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Faye Dunaway / Doc Holliday (‘Doc’) / L’or noir de l’Oklahoma (Oklahoma crude) / Little big man (Les extravagantes aventures d’un visage pâle)

Posted by on 1 juillet 2013

Faye Dunaway (14-1-1941)

Bonnie, Miss Pendrake et Katie Elder…

C’est un film de gangsters en cavale, BONNIE AND CLYDE, qui a propulsé Faye Dunaway sur le piédestal des grandes vedettes internationales en 1967.

Le rôle de la gangster Bonnie en a fait un mythe : à cette époque, nombre de jeunes Américains, hostiles à la guerre du Vietnam, se sont reconnus à travers la fuite et le combat de ces deux hors-la-loi juvéniles et antisociaux. Son personnage, en marge de la société, mais révolté, secouant un pilier de l’American Way of  Life répondait aussi aux aspirations féministes d’une jeunesse se posant des questions sur la société dans laquelle elle vivait.

Faye Dunaway aime les oeuvres engagées et incarner des personnages féminins décalés ou carrément en marge de la société. Le western Little big man de Arthur Penn (1970) avec Dustin Hoffman est encore un plaidoyer contre la guerre au Vietnam, transposé dans les guerres indiennes du XIXe siècle (comme Le soldat bleu de Penn) : dans une scène mémorable du film, Faye Dunaway, qui joue la volage épouse du pasteur Pendrake éduquant Jack Crabb, après qu’il ait été arraché à sa famille indienne, montre qu’elle n’est pas aussi vertueuse qu’elle en a l’air…

Puis, on la voit dans un troisième film réaliste et original de Frank Perry (l’oncle de Katy !), tourné dans le village reconstitué de l’Ouest américain en Espagne, à Almeria : c’est Doc Holliday (1971) où elle incarne la prostituée Katie Elder amie de Doc Holliday, dans une vision sombre qui démythifie comme jamais cela n’avait été fait auparavant les célèbres personnages qui se sont affrontés à OK. Corral.

Puis elle est une battante, la propriétaire d’un puits de pétrole qui affronte, fusil à la main et la mèche en bataille, les grosses compagnies pétrolières dans L’or Noir De L’Oklahoma (1973) de Stanley Kramer… ce qui n’est pas sans rappeler Jane Fonda dans Le souffle de la tempête réalisé 5 ans après.

Dommage qu’aucun des cinéastes qui ont participé au « revival » du western, que ce soit dans les années 90 ou 2000, n’ait songé à elle pour incarner un personnage féminin d’âge mûr.

Les polars de Faye Dunaway :
BONNIE AND CLYDE
L’AFFAIRE THOMAS CROWN
CHINATOWN
DE PLEIN FOUET

belle prédiction de ciné-revue dans les années 1960…

avec Steve McQueen

Dessin de Didgiv


Doc Holliday (‘Doc’)De Frank Perry (1970-71) *

Scénario : Peter Hamill. Musique : Jimmy Webb. Durée : 1h35.

1881. Doc Holliday (Stacy Keach) parie au ‘No name saloon’ à une partie de poker son cheval contre la compagne de son adversaire. Il gagne et Kate Elder (Faye Dunaway) va avec lui à Tombstone, qui est en pleine campagne électorale. L’ami de Doc, Wyatt Earp (Harris Yulin) se présente pour un nouveau mandat, ce qui n’enchante guère son ennemi juré, Ike Clanton (Michael Witney) et sa famille.
Ce dernier accepte de livrer à Earp un de ses sbires, qui a attaqué une diligence. Mais le marché n’est pas respecté, un affrontement se prépare entre les deux clans…

Et avec Denver John Collins, Dan Greenburg, John Scanlon, Richard MacKenzie, John Bottoms, Florencio Amarilla, Marshall Efron

Le cinéaste (oncle de Katy Perry) réunit Stacy Keach, Faye Dunaway, qui venait de tourner dans Little Big Man, et Harris Yulin  dans un western tourné en Espagne resté méconnu, et qui se veut le plus réaliste possible sur les faits qui se sont déroulés à OK Corral. Pourtant, la vérité n’est pas respectée non plus, et Perry, prenant le contre-pied des classiques signés Ford ou Sturges, façonne des personnages sombres et amoraux. Un climat de violence âpre et noire où les (anti)héros mordent la poussière les uns après les autres.

Le personnage le plus surprenant est sans doute celui de Katie Elder, la prostituée notoire jouée par une Faye Dunaway métamorphosée et bourrée de talent, à qui l’on fit subir le port d’une dent en or !

  • Marshall Efron, qui a le petit rôle d’un barman, est décédé en 2019.


L’or noir de l’Oklahoma (Oklahoma crude)
de Stanley Kramer (1971-73) ***


1913. Une propriétaire terrien (Faye Dunaway) veut exploiter le puits de pétrole sur sa propriété et lutte contre les puissants magnats de l’or noir qui veulent s’en emparer.

Et avec George C. Scott, John Mills, Jack Palance, William Lucking, Harvey Jason, Bob Herron, John Dierkes…

Producteur du Train sifflera trois fois en 1952, Stanley Kramer réalise son propre western 20 ans plus tard. Dans le rôle d’une femme opiniâtre, Faye Dunaway rappelle le combat que mènera Jane Fonda dans Le souffle de la tempête.

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Little big man (Les extravagantes aventures d’un visage pâle)-De Arthur Penn (1970) ***

Un vieillard de 121 ans (Dustin Hoffman), qui avait grandi parmi les Cheyennes -c’est le seul survivant blanc du massacre de Little Big Horn, sur les rives de la rivière Washita, qui vit le général Custer (Richard Mulligan) affronter les tribus indiennes, en 1868-, raconte sa vie à un historien (William Hickey)…

Et avec Faye Dunaway, Chief Dan George, Jeff Corey, Amy Eccles, Kelly Jean Peters, Martin Balsam, Robert Little star, James Anderson, Carol Androsky…

Chronique amusante et désenchantée de la Conquête de l’Ouest, où Arthur Penn revisite les massacres des Indiens avec le personnage de Candide interprété par Dustin Hoffman, dans un réquisitoire implacable mais objectif (il n’idéalise ni les colons ni les Indiens) ; c’est un western multi-genres : quasi-documentaire, il montre les coutumes indiennes, qu’adopte l'(anti)-héros…

C’est aussi une comédie aussi, dans le personnage joué par Hoffman, la voix-off du vieillard (qui raconte tout au long du film les événements), écartelé toute sa vie entre deux mondes : celui des colons et des Indiens ; et aussi dans les séquences avec Faye Dunaway ; le film a reçu 5 récompenses et 6 nominations, dans différentes cérémonies.

♦ La grande révélation du film est Chief Dan George, il reçut le Laurel Award de « best supporting performance » (1971), «Best Supporting Actor » aux NYFCC Awards (70) et NSFC Awards (71), et il fut nominé dans la catégorie meilleur second rôle aux Oscars de 1971 !

Trailer

Lire aussi :

Captifs et captives des Indiens au cinéma

♦ Dustin Hoffman interviewé par Ciné revue 1971 :
« J’ai été fasciné par le livre, par cette histoire des heurs et malheurs d’un Blanc capturé enfant et élevé par les Peaux-Rouges suivant leurs traditions. Comme toile de fond, le vieil Ouest avec l’ignominieuse figure du général Custer, présenté pour la première fois dans une lumière cruellement réaliste. Un rôle idéal pour un acteur. Et comme Arthur Penn était le metteur en scène prévu, j’ai signé sans regarder. »


Eccles Aimée (Amy Eccles, Aimée Ecclès)  (1er janvier 1949)

Aimée Eccles est née de père anglais et de mère chinoise. Orpheline, elle fuit la Chine communiste pour gagner Hong-Kong. Adoptée par un couple américain, elle suit les cours du Ballet National, son idole au cinéma est Audrey Hepburn.
Elle a interprété deux Indiennes dans deux westerns des années 1970 : elle incarnait Sunshine, la jolie Indienne qui vient d’accoucher, et que rencontre Jack Crabb (Hoffman) dans le western révisionniste Little big man (1970), après qu’il ait fui les Blancs.
Mais le sort s’acharne sur le pauvre Jack, confronté à la folie des Blancs : Sunshine va être tuée avec d’autres Indiens par les hommes de l’ignoble général Custer…

Dans le western violent Fureur apache (1972) de Robert Aldrich, elle est la femme indienne de McIntosh (Burt Lancaster), le vieil éclaireur qui guide, avec Jorge Luke, un détachement de cavalerie à la recherche de l’Apache rebelle Ulzana (Joaquin Martinez) et de sa bande, échappés de leur réserve…

Enfin, dans The immigrants (1978), un téléfilm où Stephen Macht joue un jeune immigré italien qui perd tout dans le tremblement de terre de San Francisco en 1906, il redémarre à zéro et construit un empire, mais il ne va trouver le bonheur que dans les bras d’une jeune femme chinoise qu’il a rencontrée…

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