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Robert Taylor / Billy The kid (Billy le Kid, le réfractaire) (Le réfractaire) / Embuscade (Ambush) / Le trésor du pendu (The law and Jake Wade)

Posted by on 5 juillet 2016

ROBERT TAYLOR (5-8-1911/8-6-1969)

 

La porte du Diable

« Je ne suis pas un grand acteur, je suis seulement un type qui a un aspect et une voix agréables. C’est un grand appoint pour un comédien, que les gens aiment le regarder, mais ça n’a rien à voir avec l’art de jouer » disait avec modestie Robert Taylor. Il était avant tout le jeune premier de style traditionnel, le dernier -avec Clark Gable– du style, après Valentino ou Novaro, et il a été longtemps un des poulains de la MGM, restant 26 ans sous contrat avec elle : il fut repéré tout simplement par un prospecteur de talents de la MGM en 1934.
Avec sa beauté, son flegme tout britannique et son élégance, il va embrasser les plus grandes stars féminines dans des drames romantiques ou des comédies : Greta Garbo, Mirna Loy, Jean Harlow… En 1955, sa côte explose et il devient la « vedette américaine la plus populaire à l’étranger » et le restera jusqu’à 1960.

Les réalisateurs de westerns le veulent aussi dans leurs films : à l’heure où John Wayne devient une star, avec sa Chevauchée fantastique, Robert Taylor démarre dans le genre avec Trafic d’hommes en 1939.
Puis, il a le rôle principal en 1941 de la biographie romancée Billy le kid, Le réfractaire (fiche ci-dessous), un des premiers westerns en Technicolor.
Il ne reviendra au genre que dans les années 50, avec Embuscade (1950) et le personnage de l’Indien révolté de La porte du diable d’Anthony Mann (1950), premier grand western ‘pro-indien’ montrant les injustices dont étaient victimes les tribus indiennes, comme l’interdiction du droit de propriété. Maquillé, avec la peau plus mate, Taylor est assez crédible en Indien, contrairement à ce que pensait Jacques Tourneur qui avait refusé de réaliser le film pour cette raison.

Robert Taylor 1971 - Ciné revue
Ne pouvant plus jouer les jeunes premiers romantiques, il se recycle dans les films d’action et épopées (QUO VADIS), ses deux meilleurs rôles sont sans doute celui du guide courageux menant un Convoi de femmes (1951) en Californie : il escorte sur 3000 km de jolies demoiselles parties de Chicago à la rencontre de leurs futurs maris qu’elles ne connaissent pas. Le film est un grand succès.

Billy le Kid le réfractaire (dessin de Didgiv)

Dans un autre registre, il campe un cruel chasseur de bisons dans le très bon western La dernière chasse en 1956. Un rôle difficile qui révèle un vrai talent.

ava gardner

Vaquero

Tous ses autres films sont des réussites du genre et la plupart devenus des classiques, que ce soit Vaquero, en 1953 ou la comédie L’aventure fantastique (1954), il incarne un séduisant trappeur célibataire endurci que veut épouser Eleanor Parker… Vient ensuite l’excellent Trésor du pendu de John Sturges (1958) : il incarne Jack Wade, un ancien bandit devenu shérif, dont la fiancée est enlevée pa un de ses anciens comparses…

La dernière chasse (fiche Télé 7 jours)

Suivent Libre comme le vent (58) avec John Cassavetes, Le bourreau du Nevada (The Hangman) (1959), Les ranchers du Wyoming (1963), sur la lutte entre ranchers et éleveurs itinérants, La pampa sauvage (1966), un western-paella original censé se dérouler en Argentine, Le justicier de l’Arizona (1967), dans lequel il joue un aventurier vengeant des fermiers mexicains assassinés (en fait un téléfilm qui cartonna tellement à la TV américaine qu’il connut une seconde sortie en salles) ; enfin, il a eu un petit rôle dans trois épisodes de la série Hondo en 1967.
A noter aussi que lorsque son ami Ronald Reagan quitta la série Les aventuriers du Far West (1952), pour se consacrer à une carrière politique -il deviendra Président des USA bien plus tard-, il passa le relais à Taylor comme invité et acteur, jusqu’à sa mort d’un cancer -Robert fumait deux parquets de cigarettes par jour-, à l’âge de seulement 57 ans, en 1969.
Il aura tourné environ 70 films.

Polars :
SUR LA TRACE DU CRIME (1954) de Roy Rowland

♥ Côté coeur, une vie exemplaire, Robert Taylor a réalisé une prouesse (à Hollywood) en restant marié à sa première femme, Barbara Stanwyck, de 1939 à 1952, puis il a épousé Ursula Thiess avec qui il est resté jusqu’à la fin de sa vie ; il élevait des chevaux et cultivait des légumes, jusqu’à la fin de sa vie.

♥ La porte du Diable, le premier grand réquisitoire pro-indien :

♦ IMAGES du Justicier de l’Arizona… avec musique country :

♦ Les ranchers du Wyoming :


Billy The kid (Billy le Kid, le réfractaire) (Le réfractaire)
(1941) ***

 

Billy Le Kid, le réfractaire

Billy Le Kid, le réfractaire

De David Miller (MGM)
Scénario : Gene Fowler, d’après “The Saga of Billy The Kid” de W. N. Burns
Musique : Daniele Amfitheatrof, Lennie Hayton
Photo : Léonard Smith et William V. Skall
Durée : 1h34

Avec Robert Taylor : William ‘Billy’ Bonney, dit « Billy the Kid »

Brian Donlevy : Jim Sherwood
Ian Hunter : Eric Keating
Mary Howard : Edith Keating
Gene Lockhart : Dan Hickey
Lon Chaney Jr. : ‘Spike’ Hudson
Guinn ‘Big Boy’ Williams : Ed Bronson
Cy Kendall : Cass McAndrews
Et Ted Adams, Ethel Griffies, Chill Wills, Kermit Maynard, Ray Teal, Slim Whitaker, Tom London.

Billy Le Kid, le réfractaire

De nombreuses biographies de bandits au grand cœur fleurissent à cette époque. La MGM concocte cette adaptation –remake d’un film de 1930-, une série B de qualité taillée sur mesure pour Robert Taylor qui était à l’époque le jeune premier romantique del a MGM ; avec Le grand passage, de King Vidor, c’est un des premiers westerns tournés en Technicolor, et le premier long-métrage de David Miller.

dessin de Didgiv

Il montre Billy Le Kid en un garçon-vacher plutôt sympathique, et qui sort du droit chemin pour se venger de voleurs de bétails qui ont tué ses amis. Aucune violence dans cette histoire sobre, dont Frank Borzage a réalisé quelques scènes.

Brian Donlevy, Robert Taylor

Robert Taylor, qui était droitier, s’entraina à tenir un revolver de la main gauche pour le rôle. Brian Donlevy, habituellement abonné aux rôles de bad guys dans les polars, joue ici l’ami d’enfance de Billy Le Kid, et Frank Puglia son « sidekick » (compère).
Les extérieurs ont été tournés dans la Monument Valley, comme La chevauchée fantastique, deux ans auparavant, dont le héros était aussi… un bandit au grand cœur.
Plusieurs autre séries B sur Billy The Kid ont été réalisés entre 1940 et 1942 par Sam Newfield.

drawing by Didgiv

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Embuscade (Ambush) de Sam Wood (1950) ***

Avec Robert Taylor, John Hodiak, Arlene Dahl, Don Taylor, Jean Hagen, John McIntire, Chief Thundercloud, Ray Teal

1850. L’éclaireur Ward Kinsman (Robert Taylor) doit retrouver la fille d’un général enlevée par des Apaches. Il devient le rival du chef de l’expédition, le capitaine Lorrison (John Hodiak), car comme lui amoureux épris de la sœur de la disparue (Arlene Dahl).

Western de cavalerie (comme les films de John Ford ou Tonnerre apache et mélodrame à la fois, c’est le dernier film de Sam Wood. Il évoque les guérillas apaches.


Le trésor du pendu (The law and Jake Wade)
De John Sturges (1958) ****

Jack Wade (Robert Taylor), un ancien bandit devenu shérif au Nouveau-Mexique est enlevé, avec sa fiancée (Patricia Owens), par un ancien complice (Richard Widmark), qui veut retrouver un butin que Wade avait jadis caché.

Et avec : Robert Middleton, Henry Silva, DeForrest Kelley, Burt Douglas, Eddie Firestone,

Une intrigue conventionnelle qui donne l’occasion à Richard Widmark (dans le rôle du méchant) et Robert Taylor, tout de noir vêtu, de se livrer à un face à face tendu et implacable. Sans ces deux stars, Le trésor du pendu aurait pu être une banale série B.

Leur duel final, tout comme l’attaque des Comanches au crépuscule, sont les scènes percutantes de ce très beau western dramatique. L’affrontement de ces deux géants éclipse quelque peu de bons seconds rôles, comme De Forest Kelley.
Superbes décors naturels, dont une ville fantôme en pleine montagne, mis en valeur par la magnifique photo de Robert Surtees.

Le trésor du Pendu (dessin : Didgiv)

Le trailer original :

 

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