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L’Indien au cinéma

Posted by on 8 août 2013
Lone ranger en 2013 rend hommage au peuple comanche, dépossédé de ses territoires par les compagnies de chemins de fer qui favorisaient l’expansion vers l’Ouest… C’est le retour du western qui montre les injustices dont ont été victimes de nombreuses tribus, pour l’exploitation des terres sur lesquelles elles vivaient
dessin de Didgiv

Lone ranger-dessin de Didgiv

Dès les années 50, des réalisateurs comme William A. Wellman ou Anthony Mann modifient l’image de l’Indien qu’on trouve dans les écrits des romanciers comme Mark Twain ou Zane Grey et le cinéma « primitif » de cinéastes comme Cecil B. DeMille : un être sauvageet  assoiffé de sang, hurlant des cris féroces

Cette image est vivace dans Les conquérants d’un nouveau monde de DeMille en 47, sur le soulèvement du chef algonquin Pontiac ; DeMille avait pourtant tourné en 1914, Le mari de l’Indienne, où il montrait le calvaire d’une Indienne mariée à un aristocrate anglais

Et en 1911, Thomas H. Hince montrait l’impact de l’expansion vers l’Ouest sur les populations indiennes dans La guerre dans les plaines

Indiens de la plaine - Dessin de Didgiv

Indiens de la plaine-Dessin de Didgiv

Si Paul Sloane tourne en 1939 une biographie de Geronimo acteurs amérindiens dont Chief Thundercloud, dans Geronimo le peau-rouge, le chef indien y est montré comme cruel et fourbe

Les premiers westerns ouvertement pro-indiens datent de 1950 : La flèche brisée  de Delmer Daves, qui avait vécu parmi des Indiens, un succès. Il montre leurs coutumes et spiritualité, comme le fera, plus tard, avec plus de détails, Un homme nommé cheval. Il inspira George Sherman pour Au mépris des lois en 1952, sur Cochise


Le second est
La porte du Diable d’Anthony Mann en 1950, avec Robert Taylor en Comanche : ce western prend encore plus parti pour les Indiens que La flèche brisée -qui est plus nuancé-, ce qui explique qu’il n’ a pas eu de succès, le public n’étant pas prêt en 1950 à accepter une telle vision, aussi sans doute ayant du mal à trouver crédible Robert Taylor en Indien (cen pourquoi Jacques Tourneur refusa de tourner le film)

Cette même année 1950, Raoul Walsh narrait une histoire d’amour interraciale dans La fille du désert, Wellman faisait de même dans Au-Delà Du Missouri en 1951, son héros joué par Clark Gable épousant une Pied-Noir et vivant parmi eux

Charles Bronson by didgiv

Charles Bronson-Captain Jack, chef Modoc dans L’aigle solitaire – dessin Didgiv

En 53, Walsh tourne Bataille sans merci qui montre le personnage d’un Indien au départ menaçant, dans l’ombre. L’image progresse au fil du film, l’Indien va aider et sauver le héros dans sa lutte contre un bandit
En 1911, Edwin S. Porter mettait dèjà en scène un Indien qui sauve un trappeur injustement accusé de meurtre (The white red man)

dessin de Didgiv

dessin Didgiv

Wellman est, avec George Sherman et Delmer Daves, un défenseur des Indiens : il nous montrait un Indien sympathique dans Buffalo Bill de 44, le chef Yellow Hand
Boetticher aussi, avec le portrait rassurant du chef Séminole de Fort King en 53, et de même André de Toth avoue avoir fait La rivière de nos amours pour « changer l’image des Indiens« , dans la droite lignée de La flèche brisée
Comme le fait Robert Aldrich avec son merveilleux Bronco Apache en 1954, montrant la lutte du guerrier Massai. Delmer Daves tourne la même année L’Aigle solitaire, un autre western pro-indien est tourné par Douglas Sirk en 54, Taza, fils de Cochise. Delmer Daves -encore lui- signe le scénario de La Plume blanche, en 55, où Debra Paget joue une fort jolie Cheyenne… Puis Samuel Fuller montre un Sudiste refusant de vivre dans la nouvelle société fondée par l’Union et épousant une Sioux dans Le jugement des flèches en 57

La réhabilitation va s’intensifier au cinema dans les années 60-70, que ce soit Les Cheyennes  de John Ford, le violent et réaliste Soldat Bleu ou plus humoristique Little big man, qui vont plus loin en dénonçant  l’horreur des massacres comme Wounded Knee ou Sand Creek. On appelle ces oeuvres des « westerns révisionnistes ». Elle engendre toute une série de western des années 70, comme L’Apache (72), Le faucon blanc (75)  ou le western italien Une fille nommée apache (76), Arthur Hiller réalise Le massacre de Sand Creek en 56

Mais déjà, Massacre (34) dans le rôle d’un Indien, montrait les difficultés de vie des Indiens dans les réserves, la corruption de ceux qui les dirigent (thème aussi évoqué dans Hombre en 1966). En 1929, Richard Dix joue un Indien éduqué chez les Blancs souffrant de préjugés dans Le réprouvé… Anthony Quinn joue sobrement un Indien des années 70 luttant pour les droits de son peuple dans L’Indien (1970)

Le réprouvé - Richard Dix

La violence qu’il y a dans les westerns des seventies n’est pas toujours à la gloire des Indiens. Avec Fureur apache en 1973, Robert Aldrich retombe dans le cliché du sauvage violent, en l’occurrence l’Apache, on le voit jouer à la balle avec le coeur arraché aux Blancs qu’ils ont torturés

John Ford, qui faisait souvent tourner des Amérindiens dans ses films, fait partie de ceux qui réhabilitent tardivement l’Indien dans son oeuvre, l’évolution est flagrante de Sur la piste des Mohawks ou La chevauchée fantastique, où ce sont des diables rouges hurlants, à La prisonnière du désert mais surtout aux Cheyennes, dont le personnage joué par l’actrice Carroll Baker se fait le défenseur, en montrant les mauvaises conditions dont ils sont victimes dans les réserves

Un homme nommé cheval

Les figurants indiens sont dans ce film des Navajos. De plus en plus de réalisateurs vont solliciter à des amérindiens pour interpréter des Natifs, Graham Greene et Wes Studi sont parmi les plus fameux, à partir des années 80-90
Certains westerns des années 60-70 décrivaient avec un maximum d’authenticité le quotidien des Indiens, sans tomber dans la caricature, Un homme nommé Cheval ou Jeremiah Johnson sont parmi les plus belles réussites du genre

Kevin Costner aussi dans les années 90 : Danse avec les loups fut, comme La flèche brisée, un succès commercial, modifiant la perception qu’a le public des Indiens. En 2005, la saga  Into the West fait jouer de nombreux acteurs amérindiens et donne le point de vue des Indiens sur la Conquête de l’Ouest
Enfin, n’oublions pas les westerns « rouges », produits dans les pays de l’Est encore sous domination soviétique dans les années 1970, comme Apachen, qui montraient les persécutions dont étaient victimes les Indiens, sous un angle évidemment très politique


Tintin by didgiv

dessin Didgiv


Paulette Goddard, Preston Foster, Gary Cooper par didgiv

LES TUNIQUES ECARLATES (dessin Didgiv)


Loup Noir by didgiv

by didgiv

Bébel

Jean-Paul Belmondo dans… Un homme qui me plait… un Indien très sympathique 

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