Décès de SIDNEY POITIER (1927-2022)

Sidney Poitier by Didgiv
Les portes d’Hollywood s’ouvrent pour lui avec QUAND LA PORTE s’OUVRE, en 1950.
Il est un des élèves rebelles de GRAINE DE VIOLENCE. Et devient une star internationale avec LE LYS DES CHAMPS, Oscar du meilleur acteur. Il donne la réplique à Clark Gable l’Autant en emporte le vent « nordiste », L’Esclave libre, en 1957. Puis La bataille de la vallée du Diable (1965)
Sidney Poitier réalise et produit le troisième western dans lequel il joue aussi, l’inégal Buck et son complice (1972).
La croisée des destins (1995)
Autres films : APPELEZ-MOI MONSIEUR TIBBS ! (1970)-L’ORGANISATION (1971)
L’esclave libre (Band of angels) de Raoul Walsh (1957)
Scénario de John Twist, Ivan Goff et Ben Roberts
Musique : Max Steiner
Avec Clark Gable : Hamish Bond
Yvonne de Carlo : Amanda Starr
Sidney Poitier : Rau-Ru
Efrem Zimbalist Jr. : Ethan Sears
Et Ray Teal, Noreen Rex Reason, Juanita Moore, Ann Doran, Bob Steele
1853. Kentucky. Ancien marchand d’esclaves, Hamish Bond est à la tête d’une plantation vers La Nouvelle Orléans. Alors qu’il se rend au marché d’esclaves, il remarque une jeune femme, Amanda, métisse née des amours d’un planteur du Kentucky et d’une esclave
Un propriétaire de plantation amoureux d’une métisse : c’est la trame de ce mélo romanesque aux sublimes couleurs flamboyantes –Warnercolor- qui plonge dans les plantations de la Nouvelle-Orléans, restituant l’atmosphère du Vieux Sud à la veille de la guerre civile. Il montre comment une femme sort de sa condition sociale en vivant un amour impossible avec un aventurier au passé lourd. On est loin de la description au vitriol des plantations de Django unchained, et plus proche de Autant en emporte le vent… d’autant plus qu’il y a Clark !
Adapté d’un roman de Robert Penn Warren, ce film a été pourtant ironiquement surnommé « Le fantôme d’Autant en emporte le vent »
Clark Gable est dans son élément, dirigé pour la troisième fois par Raoul Walsh (après Les implacables et Le roi et quatre reines).
Il y a une belle alchimie entre Yvonne de Carlo et Clark Gable, qui décédera trois ans plus tard d’une crise cardiaque
Ce film fut présenté en première partie de La dernière séance d’Eddy Mitchell le 29 mai 1984
La bataille de la vallée du Diable (Duel at Diablo)
De Ralph Nelson (et producteur)
D’après le roman de Marvin H. Albert (Apache Rising), auteur du scénario
Musique : Neal Hefti
Avec
James Garner : Jess Remsberg
Sidney Poitier : Toller
Bibi Anderson : Ellen Grange
Dennis Weaver : Willard Grange
Jess, un ancien éclaireur, trouve Ellen, une femme qui était apparemment poursuivie par les Indiens, et la ramène au Fort où son mari est commerçant. Il apprend qu’elle avait été enlevée et captive des Apaches. A son retour, elle subit les reproches des habitants et de son mari, qui aurait préféré qu’elle se donne la mort plutôt que d’être la compagne forcée de Nachee l’Apache, fils du chef Chata
Sur le thème de la vengeance et des captives des Indiens, il annonce des films plus violents comme Fureur apache ou Le soldat bleu, autre western de Ralph Nelson. Le héros est joué par James Garner, dont c’est le 3e western, il sortait auréolé du succès de la série Maverick. Il partage l’affiche avec Sidney Poitier. Ralph Nelson a le rôle secondaire de colonel dirigeant le Fort. Un des meilleurs westerns des années 60, qui n’ a pas été un grand succès en France à sa sortie
Behind the scenes