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Ernest Borgnine/L’or du Hollandais=The badlanders/Les massacreurs du Kansas=The stranger wore a gun/The man who shok the hand of Vicente Hernandez

Posted by on 24 janvier 2017

Ernest Borgnine (1915/2012)

Ernest Borgnine

« Jouer les durs est un moyen d’expulser ce que l’on a de mauvais en soi. C’est en quelque sorte une soupape de sécurité » disait Borgnine, qui  appartenait à une catégorie d’acteurs très recherchés, comme Jack Palance, Lee Van Cleef,Claude Akins, Lee Marvin… dont la tronche et la dégaine collent à merveille aux personnages de rénégats ou bandits de tout poil. Des gueules comme n’en voit plus beaucoup aujourd’hui au cinéma !

pyrogravure de Didgiv

pyrogravure de Didgiv

L’acteur lui-même se considérait souvent comme le dernier grand méchant d’Hollywood. Cela ne l’a pas empêché de trouver comme épouses de fort ravissantes demoiselles, telle Katy Jurado, Rhoda Kemins, Ethel Merman, Donna Granucci, même si ces unions ont en général fait long feu.
Au cinéma, éternel second couteau (sauf pour MARTY, pour lequel il obtint en 1955 un Oscar, et quelques autres films), il sera associé aussi à des partenaires de choix : Randolph Scott dans Les massacreurs du Texas (1953) et Terreur à l’Ouest (54), Gary Cooper : Vera Cruz, en 1954, Sterling Hayden dans Johnny Guitare (1954) et Quand le clairon sonnera (1955).

Ernest Borgnine

James Cagney dans A l’ombre des potences en 55.
Puis, L’Homme de nulle part (1956), L’or du Hollandais (58), où il fait partie d’une expédition pour chercher de l’or caché dans une mine désaffectée. La même année, il est le jovial et brutal roi des VIKINGS, mourant jeté par les Anglais dans une fosse de loups affamés.

Il joue une brute épaisse qui se bagarre avec Rod Taylor dans.

La poursuite sauvage

… Chuka le redoutable (1967) et dirige avec William Holden la bande de mercenaires hors-la-loi du cultissime et ultra-violent La horde sauvage (1969) de Sam Peckinpah… à ne pas confondre avec La poursuite sauvage (1972), de Daniel Mann, dans lequel Ernest Borgnine retrouve William Holden ! En tournant La horde sauvage, il a failli perdre un doigt.

LA HORDE SAUVAGE

« A Parras près de Mexico j’ai connu une belle frayeur. Nous devions pousser un fourgon hors d’un trou sur une route et j’ai eu un doigt broyé. J’ai été à deux doigts de le perdre complètement, racontait-il. Le fourgon avait avancé entrainant ma main qui s’était enroulée autour de lui ! En bougeant, l’arbre a littéralement écrasé mon index contre un énorme boulon de fer. Le choc fut brutal et la douleur un supplice, mon doigt s’était presque détaché de la main. Le médecin de service pour ces extérieurs arrivait. Tout ce que j’ai pu lui dire c’était « Ne coupez pas mon doigt ! Il faut me sauver mon doigt !… Il fit un travail fantastique et le doigt fut sauvé »

Los desesperados (1969), puis Rain for a dusty summer. Il est en 1971 un des trois frères qui tuent le mari d’Hannie Caulder, Raquel Welch puis The Trackers, en 1971, également une histoire de vengeance.

Enfin, sa route croise celle des vétérans Ben Johnson et Mickey Rooney dans Outlaws : The legend of O.B. Taggart en 1994.

Il joue dans The long ride home en 2003 et Jan Kounen lui offre un second rôle dans Blueberry  : l’expérience secrète (2004), Dans le droit chemin avec Lee Majors. Son dernier western est Aces ‘N’ Eights en 2008, son dernier film The man who shook the hand of Vicente Hernandez.

Il joue le chauffeur de taxi féru de jazz dans le New York apocalyptique livré aux voyous, qui va aider Kurt Russell dans sa mission dans NEW YORK 1997 (1981), western urbain et futuriste devenu culte
Dans ses derniers films, Ernest Borgnine a davantage interprété les papys attendrissants ou vieux messieurs tranquilles, ce qui change des rôles de durs qui ont fait sa réputation

Anticipation
NEW YORK 1997 (1981) de John Carpenter


Hannie Caulder :


Les massacreurs du Kansas (The stranger wore a gun)-d’André de Toth (1953)

Un espion va en Arizona rejoindre une bande de voleurs d’or, mais se repend et décide au dernier moment de changer de vie

Avec Randolph Scott, Claire Trevor, Joan Weldon, George Macready, Alfonso Bedoya, Lee Marvin, Ernest Borgnine, Clem Bevans, Victor Adamson

Ernest Borgnine (ci-dessous avec Lee Marvin) en second rôle, dans son tout premier western, produit par Randolph Scott

L’or du Hollandais (The badlanders) De Delmer Daves (1958)

Arizona. Un ingénieur hollandais et minéralogiste (Alan Ladd) monte une expédition, avec un copain du pénitentier (Ernest Borgnine) et un Mexicain roi du dynamitage (Nehemiah Persoff), pour mettre la main sur un chargement d’or dans une mine désaffectée.

Et avec Katy Jurado, Ken Smith, Karl Swenson, Anthony Caruso, Ann Doran

Delmer Daves reprend un de ses seconds rôles préférés, Ernest Borgnine qu’il plonge dans une mine désaffectée avec Alan Ladd et la Mexicaine Katy Jurado (qui fut l’épouse de Borgnine de 1959 à 1963). Premier western des seconds rôle Karl Swenson (LA PETITE MAISON DANS LA PRAIRIE) et Nehemiah Persoff

Riche en rebondissements et suspense, un western de la MGM adapté de The Asphalt Jungle, roman de W.R. Burnett qui a donné naissance au polar QUAND LA VILLE DORT en 1950


The man who shok the hand of Vicente Hernandez
d’Elia Petridis (2012)


Avec Ernest Borgnine, Barry Corbin, Carla Ortiz, Tony Plana…

Dernier film d’Ernest Borgnine

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