browser icon
You are using an insecure version of your web browser. Please update your browser!
Using an outdated browser makes your computer unsafe. For a safer, faster, more enjoyable user experience, please update your browser today or try a newer browser.

6 femmes pour l’assassin (Sei donne per l’assassino) / La fille qui en savait trop (La ragazza che sapeva troppo) / A… come assassino (A… for assassin) / Aiche Nana

Posted by on 1 janvier 2015

6 femmes pour l’assassin (Six femmes pour l’assassin) (Sei donne per l’assassino)
Italo-germano-franco-monégasque de Mario Bava (1964) *** 

Un serial-killer assassine des mannequins en employant des méthodes particulièrement violentes.

Avec Cameron Mitchell, Eva Bartok, Thomas Reiner, Arianna Gorini, Mary Arden, Franco Ressel

Un Giallo (film fantastico-érotico-policier en général italien) italo-monégasque, un des tout premiers du genre -Mario Bava venait de réaliser en 1963 LA FILLE QUI EN SAVAIT TROP. Bava use à merveille de jeux de reflets et de miroirs, dans une ambiance stylisée gothique inquiétante (surtout au début et à la fin), à la limite de l’épouvante, et pose en cela, avec ses deux précédents gialli, les jalons d’un genre qui va s’épanouir dans les années 60-70.

Eva Bartok

Des yankees à Giallo-Land

Celui-ci, qui globalement la forme d’un polar très classique, a pour vedette l’acteur américain Cameron Mitchell : c’était un des 4 aventuriers, avec Gary Cooper, du western Le jardin du diable en 1954, et aussi un des cowboys héros de la série Chaparral. Il tourne là son 3e film avec Mario Bava, les précédents étant des péplums, LE DERNIER DES VIKINGS et LA RUEE DES VIKINGS.
Le premier rôle féminin est tenu également par une star hollywoodienne, Eva Bartok (LE CORSAIRE ROUGE). Dans un second rôle, Mary Arden, qui sera la vedette en 1966 d’un autre giallo, A… come assassino, est une des pauvres victimes du meurtrier, elle se fait brûler les mains et le visage sur un poële en fonte ! Elle n’est pas sans rappeler Tippi Hedren, héroïne de suspenses hitchcockiens. Clin d’oeil aussi aux DIABOLIQUES de Clouzot, avec une scène de baignoire… polar culte qui influença nombre de réalisateurs de gialli, c’est l’oeuvre de référence de ce genre de cinéma.
6 femmes pour l’assassin inspirera lui-même de nombreux cinéastes, et dès 1965 Roberto Mauri pour son CallGirls 66, où un meurtrier en série assassine des prostituées, mais contrairement aux oeuvres qui suivront -surtout dans les années 1970- est dénué de tout érotisme.

Arianna Gorini

Cameron Mitchell


La fille qui en savait trop (La ragazza che sapeva troppo) (The girl who knew too much)
Italien de Mario Bava (1963-64) *** 

Une touriste américaine qui a assisté à un meurtre à Rome se retrouve impliquée dans une série de meurtres sanglants.

Avec Leticia Roman, John Saxon, Valentina Cortese, Luigi Bonos, Milo Quesada, Franco Ressel…

Leticia Roman

Ce film en noir et blanc, qui devait au départ être une simple comédie policière, est considéré comme le tout premier giallo, thrillers italiens mêlant des éléments de films policiers, d’horreur et parfois d’érotisme (surtout dès les années 1970), et dont les ténors seront Dario Argento et Mario Bava, mais aussi Umberto Lenzi. Ils émergent au même moment que la vague de western-spaghettis, et sont influencés par les films d’Hitchcock, des polars français comme LES DIABOLIQUES, et les krimi allemands, polars en noir et blanc des années 60, certains intégrant des éléments d’épouvante et d’horreur. Ils connaissent d’ailleurs leur apogée, et leur déclin (au début des années 80), dans les mêmes périodes que les westerns italo-espagnols et son représentatifs de ce que l’on appelle le cinéma de genre ou cinéma d’exploitation, les gialli sont l’équivalent des Série Noire français.
Leticia Roman, qui joue l’héroine, avec parfois des airs de Marilyn Monroe, recommanda son ami John Saxon (qui, lui, fait étonnamment penser à Stanley Baker !) au réalisateur, mais les deux hommes ne s’entendirent pas sur le tournage. Le titre du film fait un clin d’oeil amusant à un classique d’Hitchcock, L’HOMME QUI EN SAVAIT TROP.

 


A… come assassino (A… For assassin)
de Angelo Dorigo (1966) ** 

Une jeune fille trouve le cadavre de son grand-père dans le manoir familial. Les membres de la famille, qui se détestent, assistent à la lecture du testament. Trois d’entre eux seulement en seront les bénéficiaires : ceux qui, au terme d’un mois passé dans le château, seront encore en vie…

Avec Sergio Ciani, Mary Arden, Ivano Davoli, Aïché Nana, Charlie Charun, Giovanna Galletti, Barbara Penn, Franco Pesce…

Ernesto Gastaldi, qui avait signé en 1965 l’excellent giallo LIBIDO, est le scénariste de cette histoire complexe de machination et d’héritage digne d’Agatha Christie. Le producteur est Walter Brandi, qui produisit des films d’horreur et westerns spaghetti, il joua également dans 23 films.
Avec Mary Arden, une des victimes de SEI DONNE PER l’ASSASSINO, giallo de Mario Bava, qui a un incontestable côté « blonde hitchcockienne » (entre Grace Kelly pour la coiffure et Tippi Hedren pour l’allure), et la chanteuse turco-libanaise Aïché Nana, dont une scène de danse nue dans un cabaret dans les années 1960 choqua l’Italie et  inspira Fellini pour sa DOLCE VITA. Angelo Dorigo réalisera un 2e giallo en 1968, ASSASSINO SENZA VOLTO.


Aiche Nana (Aichè Nana) (Aiché Nana) (Ayce nana Nur)
(1936-2014)

 

Aiche Nana

Actrice et danseuse turque née Kiash Nanah au Liban, Aïché Nana inspira Fellini pour sa DOLCE VITA. Elle a écrit le scénario et joué dans EDIPEON en 1970. Elle est apparue dans quelques westerns européens, Lo sceriffo che non spara (1965), Le justicier du Sud (68) avec Edmund Purdom, Thompson 1880 (68), Crisantemi per un branco di carogne (1968). Vue aussi dans le giallo A… COME ASSASSINO (1966), dans la comédie à sketches LES NOUVEAUX MONSTRES (77) et PORCO MONDO (1978).

La scène de danse d’Aiché Nana qui choqua l’Italie et inspira Fellini :

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *