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Lone Ranger, naissance d’un héros (Le justicier masqué) / Johnny Depp

Posted by on 25 août 2013

Lone Ranger : Naissance d’un héros (The Lone Ranger) (2013) ***

dessin de Didgiv

dessin de Didgiv

De Gore Verbinsky.
Production : Jerry Bruckheimer
Scénario : Ted Elliott, Terry Rossio et Justin Haythe-Musique : Hans Zimmer
Photo : Bojan Bazelli

Avec :
Johnny Depp (Tonto), Armie Hammer (John Reid), William Fichtner (Butch Cavendish), Tom Wilkinson (Cole), Ruth Wilson (Rebecca Reid), Helena Bonham Carter (Red Harrington), Chad Brummett (Martin), Tina Parker (Helen), Gil Birmingham, Saginaw Grant.

La vengeance d’un ancien Texas ranger devenu un justicier masqué : aidé de son complice l’Indien Tonto il va se venger du bandit qui a tué son frère et affronter le dirigeant corrompu d’une Société de chemins de fer…

Le film commence par un flash-back, un Vieil Indien qui sert de décor dans une attraction foraine sur le vieil Ouest, avec des bisons empaillés, raconte à un enfant l’histoire du Lone Ranger… un justicier masqué qui lutta contre des bandits et le dirigeant corrompu d’une compagnie de chemins de fer.

Un groupe de Texans dont les deux frères Reid traque une bande de hors-la-loi dont le chef est l’ignoble Butch Cavendish. Cavendish et sa bande font tomber les Texans dans une embuscade, les tuant tous… sauf John Reid, qui est soigné par l’Indien Tonto qu’il avait croisé dans un train. Le frère de John  Reid a été tué dans l’embuscade. John Reid va tout faire pour venger son frère aidé de Tonto, et découvrir qu’au plus haut sommet de la compagnie des chemins de fer se trouve un traitre qui fait accuser les Comanches des pires crimes pour que leur territoire puisse être conquis, ainsi que la mine d’argent qui s’y trouve…

Le Flash-Back du début fait penser à Little big man (un vieil Indien raconte son passé à un jeune)…
Le western renvoie à d’autres chef d’oeuvres du genre, comme Il était une fois dans l’Ouest, il raconte l’épopée de la création du chemin de fer aux Etats-Unis, et comme le Buffalo Bill de William Wellman (1944), montre les problèmes que cela posait avec les Indiens. Il puise dans une thématique western variée, outre le chemin de fer, les Indiens (les Comanches), il y a les bandits, les Texas Rangers, le thème du Justicier masqué et celui des mines d’or ou d’argent.

Johnny Depp est extraordinaire dans le rôle de Tonto, l’Indien « cinglé », qui en montrant autrefois à des bandits où se trouvait la mine d’argent, près de sa tribu,  a indirectement provoqué son massacre.

Harmie Hammer joue au départ une sorte d’anti-héros, un avocat idéaliste qui refuse de se servir d’une arme et qui peu à peu prend conscience des réalités grâce à Tonto : la loi n’est pas toujours du côté des bons, et un justicier doit parfois… être masqué. Il se mue en super-héros invincible et là, on tombe dans le fantastique : une pluie de flèches peut s’abattre sur lui, jamais il ne sera atteint. Car pour Tonto, l’esprit des Anciens l’accompagne dans sa quête vengeresse.
Le justicier masqué découvre que la corruption atteint jusqu’au plus haut sommet de la direction des chemins de fer, qui utilise les plus viles racailles pour faire accuser les Comanches de crimes atroces… et ainsi pouvoir les éliminer et conquérir leurs territoires…

L’humour est présent du début à la fin, et dans les scènes irrésistibles, celle du cheval du héros picolant du vin rouge est l’une des meilleures, Depp aussi est dans le second degrès permanent. Quand quelqu’un demande à Tonto quel crime il a commis, il répond : « Indien« … Mention à William Fichtner (et à ses maquilleurs) qui joue un bandit ignoble, dignes de ceux campés par Klaus Kinski dans les western spaghetti des années 70.

Superbe musique (le final avec la musique de Rossini est un grand moment !) et de magnifiques décors, dont la Monument Valley, immortalisée dans les westerns de John Ford, depuis La chevauchée fantastique jusqu’à La prisonnière du désert.

Un budget de 225 millions de dollars, le film a rapporté (recettes internationales) 261 millions de dollars, c’est un succès relatif.

La longueur du filma certainement découragé les spectateurs. Une autre grosse production western des années 80, La porte du Paradis, avait été un échec retentissant à cause de sa longueur… Mais ces 2h15 passent pourtant très bien, notamment grâce à un excellent scénario et aux flash-backs… On ne s’ennuie pas une seconde !

Les amateurs de westerns sont aux anges : les références ne manquent pas. Le héros se demande à la fin quel nom il pourrait porter, et suggère à son ami indien Le cavalier solitaire, qui est le sous titre de Pale rider, chef d’oeuvre de Clint Eastwood  (et aussi celui d’une série avec Lee Horsley). Il décide de nommer le cheval blanc qui les a sauvés de la mort… Silver. Silver était le cheval de Buck Jones dans environs 70 films.

The Lone Ranger : genèse dans le cinéma du héros justicier masqué

La figure du Lone ranger s’inscrit dans le sillon du justicier légendaire masqué, le personnage naît dans les années 30 et va évoluer sur différents supports dans les années 30 à 50. C’est une adaptation des westerns de série The lone ranger des années 30, et de la série des années 50, mais il y eut aussi un feuilleton radiophonique à la base…


Les précédentes versions de Lone ranger

Au tout départ, un feuilleton radio de Fran Striker voit le jour en 1933, 2956 épisodes diffusés jusqu’à 1954, et aussi une série de romans de 1936 à 1956, ainsi que des comics (bande dessinées) qui débutèrent en 1938 (1), on réalise avec toutes ces fictions, sur différents supports, l’importance qu’a pris ce personnage  aux Etats-Unis.
Un film en 1938, Les justiciers du Far West (1938), précède un serial de 15 histoires, The lone ranger rides again (1939), tous ceux avec Chief Thundercloud.

A la télévision…

Radio, BD, grand écran… il ne manquait qu’au petit écran de s’emparer du héros masqué : la série The lone ranger est extrêmement populaire aux USA entre 1949 et 1957, c’est Clayton Moore qui interprète le héros (sauf entre 1952 et 1954, John Hart tient le rôle). Le romancier Zane Grey avait déjà décrit un tel héros dans son roman The lone star ranger.

La série des années 40 va inspirer un film en 1956, Le justicier solitaire (1956) avec Clayton Moore, Jay Silverheels et Lyle Bettger : un homme part à la recherche d’argent sur des terres considérées comme sacrées par les Indiens… Et un deuxième en 1958, où on retrouve Clayton Moore et Jay Silverheels dans le rôle de Tonto : Le justicier masqué.

En 1981, The legend of the lone ranger est le remake d’un film de 1952 qui était une fusion de trois épisodes de la série, mais qui fut un échec. Le téléfilm The lone ranger (2003) réalisé par Jack Bender avec Chad Michael Murray et l’Amérindien Nathaniel Arcand narre l’histoire des deux héros avant qu’ils ne deviennent une légende, téléfilm qui était prévu pour être le pilote d’une nouvelle série (déjà en 1961, un pilote Return of the lone ranger avait été tourné avec Tex Hill)…

Il y a également eu des comics et jeux vidéo inspirés de ce personnage, et deux séries d’animation : la première diffusée entre 1966 et 1968 sur CBS (13  épisodes), la deuxième produite par CBS au début des années 80, avec 28 histoires.

Enfin, SADDLE UP WITH DICK WRANGLER & INJUN JOE est une comédie de 2009, sorte de clin d’oeil aux Lone Ranger, elle met en scène un comédien has been interprétant un justicier masqué avec un Indien à l’écran…

The lone ranger (Nathaniel Arcand)

La figure du Justicier dans le western

La figure du Lone Ranger représente le mystérieux justicier masqué qui combat le crime avec un ami ou associé qui remonte à une vieille tradition, et qui fait penser à d’autres héros comme Zorro mais aussi dans d’autres genres, plus modernes et urbains, à Batman, Fantomas.

Dès les premiers westerns muets, Tom Mix, William S . Hart et Broncho Billy Anderson incarnent les héros justiciers, immaculés de blanc dans les westerns qui luttent pour la veuve et l’orphelin, prennent la défense des pauvres fermiers contre les propriétaires terriens cyniques.

Sur le modèle de ces héros, Ken Maynard, Gene Autry, Roy Rogers, reprennent le flambeau –et John Wayne aussi dans les westerns de la Republic… Une version moderne de Robin des Bois, qui vole aux riches pour donner aux pauvres !
Didier Givannel

Johnny Depp Piétiné par son cheval sur le tournage de LONE RANGER !


JOHNY DEPP (1963)

Johnny Depp a commencé dans des films d’horreur et de guerre (PLATOON) puis rencontre la célébrité avec la série 21 JUMP STREET. Il va briller dans les films de cinéastes décalés comme Tim Burton, Emir Kusturica, Lasse Hallström ou Jeremy Leven.

En 1995, Depp est la vedette du western en noir&blanc Dead Man de Jim Jarmusch, puis il joue un Amérindien dans The Brave (1997) qu’il réalise et dans lequel Marlon Brando a un rôle.
Tous ses films sont ensuite des cartons au box-office comme PIRATE DES CARAIBES.

dessin de Didgiv

Il donne sa voix au héros du western d’animation Rango (2011) de Gore Verbinsky et joue l’Indien allumé Tonto dans Lone ranger- Naissance d’un héros de Verbinski encore en 2013, superproduction montrant les Comanches dépossédés de leurs territoires par des spéculateurs.

On ne se lasse pas de découvrir chaque nouveau film de Depp, qui, sur les traces de Brando -il est comme lui un fervent défenseur des Indiens d’Amérique-, montre à la fois l’originalité, le talent, et une grande sensibilité. On attend ses prochains films avec impatience : LONDON FIELDS, BLACK MASS, YOGA HOSERS, ALICE AU PAYS DES MERVEILLES 2, il tourne actuellement PIRATES DES CARAIBES : DEAD MEN TELL NO TALES.

Autres films :
DONNIE BRASCO (1997) de Mike Newell

superbe portrait de Keira Knightley, Johnny Depp par Deberg

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