browser icon
You are using an insecure version of your web browser. Please update your browser!
Using an outdated browser makes your computer unsafe. For a safer, faster, more enjoyable user experience, please update your browser today or try a newer browser.

John Wayne

Posted by on 12 juin 2015

dessin de Didgiv

Mort dans la nuit du 11 au 12 juin… (26-5-1907/nuit du 11 au 12-6-1979)
John Wayne (cine revue aout 1976)
Le dernier des Géants 
C’est Tom Mix qui a mis le pied à l’étrier à Marion Michael Morrison en lui proposant de devenir son entraîneur d’éducation physique ; Wayne était à 18 ans, un des meilleurs joueurs de football de son université ; Mix lui promet de petits rôles dans des films.
Il commence comme assistant-accessoiriste puis  figurant dans les films de John Ford. Raoul Walsh, impressionné par sa carrure, lui offre de jouer en vedette son prochain western ; il lui trouve au passage un nom, celui d’un héros de la Révolution contre les Anglais : John Wayne.

Two fisted law avec Tim McCoy (by Didgiv)

C’est La piste des géants en 1930 (son dernier film sera Le dernier des géants…). Il venait juste avant d’apparaitre dans un premier western, Rough romance avec George O’Brien.
Dans les années 30, pour la Columbia, puis des petites compagnies (Lone Star) et Warner Bros, il est le second rôle ou la vedette de nombreux films, et surtout des westerns comme l’original  Haunted gold (Le fantôme), Texas cyclone, Ride him, cowboy (1932), Two-fisted Law tous trois de 1932, ce dernier de Ross D. Lederman, qui le dirige aussi -avec Buck Jones- dans The range feud (1931). Suivront The hurrican express de JP McGowan, The telegraph trail, Somewhere in Sonora (33), L’homme de monterey (1933, qu’Eddy Mitchell nous fit découvrir en France au menu d’une Dernière séance), il concurrence George O’Brien (vedette de la Fox) ou Randolph Scott, poulain de la Paramount.

John Wayne-cinerevue 1978

louise brooks et John Wayne

Louise brooks et John Wayne

Difficile de citer tous les westerns qu’il a tournés à cette époque, d’une durée d’environ 50-60 mn, souvent pour la Lone Star, où il doublé par Yakima Canutt qui joue aussi accessoirement le méchant : Le chevalier du destin (Les cavaliers du destin) (1933), Texas Terror, Justice pour un innocent, Randy rides alones, Panique à Yucca City (34), L’homme de l’Utah (34), Le texan chanceux (The lucky Texan) (34), Sous le ciel de l’Arizona (34) de Harry L. Fraser, The star packer (34), The trail beyondLe territoire sans loi (34)… L’élixir du Dr Carter (35), Rainbow valley (1935) et The dawn rider (35) de R.N. Bradbury, King of the Pecos (35), The desert trail (35)… The lawless range (1935) de R.N. Bradbury, WestWard Ho  (35), The lawless nineties (36), Conflict (1936) pour Universal… Pour la Republic (qui a fusionné avec Lone star), The new frontier (1935), il est aussi un des « trois mousquetaires », personnages de westerns créés par le romancier William Colt Mac Donald, dans des récits qui se déroulent à une époque relativement moderne, signés George Sherman dont Santa Fe Stampede (1938), Wyoming outlaw (39), The night riders (39), Three Texas Steers (39), New Frontier (1939), Overland stage raiders, Pals of the saddle, Red river range. Mack W. Wright le dirige dans des westerns de la Warner et de la Republic, dont Winds of the wasteland en 1937.

Un jour, John Ford lui demande de lire un scénario dont il vient d’ acheter les droits : The stage to Lordsburgh. Ford lui demande s’il voit un acteur capable de tenir le rôle principal du hors-la-loi Ringo Kid. Wayne lui suggère alors Lloyd Nolan.
Ford rétorque : « Bon dieu, Duke, t’es pas capable de le jouer toi-même ? »…
Les producteurs veulent Gary Cooper ou Clark Gable, et non cet acteur de troisième ordre ; Ford, têtu comme une mule, impose Wayne, il veut surtout une distribution moins coûteuse.

 

John Wayne, Claire Trevor

La chevauchée fantastique

La chevauchée fantastique est le second western qui donne une nouvelle dimension à John Wayne, le film reçoit une bonne critique, et il se retrouve à côté de Gary Cooper parmi les meilleurs westerners, gagnant 150 000 dollars par film. Le couple qu’il forme avec Claire Trevor est reformé par la RKO dans Le premier rebelle (1939) puis par la Republic en 1940 dans L’escadron noir de Raoul Walsh, nouveau carton au box-office. Bingo !
Sous contrat avec la Republic, Wayne tourne néanmoins aussi pour RKO, United Artists, Universal et Paramount, la plupart sont des films de routine.
Des réalisateurs plus ambititeux comme Cecil B. DeMille commencent à s’intéresser à lui : la carrière de Wayne est relancée par des films d’aventures comme LE LONG VOYAGE (1939) de John Ford et LES ECUMEURS DES MERS DU SUD, en 1942 (de DeMille), encore un western en 1941 : Le retour du proscrit.

L’amazone aux yeux verts (dessin : Didgiv)

La même année, dans Les écumeurs, de Ray Enright, il partage l’affiche avec Marlene Dietrich et Randolph Scott, qui joue le méchant. Wayne est désormais une méga-star. D’autres westerns vont suivre comme Sacramento (1942), La fille et son cow-boy (A lady takes a chance) (43) une comédie sentimentale de William A. Seiter avec Jean Arthur, La ruée sanglante (43), L’Amazone aux yeux verts (44), deux Joseph Kane en 45 : La belle de San Francisco et Dakota, puis L’ange et le mauvais garçon (1947), son premier film comme producteur (il impose James Edward Grant à la réalisation).
En 1948, Le massacre de Fort Apache est le premier volet sur la trilogie de la cavalerie de John Ford. Bien avant Soldat Bleu, Ford montre dans ce film comment l’obstination d’un officier peut mener à un massacre d’Indiens.

Le massacre de Fort Apache - John Wayne

dessin de Didgiv

Le bagarreur du Kentucky (dessin de Didgiv)

Suivent La rivière rouge d’Howard Hawks, qui avait d’abord pensé à Gary Cooper pour le rôle principal et Le fils du désert (48), de Ford tourné dans le désert de Mojave ; brûlé au visage par le soleil brûlant, il avait été brièvement hospitalisé. Ford encore, pour La charge héroïque (49), avec un rôle où Wayne apparaît, comme dans La rivière rouge, grâce au maquillage, rudement vieilli (son personnage a 17 ans de plus que lui), il fait une chute de cheval pendant le tournage, et songe à se tourner vers la réalisation et la production.
Puis il joue dans et produit Le bagarreur du Kentucky, il porte fièrement le bonnet à queue de castor, comme dans Alamo plus tard (et auparavant dans Allegheny uprising).

Maureen O'Hara John Wayne

L’homme tranquille (by Didgiv)

En 1950, fin de la trilogie cavalerie de John Ford avec Rio Grande, son premier film avec Maureen O’Hara. En 52, il tourne avec elle L’HOMME TRANQUILLE. Grâce à Hondo, en 1953 (qu’il produit et interprète, Glenn Ford ayant refusé le rôle), il se retrouve en tête du box-office, après deux années passées en 3e position, et détrône Gary Cooper (le film rapporte 4,1 millions de dollars !).
Il est devenu le roi des cowboys, et le  La prisonnière du désert renforce encore son statut. Comme Alan Ladd ou Randolph Scott, il incarne à merveille le justicier errant et solitaire, au passé trouble.

dessin de Didgiv

Rio Bravo : dessin de Didgiv

Dans la scène la plus intense du film, Wayne, par principe, veut tuer sa nièce qui désire rester parmi les Indiens qui l’ont enlevée et en on fait une des leurs. Jeffrey Hunter l’en empêche…

En 1957, Wayne est l’acteur le plus payé sur la planète. Vient… Rio Bravo, d’Howard Hawks, tourné l’été 58 en Arizona, la quintessence du genre, et déjà un zeste de violence qui ouvre la voie à de nombreux cinéastes dans les années à venir ; Wayne, qui détestait Le train sifflera trois fois, sorti en 1952 avec Gary Cooper, expliqua qu’il avait pris avec Howard Hawks,  exactement le contrepied de ce film (un homme seul contre tous…), le résultat fut au-delà des attentes : 11e au box-office de l’année 59.

Richard Widmark, John Wayne (ALAMO)

Il enchaine avec Les Cavaliers de John Ford (59) puis réalise, produit et interprète Alamo en 1960, un projet qui lui tenait à cœur depuis… 20 ans, la Republic ayant refusé à l’époque, trouvant le film trop cher ! Le film fut nommé pour 11 Oscars -et n’en remporta qu’un- mais rapporta, en trois mois d’exclusivité, plus de 2 millions de dollars, bien en deça malgré tout des 6,5 millions qu’il coûta !
C’est aussi un des rares films où il meurt à la fin : Davy Crockett, est tué à la baïonnette et touché au cœur, empalé à une porte… même si dans la réalité, on ignore comment et à quel stade du combat Crockett a été tué. John Ford a tourné une scène de poursuite qui fut coupée au montage.

LES COMANCHEROS (by Didgiv)

Les années 60 vont être celles de magnifiques westerns pour John Wayne, entre classicisme et modernité. Le grand Sam (1960) est une comédie réussie pleine de gags, puis, dans Les Comancheros de Michael Curtiz, il incarne un capitaine des Texas rangers qui recherche un homme (Stuart Whitman) recherché pour meurtre en Louisiane. Les deux acteurs sont en osmose.
« Premier film de Wayne où il assume totalement un rôle d’ancien, rabâchant ses vieux exploits de pionnier et laissant les jeux amoureux à des personnages plus jeunes » (John Wayne, par Allen Eyles).

Un petit rôle pour Aissa, la fille de Duke et de la Mexicaine (née au Pérou) Pilar : Aissa est apparue dans 4 films de son père mais n’est pas devenue actrice (1)… Puis c’est le héros de L’homme qui tua Liberty Valance de John Ford. Le personnage de Wayne intègre la notion de sacrifice : c’est sa balle qui tue le bandit Liberty Valance, mais il laisse penser au citoyens que c’est son ami James Stewart qui l’a fait, ce dernier devient ainsi un homme politique influent et part avec la fiancée de Wayne (Vera Miles), Duke se retire avec élégance dans l’ombre.

dessin : Didgiv

Rio Lobo (dessin : Didgiv)

Si on a l’impression au début que Stewart va être le personnage principal (le film commence par son enterrement auquel assiste Jimmy Stewart), le déroulement de l’action et la fin montrent que c’est bien Duke le personnage central du film… Puis, il incarne le général Sherman, méconnaissable car barbu, dans une scène « calme » de l’épisode de la fresque à succès La conquête de l’Ouest, séquence réalisée par John Ford. Il avait déjà tenu le rôle de Sherman dans un épisode de La grande caravane réalisé par John Ford en 1960.

dessin de Didgiv

Le grand McLintock (dessin de Didgiv)

C’est l’un des plus gros budgets dans lesquels il ait tourné : 14,5 millions de dollars. Il retrouve Maureen O’Hara pour la comédie western Le grand McLintock, En 1964, Wayne a  un cancer du poumon et est sauvé par un e opération. Il revient ainsi en pleine santé (mais avec un inhalateur à oxygène) tourner Les quatre fils de Katie Elder (1965) de Henry Hathaway, dans le rôle de l’aîné des quatre Elder. Notons le peu de violence et d’érotisme, par rapport aux westerns de cette époque, des films de John Wayne, comme celui qu’il coproduit ensuite, La caravane de feu (1967) de Burt Kennedy avec Kirk Douglas : Wayne supprima au montage une scène où on voit ce dernier, nu, de dos…

dessin de Didgiv

El Dorado : dessin de Didgiv

Enfin vient le merveilleux El Dorado (67), remake de Rio Bravo, signé Howard Hawks, et encore un chef d’œuvre montrant des héros éclopés, Wayne, le tireur d’élite, et Mitchum, shérif alcoolique. John Wayne va continuer de jouer les héros vieillis et usés, mais toujours du bon côté de la loi : celui du shérif borgne et alcoolique Cent dollars pour un shérif (1968) pour lequel il obtient le premier Oscar de sa (déjà) longue carrière puis Les géants de l’Ouest (69), et à nouveau un très bon western : Chisum (1970), un des meilleurs de cette époque, avec la scène d’anthologie où on le voit en haut d’une colline, cigarillo aux lèvres, surveillant son bétail ; encore deux bons westerns : Rio Lobo, un remake de Rio Bravo et d’ El Dorado, en 1970 et Big Jake en 1971, avec Maureen O’Hara.
Le réalisateur Howard Hawks, sur le tournage de Rio Lobo, était déçu de la prestation de  John Wayne, déjà fatigué par le cancer qui allait l’emporter neuf ans plus tard. « Il a des difficultés à monter et descendre de son cheval. Il ne peut pas se déplacer à la façon d’ un gros chat, comme il le fait. Il doit rentrer son ventre. Ce n’est pas la personne que j’ai connue avant ».

John Wayne, Angie Dickinson, Ben Johnson

Ann-Margret aux anges entre Wayne et Ben Johnson – Les voleurs de trains

Dans Les Cowboys (1971) -dont Tommy Lee Jones songe à un remake-, il est abattu au premier tiers du film par le voleur de bétail Bruce Dern, il recherche de l’or caché pour la jolie veuve Ann-Margret dans Les voleurs de train (1972), il joue encore les redresseurs de torts dans Les cordes de la potence (1973) et enfin Une Bible et un Fusil (1975), un shérif  borgne alcoolique dur à cuire dans un tandem avec Katharine Hepburn , fille de pasteur londonienne citant sans cesse la bible, fonctionne à merveille dans un savant dosage d’action, d’humour et d’émotion.

John Wayne, Ben Johnson

Pour son dernier film, au titre prémonitoire, Le dernier des Géants en 1976, Wayne s’entoure de pointures du western (James Stewart, Richard Boone, John Carradine…) mais il ne s’ entend pas  avec le réalisateur Don Siegel à cause de leurs idées politiques.
Il joue un vieux tireur fatigué, las des bagarres et tueries de saloon. Il va chez son toubib (James Stewart) qui lui confie qu’il un cancer. Ce film fait un peu écho au crépuscule de sa vie.

Duke mourra d’un cancer, trois ans plus tard, dans la nuit du 11 au 12 juin 1979. Le dernier des géants s’en est allé… cette fois pour de bon.

Brannigan

Films policiers :
UN SILENCIEUX AU BOUT DU CANON (1974)
BRANNIGAN (1975) de Douglas Hickox

John Wayne Kirk Douglas

La caravane de feu, avec Kirk Douglas

Gunsmoke. En 1955, John Wayne, qui a lancé la carrière de James Arness, présente le 1er épisode de la série Gunsmoke. Elle comptera 20 saisons jusqu’à 1975, le record des séries western ! 

Biographie. Pilar Wayne a écrit John Wayne : my life with the Duke, en 1987.

by Didgiv

Rio Lobo : by Didgiv

Box-office.
En 1971, un sondage fait auprès des exploitants de salles américains plaçait John Wayne en tête du box-office et Clint Eastwood  en 2e position. En 1972, Eastwood avait pris la place de Wayne, qui était tombé au 4e rang. En 73, Eastwood est toujours n°1, et Wayne n’est plus qu’à la 9e place. On peut dire que Clint a pris la place du Duke dans le western… à cette époque !

 

Autres dessins de John Wayne :

Les cordes de la potence avec Gary Grimes

BD  Ciné revue janvier 1968

Joanne Dru, John Wayne

dessin : Didgiv (pyrogravure)

Chisum – dessin : Didgiv (pyrogravure)

Une bible et un fusil (dessin : Didgiv)

(John Wayne, Marguerite Churchill)

La piste des géants

John Wayne (ciné revue 27 avril 67)
Un western surnaturel : Haunted gold (1932)…

John Wayne

(cinérevue 1969)

John Wayne cinerevue avril 1970


UN SILENCIEUX AU BOUT DU CANON

 John Wayne a produit via sa société BATJAC plusieurs films, dont Légitime défense (1956), western avec Angie Dickinson

Rio Bravo-Plaquette originale

dessin de Didgiv

The star Packer (1934)

patrick wayn

Ward Bond, John et son fils Patrick : La prisonnière du désert

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *