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Joe Hamman (Joël Hamman) / William S. Hart / Gilbert M. ‘Broncho Billy’ Anderson

Posted by on 1 août 2013

LES TROIS PREMIERS GRANDS COWBOYS DU CINEMA

Joe HAMMAN (Joë Hamman, Joël Hamman) (26-10-1883/30-6-1914)

Authentique  cow-boy Made in France : 200 westerns !

A côté des Tom Mix ou William S. Hart, la France peut s’enorgueillir d’avoir eu son cow-boy des hautes plaines bien à elle, le doué Joë Hamman. Grâce à lui, on peut dire que  le western est né en même temps aux Etats-Unis, et en France…

Né à Paris en 1883, rue d’Amsterdam (il était d’origine hollandaise !) dans une famille bourgeoise, il côtoie dans son enfance de nombreux écrivains, dont Maupassant et Dumas fils. Il fait ses études à l’Ecole des Beaux Art de Paris, et devient un illustrateur aquarelliste d’ouvrages de Balzac, Poe, Perrault, etc.

Aux Etats-Unis, il se lie d’amitié avec Buffalo Bill, avec qui il chevauche dans les plaines du Nebraska, s’initiant à la vie des cow-boys et à l’équitation dans un ranch du Montana. Il découvre son spectacle, le Wild West Show, et va passer un séjour dans la réserve Sioux de Pine Ridge et rencontre le chef Nuage Rouge (Red Cloud).

Revenu en France, très inspiré par tout ce qu’il a vu, il commence à écrire des scénarios avec des illustrations… et devient acteur, cascadeur, réalisateur de multiples westerns. Les personnages qu’il façonne sont une prolongation de ce qu’il a vécu, d’où un grand réalisme dans ses films, comme ceux de William S. Hart aux Etats-Unis.


Hamman créé le western hexagonal dès 1906, en tournant un petit film, Cow-Boy, qui rencontra le succès. Il ne va plus cesser de tourner dans les années 10, d’abord pour la firme Lux, puis pour les firmes Safety Bioscope C°, Eclipse puis Eclair. Le western français était à l’époque surnommé le « western camembert »…
Il enchaînera une quantité impressionnante de westerns (environ dix à douze par an, au total environ 200) tournés dans les carrières d’Arcueil, en région parisienne, puis en Camargue, au milieu des taureaux, et qui ont pour nom :
Le railway de la mort, Les aventures de Buffalo BillLe feu à la prairie, Les Diables rouges, La piste argentée, Le cheval vertueux, Aux Mains Des Bandits, Le fer à cheval, et surtout la célèbre série des Arizona Bill (entre 1912 et 1914) qui a été commandée par Eclipse, etc.
Il avait le projet de tourner dans des westerns aux USA, quand éclata la guerre de 14-18.

Le passage au parlant lui hélas sera fatal.

Exclusif : les dessins de Joe Hamman.

Dessinateur, Hamman a illustré de nombreux ouvrages. La cinéaste et photographe Michèle Brabo, qui fut une amie de Hamman, a donné à la Cinémathèque française environ 50 dessins signés Hamman.

Mémoires.
Joe Hamman a publié en 1962 ses souvenirs dans un livre préfacé par Cocteau, qui s’intitule Du Far West à Montmartre. Aujourd’hui épuisé, on peut le consulter à la bibliothèque de la Cinémathèque française à Paris.

Autre dessin de Hamman :


William S. Hart (6-12-1864/23-6-1946)

Célèbre en France sous le nom de « Rio Jim », c’est le premier grand authentique cow-boy américain de l’écran, immédiatement après Gilbert M. Anderson et le Français Joe Hammann qui les avait tous précédés de quelques années avec ses « westerns camembert »… Tom Mix, qui était l’ami de Hart, arrivera quelques temps après… et enfin John Wayne et Gary Cooper, dans les années 30.

Surnommé « l’homme aux yeux clairs », Hart avait travaillé dans un ranch au Kansas et était aussi l’un des proches du célèbre homme de loi Wyatt Earp !
Il a fabriqué, à l’époque du muet, l’image d’un justicier solitaire, grand et austère, au regard sévère, celle qu’on va retrouver chez Randolph Scott (plus souriant cependant) : il est souvent un « good-bad-man », c’est-à-dire un cow-boy au grand cœur, racheté par l’amour ou l’amitié.
Rio Jim fut le premier personnage de western qui captiva réellement les Européens…

Très jeune, Hart partit vers l’Ouest peu après le massacre des Sioux par Custer, il avait vécu avec des Sioux et parlait leur langage. Après avoir travaillé dans un ranch, il conduisit des troupeaux sur les pistes de l’Ouest… il a peut-être croisé Joe Hamman qui chevauchait à l’époque dans les plaines avec Buffalo Bill ?…
Puis, Hart va vers l’Est et monte sur les planches, il devient un grand acteur shakespearien au théâtre à New York, il revient en Californie et y retrouve un vieil ami, Thomas Ince, devenu lui, réalisateur, et qui l’engage comme acteur et réalisateur.
Dès 1914, il travaille aussi avec le producteur et réalisateur Edwin S. Porter, et tourne dans les premiers westerns vraiment réalistes, avec des décors authentiques, mais aussi les acteurs : Hart engageait dans ses westerns de vrais Indiens et ranchers et soignait jusqu’au moindre détail, c’était un perfectionniste.

Il accède au vedettariat dès son premier film, comme acteur et scénariste, Le serment de Rio Jim (1914)… Citons parmi ses western les chef-d’œuvres Le justicier (1916), Pour sauver sa race (1917) ou encore Le fils de la prairie (1925), son chant du cygne.
La popularité de Hart va décliner dans les année 20, le public commençant à se lasser des films de rudes cow-boys, et préférant les comédies et les musicals. Il va alors lui préférer Tom Mix, qui offre une vision plus romancée et enjolivée de l’Ouest, ou Gene Autry et d’autres cow-boys chantant.
Hart sera conseiller technique sur quelques films comme Billy Le kid en 1930.
Son ranch, Horseshoe, est aujourd’hui un parc public.

Poney. Son poney Pinto Fritz fut la première star hippique du cinéma.


Gilbert M. ‘Broncho Billy’ Anderson
(1880 ou 1883-1991)

Max Aronson est la toute première grande vedette de cinéma à avoir personnifié, dans cette période de cinéma qu’on appelle « primitive » (1897-1908), un personnage de westerns populaires, Broncho Billy… il fut embauché en 1903 pour LE VOL DU RAPIDE par Edwin S. Porter, premier grand film narratif américain devenu une référence absolue…

En 1908, BRONCHO BILLY AND THE BABY fut un succès, la même année il tourne aussi dans LE BANDIT FAIT LE BIEN… Et devint populaire avec ce personnage qu’il incarnera dans quantité de courts métrages. Acteur de 347 films, la plupart des courts, cinéaste et producteur, il gagnait la coquette somme de 125 000 dollars par an !

LE VOL DU RAPIDE

William S. Hart le détrôna dès 1915 et il abandonne le cinéma en 1926… On le reverra à l’écran en 1965 dans Chasseur de primes de Spencer G. Bennett (avec Dan Duryea en vedette), qui réunit une pléiade de stars ayant interprété des cow-boys à l’époque du muet, où l’on tournait des westerns à la pelle.

En tant que producteur, Gilbert M. Anderson créa la Essanay Company avec George K. Spoor, une maison de production qui finança 376 westerns de deux bobines chacun, dont les Broncho Billy.
D’autres stars comme Chaplin, Gloria Swanson ou Wallace Beery travaillèrent pour l’Essanay. Anderson transporta sa compagnie en Californie (à l’époque la plupart des westerns étaient tournés sur la Cote Est…

Le vol du rapide

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