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Will Penny, le solitaire/ Bruce Dern/Tom Gries

Posted by on 8 décembre 2013

Will Penny, le solitaire (Will Penny)
De Tom Gries (1968)

Will Penny
Musique : David Raskins

Avec Charlton Heston : Will Penny
Joan Hackett : Catherine
Donald Pleasance : Quint
Lee Majors : Blue
Bruce Dern : Rafe Quint
Slim Pickens : Ike
Ben Johnson : Alex
Anthony Zerbe, Luke Askew

Will Penny

Will Penny est cowboy depuis l’enfance. Au retour de la transhumance, il decide avec des camarades de prendre du bon temps, mais ils sont attaqués par des pilleurs de troupeaux, la bande des Quint. Penny tue Romulus Quint. Le père de ce dernier le blesse. Penny trouve alors refuge chez Catherine

Heston Charlton

Ciné revue 1967

Retour au classicisme pour Charlton Heston, qui joue le cow-boy vieillissant, errant et solitaire, dans un film inspiré du succès de l’Homme des vallées perdues, et tiré d’un épisode de la série The westerner. Grands espaces, chevauchées mouvementées, psychologie aussi, les Western Heritage Award récompensent en 69 Tom Gries et Heston. Réaliste et nostalgique, il montre le quotidien des gardiens vachers à cette époque. Dans ses mémoires, Heston avoue que c’est un des meilleurs films qu’il ait jamais tournés. Hélas, échec à sa sortie


BRUCE DERN (1936)

L’homme qui tua John Wayne

Bruce Dern est une grande figure du western contemporain. Il s’est fait remarquer dans des westerns classiques alors que le genre agonisait, et a continué de promener sa silhouette mince et voûtée dans ceux du XXIe s.

il était l’infâme voleur de bétail qui abattait John Wayne d’une balle dans le dos dansLes cow-boys (en 1971)

«Comme je suis le seul acteur qui ait jamais tué John Wayne dans un film, les producteurs m’ont étiqueté comme un méchant » dit-il.


Même s’il a effectivement été catalogué, dans les westerns, comme un méchant idéal, pour les professionnels, et comme le souligne Kirk Douglas dans son autobiographie, Bruce Dern est un acteur de talent :

J’avais toujours admiré les qualités de Bruce Dern et pensais que ce film allait en faire une vedette. Ce ne fut pas le cas. Je me rendis compte, alors, qu’il serait toujours un acteur de ce genre parce que c’était ainsi qu’il se voyait. Dans la scène qui ouvre le film, il sort d’une écurie et jette un regard autour de lui. Lors de la première prise, il sortit de l’écurie, promena le regard autour de lui, le visage tordu par une grimace. « Retourne dans l’écurie, lui dis-je ; imagine que tu es Gary Cooper et que tu ouvres la porte. Marche droit devant et ne fais rien. Regarde simplement autour de toi»
(Kirk Douglas, Mémoires)

En dehors de ces deux rôles, Dern a joué dans une quantité de westerns et de séries western aussi depuis le début des années 60, il a d’ailleurs commencé pour le petit écran : Route 66 en 1960, Soney Burke (62) avec Jack Lord, avant d’être remarqué dans un film d’Hitchcock, le rôle du marin qu’on voit en flash-back dans PAS DE PRINTEMPS POUR MARNIE en 64 (il sera aussi le héros du COMPLOT DE FAMILLE d’Hitch’ en 1976

Pendez-les haut…

des series encore Gunsmoke, La grande caravane, Chaparral, Le Virginien, Laredo,  Rawhide, Bonanza, La grande vallée, son premier long-métrage western est The long hunt of April Savage en 66
Puis, il joue avec Wayne et Kirk Douglas dans La caravane de feu en 67 et la même année dans le navet L’or Des Pistoleros.
Il va donner la réplique aux plus grands, dans des seconds rôles de crapules lâches ou de cow-boy bien crasseux : Charlton Heston (Will Penny) en 67, Clint Eastwood (Pendez-Les Haut Et Court) (68), James Garner dans la comédie Ne Tirez Pas Sur Le Shérif (1969), Les CowBoys en 71, James Coburn dans Pat Garrett et Billy le Kid en 73, et La brigade du Texas

En vieillissant, Bruce Dern va avoir des têtes d’affiche, à une époque où le western n’a plus le vent en poupe. on le verra dans Harry Tracy en 82 et en 1991 dans Into the badlands, un  western horrifique… encore un premier rôle dans La revanche de l’Ouest en 94

Encore des seconds rôles : Wild Bill (1995), puis De si jolis chevaux avec en 2000, Hard Ground, Quentin Tarantino lui donne un petit rôledans Django unchained

SF :SILENT RUNNING (1972) de Douglas Trumbull


TOM GRIES (1922-1977)

On lui doit une poignée de bons western, Les 100 fusils et Will Penny, dont il écrivit aussi les scénarios, et Fort Humboldt, avec Charles Bronson. Il commença par réaliser des épisodes de séries Tombstone Territory ou Zane Grey Theater, son premier film dans le genre est Mustang en 59. Il réalise en 1975 un autre Bronson, L’EVADE. Producteur des Indomptables. L’action et le divertissement sont des axes centraux de ses films : le cinéma doit avant tout divertir

Breakout

les Cent Fusils

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