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Stephen Boyd / La charge des diables (Campa carogna… la taglia cresce) (Charge !) / Les Bravados

Posted by on 26 juin 2013

STEPHEN BOYD (4-7-1931/2-6-1977)

Beau brun ténébreux, avec un physique à la Marlon Brando, célèbre au cinéma pour des rôles historiques, l’Irlandais William Millar a prêté ses traits à Messala dans le BEN HUR de William Wyler, et à Livius dans LA CHUTE DE l’EMPIRE ROMAIN, il a failli être James Bond pour Dr NO
Boyd a aussi  joué les beaux cow-boy dans six westerns, entre 1958 et 1973. Il est mort d’une crise cardiaque sur un terrain de  golf, une de ses grandes passions…

Ses weterns :
Les Bravados
(1958) de Henry King avec Gregory Peck…
Shalako
 (68), dans lequel il est un bandit de grand chemin qui dirige, pour le compte d’un baron prussien,  un safari dans l’Ouest américain, un des chasseresses est Brigitte Bardot.
Boyd a également joué avec BB dans le drame psychologique LES BIJOUTIERS DU CLAIR DE LUNE.

Dans Esclaves (1969), un drame sur l’esclavage dans les champs de cotton, il est un esclavagiste tyrannique… et en 1971, un prêcheur dans Un colt pour trois salopards

1973 : Les colts au soleil et La charge des diables avec Gianni Garko, western très original, dont Boyd a aussi co-écrit et interprété la chanson/thème du film (The Wind in my face).

Kill avec Jean Seberg


La charge des diables (Campa carogna… la taglia cresce) (Charge !)Italo-espagnol de Giuseppe Rosati (1973)***

Un capitaine est envoyé par le président Grant pour cesser les malversations de bandits mexicains.

Avec Gianni Garko, Stephen Boyd, Teresa Gimpera, Howard Ross, Simon Andreu, Alfredo  Mayo, Helga Liné, Mirella Dogan, Enzo Fiermonte, Gabriella Giorgelli, Andrea Scotti, Guido Lollobrigida, Furio Meniconi…

Aucun temps mort dans ce western italo-espagnol très original servi par la superbe musique de Nico Fidenco. Héros de l’histoire, Stephen Boyd chante The wind in my face. Bien supérieur aux productions américaines de l’époque : pour certains, le western-spaghetti a enterré un genre qui était à l’agonie, pour d’autres il lui a donné un nouveau souffle et une seconde vie. A chacun de juger en son âme et conscience !

Teresa Gimpera

 

 

 

 

 

 

 

 

Gabriella Giorgelli


Les bravados
de Henry King (1958) ****

Quatre bandits, deux blancs, un métis et un Indien, vont être pendus à Rio Arraba, petite ville américano-espagnole. Ils s’échappent dans la soirée précédant le jour prévu de la pendaison, alors que tout le village se trouve à la messe. Un étranger, le rancher Jim Douglas (Gregory Peck), qui était venu pour assister aux exécutions, part à leur recherche avec le ‘posse’ formé par le shérif : Jim soupçonne ces bandits d’avoir violé et tué sa jeune épouse. Les bandits ont emmené dans leur fuite Emma (Kathleen Gallant), la fille d’un commerçant. L’un d’eux, Parral (Lee Van Cleef), reste en arrière, il doit retarder les poursuivants. Jim le repère et le tue, bien qu’il clame son innocence. Jim retrouve ensuite un deuxième fuyard, qu’il pend, puis abat le troisième, dans un bar, celui-ci clamait aussi son innocence. Lorsqu’il se trouve face au dernier, l’Indien (Henry Silva), celui-ci lui donne les preuves que l’auteur du meurtre de son épouse était un des voisins du rancher, voisin qui fut lui-même tué par les ‘bravados’ au cours de leur fuite.


Et avec Joan Collins, Stephen Boyd, Albert Salmi, Barry Coe, Gene Evans, Robert Adler, Beulah Archuletta…

Une poignante histoire de vengeance et de rédemption au scénario subtil brillamment interprétée par Gregory Peck (ami et acteur fétiche de Henry King), qui joue un personnage d’étranger taciturne mû par une vengeance implacable, Joan Collins et  le talentueux Stephen Boyd. Dans le rôle du premier bandit châtié par Peck… Lee Van Cleef, qui était encore chevelu !
Les Bravados est un grand classique du genre, il pose des questions sur la loi du talion, la justice personnelle et expéditive. ‘J’étais à la fois leur juge et leur bourreau » dit le héros, lorsqu’il a réalisé trop tard que ce n’étaient pas les meurtriers de sa femme. De nombreuses séquences filment Jim Douglas/Peck en ombre noire : c’est la part d’ombre de ceux qui font leur justice personnelle, sans passer par un jugement collectif.
Il y a aussi un regard nuancé sur certains des bandits : l’Indien (joué par l’excellent Henry Silva) est comme lui un père de famille qui aime et protège  son enfant et son épouse. C’est avec Lee Van Cleef le moins cruel des quatre. Il révèle à Jim Douglas la vérité et lui montre qu’il est dans l’erreur, car tellement obsédé par la vengeance, il n’ a pas cherché à avoir au préalable les preuves de leur culpabilité : les quatre bandits passaient simplement devant son ranch le jour où sa femme été tuée, et ont été aperçus par des voisins.
Le personnage central est donc celui de l’étranger messianique, sauveur laconique qui vient faire justice dans une ville : type de personnage qui caractérisera nombre de ceux joués plus tard par Clint Eastwood.
« Le péril nous menaçait et un homme est apparu… » dit le shérif à la fin. Les citoyens lui rendent finalement hommage, car s’il s’est trompé de cibles concernant le meurtre de sa femme, il a de toute façon tué des truands qui avaient fait du mal à leur collectivité.
Superbe musique de Lionel Newman. Pur chef d’oeuvre, qui fait penser  à trois autres westerns, par le noeud de son intrigue au Dernier train de Gun Hill et Decision at sundown, et par la manière dont le héros accomplit, implacablement, sa quête vengeresse à Nevada Smith

Article de Didier Givannel

Lee Van Cleef

LES BRAVADOS

Joan Collins

Gregory Peck & Joan Collins

La musique de Lionel Newman… un peu péplum…

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