browser icon
You are using an insecure version of your web browser. Please update your browser!
Using an outdated browser makes your computer unsafe. For a safer, faster, more enjoyable user experience, please update your browser today or try a newer browser.

On l’appelle Trinita (Lo chiamavano Trinita) / Remo Capitani / On continue à l’appeler Trinita (Continuavano a chiamarlo Trinita)

Posted by on 12 août 2013

On l’appelle Trinita (Lo chiamavano Trinita)
De E. B. Clucher (Enzo Barboni) (1970) ***

dessin de Didgiv

Western italien-Scénario : E. B. Clucher
Photo : Aldo Giordani-Musique : Francis Micalizzi-Durée : 1h49

Avec Terence Hill : Trinita
Bud Spencer : Bambino
Steffen Zacharias : Jonathan ; Farley Granger : Major Harrison
Dan Sturkie : Tobias
Gisela Hahn : Sarah
Helena Pedemonte : Judith
Remo Capitani : Mescal, hef des Mexicains

Trinita et son frère Bambino, volent au secours d’une communauté de mormons menacés à la fois par un éleveur de chevaux et une bande de bandits Mexicains.

Trinita, fine gâchette surnommé « la main droite du Diable », un vagabond paresseux, arrive du désert dans une petite bourgade pour déposer dans la prison un criminel.
Il est étonné d’y retrouver son frère Bambino, un voleur de chevaux devenu shérif de cette cité, il a pris la place du vrai shérif, sur lequel il avait tiré, et qui désormais le recherche à plusieurs miles de là, sa tête est mise à prix (pour 200 dollars) ainsi que celles de deux de ses complices, surnommés Timide et Grincheux… dont Bambino attend la venue, pour s’emparer d’un troupeau de chevaux qui se trouve au-delà de la frontière…

Bambino craint que le Major Harrison, un puissant éleveur, ne découvre l’existence de ce troupeau. Il préfère les paisibles fermiers mormons, qui sont installées depuis longtemps dans une vallée fertile, mais ces gens sont menacés par le Major Harrison, puissant éleveur de chevaux, qui veut les expulser de leurs terres pour y mettre ses chevaux.

Il faut pour cela qu’ils s’en aillent, mais ils refusent d’utiliser la violence. Les Mormons sont aussi embêtés par une bande de bandits Mexicains qui traversent régulièrement la frontière.
Trinita prend la défense d’un Mormon agressé en ville par des hommes du Major…
Ce qui n’enchante guère Bambino, partout où son frère passe il y a du grabuge. Trinita s’éprend de deux sœurs de la colonie, il fait déguerpir deux tueurs à gages recrutés par le Major.

Bambino estimant qu’il va trop loin l’oblige à partir, Trinita se rend chez les Mormons et découvre les joies de la polygamie sous une source avec Judith et Sarah qui s’y baignaient. Le Major s’allie avec les Mexicains pour chasser les Mormons de la Vallée, excédé par ce dernier, Bambino rejoint Trinita au camp de Mormons, Timide et Grincheux qui ont retrouvé leur complice s’allient à eux, pour contrer les plans du Major, une bagarre générale s’ensuit, dont Trinita et ses amis sortent vainqueur, il ont préalablement initié les Mormons à l’art de se battre.
Bambino décide de partir pour l’Ouest, le shérif estropié à ses trousses, Trinita continue de vagabonder dans le désert.

Après Dieu pardonne… moi pas, Les quatre de l’Ave Maria et La colline des bottes, trilogie de Giuseppe Collizi, ce western réutilise le tandem Bud Spencer/Terence Hill en y ajoutant une dose d’humour, exploitant un nouveau (sous)genre de western spaghetti : le western loufoque, ni sexe ni violence, c’est pour toute la famille, et ça ressemble à une bande dessinée de Lucky Luke… c’est bourré d’humour.
Sauf que le héros, joué par Terence Hill est un anti-héros : paresseux, crade, mal rasé, suant, rotant quand il mange. Comme Lucky Luke, il tire par derrière (sans regarder ses cibles !!!) et son frère le chasse sans cesse, car partout où il passe, il y a du grabuge.
E. B. Clucher (Ciakmull) est un des meilleurs réalisateurs de westerns italiens : il a le sens du cadrage, les bagarres sont admirablement réglées, les images sont de toute beauté, avec de belles couleurs bleutées pour les collines et les scènes nocturnes, une réalisation soignée avec des décors soignés.
Bud Spencer reçoit des coups sans sourciller, et ses coups de poings, verticaux sur les têtes, comme s’il tapait sur une table, sont de vrais moments de burlesque. Terence Hill, lui, se sert admirablement d’une poelle dans la longue bagarre finale, avec en fond une douce musique liturgique…

une scène avec Remo Capitani qui joue le chef des bandits mexicains

Pour les bandits, Clucher tombe dans la caricature du Mexicain violent, ricanant et hurlant, il égratigne au passage les communautés religieuses fondées sur la non violence, montrant que certaines situations ne peuvent se résoudre sans quelques coups de feu et de poing, et Trinita, même s’il en pince pour les deux jolies blondes du camp, préfère à la fin ne pas rester avec eux comme le chef le lui propose… la voie du Seigneur, ce n’est pas trop pour lui !

Gisela Hahn moins prude que la fille de Mormons de Trinita… dans Ciné-revue


On continue à l’appeler Trinita (Continuavano a chiamarlo Trinita)
Italien de E. B. Clucher (Enzo Barboni) (1971) **

Bambino et Trinita volent au secours d’une famille de pionniers…

Avec Terence Hill, Bud Spencer, Yanti Somer, Enzo Tarascio, Harry Carey Jr., Dana Ghia, Jessica Dublin, Franco Ressel, Benito Stefanelli, Jean Louis, Vittorio Fanfoni, Furio Meniconi…

De la bagarre, de l’humour de l’action, les Trinita surfent sur un cocktail d’ingrédients toujours efficace. Musique (un peu copiée sur Riz Ortolani), acteurs et dialogues au top, mais le film met un peu de temps à démarrer et à trouver son rythme.

Yanti Somer


Remo Capitani (1927-2014)


Second role de western-spaghetti (jouant souvent les Mexicains caricaturaux) et de films érotiques (LES MILLE ET UNE NUITS EROTIQUES)

1966 : Ringo contre Johnny Colt ; I due figli di Ringo ; Les 5 de la vendetta
1967 : Un dollar entre les dents ; Les sept Ecossais explosent ; Django, le taciturne ; La mort était au rendez-vous ; Dieu pardonne… pas moi ! ; Non aspettare Django, spara
1968 : 5 gâchette d’or ; Chiedi perdono a Dio… non a me ; Vendetta per vendetta ; Les quatre de l’Ave Maria ; La loi des colts
1969 : Django il bastardo
1970 : Ciak Mull ; Le goût de la vengeance ; On l’appelle Trinita

le chef des Mexicains qui rackettent les gentils Mormons dans On l’appelle Trinita… et à qui Bud Spencer et Terence Hill vont donner une belle leçon !

1971 : Seul contre les mercenaires ; Chaco ; Viva Django
1972 : La rançon du tueur ; Fais attention Ben, Charlie arrive ; Padella calibre 38 ; Spirito Santo e le cinque magnifiche canaglie ; Bada alla tua pelle Spirito Santo ! ; I vendicatori dell’Ave Maria ; Les deux fils de Trinita ; Le grand duel
1973 : Kid il monello del West
1975 : Si ce n’est toi, c’est donc ton frère
1979 : Porno erotico western


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *