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Jason Robards (Jason Robards Jr.) (Jason Robards Sr.) / Gros coup à Dodge city (A big hand for the little lady) / Le souffle de la tempête (Comes a horseman)

Posted by on 20 juin 2014

Jason Robards
(26-7-1922/26-12-2000)

 

Trois grands westerns dans la carrière de Jason Robards, dont la carrière débute dans les années 30 : Un nommé Cable Hogue, où il joue un prospecteur vieillissant, bourru  et maladroit… Doc holliday dans Sept secondes en enfer (1968)… et la même année, Cheyenne, chef de bande de Il était une fois dans l’Ouest de Sergio Leone. Il a incarné le Président Lincoln à trois reprises. Jason Robards a aussi interprété :
Lincoln dans Abe Lincoln in Illinois (téléfilm – 1964) ; Drummond dans Gros coup à Dodge City (65); Lew Wallace dans Pat Garrett et Billy le Kid (1973) ; Jacob J. Ewing (qui porte bien son nom !) dans Le souffle de la tempête (1978) ; Le président Grant dans Le justicier solitaire (The legend of the lone ranger) (1981) et dans The civil war (1990 – Mini-série) ; Lincoln encore dans The perfect Tribute (1991) ; la voix de Lincoln toujours dans Lincoln (1992).
Il a été marié à Lauren Bacall de 1961 à 1973…

♣ Cable Hogue

Sam Peckinpah & JR

♣ Il était une fois dans l’Ouest (peinture acrylique de L’homme Loiret)


Gros coup à Dodge city (A big hand for the little lady)
de Fielder Cook (1966) ** 

Gros Coup à Dodge City (1966)

Un voyageur arrive avec sa famille dans une petite ville et parie tout l’argent qu’ils possèdent dans une partie de poker. Il a une crise cardiaque et sa femme prend sa place à la table de jeu…

Avec Henry Fonda, Jason Robards, Joanne Woodward, Charles Bickford, Burgess Meredith, John Qualen, Virginia Gregg, Mae Clarke, James Griffith, Victor Adamson

Fielder Cook, réalisateur de télévision, signe cette petite comédie méconnue sans prétention sur le poker mais savoureuse et dotée d’une belle distribution. Les thèmes de l’arnaque et du bluff au jeu y sont abordés.


Le souffle de la tempête (Comes a horseman) (1978) *

D’Alan J. Pakula

Scénario : Alan J. Pakula
Musique : Michael Small
Photo : Gordon Willis
Durée : 118 mn

Avec
Jane Fonda : Ella Connors
James Caan : Frank Athearn
Jason Robards : Jacob J. Ewing
Richard Farnsworth : Dodger
Jim Davis : Julie Blocker
Mark Harmon : Billy Joe Meynert
James Keach : Emil Kroegh
George Grizzard : Neil Atkinson
Malcolm McCalman : Virgil Hoverton

Ella Connors est une rancher qui a un troupeau de vaches et quelques chevaux, avec son homme de main le vieux Dodger.
Elle est endettée et vient de vendre une parcelle de ses terres à deux cowboys voisins, dont Frank, un soldat démobilisé. Jacob Ewing, un autre de ses voisins, convoite ses terres pour s’agrandir, Ewing était en conflit jadis avec le père d’Ella, celle-ci refuse de lui vendre ses terres, et repousse aussi ses avances.
Un soir alors qu’ils dorment à la belle étoile, un des cowboys est abattu par un tireur éloigné, qui blesse Frank. Celui-ci parvient à tuer leur agresseur qui le croyait mort. Frank se rend au ranch d’Ella qui le soigne, mais lui demande de partir dès qu’il sera sur pied. Il apprend que leur agresseur était un des hommes d’Ewing. Jacob Ewing vient voir Frank et lui suggère de partir en lui donnant un gros chèque. En guise de réponse, Frank déchire le chèque.

Jason Robards dans la peau d’un ocieux personnage

Remis sur pied, Frank aide Ella, qui n’insiste plus pour qu’il parte.
Un jour, Jacob fait transhumer ses bêtes sur les terres d’Ella, comme il en a l’habitude, Frank tire au milieu du troupeau et fait paniquer les bêtes, il conseille à Jacob de ne jamais revenir sur les terres d’Ella. Cette fois, Jacob propose à Frank de travailler pour lui, ce qu’il refuse. Frank tombe amoureux d’Ella… Jacob et Ella reçoivent le dirigeant d’une grosse compagnie pétrolière, Neil Atkinson, qui veut faire des relevés géophysiques pour localiser une nappe de pétrole sur leurs pâturages. Jacob est d’accord, mais Ella s’y refuse obstinément, malgré l’avis de Frank, qui voit pour elle un moyen de s’enrichir.

Une explosion pour un forage sur un terrain voisin fait paniquer le cheval de Dodger qui tombe et se blesse. La compagnie pétrolière explique à Jacob qu’ils peuvent forer sous les terres d’Ella à partir de la propriété de Jacob, Ella refuse encore.

Hors de lui, Jacob vient au ranch d’Ella et tue Dodger. Puis il assomme Frank et les enferme tous trois dans un placard, avant de mettre le feu au ranch. Ella parvient à se libérer de ses liens, réveille Frank, ils sortent du ranch en feu et un règlement de comptes a lieu au cours duquel Jacob est tué.

C’est un Ewing le grand méchant de cette histoire, joué par Jason Robards, et on serait tenté de chanter “Dallas, ton univers impitoyable…” d’autant plus qu’on y retrouve Jim Davis et que ça parle de pétrole. La comparaison s’arrête là. Ce western moderne, qui oppose le bruit et la fureur du monde moderne (les tacots, avions, explosions de forages…) au calme de la vie traditionnelle des cowboys, en pleine nature, brosse le portrait d’une femme courageuse et opiniâtre, qui refuse de céder ses terres à un voisin cupide et à une compagnie pétrolière.

Il y a une belle alchimie entre Jane Fonda et James Caan, Jason Robards est crédible, mais son jeu d’acteur est limité et face à Jane Fonda, il ne fait pas vraiment le poids.
C’est un film d’atmosphère avant tout, un western nostalgique, qui aurait pu être réalisé, façon JUNIOR BONNER, par Sam Peckinpah : il montre le progrès comme menaçant, sur un rythme lent (limite soporifique parfois), les intérieurs sont obscurs, une belle lumière crépusculaire vient caresser les collines verdoyantes, ce qui est montré, comme un documentaire, est plus important que l’intrigue elle-même : la caméra filme le quotidien des cowboys, les troupeaux emballés, les chevauchées ou le marquage des bêtes dans des paysages magnifiques.

Jane Fonda et James Caan montrent leur aptitude de cavaliers, et ils dansent aussi parfaitement le Square dance, dans une scène qui évoque l’authenticité et la beauté de la vie de ces ranchers installés au pied des montagnes.
Les magnats du pétrole viennent menacer ce monde en osmose avec la nature, et révèlent aussi la nature des êtres : la pureté, le courage et l’entêtement (Jane Fonda) ou la tristesse et la cupidité (Jason Robards).
Le film ne ressemble pas vraiment au souffle d’une tempête (le titre original est plus évocateur : « Et vient un cavalier/cowboy »), mais plutôt à une douce et mélancolique brise d’automne.
article de Didier Givannel

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