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Anthony Quinn / Vaquero (Ride, Vaquero !) / L’expédition du fort King (Seminole) / La bataille de San Sebastian (Guns for San Sebastian) (Los canones de San Sebastian)

Posted by on 21 avril 2015

ANTHONY QUINN (21-04-1915/3-06-2001)

Anthony Quinn- cinerevue august 1979

Anthony QuinnAvec ses pommettes saillantes, ses yeux fendus, son côté truculent et excessif, Quinn incarne aussi bien la rudesse, l’autorité que la passion, la faiblesse, l’imprévisibilité. Il connaitra la célébrité internationale en partant -comme Clint Eastwood- tourner des films en Italie, dont celui qui lui apportera la gloire : LA STRADA, en 1953.

Né Antonio Rudolfo Oaxaca Quinn au pays de Pancho Villa en pleine révolution mexicaine, de père irlandais et de mère mexicaine d’origine aztèque, il émigre avec sa mère aux USA, connait une enfance difficile dans un bidonville de Los Angeles. Il est chauffeur, contremaître, boxeur, puis débute au théâtre au côté de la grande Mae West, l’Universal l’engage à 19 ans, il gagne alors 10 dollars par semaine.

Anthony Quinn

(pyrogravure de Didgiv)

En 1936, quand il apprend que Cecil B. DeMille cherche des Indiens pour Une aventure de Buffalo Bill, Quinn ment en prétendant appartenir à la tribu des Blackfoot (Pieds-Noirs) : il obtient le rôle d’un Cheyenne et tombe amoureux de la fille du réalisateur, Katherine, qu’il épousera –ils auront 5 enfants-.

Anthony Quinn

L’Indien – (cinerevue 1976)

Joel McCrea, Anthony Quinn

(Buffalo Bill)

L’acteur n’a pas de mal à trouver du travail après ça : il enchaînera une quantité impressionnante de rôle de second ordre, il est cantonné pendant plus de 15 ans, jusqu’en 1952 aux personnages de canailles mexicaines, d’Indiens ou Chinois, comme dans Le retour des Texas rangers en 1940.

Parmi les westerns de cette époque, citons Union Pacific (1939), La charge fantastique (1941), où il joue Crazy Horse, L’étrange incident (1943), c’est encore un Indien dans Buffalo Bill en 1944. Un gentilhomme mexicain dans Californie terre promise (1947).
Son premier grand rôle est à l’époque celui du frère de Marlon Brando dans Viva Zapata ! pour lequel il obtient l’Oscar du meilleur second rôle ; en 1953, après L’expédition du fort King, où il joue un Séminole (Indiens de Floride), c’est Vaquero, où il campe le féroce bandit mexicain José Esqueda, abandonné par son frère adoptif Robert Taylor, avant un duel où il trouvera la mort. Après sa parenthèse italienne, Anthony obtient encore un Oscar, toujours du meilleur second rôle : LA VIE PASSIONNEE DE VINCENT VAN GOGH.

L’étrange incident

Le tueur et la belle

Là, Quinn devient une véritable star, au même titre que les Gary Cooper ou Robert Taylor à qui il donnait la réplique toutes ces années, il a des rôles de plus en plus étoffés. Il joue en 1957 avec Kathy Jurado dans Le tueur et la belle, western romantique à petit budget, et dans La chevauchée du retour. Allan Dwan le dirige dans Le bord de la rivière (1957), western aux allures de polar.
 En 1959, on  le voit dans deux excellents westerns psychologiques, L’Homme aux colts d’or et Le dernier train de Gun Hill. Dans le premier, il est le copain infirme du justicier aux colts d’or Henry Fonda ; dans Gun Hill, il trouve peut-être son meilleur personnage dans un western, livrant une composition saisissante d’un propriétaire terrien déchiré entre l’honneur, l’amitié et le sentiment d’amour paternel, face à un Kirk Douglas décider à châtier le tueur de sa femme… le fils de son meilleur ami, que joue Quinn.

Puis, il retour à quelque chose de plus léger, avec Sophia Loren dans la comédie La diablesse en collant rose, où il a le premier rôle masculin, avant un nouveau triomphe international, celui de ZORBA LE GREC, qui fera évoluer son personnage vers des rôles plus intimistes. Côté westerns, on le voit dans la superproduction de Henri Verneuil La bataille de San Sebastian, en prêtre franciscain face au bandit mexicain joué par Charles Bronson, il écrit la même année son autobiographie intitulée The original Sin.

Notons enfin le rôle qu’il tient dans L’Indien de Carol Reed en 1970, film contemporain : celui d’un Indien porté sur l’alcool, ancien officier dans l’armée américaine, qui organise une lutte pour l’affirmation des droits de son peuple et contre les conditions de vie dans les réserves. Un personnage qui se rapproche de ce qu’il était dans le privé, un idéaliste.
« Je suis très religieux et je vais indifféremment dans toutes les églises car je crois en Dieu bien plus qu’en les religions. Mais comme je suis aussi très naïf –je n’ai par exemple jamais vu un film porno de ma vie pour garder intactes mes illusions sur l’amour- je préfère marcher la tête haute pour ignorer les saletés qu’il y a par terre et ne contempler que les étoiles ».

Pour l’anecdote, John Ford désirait que Richard Boone et Anthony Quinn, qui avaient du sang indien dans leurs veines, jouent des cheyennes dans son western Les Cheyennes en 1964.
C’est finalement Ricardo Montalban et Gilbert Roland, deux acteurs d’origine mexicaine, qui eurent les rôles.
Son dernier western est italien, Los Amigos, en tandem avec Franco Nero, en 1973… La même année, il joue dans le polar DON ANGELO EST MORT, sous la direction de Richard Fleischer.

il joue Crazy Horse dans La charge fantastique en 1941

Le tueur et la belle

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Vaquero (Ride, Vaquero !)-De John Farrow (1953) ****

Musique de Bronislau Kaper

Dans le sud du texas, un féroce bandit mexicain (Anthony Quinn) tente d’empêcher un couple de fermiers américains, un ex-colonel sudiste et son épouse (Howard Keel et Ava Gardner) de s’installer.
Son lieutenant et frère adoptif (Robert Taylor), éprouve de l’amitié pour le couple et va devoir affronter son chef et ami.

Et avec : Kurt Kasznar, Ted de Corsia, Charlita, Jack Elam, Walter Baldwin, Frank McGrath, Monte Blue, Chet Brandenburg, Italia DeNubila, Movita.

Ce Vaquero de la MGM est signé John Farrow, père de Mia, (qu’il a eue avec Maureen O’Sullivan), un très bon western romanesque qui voit s’affronter Anthony Quinn -extraordinaire en bandit mexicain- et Robert Taylor, magnifique tout de noir vêtu. Jack Elam joue le bras droit de Quinn.

Anthony Quinn, Charlita et Robert Taylor :


L’expédition du fort King (Seminole)
De Budd Boetticher (1953) ***

A fort King en Floride, un officier de cavalerie (Rock Hudson) en procès pour meurtre tente de pacifier une tribu de Séminoles et affronte un impitoyable Major (Richard Carlson).

Et avec Barbara Hale, Anthony Quinn, Lee Marvin, Hugh O’Brian, Russell Johnson, James Best, Robert Bray, Soledad Jimenez,

Gary Cooper affrontait les Séminoles de Floride dans Les aventures du capitaine Wyatt de Raoul Walsh en 1951, cette fois c’est Rock Hudson qui s’y colle, deuxième collaboration de l’acteur avec Budd Boetticher après Le traître du Texas en 1952. Splendides extérieurs au Parc national des Everglades (où le film de Walsh avait été en partie tourné), une belle brochette d’excellents seconds rôles comme Anthony Quinn (qui incarne ici un Indien, comme dans nombre de ses premiers westerns des années 40-50), et Lee Marvin, tous deux deviendront des stars de premier plan dès la fin des années 50 pour le premier, dans les années 60 pour le second.

C’est avec Victime du destin la même année la première fois que Rock Hudson obtient une tête d’affiche dans un western, il avait débuté dans le genre en 1950 avec Winchester 73, dans lequel il jouait l’Indien Young Bull.

Il y’eut plusieurs films sur les Seminoles dans les années 50, les montrant comme des Iroquois ou des Lakotas. Le plus authentique (sauf sur le plan historique) fut ce western. Même si la Seminole dont est amoureux Rock Hudson dans le film est une Américaine d’origine irlandaise aux cheveux noirs, tout comme Anthony Quinn (du côté père, il avait une mère mexicaine d’origine aztèque). Des Seminoles ont été employés sur ce tournage pour la figuration essentiellement.


La bataille de San Sebastian (Guns for San Sebastian) (Los canones de San Sebastian)
western franco-italo-mexicain de Henri Verneuil (1967-68)

Scénario : Serge Ganzk, James R. Webb, Miguel Marayta, Ennio di Concini, d’après le roman de William Barby Faherty A Wall for San Sebastian.
Photo : Armand Thirard
Musique : Ennio Morricone
Durée : 1h51

Avec Anthony Quinn : Leon Alastray
Charles Bronson : Teclo
Anjanette Comer : Kinita
Sam Jaffe : le père Joseph
Silvia Pinal : Felicia
Jorge Martinez de Hoyos : Gayetano
Jaime Fernandez : Golden Lance
Et Rosa Furman, Jorge Russek, Aurora Clavel, Fernand Gravey, Pedro Armendariz Jr., Emilio Fernandez.

1750. Un petit village mexicain. Blessé, Leon Alastray, un bandit patriote pourchassé par une troupede soldats mexicains du gouverneur, trouve refuge dans une église, le prêtre franciscain refuse de le livrer aux autorités.
Pour avoir refusé de collaborer le prêtre est un proscrit, et se retrouve exilé dans une lointaine paroisse, à San Sebastian, un petit village qui vit sous la terreur des Indiens Yaquis, des pillards.
Teclo, leur chef   veut contraindre les villageois à revenir à leurs anciens rites païens. Alastray l’a suivi, déguisé en franciscain. Au retour d’un long voyage dans le désert, Alastray et le père Joseph voient que les habitants ont fui dans les collines.
Le père Joseph est tué par un pillard.
Alastray est désormais le guide spirituel des villageois, et incarne même celui qui va les sauver contre les bandits, il va organiser la riposte. Hélas, Teclo le prend en otage.

pyrogravure de Didgiv

Un petit village de Mexicains persécutés par un bandit et sa horde… Cela rappelle évidemment Les 7 Mercenaires, également tourné à Durango… et avec Charles Bronson. On peut dire que ce film est un western « mexico-spaghetti » : le financement est un montage franco-italo-mexicain, la musique signée Ennio Morricone, la critique fut assez féroce avec le film, peut-être parce qu’il montre un prêtre engagé dans un combat non pas religieux mais idéologique.

Un rôle taillé sur mesure pour Anthony Quinn qui joue un patriote mexicain se faisant passer pour un prêtre, et prenant la défense de villageois vivant sous la terreur du bandit joué par Charles Bronson. Quinn a la premier rôle car il était à l’époque une star plus côtée que Bronson. Celui-ci ne deviendra une grande vedette que deux ans plus tard, en tournant d’autres films en Europe (dont LE PASSAGER DE LA PLUIE) et Il était une fois dans l’Ouest en 1968. Distribution où on retrouve deux grandes stars : du cinéma français, Fernand Gravey, et du cinoche mexicain, le grand Emilio Fernandez…

De belles scènes de batailles réalisées par Verneuil, Claude Pinoteau (assistant réalisateur) et Juan Luis Bunuel (réalisateur de seconde équipe), tournées à Durango au Mexique, ainsi que El Saltito et San Miguel de Allendo et Guanajuato.

Henri Verneuil signe comme à son habitude, un grand divertissement populaire.

Anjanette Comer (7-8-1939)

Cette jolie Texane interprétait Trini, qui s’enfuit avec le pur-sang Appaloosa de Marlon Brando dans L’Homme de la Sierra en 1966… et l’année suivante Kinita, un des habitants du village de San Sebastian qui vivent dans la terreur du chef indien Teclo (Charles Bronson) dans La bataille de san Sebastian (1967).
On l’a aussi vue dans des séries comme Gunsmoke en 63, Bonanza en 64, la minisérie Streets of Laredo en 1995.

avec Brando dans L’homme de la Sierra

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