commence au climax de son précédent film de 1957, là ou s’arrêtait son Règlements de comptes à OK Corral : la fusillade, puis Wyatt Earp et Doc Holliday sont acquittés mais Ike Clanton, en fuite, veut se venger…

Dans Tombstone (1993), la fameuse fusillade se situe au milieu du film. Ce western prend aussi quelques libertés avec la vérité historique, on voit par exemple Wyatt et Doc traquer Ike Clanton jusqu’à Mexico et le tuer, dans la réalité il fut tué dans un braquage quelques années plus tard, et pas par Wyatt Earp.
Le scénario fait un zoom cette fois sur l’amitié qui liait Doc Holliday et Wyatt Earp, interprété par l »impeccable Jason Robards et James Garner. Garner est impeccable dans la peau de Wyatt, mais Jason Robards ne livre pas une performance aussi percutante que Kirk Douglas en 57.

John Sturges aurait à l’origine aimé reprendre les mêmes acteur que la version de 1957, mais United Artists refusa, désirant distinguer ce film du précédent. Sturges insista néanmoins pour prendre John Hudson et DeForest Kelley dans les rôles de Virgil et Morgan Earp. Le studio accepta alors, hélas, Hudson s’était retiré du métier dans les années 60, et DeForest Kelley, qui travaillait sur la série STAR TREK (1966) n’avait pas de temps pour venir re-jouer Morgan Earp pour John Sturges.

le vrai Doc Holliday-dessin par Didgiv

le vrai Wyatt Earp – dessin Didgiv

Le brigand bien-aimé=Jesse James)=/Le retour de Frank James=The return of Frank James

Le brigand bien-aimé – De Henry King (et Irving Cummings) (1939)

Scénario : Nunnally Johnson

Musique de Louis Silvers, Cyril Mockridge et Alfred Newman
Oh Susanna (jouée par Jesse James en prison) est chantée a cappella par Nancy Kelly et Tyrone Power

Avec Tyrone Power : Jesse James-Henry Fonda : Frank James
Nancy Kelly  – Randolph Scott – Henry Hull –SlimSlim Summerville, Brian Donlevy, John Carradine, Donald Meek, Jane Darwell, George Chanlder, Lon Chaney Jr.

1867. Les compagnies ferroviaires achètent à bas prix, souvent en les forçant à vendre, les terres des fermiers de l’Ouest. Les frères James refusent de vendre, et les hommes de la Compagnie des chemins de fer de Saint Louis provoquent la mort de leur mère

Avec Le réfractaire et Les Dalton arrivent (ce dernier avec aussi Randolph Scott), tournés à la même époque, ce western fait partie des biographies romancées de hors-la-loi dont raffolent les spectateurs pendant la guerre, mais le plus proche de la vérité historique : Nunnally Johnson s’inspire pour le scénario des archives d’un journal du Missouri dont le journaliste était un proche de la famille James

Tyrone Power, Henry Fonda

Tyrone Power, Henry Fonda

Succès financier (plus que La chevauchée fantastique), c’est le premier western en couleurs (Technicolor), une suite sera tournée en 1940, Le retour de Frank James, avec Henry Fonda mais sans Tyrone Power, et un remake en 1957 avec Robert Wagner

Les chevaux ont parait-il -et hélas- été particulièrement maltraités sur ce tournage


Le retour de Frank James (The return of Frank James)

De Fritz Lang (1940)

Fritz Lang by didgiv

Les deux assassins (John Carradine et Charles Tannen) de son frère Jesse ayant été acquittés par le gouverneur, Frank (Henry Fonda) décide de le venger. Il s’empare de la caisse d’une petite gare, mais au cours de l’opération, un homme est tué

Et avec Jackie Cooper, Gene Tierney, Henry Hull, J. Edward Bromberg, Donald Meek, Eddie Collins, George Barbier, Ernest Whitmann, Lloyd Corrigan, George Chandler, Barbara Pepper

Le succès de Brigand bien-aimé en 1938 incita Daryl F. Zanuck à tourner cette suite, de même qualité, mais sans Tyrone Power, il confia la réalisation à Fritz Lang, dont c’est le premier western. Huit acteurs du film précédent sont engagés dont Henry Fonda et John Carradine.

C’est le premier film de la magnifique Gene Tierney, on la verra ensuite dans d’autres westerns  : Trappeurs de l’Hudson (41), La reine des rebelles, The secret of convict lake (1951) et Le gaucho (1952)

♠ Bertrand Tavernier parle du film :

♣ La fiche ciné revue :

John Carradine

Les fusils du Far-West=The plainsman=Les invincibles/Henry Silva

Les fusils du Far-West (The plainsman) (Les invincibles) de David Lowell Rich (66)


Calamity Jane aide Buffalo Bill et wild Bill Hickok d’empêcher un conflit entre colons et Indiens

Avec Don Murray, Guy Stockwell, Abby Dalton, Bradford Dillman, Henry Silva, Simon Oakland, Leslie Nielsen, John Mitchum

Pâle remake d’Une aventure de Buffalo Bill (36) avec Gary Cooper avec ici des acteurs de second plan. Steve McQueen et Sophia Loren furent approchés pour les rôles principaux dans une version théâtrale. L’histoire réunit Calamity Jane, Wild Bill Hicock et Buffalo Bill, trois légendes de l’ouest dont les chemins en réalité ne se sont jamais croisés. Henry Silva, célèbre second couteau « méchant » des polars et westerns Hollywoodiens, est décédé en septembre 2022

William Cody

Buffalo Bill by Didier Givannel


 Décès de HENRY SILVA (1928-2022)

Abonné aux rôles de malfrats, mafieux et bandits en tout genre, Silva avait joué dans un polar français, au côté de Belmondo, c’etait le chef de la pègre dans Le Marginal en 1983.
Il débute à l’actor’s studio et en 1952 au côté de Marlon Brando dans VIVA ZAPATA. Deux grands roles dans des westerns pour ce talentueux acteur aux origines sicilienne et espagnole :  le guerrier apache Chatto dans The Animals en 1970, qui affronte des bandits qui ont enlevé une institutrice. Et encore un Indien, Lujan, un des quatre bandits échappant à la pendaison et traqués par Gregory Peck dans Les bravados (1958) d’Henry King. C’est le seul des quatre qui ne subit pas son châtiment. Il joue son propre rôle dans son dernier film OCEAN’S ELEVEN.


Autres westerns :
Viva Zapata ! (1952)
L’homme de l’Arizona (1957)
Le trésor du pendu (58)-L’étoile brisée (58)-Violence au Kansas (1959)
Les trois sergents (62)-La récompense (65)-Les fusils du Far-West (66)-Du sang dans la montagne (66-succes au box-office Espagnol, c’est le héros du film)-Black Noon (71) – Zanna Bianca alla riscossa (74)-Lust in the dust (85)
Séries : Cimarron ; La grande caravane ; Le grand Chaparral ; Laredo

The Tall T

L’homme de l’Arizona

Les bravados : à droite

R.I.P : Louise Fletcher… Irene Papas… Jean-Luc Godard… Olivia Newton-John… Jean-Louis Trintignant… Bo Hopkins… Ray Liotta… James Olson… Fred Ward… Sally Kellerman… Hardy Krüger… Yvette Mimieux… Nick Georgiade… Arlene Dahl… Jacqueline Sassard… Françoise Arnoul…

Bo Hopkins (1942-2022)

Connu pour ses films avec Sam Peckinpah : La horde sauvage ou Guet-Apens, Tueur d’élite… et d’autres westerns : Monte Walsh, Macho Callahan, Cat Dancing, La brigade du Texas, il joua aussi dans de nombreuses séries dont Virginien, Gunsmoke ou Bonanza.

Sally Kellerman (1937-2022)

Après avoir joué dans les séries Star Trek et Tarzan dans les années 1960, Sally joue une des victimes d’un serial killer dans L’étrangleur de Boston (1968). Elle sera aussi la Major Margaret O’Houlihan dans la comédie MASH rôle qui lui valut une nomination aux Oscars et aux Golden Globes 1971.

Nick Georgiade (1933-2021)

Second voire troisième couteau américain -d’origine grecque- né à New York et mort à Las Vegas- rendu célèbre par son rôle de l’acolyte d’Eliot Ness, Enrico Rossi, dans la série LES INCORRUPTIBLES. Un petit air d’un autre Grec, Telly Savalas -les cheveux en plus-, ancien boxeur, puis étudiant en sociologie et psychologie avant de rencontrer la célébrité sur petit grand écrans, dans des rôles de flic ou voyou…

Arlene Dahl (1925)

Embuscade (1950) avec Robert Taylor

Le convoi maudit
 (1950)
 
L’Ouest en feu (Land raiders) (1969)

 (Le convoi maudit)

Arlene Dahl

Jacqueline Sassard (1940-2021)

Jolie brune née à Nice, décédée en Suisse, une certaine ressemblance avec Natalie Wood, le charme éthéré des jeunes vedettes de Cinecitta, vue dans des films de Valerio Zurlini, Chabrol, Losey, De Sica… son dernier film est Les biches de Chabrol en 1968…

sont aussi morts récemment : Michel Bouquet, Jacques Perrin, Ed Asner, Shin’ichi’ Chiba (Sonny Chiba) ; Patricia Hitchcock (fille d’Alfred), Markie Post, Alex Cord, Françoise Arnoul/Chick Vennera/William Smith/Richard Donner/Raffaella Carra/Stuart Damon/Robert Sacchi/Ned Beatty/Henry Darrow/Coris Leachman/Nathalie Delon/Claude Brasseur/Victoria Racimo/Daria Nicolodi/Margaret Nolan/Diana Rigg/Reni Santoni/John Saxon/Kelly Preston/Dan Van Husen/Geno Silva/Michel Piccoli/John Ericson/Sergio Fantoni/Max Von Sydow /Suzy Delair/Lucia Bosè/Alfio Contini…

Raffaella Carra
Claude Brasseur par didgiv
Claude Brasseur par Didgiv

Le grand passage (Northwest Passage)/Robert Young/Spencer Tracy

Robert Young
(1907/1998)

Robert Young (cine revue 1976)

« Il n’a absolument aucun sex-appeal » disait de lui Louis B. Mayer. L’élégant et souriant Robert Young n’en fut pas moins une vedette populaire des années 30 à 50, un de ses meilleurs rôles est celui de l’espion de QUATRE DE l’ESPIONNAGE d’Hitchcock en 1936, il était aussi très bon dans le rôle du détective de FEUX CROISES d’Edward Dmytryk avec Robert Mitchum.
On l’a vu dans plusieurs westerns :  Henry King le dirige dans Carolina en 1934, un de ses meilleurs rôles est celui de l’acolyte de Randolph Scott, engagé par un ingénieur pour protéger les travailleurs d’une ligne télégraphique contre les attaques de desperados et Indiens dans Les pionniers de la Western Union (41) de Fritz Lang.

Il joua également dans Le grand passage (1940) de King Vidor, fut la vedette de Du sang dans la Sierra de George Sherman, puis d’une série B, La peur du scalp (1952)

Le grand passage (Northwest Passage) – de King Vidor (sortie France en 1949) (1939-40)

Scénario : Laurence Stallings, Talbot Jennings (roman de Kenneth Roberts, Le grand passage (1937))
Musique : Herbert Stothart
Durée : 121 mn

Avec Spencer Tracy : major Robert Rogers
Robert Young : Langdon Towne
Walter Brennan : Hunk Marriner
Ruth Hussey : Elisabeth Brown
Nat Pendleton : cap’ Huff

1759. Portsmouth. Après avoir déclenché une bagarre avec des représentants de l’ordre, Langdon et son ami Hunk doivent fuir, en état d’ébriété, ils signent un engagement avec le major Rogers, qui a la mission de mener plus de 50 éclaireurs au Canada pour exterminer une tribu indienne alliée des Français, à la frontière canadienne

Une fresque épique haute en couleur, un des premiers films en Technicolor, qui narre la vie des pionniers dans les guerres franco-britanniques, tournée dans de superbes paysages par King Vidor et Norman Foster. Dès l’ouverture du film, des scènes brutales et sauvages, tout le charme des grands films hollywoodiens.

Un tournage difficile avec des scènes très physiques, Spencer Tracy menaça de quitter le tournage plusieurs fois (à l’origine, c’est Robert Taylor qui devait lui donner la réplique, il déclina et le débutant Robert Young fut embauché pour le rôle de Towne).

La même intrigue est calquée dans Les aventures du capitaine Wyatt avec Gary Cooper en 1951, mais transposée dans les guerres contre les Séminoles.

Un des rares westerns de Spencer Tracy, avec Le maître de la prairie (1947).


Spencer Tracy (1900-1967)

Westerns et films se déroulant au XXe s. :

San Francisco (1936) de W.S. Van Dyke-Le grand passage (1939) – La fièvre du pétrole (1940)-Le maître de la prairie (1947) – Capitaine sans loi (1952)-La lance brisée (1954)

La conquête de l’Ouest (1962)

La lance brisée