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Lee Marvin / L’Homme qui tua Liberty Valance (The man who shot Liberty Valance) / Les indésirables (Pocket Money)

Posted by on 16 août 2013

LEE MARVIN (19-2-1924/29-8-1987)

robert ryan lee marvin -Les-professionnels-Burt-Lancaster.jack palance

Lee Marvin

dessin de Didgiv

« Un jour, disait-il, la vie me fera payer tous les péchés que j’ai commis à l’écran ». Et des crimes, il en a commis, ce splendide Méchant d’Hollywood, capable de tuer dans le dos, de martyriser ou d’abuser des femmes sans aucun remord  !… ».
Un vrai dur, à l’écran comme dans la vie, un cabossé de chez cabossé !

Né dans un milieu aisé, ses aïeux d’origine anglaise arrivèrent aux Amériques en 1624. Une première fugue à 4 ans, puis des études qu’il cesse pour aller se battre, et au milieu des plus impitoyables : les Marines.
« Je me suis engagé pour lessiver l’ennemi au besoin à main nue ». 22 débarquements à son actif, dans la guerre du Pacifique contre le Japon, au cours du dernier, un balle se loge dans son dos et lui coupe le nerf sciatique. Peu importe, l’aventure continue, et ce sera sur le grand écran.

Lee Marvin-1977 - cinerevue

Lee Marvin (La kermesse de l'Ouest)

La kermesse de l’Ouest

Ironie du sort son premier film en 1950 est LA MARINE EST DANS LE SAC. La plupart de ses films, à ses débuts sont des films de guerre, des polars bien noirs ou des westerns, dans des seconds rôles.
« Savez-vous pourquoi je suis devenu acteur ? disait-il… Parce que je cherchais un moyen de gagner ma vie, de préférence bien. Et surtout sans trop me fatiguer. Trois solutions s’offraient à moi : faire du cinéma, devenir magnat de l’industrie, ou attaquer des banques. Comme la deuxième solution était difficile à réaliser, et que la troisième comportait pas mal de risques, j’ai choisi la première »

La kermesse de l'ouest (Clint Eastwood, Lee Marvin)_NEWIl est remarqué dans le rôle du motard rebelle de L’EQUIPEE SAUVAGE ; des westerns, il en tourné, depuis son premier, Duel sans merci (1952) : Le relais de l’or maudit en 52, Les massacreurs du Kansas et L’Expédition du fort King en 53, Bataille sans merci en 53, Le raid (1954), Les piliers du ciel de George Marshall (56), Sept hommes à abattre en 1957.

Extraordinaire… dans L’équipée sauvage, face à Brando

Lee Marvin

Ciné Revue 1987

Il joue aussi dans la saga nordiste L’Arbre de vie en 1957 avec Liz Taylor, puis dans The Missouri Traveler (1958) de Jerry Hopper.
Dans Les comancheros, en 1961, de Curtiz, il est, avec Stuart Whitman, un des bandits que traque le Texas ranger John Wayne, superbe western ;  mais ce n’est qu’en 1962 qu’un cinéaste -John Ford- lui offre un rôle vraiment important et qui plus est, le titre du film est le nom du bandit qu’il incarnera, celui de Liberty Valance, bandit-tireur d’élite : un voleur de diligence sadique qui, avec ses acolytes, Strother Martin et Lee Van Cleef, battent James Stewart en le laissant pour mort : c’est L’Homme qui tua Liberty Valance en 1962. La même année, il joue dans un épisode de Bonanza.

Séance rasage pour Lee Marvin

Séance rasage pour Lee Marvin

Il sort enfin de l’incognito, mais malgré cette remarquable apparition, il ne devient une star qu’avec Cat Ballou, en 1965, où il partage l’affiche avec Jane Fonda, dans le rôle d’un shérif ivrogne ; il emporte l’Oscar du meilleur acteur et empoche à l’époque 87 000 dollars !

Robert ryan, Lee marvin, Burt Lancaster, Robert Ryan, Woody Strode Les professionnelsIl interprète lui-même les chansons de ses films. Sa voix rocailleuse et gutturale fait sensation dans Cat Ballou, comme  dans La kermesse de l’Ouest en 1968 (merveilleuse chanson Wanderin’ Star), Joshua Logan lui offre son tout premier « premier rôle » dans un film.

Sa cote frôle alors le million de dollars désormais !
En 1966, il est le spécialiste en armes automatiques qui part avec trois autres mercenaires dans Les Professionnels libérer la femme d’un milliardaire américain séquestrée par le bandit mexicain Jack Palance, Burt Lancaster a la tête d’affiche.
On le verra encore dans le western empreint de nostalgie Monte Walsh, en 1970 (avec Jeanne Moreau) et Un cow-boy en colère de Don Taylor.
En vieillissant, il n’est plus systématiquement catalogué dans les rôles de brutes, ce qui est le cas d’acteurs qui ont campé des bandits dans leur jeunesse : Ernest Borgnine, Lee Van Cleef.

Lee marvin dans LES PROFESSIONNELSComme en 1972, dans Les indésirables, western moderne avec Paul Newman, ou en 1981, dans Chasse à mort, dans le rôle d’un membre de la Police montée du Yukon proche de la retraite, alcoolique, qui traque le bon trappeur Charles Bronson, injustement accusé de vol.

Sur la violence à l’écran, qui déferlait dès la fin des années 60 et culminait dans les films des années 70, il n’avait pas la même opinion que Charles Bronson, et se faisait même volontiers l’avocat du diable :
« La violence est saine, disait-il, Elle offre une soupape de sûreté à la violence de chacun, elle défoule. Mieux vaut qu’elle soit sur les écrans que dans la rue ! ».

On l’a compris, Marvin était un fervent défenseur des bienfaits de la catharsis… il aurait sans doute aimé Tarantino…

Autres séries : La grande caravane…

Lee Marvin dans (1970 cinérevue)

Monte Walsh

Lee Marvin Jean Seberg

La kermesse de l’Ouest

 février 1971

Lee Marvin Jeanne Moreau Monte Walsh

Séries : Le Virginien

♦ 7 hommes à abattre


L’Homme qui tua Liberty Valance (The man who shot Liberty Valance)
De John Ford (1961-62) ****


Liberty Valance

D’après la nouvelle de Dorothy M. Johnson.
Avec :
John Wayne, James Stewart, Lee Marvin, Vera Miles, Edmond O’Brien, Andy Devine, Ken Murray, John Carradine, Jeanette Nolan, John Qualen, Willis Bouchey, Carleton Young, Woody Strode, Denver Pyle, Strother Martin, Lee Van Cleef, Claude Akins, Danny Borzage, Robert Donner, Helen Gibson, Chuck Hayward, Jack Kenny, Anna Lee, Jack Pennick, Jack Perrin, Chuck Roberson (et cascadeur), Cap Somers, Slim Talbot.

Woody Strode dans la peau de Pompey, avec Vera Miles

James Stewart joue dans ce film un homme politique qui avec l’aide de la population locale, dont le personnage incarné par John Wayne, affronte un redoutable bandit, Liberty Valance (Lee Marvin) et le tue… C’est en fait la balle tirée par Wayne, caché dans l’ombre, qui a atteint le bandit…

 

Ford fait ses adieux à l’univers du western (avant Les Cheyennes en 1964) avec ce chef d’œuvre qui révéle le second couteau Lee Marvin dans le rôle du bandit. Superbe western, dont John Wayne est le véritable héros, qui laisse à son ami politicien le mérite de l’action, et aussi sa fiancée, qui part à la fin dans les bras de Stewart.
Un scénario en or et des dialogues finement ciselés. Le film commence par l’enterrement de Wayne, puis dans un flash-back, Stewart va raconter ce qu’il s’est passé à un reporter. Ce dernier lui dit :
« Dans l’Ouest, quand la légende dépasse la réalité, imprimez la légende ».
On retrouve de nombreux acteurs et membres de l’équipe technique des Cavaliers en 1959.

Actu. (Octobre 2015). Paramount prépare un remake du film. Pas vraiment un western, puisque l’histoire se déroulerait en Pennsylvanie dans les années 1980, avec des Polonais dans la peau des bandits, aucun nom d’acteurs ni de scénariste n’ a été encore divulgué.

dessin de Didgiv

Le face à face John Wayne/Lee Marvin :

cropped-John-Ford-by-Didgiv.jpg

John Ford par Didgiv

La chanson de Gene Pitney :


Les indésirables (Pocket Money)
de Stuart Rosenberg (1972) ***

Stuart Rosenberg, qui avait dirigé Paul Newman dans LUKE LA MAIN FROIDE, le met en tandem cette fois avec Lee Marvin dans une chronique nostalgique de deux cow-boys modernes ayant du mal à vivre les vicissitudes de la vie contemporaine, on rejoint des films comme Junior Bonner ou Seuls sont les indomptés.
Le réalisateur a surtout travaillé pour le petit écran, et notamment mis en scène un épisode de Rawhide en 1965. On lui doit ensuite AMYTIVILLE, LA MAISON DU DIABLE en 1979, BRUBAKER (1980) et My heroes have always benn cowboys, son dernier film, sur le rodeo, en 1991. Il est décédé en mars 2007.
C’est le dernier western de l’acteur Wayne Rogers, décédé le 31 décembre 2015.

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