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Pour une poignée de dollars (Per un pugno di dollari=Et pour quelques dollars de plus=Per qualche dollaro in piu)/Le bon, la brute et le truand=Il buon, il brutto, il cattivo

Posted by on 22 août 2013

La Trilogie du dollar est le nom de trois westerns signés Sergio Leone avec Clint Eastwood en vedette

Sergio Leone

Pour une poignée de dollars (Per un pugno di dollari)
Western italien de Sergio Leone (1964)

dessin de Didgiv

United Artists
Scénario : Sergio Leone, Fulvio Morsella et Luciano Vincenzoni
Musique : Ennio Morricone – Photo : Massimo Dallamano

Clint Eastwood : L’étranger, l’homme sans nom
Marianne Koch : Marisol
Gian Maria Volonte : Ramon Rojo
Wolfgang Lukschy : John Baxter
Sieghardt Rupp : Esteban Rojo
Antonio Prieto : Don Benito Rojo
José Calvo : Silvanito
Benito Stefanelli : Rubio
Mario Brega : Chico
Aldo Sambrell, Antonio Pica : clan Rojo

Deux clans familiaux rivaux, les Baxter, trafiquants d’armes, et les Rodos, d’alcool, dominent. Un inconnu surnommé L’étranger, puis Joe, arrive au milieu de cette guerre

article de Didier Givannel

Marisol, une femme dont Ramon, le chef des Rojo, est amoureux, s’intéresse beaucoup à l’étranger. Ramon fait tomber dans une embuscade des Mexicains et des Nordistes qui s’échangeaient des armes et de l’or

Séisme sur la planète Western en 1964 : Sergio Leone, spécialiste de péplums, tourne avec 200 000 dollars, un budget ridicule, un western d’un nouveau genre, pimenté d’une violence à tuer un bœuf, la critique s’affole est c’est un succès international. Remake du YOJIMBO de Kurosawa, en 1961, qui venait de voir ses 7 SAMOURAIS adaptés par John Sturges en 1960
Pas vraiment le premier western-spaghetti, car déjà une vingtaine  avaient été tournés par des Italiens, dont Sergio Corbucci, c’est le succès du premier Winnetou en Allemagne qui a donné l’idée aux producteurs italiens de tourner tous ces westerns entre 1963 et 1964

Leone a été accusé d’avoir plagié YOJIMBO de Kurosawa. Le tribunal donna raison à la société de production nippone, qui gagna en dédommagement les droits d’exploitation du film au Japon, en Corée du sud et à Taïwan, plus 15% des recettes mondiales !

C’est le western qui fait de Clint Eastwood une star internationale. Lassé de RAWHIDE et des conditions de travail imposées par la CBS, Eastwood a accepté le rôle « l’Homme sans nom« , à condition d’avoir le droit de retoucher les dialogues

En fait, il sera bien plus que cela sur le tournage, choisissant les costumes, négociant avec Leone les longueurs du script, etc.
La presse italienne le qualifiera même d' »acteur et conseiller technique du film ». Eastwood se fond littéralement dans le personnage, achète un jean noir qu’il trempe dans de la javel et -lui qui n’avait jamais fumé auparavant- se met à inhaler la fumée de nombreux cigarillos dans sa chambre d’hôtel…
la tenue poncho-jean-cigarillo deviendra une composante de la mode hippie en train d’éclore aux USA
Avec cet opus fracassant, le western obtient sa naturalisation européenne

Tonino Valerii, décédé en 2016, est assistant réalisateur… avant de signer plusieurs pépites du genre comme Mon nom est Personne

cinérevue 1967


Marianne Koch (Marianne Cook) (1931)
Née à Munich, jeune première du cinéma allemand, elle joue dans des films historiques (NAPOLEON II, l’AIGLON), d’espionnage et aussi des westerns, son premier est La chevauchée vers Santa Cruz (1964) de Rolf Olsen, elle retourne à l’université suivre des études de médecine en 1971, considérant qu’elle n’avait pas de talent
Pour une poignée de dollars (1964)
Tierra de Fuego (1965)
Wer kennt Johnny R. ? (1966)
Clint el solitario (1967)

Et pour quelques dollars de plus (Per qualche dollaro in piu) (For a few dollars more)
Western italo-germano-espagnol de Sergio Leone (1965)

dessin de Didgiv

Musique : Ennio Morricone
Assistant-réalisateur : Tonino Valerii

Avec Clint Eastwood : Monco
Lee Van Cleef : Mortimer
Gian Maria Volonte : El Indio
Mario Brega : Nino
Luigi Pistilli : Groggy
Aldo Sambrell : Cuchillo
Klaus Kinski : Juan
Benito Stefanelli : Hughie
Et Tomas Blanco, Frank Brana, Rosemary Dexter, Peter Lee Lawrence, Sergio Leone, Jose Terron

2e western de la trilogie des dollars, 4 scénaristes s’attellent à l’écriture : Fulvio Morsella, Luciano Vincenzoni, Fernando Di Leo et Sergio Donati. Clint Eastwood hésite à le tourner car il n’a pas encore vu Pour une poignée de dollars. Une projection spéciale en italien est organisée pour lui et Clint est emballé, il accepte.

Le deuxième rôle est proposé à Henry Fonda et Lee Marvin qui refusent, Sergio Leone se rend alors aux Etats-Unis faire l’offre -15 000 dollars- à l’Américain Lee Van Cleef, qui se remet juste d’un accident de voiture et sort d’une cure de désintoxication alcoolique

Neuf semaines de tournage à Almeria, comme le premier, et Cinecitta pour des intérieurs. Le budget est trois fois supérieur (600 000 dollars). Le film sort en décembre 1965 sur les écrans italiens, c’est un énorme succès (15 millions de recettes aux USA)
Eastwood impose définitivement l’image du justicier crasseux peu loquace, sombrero vissé sur sa tête, poncho et cigarillo au bout des lèvres.
Le film lance aussi Mario Brega, Lee Van Cleef, et les Allemands Peter Lee LawrenceKlaus Kinski… Et Gian Maria Volonte livre une performance inoubliable
Les thèmes de l’avidité de la richesse et de la vengeance seront aussi ceux du 3e volet, Le bon, la brute et le truand

Lee Van Cleef-dessin de Didgiv

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