Franco Nero/Keoma/Jonathan degli orsi/Les forcenés=Gli uomini dal passo pesante/Le grand retour de Django

 Franco Nero (Frank Nero) 

western

dessin de Didgiv

Découvert par John Huston, l’acteur-producteur Franco Nero est avec Giuliano Gemma et Terence Hill un des plus grands acteurs du western italien et un des plus prolifiques : 219 films et séries au compteur
Il a été lancé avec le personnage de Django, et a été la vedette de fleurons du genre, comme Keoma, des westerns souvent assez violents. On l’a aussi vu dans la très bonne adaptation dans un univers western du roman de Prosper Mérimée, Carmen, dans L’homme, l’orgueil et la vengeance en 1967

Vu aussi dans de bons giallos et thrillers de Damiani, Nero a également tourné en France et en Allemagne, et incarnait Rudolph Valentino dans THE LEGEND OF VALENTINO en 1975

Franco Nero (ciné revue 20 juillet 67)
westerns :

Les forcenés (1965)-Django (1966) de Sergio Corbucci-Le temps du massacre (66)-Texas, Addio (1966)-L’Homme, l’orgueil et la vengeance (1967)-El mercenario (Le mercenaire) (1968)-Companeros (1970) de Sergio Corbucci-Et viva la révolution ! –Los amigos (1973) Croc-Blanc (73) Le retour de Croc blanc (74)-Cipolla colt (1975) Keoma (1976)-Krasnye Kolokola, Film pervyy – Meksika V Ogne (1982)-Django 2 – Il Grande Ritorno (1987)-Jonathan degli orsi (1994)
L’Ultimo pistolero (2002) court-métrage-Django unchained (2012) de Quentin Tarantino

Franco Nero

cinerevue

dans Valentino (cinerevue 1975)

Polars :
LA MAFIA FAIT LA LOI (1968)
TECHNIQUE d’UN MEURTRE
(1966)
EXECUTIONS (1969)-CONFESSION d’UN COMMISSAIRE DE POLICE AU PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE (1971)-NOUS SOMMES TOUS EN LIBERTE PROVISOIRE (1971)
LE SALOPARD (1973)-LE TEMOIN à ABATTRE (1973)-IL CITADELLO SI REBELLA (1974)-CORRUZIONE AL PALAZZO DI GIUSTIZIA (1975)- DETECTIVE COMME BOGART (1980)-COBRA (1980) –LA SALAMANDRE (1981)

Ses Gialli : LE FROID BAISER DE LA MORT (1966) de Mino Guerrini-JOURNEE NOIRE POUR UN BELIER (1971) de Luigi Bazzoni

JOURNEE NOIRE POUR UN BELIER

Franco Nero (aout 69 cinérevue)

♠ L’homme, l’orgueil et la vengeance

avec Iris Berben – Companeros (cinerevue 1970)

En 1975, Nero incarnait Rudolph Valentino dans un téléfilm de Melville Shavelson…

Franco Nero

cine revue 1975

Franco Nero


KEOMA – Italien de Enzo G. Castellari (1976)

 Musique de Guido & Maurizio de Angelis

1835. Keoma (Franco Nero) a été sauvé jadis d’un massacre d’Indiens par Shannon. Après la guerre civile, il rentre au bercail et découvre son village ravagé par la peste et terrorisé par le bandit Caldwell et sa bande, dont font partie les trois frères Shannon (dont William Berger)

Franco Nero par DIDGIV

Et avec Orso Maria Guerrini, Gabrielle Giacobbe, Antonio Marsina, Joshua Sinclair, Donald O’Brien, Giovanni Cianfriglia, Roberto Dell’Acqua

classique du western italien, du meilleur cru, mais particulièrement violent, réunit des stars du genre : William Berger, Franco Nero qui s’était imposé avec un autre western ultra-violent, Django en 1966. On retrouve un acteur fétiche de John Ford, Woody Strode (Les professionnels). Le premier rôle féminin est tenu par la Grecque Olga Karlartos, beauté froide aux yeux clairs, vue dans Per il gusto di uccidere en 1966 – Le scénario du film a été improvisé au fur et à mesure que se faisait le film. La première version du script a été écrite par George Eastman, mais le réalisateur n’aimait pas l’histoire. N’ayant pas le temps de le faire réécrire, ils le firent pendant le tournage !
Succès commercial, c’est un modèle du genre

Le grand retour de Django/Django 2-il grande ritornoItalien de Nello Rossati (1987)

La fille de Django est enlevée par des Hongrois exploitant des esclaves dans une mine d’argent

Avec Franco Nero, Christopher Connelly, Licina Lenti, William Berger, Donald Pleasance

western

F. Nero dans Django – dessin Didgiv

Décevante suite officielle au Django de 1966 qui fit de Franco Nero une star. On retrouve une autre grande star du western-spaghetti, William Berger.
C’est plus un film d’action qu’un western. Rodrigo Obregon, qui joue un des hommes de main de Diablo, est décédé en septembre 2019


Jonathan degli orsi
Italo-russe d’Enzo G. Castellari (1994)

Ce spécialiste du western spaghetti remet en selle Franco Nero, John Saxon, Floyd Red Crow Wetserman, Ennio Girolami, dans des aventures tournées en Russie avec des acteurs Italiens, américains et russes.

Et avec Clive Riche, Bobby Rhodes, Melody Robertson

Les forcenés (Gli uomini dal passo pesante) 

Italien de Albert Band, Mario Sequi (1965)

Avec Gordon Scott, James Mitchum, Joseph Cotten, Ilaria Ochini, Franco Nero

Après la guerre, un soldat revient vers son père qui ne peut accepter la défaite des Sudistes, et entre en conflit avec lui
La guerre de Sécession a souvent inspiré les réalisateurs de westerns italiens. C’est le premier western de Franco Nero qui deviendra une vedette du genre. Joseph Cotten (DUEL AU SOLEIL) joue le père tyrannique et Jim Mitchum (un des fils du grand Bob) son fils troublé

Kim Novak/Le plus grand des hold-up=The great bank robbery

Kim Novak (13-2-1933)
née un 13 fevrier

avec Tyrone Power

La blonde Kim Novak, mannequin recyclé dans le cinéma, était en 1956 l’actrice n°1 au box-office, grâce à des drames ou comédies comme L’HOMME AU BRAS d’OR ou LA BLONDE OU LA ROUSSE
Alfred Hitchcock la transforme en vedette internationale avec SUEURS FROIDES

avec Jeff Chandler


Elle joue dans le western insolite Le bison blanc (1977) de Jack Lee Thompson, avec Charles Bronson incarnant Wild Bill Hicock  à la recherche -avec Crazy Horse- d’un énorme bison légendaire. Elle a joué dans deux westerns, une comédie, Le plus grand des hold-up, pas la meilleure du genre, mais plutôt divertissante. On la retrouvera dans les années 1980 dans le suspense LE MIROIR SE BRISA au côté de Rock Hudson

cinérevue 68

Le bison blanc

cinérevue 1963

Le plus grand des hold-up / De Hy Averback (1969)

cinérevue 1968

Scénario : William Peter Blatty d’après le roman de Frank O’Rourke
Musique : Nelson Riddle

Avec Zero Mostel : révérend Pious Blue
Kim Novak : soeur Lyda Kebanov
Clint Walker : ranger Ben Quick
Sam Jaffe : frère Lilac Bailey
Claude Akins : Slade

Mako : agent secret Fong
Ruth Warrick : Mme Applebee
Et Akim Tamiroff,  Elisha Cook Jr.

1880, Texas. Un nouveau prêtre, une bonne soeur et des moines voyagent en train vers Friendly City (“Ville amicale”). L’habit ne fait pas le moine : le révérend s’appelle Pious Blue, lui et son groupe sont des hors-la-loi qui ont le projet de cambrioler la banque locale en s’installant dans l’église où ils creuseront un tunnel sous la banque. Une banque construite par les frères James, Dalton et Younger, qui y déposaient le montant de leurs hold-up !

C’est un pastiche de western, comédie loufoque et hilarante aux airs de cartoon (comme CACTUS JACK avec Kirk Douglas), et au sujet proche d’une autre comédie, L’or des pistoléros avec également Claude Akins. C’est léger et sans prétention, ça ne révolutionne pas le genre, mais il y a de bons acteur, Clint Walker et Kim Novak, héroïne du VERTIGE d’Hitchcock, en tête, qui entourent la vedette du film, l’acteur comique Zero Mostel

Burt Reynolds/Les cent fusils=100 rifles/Navajo Joe=Un dollar a testa/Sam Whiskey le dur/Cours après moi shérif=Smokey and the bandit

BURT REYNOLDS (1936-2018)

Né un 11 février

Burt Reynolds Ciné revue 1972Né en Georgie de père cherokee et de mère italienne, Burton Leon Reynolds Jr., ‘Buddy’ pour les intimes, commence une carrière de footballeur professionnel,  mais un accident de voiture y met un terme, il se met alors à jouer pour la télévision
_McKlusky

Jennifer Billingsley, Louise Latham, Burt Reynolds

Il deviendra une méga-vedette avec DELIVRANCE (1972) et la comédie d’aventures COURS APRES MOI SHERIF (1977) pour rednecks et cibistes, qui rapporta pas moins que la bagatelle de 100 millions de dollars… Bingo !
C’est grâce à ces deux films -en grande partie- qu’il est devenu une immense vedette à la fin des années 1970, se plaçant n°1 au box-office entre 1978 et 1982. Il incarne la virilité absolue et un côté macho et décontracté qu’exploitent bien les réalisateurs
Il est un des très rares hommes à avoir fait la Une du magazine Playboy en octobre 1979

B. Reynolds par Didgiv

Buddy à ses débuts décroche des petits rôles, dans des séries westerns notamment comme Pony express, le rôle d’un matelot dans Riverboat  en 1959, Johnny Ringo en 1960, Zane Grey Theater en 1961, un rôle récurrent -un Indien- dans 50 épisodes de la série Gunsmoke (entre 62 et 65) et encore un chef indien dans Le proscrit en 1965

Burt Reynolds

février 1975

Il part en Espagne tourner un western spaghetti, Navajo Joe (1966) de Sergio Corbucci, campe un Indien solitaire vengeant le meurtre de sa femme, puis Les cent fusils (1968), il est le métis Yaqui Joe qui a volé 6000 dollars dans une banque pour acheter des fusils destinés aux Indiens rebelles…

Puis, Sam Whiskey, le dur (1969) une comédie western avec Clint Walker, encore un Indien dans La justice de Simon l’Indien (Run, Simon, run) en 1970, en 1973, c’est Le fantôme de Cat Dancing

En 1976, il tourne sous la direction de Peter Bogdanovitch dans NICKELODEON, une comédie pleine de charme sur les westerns muets… Enfin, trois westerns télévisés, The cherokee kid en 1996, Johnson county war en 2002, et Hard Ground en 2003.

Ses femmes. La liste certaines de ses conquêtes (officielles) d’après whosdatedwho.com : Faye Dunaway, Miko Mayama, Adrienne Barbeau, Doris Day, Lori Nelson, Inger Stevens, Mamie Van Doren, Sarah Miles, Kim Basinger, Tammy Wynette, Sally Field, Tawny Little, Loni Anderson
« Les femmes sont mes drogues et mon alcool, dit-il. Quand je suis engagé avec une femme, je suis engagé avec une femme. Point. Mais entre les romances, je suis carnivore »

McLane. Il refusa le rôle de John McClane de PIEGE DE CRISTAL qui revint à Bruce Willis. Il a dû le regretter amèrement. Il avait aussi été « casté » par Boorman pour le rôle de ZARDOZ en 1974, c’est Sean Connery l’interpréta.


Ciné revue

Burt Reynolds parle de Marlon Brando (février 75) : « En tant qu’acteur, c’est un génie et même quand il est ennuyeux, il est encore bien meilleur que la plupart des autres au mieux de leur forme. Mais il a conservé une mentalité d’adolescent. C’est dommage. Quand il ne joue pas et qu’on lui parle, c’est comme si on s’adressait à un mur »


Navajo Joe (A dollar a head) (Un dollar a testa)
Western italo-espagnol de Sergio Corbucci (1966)

Musique d’Ennio Morricone

Avec
Burt Reynolds : Navajo Joe
Aldo Sambrell : MDuncan
Nicoletta Machiavelli : Estella
Fernando Rey : Rattigan
Tanya Lopert : Maria
Raf Baldassare : Tim

Une bande de chasseurs de scalps sous la houlette d’un bandit métis attaquent un village Navajo, la femme de Navajo Joe, un Indien solitaire, est tuée. En traquant le gang auteur du massacre, Joe les découvre en train d’attaquer un train transportant un butin. Les habitants de la ville engagent Joe pour empêcher le vol. Il en tue une partie, et demande aux habitants d’Esperanza de lui confier le magot pour que les bandits restés en vie ne s’en emparent pas

Avec Sergio Corbucci aux manettes, et Ennio Morricone à la musique (qui travaille pour la première fois pour Corbucci), on est en face d’un grand spectacle

Une fois n’est pas coutume, un Indien vengeur est le héros de ce western tourné à Tabernas (Alméria), film violent avec en vedette Burt Reynolds, parfait dans le rôle
L’acteur qui apparait ici les cheveux longs, était une vedette, mais pas encore la star internationale des années 70 qu’il est devenu grâce à DELIVRANCE en 1972

Reynolds avait accepté de jouer dans ce film qui devait au départ être réalisé par Sergio Leone. Il tenta de se rétracter quand il sut que Leone n’était pas de la partie, mais les contrats étaient déjà signés. Il n’a pas été tendre avec Corbucci :
« Le film est si terrible qu’on l’a montré seulement dans les prisons et les avions car personne ne pouvaient quitter la projection»… Ce n’est pourtant pas le pire des western-spaghettis. Nicoletta Machiavelli, qui joue l’alliée du héros, est décédée en novembre 2015

Burt Reynolds sera à nouveau un Indien, Yaqui Joe dans LES 100 FUSILS


Les cent fusils (Les 100 fusils) (100 rifles)-De Tom Gries (1968)

Scénario : Clair Huffaker et T. Gries, d’après le roman de Robert MacLeod
Musique : Jerry Goldsmith

Avec Burt Reynolds-Jim Brown-Raquel Welch-Fernando Lamas-Aldo Sambrell : Paletes-Eric Braeden-Soledad Miranda Michael Forest

Mexique, 1912. Un policier noir de l’Arizona s’allie avec un métis indien, auteur d’une attaque de banque, qu’il poursuivait, et une révolutionnaire, pour défendre les Indiens yaquis rebelles contre le gouvernement mexicain

Histoire inspirée de faits authentiques (la révolution au mexique) pour ce western à la mexicaine diablement rythmé, qui offre de captivantes scènes d’action, avec un casting d’enfer reposant sur un trio original : policier noir, métis Yaqui et révolutionnaire mexicaine

C’est le film qui aurait montré pour la première fois à l’écran une scène d’amour entre un Noir et une Blanche (Jim Brown/Raquel Welch), il y a aussi une scène torride entre l’espagnole Soledad Miranda et Burt Reynolds, qui joue un Indien pilleur de banques (le western-spaghetti Lola Colt en 67 montrera aussi une histoire d’amour interaciale).

Le méchant -le général mexicain- est campé par Fernando Lamas, qui livre une savoureuse composition. Le film offre aussi une belle scène de bagarre entre Reynolds et Brown menottés l’un à l’autre
Un western qu’on aurait tendance à rapprocher des western-Zapata, sous-genre des western-spaghetti/paella, le plus célèbre étant El chuncho,  films décrivant et encensant -en général- la lutte des révolutionnaires mexicains au début du XXe s., Les 100 fusils prend en plus la défense des Indiens Yaquis opprimés par les Mexicains (après avoir subi pendant des siècles l’oppression des Espagnols et des Jésuites)
Tom Gries réalisa deux autres (excellents) westerns, Les 100 fusils et Will Penny le solitaire
Les fans de westerns reconnaîtront les beaux paysages désertiques d’Almeria, les scènes de la station de train tournées à Villamanta (Madrid)

Fernando Lamas

cinérevue 1969


Sam Whiskey le dur-de Arnold Laven (1969)

Avec Burt Reynolds, Ossie Davis, Clint Walker, Angie Dickinson, William Schallert, Robert Adler, Tom Steele

Le film reprend la ticket gagnant du duo black/blanc des Cent fusils sorti l’année auparavant, avec la belle ingénue manipulatrice -Angie Dickinson- qui, comme Susan Hayward dans Le jardin du diable ou Ann-Margret dans Les voleurs de trains, arrive à persuader de beaux mâles de l’aider à récupérer un magot. Après une scène torride entre Burt Reynolds et la très sexy Angie Dickinson, voilà nos trois larrons -Burt, Clint Walker fumant la pipe et Ossie Davis- partis pour une aventure ponctuée de beaux couchers de soleil et de bagarres de potaches, avec une scène sous-marine inhabituelle dans un western, on navigue entre Burt Kennedy et Andrew McLaglen pour l’humour, pour le reste, Arnold Laven nous avait habitués à bien mieux. Le film perd de ses airs de comédie au bout d’une heure, et on alors l’impression de se retrouver dans un western-spaghetti de série B, ou dans un épisode des Mystères de l’Ouest avec une séquence ‘Haute voltige’ qui ménage in fine un petit bon suspense. Agréable divertissement, sans plus


Cours après moi Shérif (Smokey and the bandit)
De Hal Needham (1977)

Avec
Burt Reynolds : Bandit
Sally Field : Carrie
Jerry Reed : Cledus
Mike Henry : Junior
Et  Jackie Gleason, John Schneider, Hank Worden

Sorte de western moderne réalisé par le cascadeur et metteur en scène Hal Needham, où les chevaux sont remplacés par les voitures, et les cowboys par les rednecks et les cibistes… Un humour communicatif, de l’action et un Burt Reynolds en méga-forme dans un rôle qui lui va comme un gant : à voir et à revoir

Antonio Sabato/Deux fois traître=Due volte giuda/Pas de pitié pour les salopards=Al di la della legge

 Décès de Antonio Sabato (1943-2021)

Antonio Sabato

mars 67 Ciné revue

Acteur italien qui démarra dans le film sur les courses automobiles GRAND PRIX en 1966 au côté de James Garner. Après ça, il tourne dans quelques westerns : Haine pour haine (1967), Pas de pitié pour les salopards (68), Aujourd’hui ma peau, demain la tienne (68), puis  BARBARELLA (68) avec Jane Fonda et encore des westerns en 69 : Deux fois traitre 1972 : Il était une fois à El Paso et Miss Dynamite.
Il joue dans les gialli avec Barbara Bouchet L’UOMO DAGLI OCCHI DI GHIACCIO en 1971 et avec Uschi Glas dans LE TUEUR à l’ORCHIDEE 

Deux fois traître (Due volte giuda) (1968) Italo-espagnol de Nando Cicero

Luke Barret a perdu la mémoire après qu’une balle a touché sa tête dans une fusillade. En recherchant l’homme qui a tenté de le tuer, il va découvrir qu’il était un pistolero, et aussi une terrible vérité sur sa famille
Avec Antonio Sabato, Klaus Kinski, Cristina Galbo, José Calvo, Linda Sini, Lina Franchi, Walter Barnes
Western de l’écurie Balcazar tourné à Alméria, sorti en France en 1970. Avec le thème du héros amnésique

Cristina Galbo (Christine Galbo) (1950)

Actrice espagnole qui brilla dans les années 1960-70 dans les gialli et films d’horreur européens avant de devenir danseuse de flamenco. Elle incarna Bernadette Soubirous en 1964, vue aussi dans les gialli JEUX PARTICULIERS en 1972 et L’ASSASSINO è COSTRETTO AD UCCIDERE ANCORA (1975), et les westerns Un doigt sur la gâchette en 1967 et Deux fois traître (68). Elle jouait aussi une jeune nonne dans PRISON DE FEMMES (1974)


Pas de pitié pour les salopards (Al di la della legge)-Italo-ouest allemand de Giorgio Stegani (1968)

Un voleur accepte un poste de shérif pour s’emparer d’une cargaison d’argent avant que son ex-partenaire ne la lui dérobe

Avec Lee Van Cleef, Antonio Sabato, Lionel Stander, Gordon Mitchell, Bud Spencer, Graziella Granata

Sortie aux USA en 71, une comédie western-spaghetti qui affiche une belle distribution. Une des rares occasions de voir Bud Spencer non barbu ! Avec la musique d’un compositeur de génie, Riz Ortolani

Antonio Sabato mars 67 Ciné revue

Alamo=The Alamo/Linda Cristal

Alamo (The Alamo)
De John Wayne (1960)

dessin de Didgiv

United Artists – Production : John Wayne, avec Michael Wayne.

Scénario : James Edward Grant
Photo : William Clothier
Musique : Dimitri Tiomkin. Chansons : Green Leaves of summer, Tennessee Babe, Battle of the Alamo, Here’s to the Ladies

Avec John Wayne (Davy Crockett) ; Richard Widmark : Colonel James Bowie ; Laurence Harvey (Colonel William Travis) ; Richard Boone (Général Sam Houston) ; Patrick Wayne (Capitaine James Bonham) ; Frankie Avalon (Smitty) ; et Linda Cristal; Joan O’Brien; Chill Wills ; Joseph Calleia, Denver Pyle, Hank Worden, Ken Curtis, Aissa Wayne, Chuck Roberson

Richard Widmark, John Wayne (ALAMO)Quelque 180 Texans, sous les ordres du colonel Travis et de Jim Bowie, affrontent 1800 Mexicains et se sacrifient, en espérant l’arrivée de l’armée texane

1835. Le Texas, jadis province mexicaine, se révolte contre ses occupants et proclame son indépendance
Aussitôt, le dictateur mexicain général Santa Anna envoie 7000 hommes rétablir l’ordre, ils se lancent à la poursuite des troupes du général américain Sam Houston ; celui-ci tente de monter une armée avant leur arrivée

 (ALAMO)

Richard Boone

Pour John Wayne, l’histoire du siège et la défense d’Alamo représentaient un combat pour la liberté, l’idéal du sacrifice, une des plus belles pages de l’histoire américaine. En faire un film était un projet qui lui tenait à cœur depuis les années 40, qu’il voulait tourner à l’époque pour Republic, qui le trouvait trop coûteux
Le patron de Republic, Herbert Yates était en désaccord avec Wayne et avait son propre projet d’en faire un film, il produira Quand le clairon sonnera en 1955, mais sans Wayne

Wayne passe donc derrière la caméra pour monter une reconstitution épique, avec combats musclés, romance, amitiés viriles, des centaines de figurants, pour ce qui est un des derniers des grands westerns traditionnels. Pur chef d’œuvre, hymne à la liberté et au courage, au sacrifice. Les Mexicains de Santa Anna ne sont pas caricaturés, ce qui est rare dans de nombreux westerns d’alors. Ford vient sur le plateau, Wayne lui donne quelques scènes à tourner

ALAMO
Dimitri Tiomkin, qui venait de signer les superbes musiques de Rio Bravo et Le vent de la plaine, contribue à la poésie de cette histoire, la musique d’Alamo dégage une émotion extraordinaire
L’humour est  présent dans de nombreuses scènes et la romance, à travers le personnage de Linda Cristal

Le film coûta 6,5 millions de dollars, rapportant 2 millions en 3 mois d’exclusivité, mais ne rencontra ni le succès financier ni la reconnaissance des critiques. Nominé pour 11 Oscars en 1961, il ne rapporta que celui du meilleur enregistrement sonore, et Tiomkin reçut le Golden Globe de la meilleure musique. Maigre consolation ! En revanche, il fera de de belles audiences lors de ses nombreuses diffusions à la télé

Selon le scénariste Borden Chase, Wayne s’était fait un nombre considérable d’ennemis en raison de son appui à la chasse aux sorcières de McCarthy pendant les années 50, qui s’était terminée par la déroute du sénateur anticommuniste, et le blanchiment de ceux qui avaient été mis en cause. L’échec a aussi été attribué à la pauvreté et naïveté de certains des dialogues


Et puis tous les héros meurent à la fin… ce que les fans de westerns ne supportent pas en général. Mais le film est long aussi (près de trois heures), ce qui peut décourager le spectateur

Article de Télé 7 jours : Le tournage.


Linda Cristal (1934 à Buenos Aires-2020)

Elle est Flaca, avec qui Davy Crockett a une liaison et qu’ il arrache aux mains d’un aventurier dans une scène humoristique d’Alamo… un de ses meilleurs rôles, avec celui de Cléopâtre dans LES LEGIONS DE CLEOPATRE, la même année. Elle campait Victoria Cannon dans la série Le grand Chaparral entre 1967 et 1971

westerns  : El 7 legas (55), La venganza del Diablo (55) ; Comanche (56) ; El diablo desaparece (57) ; Duel dans la Sierra (58)

The Fiend who walked the West (58) ; Rawhide (59) ; Les deux cavaliers (61) de John Ford ; Le cheval de fer (Série, 1967), Sam Cade (série, 1971) ; Bonanza (série, 1971)