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L’homme qui n’a pas d’étoile (Man without star) / Jeanne Crain

Posted by on 17 août 2013

L’homme qui n’a pas d’étoile (Man without star)-De King Vidor (1954-55) *****

L'homme qui n'a pas d'étoile

Producteur : Aaron Rosenberg
Scénario : Borden Chase et D.D. Beauchamp, d’après une histoire de dee Linford
Photo : Russell Metty
Musique : Joseph Gershenson
Durée : 85 mn

L'homme qui n'a pas d'étoile

Avec Kirk Douglas : Dempsey Rae
Jeanne Crain : Reed Bowman
Claire Trevor : Idonee
William Campbell : Jeff Jimson
Jay C. Flippen : Strap Davis
Richard Boone : Steve Miles
Myrna Hansen : Tess Cassidy
Mara Corday : Mocassin Mary
Eddy C. Waller : Tom Cassidy
Frank Chase : Little Waco
Et Roy Barcroft, Jack Ingram, Milicent Patrick, Sheb Wooley, Jack Elam, Lee Van Cleef. Et Richard Farnsworth (cascadeur)

L'homme qui n'a pas d'étoile-Kirk Douglas

Un aventurier épris de liberté est impliqué dans une rivalité entre ranchers.

Dempsey Rae, un vagabond avec sa selle sur le dos, est passager clandestin dans un train de marchandises qui vient du Texas. Durant le voyage, il sauve Jeff Jimson, un autre passager clandestin, qui allait tomber sous les roues du train.
Ils vont lier amitié et se faire embaucher dans le ranch de Strap Davis, un grand régisseur. Une nouvelle propriétaire venue de l’Est, Reed Bowman, ne songe qu’à exploiter les terres pour en tirer le plus grand profit, et veut à tout prix agrandir son cheptel. 

Reed laisse vagabonder ses troupeaux sur les terres de son voisin Bill Cassidy, qui n’apprécie guère.

Les petits fermiers décident d’installer des barbelés. Reed vire son contremaitre qui conteste ses décisions, et propose la place à Dempsey, qu’elle séduit. Au départ emballé, il est averti par la prostituée Idone, une de ses amies des ambitions dangereuses de Reed, il refuse alors la proposition de Reed et quitte le ranch.
Reed engage alors Steve Miles, un tueur à gages, et aussi Jeff. Miles passe à tabac Dempsey avec ses hommes. Dempsey, qui déteste les clôtures, va aider malgré tout les fermiers à les poser dans les champs…

Attention, chef d’oeuvre ! Entouré de jolies filles (Jeanne Crain, Claire Trevor), Kirk Douglas, aussi producteur associé du film, est épatant en aventurier vagabond redresseur de torts, avec sa selle sur le dos. L’homme errant solitaire épris de liberté, refusant le progrès, est un genre de personnage qu’il affectionne -comme Clint Eastwood plus tard-, on le retrouvera ainsi dans Seuls sont les indomptés en 1962, apothéose du genre.

Richard boone

Richard boone
Dessin de Didgiv

L’Homme qui… est un très beau western à petit budget, au même thème que Shane, et qui a vieilli sans prendre une ride.

Gros succès de l’année 55, malgré une critique féroce.

Il aborde le thème très westernien des conflits entre éleveurs de bétail et fermiers, et montre la fin d’un monde libre, qui ouvre la porte de celui des barbelés et de la propriété privée, celle des gros éleveurs avec d’immenses troupeaux. Comme le Junior Bonner de Peckinpah ou Tom Horn, deux films avec Steve McQueen -dans d’autres registres-, Dempsey Rae est un individualiste qui redoute le progrès et la civilisation. Personnage qu’on retrouve aussi dans ceux campés par John Wayne à la fin de sa vie, par Clint Eastwood à notre époque… qui aurait été parfait dans le rôle !

King Vidor  avait déjà signé un beau chef d’œuvre western en 1946, Duel au soleil, mais le sujet de ce film lui fut imposé et il arrivait souvent en retard sur le tournage. Exaspéré, et opiniâtre, Kirk Douglas contesta le travail de Vidor et regretta même de l’avoir pris, ce dernier aussi n’assuma pas la paternité du film : cette mésentente ne nuit nullement au résultat, c’est un pur chef d’oeuvre.

le beau blond mate la belle rousse

« C’était une erreur, un très mauvais choix ; King Vidor n’a rien compris au thème et en plus il n’arrivait pas à tourner à toute vitesse… Il fallait tout le temps le bousculer, lui faire changer son découpage. Je n’ose pas dire que j’ai mis le film en scène… » dira Douglas plus tard, qui a l’habitude de ne pas mâcher ses mots.

Abonné aux seconds rôles de méchants, Richard Boone joue à la perfection le chef d’une bande de brutes qui passent le héros à tabac. La musique est un des points forts du film : outre la très belle chanson de Frankie Laine au générique, Kirk Douglas pousse lui aussi la chansonnette pour la magnifique Claire Trevor avec un banjo dans un intermède comique… Un remake sera tourné en 1968 avec Tony Franciosa. Petit budget mais gros succès de l’année 55. Et avec le recul du temps, un formidable chef d’oeuvre, comme seuls les King Vidor, Raoul Walsh ou John Ford savaient les fabriquer.


JEANNE CRAIN

Née un 25 mai… (25-5-1925/14-12-2003)

 

Un très joli visage des années 50, Jeanne Crain est une actrice  liée à la Fox, qui, comme Rhonda Fleming, pouvait aussi bien jouer les femmes de tête que les épouses modèles, les séduisantes vamp ou les ingénues candides… Elle a marqué de son empreinte 4 bons westerns…

Tout d’abord City of bad men en 1953 avec Dale Robertson. Elle est la chef de ranch employant les cow-boys Kirk Douglas et William Campbell dans L’homme qui n’a pas d’étoile (1954).

Et dans La première balle tue  (1956), elle interprète la femme de Glenn Ford, ancien bad boy repenti devenu épicier, qui doit reprendre les armes pour défendre ses concitoyens contre un pilleur de banques redoutable…
Elle partage enfin l’affiche avec Alan Ladd de Tonnerre sur Timberland (1959).

Au début des années soixante, elle va jouer dans des péplums en Italie, avant de terminer sa carrière pour le petit écran américain, son dernier film est ALERTE à LA BOMBE en 1972 avec Charlton Heston. Elle se retire en Caroline du Sud, aux côtés de son époux rancher, pour s’adonner à sa passion, la peinture.

Jeanne Crain by Jojemo

Jeanne Crain by Jojemo

La première balle tue
© Metro-Goldwyn-Mayer

♣ Trailer de La première balle tue :

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