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Le soldat bleu (Soldat bleu/Soldier blue) / Candice Bergen

Posted by on 29 août 2013

SOLDAT BLEU De Ralph Nelson (1969-70) ****

Soldat bleu

Photo : Robert B. Hauser
Musique : Roy Budd

Avec  Candice Bergen : Cresta Meribel Lee
Peter Strauss : Honus Gent
Donald Pleasance : Isaac Q. Cumber
John Anderson : Colonel Iverson
Jorge Rivero : Spotted Wolf
Dana Elcar : Capitaine Battles
Bob Carraway : Lt. McNair
Martin West : Lt. Spingarn

Et James Hampton, Jorge Russek, Mort Mills, Ralph Nelson, Aurora Clavel, Eddie Little Sky, Barbara Turner.

Un convoi de fonds escorté par un détachement de l’armée américaine est attaqué par des Cheyennes. Tous les militaires sont massacrés, sauf deux personnes : Honus Gent, un jeune soldat idéaliste et Kathy Maribel Lee, qui fut autrefois enlevée par les Cheyennes.
Elle avait été relâchée par le chef de la tribu, qui en avait fait sa femme, pour rejoindre son fiancé, un officier d’Etat Major…
Honus et Kathy décident de rejoindre Fort Union. Le jeune soldat n’a pas beaucoup d’expérience pour traverser ces territoires sauvages, heureusement, Kathy, qui a vécu parmi les Indiens, n’a aucun mal à vivre dans la nature hostile.

Elle explique à Honus que l’attaque violente le détachement a subi est une réponse légitime des Cheyennes au génocide dont ils sont victimes depuis deux ans.
Ils ont volé l’or pour acheter des armes et pouvoir organiser leur riposte.
Elle essaie  de montrer à Honus combien sont violentes les méthodes de l’armée qu’il sert aveuglément. Il va le réaliser en assistant ensuite au massacre de Sand Creek, des centaines d’Indiens, femmes et enfants compris, vivant dans un petit village pacifique, sont massacrés par l’armée américaine.

Comme La horde sauvage, sorti un an plus tôt, Soldat bleu a été vu comme une dénonciation très violente et explicite, transposée dans l’Ouest des guerres indiennes, de la guerre du Viêt-Nam (1).

Premier rôle important pour Candice Bergen, même si le titre fait référence au personnage joué par Peter Strauss : elle incarne une jeune femme blanche rebelle qui a été enlevée par les Cheyennes, avec lesquels elle a vécu de longues années.
Elle clame un plaidoyer contre le génocide dont sont victimes les Cheyennes au début des années 1860.
Peter Strauss est le « bleu » idéaliste qui va peu à peu prendre conscience de la violence de l’armée qu’il a intégrée.

Le film montre en effet avec une rare violence pour l’époque (2), le massacre de Sand Creek du 29 novembre 1864, au cours duquel 900 soldats de la Cavalerie du Colorado massacrèrent plus de 130 membres (difficile de vérifier les chiffres qui varient selon les sources), essentiellement des vieillards, femmes et enfants, d’une tribu pacifique de Cheyennes, supposée être placée sous la protection de l’Armée américaine !

Ils prirent 100 scalps et certains violèrent des femmes. Le film de Nelson est un violent réquisitoire, un peu la prolongation, plus militante, des Cheyennes de John Ford (1964), où Carroll Baker jouait le personnage de défenseur des Indiens. Arthur Hiller réalise déjà en 1956 le téléfilm Le massacre de Sand Creek (Massacre at Sand Creek) (56).

Libéré du code Hays en 1966, les réalisateurs américains avaient désormais une liberté de montrer certaines choses que l’on ne pouvait montrer sur les écrans auparavant, Ralph Nelson ne s’en est pas privé.

C’est le plus gros succès commercial de Ralph Nelson, qui tient un petit rôle dans le film.
En 1975, il sera l’un des premiers à dénoncer l’apartheid dans un film (LE VENT DE LA VIOLENCE).
Il inspirera des films comme L’Apache en 1972 et plus directement Une fille nommée Apache (1976), western italien.

L’affiche, célèbre, montre une Indienne agenouillée, les mains liées dans le dos avec au fond, les ombres des sinistres cavaliers, plusieurs variations selon les pays, la Belge est la plus originale car les ombres des cavaliers passent en premier plan en surimpression sur l’Indienne.

(1) En 1968, deux ans avant la sortie du film, quelque 500  habitants de Mỹ Lai, au Viêt-Nam, sont exterminés, certains achevés à la grenade. Le magazine Life reporta cet événement qui traumatisa, au-delà des Pacifistes, l’opinion publique américaine.

(2) La Horde sauvage est le premier western montrant un massacre ultra-violent, le western-spaghetti avait ouvert une porte à la violence avec Django en 1966.
Une violence qui peut faire sourire aujourd’hui quand on voit les films de Tarantino !


Candice Bergen (9 mai 1946)

La belle blonde du Soldat bleu

Fille de l’illustre ventriloque Edgar Bergen, mannequin à New York dans les années 60, Candice Bergen est remarquée par Sidney Lumet et débute dans le rôle d’une institutrice au côté de Steve McQueen dans LA CANNONIERE DU YANG-TSé en 1966.


En 1970, elle devient une vedette grâce à Ralph Nelson qui lui donne le 1er rôle du célèbre western révisionniste Le soldat bleu, énorme succès commercial.

A travers son personnage -celui d’une jeune femme blanche qui a été enlevée par les Cheyennes, avec lesquels elle a vécu de longues années-, Nelson livre un vibrant plaidoyer contre le génocide dont a été victime ce peuple indien au début des années 1860 : le film montre le massacre de Sand Creek, le 29 novembre 1864, 900 soldats de la Cavalerie du Colorado massacrèrent 700 Indiens (130 selon d’autres sources), vieillards, femmes et enfants

d’une tribu pacifique de Cheyennes.

Jeux pervers-cinérevue

Ce film, devenu une référence, va engendrer avec Little big man toute une vague de westerns pro-indiens dans les années 70… dont certains ne font pas dans la dentelle.

En 1971, dans un autre registre, elle interprète la très jolie femme du puissant rancher Gene Hackman enlevée par un bandit (Oliver Reed) dont elle tombe amoureuse dans le très violent Les charognards.

Les charognards

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