Jill Ireland/À main armée =Robbery under arms/Avec les compliments de Charlie=Love and bullets/David McCallum

 JILL IRELAND (1936/1990)

Jill Ireland- cinerevue 1978

A la une de cinerevue 1978. Elle tourna 4 westerns avec son mari Charles Bronson

Jill débuta comme danseuse de variétés, puis devint actrice, son premier film est Oh ROALINDA en 1955, elle joua dans plusieurs films dont le western anglais tourné en Australie A main armée en 1957 avec celui devint la même année sont premier époux, David McCallum.

C’est Jill qui conseilla à Charles de jouer en Europe dans deux films Adieu l’ami et Le passager de la pluie. Cela relança sa carrière en Europe puis aux USA…

En 1966, elle tourne la série Shane avec David Carradine, puis a un petit rôle dans Pancho Villa (68) : c’est Bronson qui impose sa fiancée dans un film, elle a une scène avec Mitchum à la fin du film puis la série Daniel Boone… Un 2e western avec Charles : Chino en 73 : Jill joue le rôle d’une jolie blonde qui tombe amoureuse du métis Chino, joué par Bronson, un dresseur de chevaux et propriétaire  d’un ranch du nouveau Mexique

sept 1975 cinerevue

Ensuite, elle campe Marica, fille de l’officier du Fort Humboldt, dont les soldats sont victimes d’une mystérieuse épidémie de diphtérie dans le western « policier » Le solitaire de Fort Humboldt (1975)… Charles Bronson, en membres des services secrets américains, mène une enquête difficile à bord du convoi ferroviaire qui se rend vers le Fort, où d’étranges disparitions ont lieu…

Enfin, Jill incarnait Amanda, la jolie veuve que séduit  le hors-la-loi Charles Bronson dans C’est arrivé entre midi et trois heures

Jill Ireland Ciné revue 1972

Rencontre. Jill rencontre son futur époux Charles Bronson sur le plateau de LA GRANDE EVASION en 1963, c’est son premier époux, David McCallum, qui jouait avec Bronson dans ce film, qui fit les présentations
Jill et Charles se marieront en 1968

Charles Bronson Jill Ireland ciné revue 1971

avec Anthony Perkins


Charles Bronson Jill Ireland ciné revue janvier 1971

Charles Bronson, Jill Ireland

Le passager de la pluie – août 1969 cinérevue


A main armée (Robbery under arms) Western britannique de Jack Lee (1957)

En 1865, en Australie, deux frères éleveurs de moutons, Dick et Jim (Ronald Lewis et David McCallum) se trouvent entraînés, par leur père, dans un vol de bétail organisé par le capitaine Starlight (Peter Finch).
Les deux frangins font la connaissance de deux sœurs (Maureen Swanson et Jill Ireland). La bande entreprend d’attaquer un convoi d’or

Des cow-boys à cheval, de magnifique paysages… ce film anglais au rythme lent, remake d’un film de 1920, n’a pas été tourné dans les plaines du Far West mais en Australie (et certains intérieurs à Londres)


Avec les compliments de Charlie (Love and bullets) américano-britannique de Stuart Rosenberg (1979)

Avec Charles Bronson, Jill Ireland, Rod Steiger, Henry Silva, Strother Martin, Val Avery, Bradford Dillman, Albert Salmi

Après la mort par overdose de la fiancée d’un de ses collègues, un lieutenant de police se jure d’avoir la peau d’un caïd de la drogue. Il est chargé de ramener de Suisse aux USA son ex-maîtresse afin qu’elle témoigne contre la puissante organisation. Des tueurs les traquent en Suisse

Un petit air de BULLITT (musique de Lalo Shifrin !) pour ce polar -co-écrit par John Huston, il devait au départ réaliser le film- dans lequel Charles Bronson, qui sortait de l’échec du western Le Bison blanc, campe un flic qui doit protéger une femme prête à témoigner contre un ponte du trafic de drogue. Même tempo et une palette de comédiens épatants, dont Rod Steiger en mafieux caractériel et bégayant, l’action nous plonge dans les montagnes suisses à Montreux et ensuite à Genève. Jill Ireland étonnante apparaît avec une perruque très eighties et donne à nouveau la réplique à son époux, après Le solitaire de Fort Humboldt et C’est arrivé entre midi et trois heures, deux (bons) westerns, l’alchimie entre eux fonctionne toujours à plein pot

Contrairement à BULLITT, qui contient des scènes spectaculaires, ce polar compte quelques temps morts et la réalisation de Stuart Rosenberg est assez terne. C’est le premier des trois films que Bronson, alors au creux de la vague, fit avec la firme ITC de Lew Grade, avant Chicanos chasseur de têtes et L’enfer de la violence. On entend dans une scène avec Jill Ireland la chanson Stand by your man de Tammy Wynette

 Deces de David McCallum (19 septembre 1933-2023)

(mars 67 Ciné revue)

l’Ecossais David McCallum a été l’époux de Jill Ireland, avant qu’elle ne rencontre et se marie avec Charles Bronson.
Il débute à la fin des années 50, est révélé par LA GRANDE EVASION (1963) –avec Bronson- sera populaire pour son rôle dans la série DES AGENTS TRES SPECIAUX entre 1964-68 et dans L’HOMME INVISIBLE.
A joué dans un western : A main armée (1957).
C’est le Dr Mallard dans N.C.I.S. : ENQUETES SPECIALES.

 
 

Richard Widmark/Alvarez Kelly/La route de l’Ouest=The Way West/ Une poignée de plomb=La ville aux abois

RICHARD WIDMARK (1914/2008)

dessin : Didgiv

dessin Didgiv. Il pouvait incarner les bons comme les durs avec le même talent à

Sa performance dans son 1er film, un sadique ricanant quand il assassine, un thriller, l’a longtemps cantonné aux rôles de dur à cuir, une image qui fait que les spectateurs le haïssaient. Son rire de hyène, fameux, terrorisait même ses partenaires à l’écran
« Les acteurs qui ont eu le plus de succès à Hollywood ont tous créé d’eux-mêmes une sorte d’image. On n’y échappe pas ! disait-il, mais je n’ai jamais vécu selon cette marque de fabrique. Si tel avait été le cas, j’aurais passé ma vie derrière les barreaux… »

Angie Dickinson, Willie Nelson, Richard Widmark

Cette image a fléchi quand il a commencé à incarner des héros positifs, notamment dans des westerns. Widmark est l’un des rares acteurs à commencer à travailler pour la télévision tardivement (en 1971). Dans ses films, il livre d’étonnantes performances, tous ses westerns sont de grands classiques

Karl Malden, Richard Widmark

LES CHEYENNES

Dans La ville abandonnée (47) de W. Wellman, il est le membre d’une bande de hors-la-loi dirigés par Gregory Peck

Richard Widmark, Dorothy MaloneDans Le jardin du diable (1954) d’H. Hathaway, c’est un des quatre aventuriers qui, avec Gary Cooper, guident Susan Hayward dans une région dangereuse pour sauver son mari prisonnier d’une mine d’or après un éboulement

Puis, il est un des fils du patriarche Spencer Tracy, en conflit avec lui, et qui va trahir ses frères, dans La lance brisée en 1954

ALAMO

En 1955, c’est Coup de fouet en retour, de John Sturges, il campe un homme qui veut identifier, avec une jeune femme les victimes d’un massacre commis par des Apaches

Le trésor du Pendu (dessin : Didgiv)

Dans La dernière caravane (1955), il est « Todd le Comanche », métis poursuivi par un shérif ; ils se joignent à un groupe de voyageurs, Todd va survivre à une attaque d’Indiens apaches et se porter au secours du groupe de survivants…

Il joue ensuite le bandit qui enlève la fiancée de son ex-complice, désormais shérif Robert Taylor dans Le trésor du pendu (1958), l’alchimie entre les deux acteurs fonctionne à merveille
En 1959, il partage, avec Henry Fonda, la belle affiche de L’Homme aux colts d’0r d’Edward Dmytryk

Le jardin du diable, où il est en vedette avec Susan Hayward et Gary Cooper. Il a une fin tragique se sacrifiant alors qu’ils sont poursuivis par des Indiens..  dessin de Didgiv

John Wayne le choisit en 1960 pour  incarner Jim Bowie, dans Alamo, Bowie va mourir poignardé, lors de l’assaut de Fort Alamo, par les combattants mexicains du général Santa Anna

La dernière caravane-Richard Widmark

Widmark participe ensuite à deux des derniers westerns de John Ford, Les deux cavaliers, en vedette avec James Stewart, et Les Cheyennes en 64, juste après avoir joué dans la La conquête de l’Ouest, en 62, dans lequel il est le patron impitoyable du chemin de fer

Dans Les Cheyennes, il campe un officier pourchassant des Cheyennes échappés de leur réserve, parfait diplomate, il fait tout pour éviter le massacre. C’est un de ses meilleurs rôles
Widmark retrouve Edward Dmytryk pour Alvarez Kelly, en 66, qui plonge en pleine guerre de Sécession, il interprète le brutal colonel sudiste qui force violemment l’éleveur William Holden à collaborer avec ses troupes

Le jardin du diable avec Gary Cooper

Puis, toujours en 66, c’est le fermier Evans qui embarque sa famille dans la caravane vers l’Oregon, menée par le sénateur Kirk Douglas et l’éclaireur Robert Mitchum… dans La route de l’Ouest (1966), il campe un marshal intrépide dans Une poignée de plomb en 69, joue dans Talent for loving

ALVAREZ KELLY (Widmark et Holden)_0001Moins connu que ses autres westerns, Quand meurent les légendes (1972) est un film sur un jeune Inien Ute qui rejoint un rodeo itinérant et se lie d’amitié avec un vieux rodeoman alcoolo (Widmark)

Richard Widmark

(cinérevue 27 oct.66). Richard possédait une vieille ferme dans le Massachusetts à côté de laquelle Marilyn Monroe entama une liaison avec Arthur Miller quand ils se retrouvaient dans leur cachette de Sandfield

Enfin, Mister Horn (1978),où il campe le célèbre éclaireur Al Sieber qui, en 1886, recrute le jeune Tom Horn pour l’aider à capturer Geronimo

Le dernier jour en 1975, narre l’attaque des banques de Coffeyville par le gang Dalton, puis il partage l’affiche avec Willie Nelson du Dernier western, qui est… le dernier western dans lequel on le voit, mais pas celui dans lequel on l’entend, puisque dans sa dernière apparition, il a prêté sa voix au docu pour la télé Lincoln

Polars :
LES FORBANS DE LA NUIT (1950)
MADIGAN (1968)
MADIGAN (1972)

LE JARDIN DU DIABLE. 

Le trésor du pendu. Encore un rôle de méchant, ancien complice de Robert Taylor, devenu shérif

Coup de fouet en retour

by Didgiv


ALVAREZ KELLY d’ Edward Dmytryk (66)

Alvarez Kelly… dessin Didgiv

Avec
William Holden : Alvarez Kelly
Richard Widmark : Rossiter
Janice Rule : Liz
Patrick O’Neal : Stedman

Et Victoria Shaw, Roger Carmel, Richard Rust, Arthur Franz, Harry Carey Jr

Un des rares westerns décrivant le monde de l’intendance des armées (l’approvisionnement), il repose sur l’affrontement Holden/Widmark, dans le seul film qu’ils aient tourné ensemble, dommage, car il y a vraiment une alchimie entre eux, comme il pouvait y en avoir entre Widmark et Robert Taylor dans Le trésor du pendu. Une scène assez violente -pour un western de l’époque- montre ce dernier faire sauter d’une balle de revolver un doigt de William Holden. Autre scène mémorable : la charge de 2500 bovins
Le réalisateur Hal Needham fait partie des cascadeurs qui ont participé à ce film. 4e d’E. Dmytryk, un des fameux « dix » d’Hollywood à avoir refusé de témoigner devant la Maison des activités anticommunistes lors du McCarthysme



La route de l’Ouest (The Way West)
D’Andrew McLaglen (1966)

 Musique : Bronislau Kaper, André Prévin

1843, les aventures d’un convoi de charriots bâchés, qui, sous la houlette d’un sénateur visionnaire et mégalo (Kirk Douglas), quitte le Missouri pour rejoindre l’Oregon. Il est secondé par Lije (Richard Widmark) et un éclaireur (Robert Mitchum)

Et : Lola Albright, Sally Field, Jack Elam, Michael McGreevey, Harry Carey Jr., John Mitchum, Peggy Stewart, Nick Cravat

Ce vieux briscard d’Andrew McLaglen livre en 1966 un western très classique, à l’heure où les Européen mettent le pied à l’étrier du western, avec des oeuvres sortant des sentiers battus-Produit par Harold Hecht (associé de B. Lancaster), un western traditionnel trois étoiles pour trois monstres sacrés : K. Douglas, R. Mitchum et R. Widmark. Beau brelan d’as, ajoutez les images de William Clothier, Lola Albright et Sally Field, Jack Elam, et le tour est joué !

Durant une scène filmée sur une rivière, L. Albright faillit se noyer et se retrouva à l’hôpital. Risqué de jouer les pionniers !
Widmark se trouvait déjà dans une caravane de pionniers… La dernière caravane… en 1956


La ville aux abois (Death of a gunfighter)
De Don Siegel et Robert Totten (69)