Nino Castelnuovo/La récompense (The reward)

Décès de Nino Castelnuovo (1936-2021)

De ROCCO ET SES FRERES (1960) au PATIENT ANGLAIS (1996) en passant par LES PARAPLUIES DE CHERBOURG (64), l’étalon italien Castelnuovo affiche un beau parcours cinématographique. Il tourne dans un giallo (NUE POUR L’ASSASSIN (1975) et aussi dans plusieurs  westerns : avec Max Von Sydow en 1965 dans La récompense, en 1966 dans Le temps du massacre, en 69 dans Cinq hommes armés


La récompense (The reward)
Américain de Serge Bourguignon (1965)

De Serge Bourguignon
Musique : Elmer Bernstein
Photo : Joseph MacDonald

Avec Max von Sydow, Yvette Mimieux, Efrem Zimbalist Jr, Gilbert Roland, Emilio Fernandez, Nino Castelnuovo, Henry Silva, Rodolfo Acosta, Julian Rivero

Des chasseurs de primes capturent un fugitif recherché, dont la tête est mise à prix 50 000 dollars, mais sur le voyage du retour, ils vont s’affronter pour espérer avoir chacun la plus grosse part du butin

Curiosité que cette petite production américaine aux airs de western européen, dotée d’un casting international, réalisée par un Français, Serge Bourguignon (qui cartonna avec LES DIMANCHES DE LA VILLE d’AVRAY), et tourné à Tucson en Arizona, mais ce fut un gros échec
C’est un western contemporain, avec de superbes paysages pourtant, magnifiquement photographiés par Joseph MacDonald (L’Or de MacKenna), et la musique d’Elmer Bernstein -toujours un régal !- mais, hélas, une interprétation inégale et une désagréable impression de déjà vu. Avec la grande star du cinéma mexicain, et révolutionnaire emprisonné dans les années 1920, Emilio Fernandez


Efrem Zimbalist Jr. (1918/2014)

Fils d’un grand violoniste et de la chanteuse Anna Gluck, Cet acteur né à New York joua dans près de 100 films et séries. Il chantait Oh Susannah et All quiet along the Potomac Tonight dans un épisode de Maverick de 1958, The Jail at Junction Flats

Ses autres westerns :
L’esclave libre (1957)
Sugarfoot (série, 1958)
The Alaskans (série, 1960)
Bronco (série, 1961)
Rawhide (série, 1965)
La récompense (1965)
Les nouvelles aventures de Zorro (série, 1990)

SEULE DANS LA NUIT

George Martin/Chassés-croisés sur une lame de rasoir/Professionnels pour un massacre/La furie des Apaches/Oeste Nevada Joe/La frontière de la haine/Clint El solitario

Décès de George Martin (Jorge Martin) (1937, à Barcelone/2021)


Acteur et réalisateur espagnol, héros de nombreux westerns spaghetti-paellas : Billy le Kid (1964), La furie des Apaches (64), Les deux violents (64), La tumba del pistolero (64), Un pistolet pour Ringo (65), Oeste Nevada Joe (65), La frontière de la haine (65), il joue un Mexicain impitoyable qui convoite de l’or et la fiancée de Giuliano Gemma dans Le retour de Ringo (65), Per il gusto di uccidere (66), Clint el solitario (67)


… C’est un des trois aventuriers qui pillent des banques pendant la guerre de Sécession dans Professionnels pour un massacre (67), 15 forche per un assassino (67), Sonora (68), Thompson 1880 (68), Vamos a matar Sartana (et réalisation, 1971), Judas… ¡toma tus monedas! (72), Il ritorno di Clint il solitario (72), …e cosi divennero i 3 supermen del West (1973).
Il est aussi la vedette du giallo (thriller transalpin) CHASSES-CROISES SUR UNE LAME DE RASOIR en 1973


Chassés-croisés sur une lame de rasoir (Passi di danza su una lama di rasoio)
Italo-espagnol de Maurizio Pradeaux (1972)

Avec Robert Hoffmann, Nieves Navarro (Susan Scott), George Martin, Anuska Borova, Anna Liberati

Un tueur au rasoir tout vêtu de noir, dans la grande tradition du giallo

Anuska Borova


Professionnels pour un massacre (Professionisti per un massacro)
Italo-espagnol de Nando Cicero (1968)

Trois pistoleros (George Martin, George Hilton, Edd Byrnes) pillent des banques pendant la guerre de Sécession et vendent des armes à l’Union

Et avec Milo Quesada, Monica Randall, Gérard Herter, José Bodalo, Gisella Monaldi

Un classique du western spaghetti, qui sort un peu du lot par son humour, notamment dans la description de personnages comme les filles de saloon obèses et alcooliques, dans la lignée des Trinita, avec un trio de larrons qui ne se prennent pas une seconde au sérieux, c’est une série B du genre produite par Balcazar, du travail de routine mais aucun temps mort et l’ensemble se laisse regarder avec plaisir D’autant plus qu’il y a dans la brochette des vedettes féminines la jolie Monica Randall, un des belles de Soleil Rouge, qui séduisait Toshiro Mifune… Un début mouvementé, avec une fusillade entre Nordistes et Sudistes, et l’attaque à la dynamite d’un coffre-fort, qui donne le ton et le rythme du film

4

La furie des Apaches (1964)

El hombre de la diligencia-Italo-Espagnol de José Maria Elorrieta

Avec Frank Latimore, Nuria Torray, Frank Brana, George Martin

A ne pas confondre avec La fureur des Apaches, sorti la même année avec Audie Murphy

Tourné à Madrid, ce western s’inspire de La chevauchée fantastique (1939), un petit rôle pour George Martin
Oeste Nevada Joe (1965) –Italo-espagnol de Ignacio Iquino
Oeste Nevada Joe Poster
avec George Martin, Adriana Ambesi, Katia Loritz
De l’action et de la romance avec un triangle amoureux : George Martin, l’Espagnole Katia Loritz et l’Italienne Adriana Ambesi

Adrianna Ambesi

La frontière de la haine (1965)
I tre de Colorado-Italo-espagnol de Amando de Ossorio
Avec George Martin, Giulia Rubini, Diana Lorys, Pamela Tudor
Clint el solitario (1967)
Italo-hispano-allemand de Alfonso Balcazar
Avec George Martin, Marianne Koch, Walter Barnes, Fernando Sancho
Un des grands rôles de cowboy de George Martin (dont le succès engendra une suite en 1972) : il joue Clint Harrison gunfighter qui se lance dans une vengeance impitoyable, il revient dans sa ville…

Jean-Paul Belmondo/Le marginal

DECES DE BEBEL.. en septembre 2021

LE MAGNIFIQUE, l’INCORRIGIBLE, PIERROT LE FOU, LE MARGINAL, LE PROFESSIONNEL, FLIC OU VOYOU, l’AS DES AS, l’HOMME DE RIO, LE DOULOS, CARTOUCHE… LE GUIGNOLO… TENDRE VOYOU… Hommage…

Belmondo… en Indien… dans Cinérevue

Bébel

Belmondo

De quel film cette photo montrant Bebel en Indien est-elle tirée ?

Jean-Paul Belmondo by didgiv

A bout de souffle (dessin : Didgiv)

LE DOULOS (1962) de Jean-Pierre Melville :

Ursula Andress Jean-Paul Belmondo (cinérevue 1970)

Photos de Bebel que j’ai prises à Nice à l’enterrement de George Lautner :

belmondo

Belmondo (photo Didier Givannel)

dans La Ciociara, il joue un jeune prof timide et idéaliste, tombant amoureux de Sophia Loren, il sera tué par les Allemands.

Jean-Paul Belmondo-

Sirène du Mississippi–avril 1969 cinerevue

LE PROFESSIONNEL (1981) de George Lautner

A BOUT DE SOUFFLE (1960)

Jean-Paul Belmondo par Didgiv dédicacé

Dédicace sur deux portraits en janvier 2015

avec Laura Antonelli : Les mariés de l’An II 

LE MARGINAL (1983) : Fiche du film

Jean-Paul Belmondo par Didgiv


Jean-Paul Belmondo par Didgiv

Jean-Paul Belmondo-

cinerevue 1979


Le marginal
Français de Jacques Deray (1983)


Dialogues de Michel Audiard

Avec Jean-Paul Belmondo, Henry Silva, Carlos Sotto Mayor, Pierre Vernier, Maurice Barrier, Tchéky Karyo,

Un commissaire de police aux méthodes expéditives traque un trafiquant de drogue.

Réalisé par un pro du polar, Jacques Deray (qui dirigea Belmondo dans BORSALINO et le retrouvera pour LE SOLITAIRE), LE MARGINAL fut un succès avec près de 5 millions d’entrées, il y a dans le film une scène inspirée de BULLITT, la poursuite en Plymouth et  Ford Mustang, orchestrée dans ce film par le roi des cascadeurs français, Rémy Julienne. Belmondo conforte son rang de méga-star en ce début des années 80, avec ce personnage de flic coriace et intrépide en jean et blouson de cuir. Musique d’Ennio Morricone.

Carlos Sotto Mayor

Le policeman=Fort Apache in the Bronx/Ed Asner

 Le policeman (Fort Apache in the Bronx)-de Daniel Petrie (1981)

Avec Paul Newman, Edward Asner, Ken Wahl, Danny Aiello, Rachel Ticotin, Pam Grier

Pam Grier-Paul Newman

Tourné dans le Bronx même, ce film policier naturaliste s’inspire de l’expérience de deux anciens flics et montre avec réalisme le travail des policiers de terrain : patrouilles pédestres, enquêtes de routine, bavures… C’est un peu le L627 américain des années 1980, dans la même catégorie se trouve SERPICO avec Al Pacino. LE POLICEMAN fut un bon succès commercial qui influencera les concepteurs de la série HILL STREET BLUES qui montrait le quotidien des flics d’un commissariat de quartier.

Paul Newman avait déjà quelques polars à son actif : PAS DE LAURIERS POUR LES TUEURS (1963), DETECTIVE PRIVE (66), LE PIEGE (73), LA TOILE d’ARAIGNEE (75). Danny Aiello, qui joue dans LE PARRAIN II, est décédé en décembre 2019 et Ed Asner en août 2021. La star de Blaxploitation Pam Grier y a un petit rôle.

Pam Grier par didgiv


Décès de Edward Asner (Ed Asner) (1929-2021)

Grande figure du petit écran, Ed Asner est un acteur prolifique, qui apparait dans pas moins de 350 films est séries entre la fin des années 1950 et aujourd’hui… et il continue de tourner. Son rôle le plus fameux est celui du manager de télévision LOU GRANT dans 114 épisodes, entre 1977 et 1982, il jouait aussi Jonah Jameson dans la série SPIDER-MAN (1994-98).
Côté westerns, on le voit dans les séries Outlaws (1962), Le Virginien (1963), A man called Shenandoah (1965), deux épisodes de Gunsmoke (1964-66), Le cheval de fer (67), Les mystères de l’Ouest (68), les films El Dorado (1967), Skin Game (1971), la saga sur l’esclavage Racines (1977), les polars APPELEZ MOI MONSIEUR TIBBS (1970) avec Sidney Poitier et LE POLICEMAN (1981).
On entend sa voix dans le documentaire sur Gettysburg et Lincoln, THE GETTYSBURG ADDRESS, réalisé en 2016.

L’or de MacKenna=MacKenna’s Gold/Ted Cassidy/Julie Newmar

L’or de MacKenna-de Jack Lee Thompson (1969)

Scénario : Carl Foreman, d’après le roman de Heck Allen
Musique : Quincy Jones

Avec Gregory Peck, Omar Sharif, Telly Savalas, Camilla Sparv, Julie Newmar, Keenan Wynn, Ted Cassidy , Lee J. Cobb, Raymond Massey, Burgess Meredith, Anthony Quayle, Edward G. Robinson, Eli Wallach

1875. Le bandit Coronado veut extorquer à MacKenna, qu’il a kidnappé, le plan de la vallée de l’or. Ce dernier a pris le plan du mythique Canyon de l’or à un Apache qu’il a tué, puis l’a  brûlé. Un plan qui mène à une mine d’or dans les montagnes. Un vieil homme qui prétendait avoir visité la vallée aurait eu les yeux brûlés. Ils ne sont pas les seuls à rechercher ce trésor : un groupe d’honorables citoyens et une troupe de cavalerie pénètrent aussi sur les territoires indiens pour trouver la mine…


Produit par Carl Foreman et le compositeur Dimitri Tiomkin, réalisé par un spécialiste du film d’action (LES CANONS DE NAVARONE), un énorme budget de 7 millions de dollars, une distribution hétéroclite, Telly Savalas en officier de l’armée, un brin d’érotisme avec la sensuelle Julie Newmar en Indienne, et Omar Sharif en bandit mexicain

Trois acteurs de ce western jouaient les méchants dans la série BATMAN de 1966 : Julie Newmar, Burgess Meredit et Eli Wallach. Un beau et vertigineux duel entre Gregory Peck et Omar Sharif est une des scènes les plus réussies du film. Mention à la musique de Quincy Jones et la chanson interprétée par José Feliciano dans la VO, dans le générique français par Johnny Hallyday.
Enfin, magnifique photographie de Joseph MacDonald, montrant les grandioses paysage de l’Arizona

Gregory Peck, Eduardo Ciannelli


Ted Cassidy (1932/1979)

Cet ancien basketteur se destinait au journalisme, mais son physique impressionnant (plus de 2 mètres) et sa voix profonde ont été remarqués par les producteurs hollywoodiens ; il devient une star avec le rôle de Lurch dans la série LA FAMILLE ADAMS dans les années 60 et fera du doublage pour des dessins animés

FAMILLE ADAMS

Beaucoup de séries et films fantastiques et de science-fiction, des personnages mythiques comme Goliath dans GREATEST HEROES OF THE BIBLE (1978) et aussi des westerns, les séries LAREDO et DANIEL BOONE notamment, il est Hachita dans L’OR DE MCKENNA en 1969, et joue une brute dans BUTCH CASSIDY ET LE KID la même année

Ci-dessous :
avec Sherry Jackson dans STAR TREK, L’OR DE MacKENNA et dans BUTCH CASSIDY

Née un 16 août…
Julie Newmar (1933)

Julia Chalene Newmeyer est ballerine à l’opéra de Los Angeles à l’âge de 15 ans puis étudie le piano et le Français avant de jouer dans des comédies musicales à New-York et de poser comme pin-up. Elle entre dans la galaxie télévision avec la série LA QUATRIEME DIMENSION en 1959 et avec des petits rôles de danseuse, comme dans LES GLADIATEURS en 1954.

C’est la première actrice à incarner Catwoman dans une adaptation de la série BATMAN en 1966. Devenue chef d’entreprise dans les années 70, elle lance une marque de collants


♣ Côté westerns, elle décroche un rôle dans The farmer takes a wife (53), histoire d’un triangle amoureux sur un steam-boat en 1850 (intrigue qui rappelle Une rousse qui porte bonheur avec Elvis…) et apporte une touche d’érotisme en Apache dans L’or de MacKenna en 1969, une fameuse scène la montre se baigner nue dans une rivière… écho à La rivière de nos amours avec Elsa Martinelli

Ciné revue 1972 : Julie Newmar, qui mesure 1m80, préfère les hommes de petite taille… « Parce que, explique-t-elle, ils font toujours tout deux fois« . Lol.

♦ Cinémonde nov. 1960 : Julie Newmar aux puces de Cligancourt

Playboy 1968