The white squaw/May Wynn

The white squaw-de Ray Nazarro (1956)

Avec David Brian, May Wynn, William Bishop, Nancy Hale

Adapté d’un roman de Larabie Sutter, ce western a un scénario original : le gouvernement veut reprendre la propriété d’un fermier blanc pour la redonner aux Indiens. William Bishop joue un convoyeur de bétail qui prend la défense d’une métisse sioux, persécutée par le ‘bad guy’ joué par David Brian. Pas de grande star (hormis Bishop), c’est une pure série B. Dernier western de Ray Nazarro


Décès de May Wynn (Donna Lee Hickey) (1928-2021)

Elle auditionna pour le rôle de la prostituée de Tant qu’il y aura des hommes (1953) mais la production préféra Donna Reed, qui reçut un Oscar pour ce rôle. May Wynn a peut-être raté la chance de sa carrière qui n’a jamais vraiment décollé. Elle eut des seconds rôles dans plusieurs westerns : The farmer takes a wife (1953), They rode West (54),  Le souffle de la violence (1955), et le premier rôle féminin de The white squaw (56) et du film de guerre OURAGAN SUR LE CAINE en 1954

L’homme aux colts d’or=Warlock/Edward Dmytryk

 L’homme aux colts d’or (Warlock)
D’
Edward Dmytryk (et producteur) (1958-59)


Scénario : Robert Alan Arthur (d’après le roman d’Oakley Hall)
Musique : Leigh Arline-Photo : Joseph McDonald

Avec Richard Widmark : Johnny Gannon
Henry Fonda : Clay Blaisdell
Anthony Quinn : Tom Morgan
Dorothy Malone : Lily Dollar
Dolores Michaels : Jessie Marlow
Wallace Ford : Juge Holloway
Richard Arlen : Bacon
DeForest Kelley : Curley Burne
Whit Bissel : Petrix

L'homme aux colts d'orDans une petite localité qui a engagé un tueur célèbre, Blaisdell (à qui ses admirateurs ont offert des colts à crosses d’or) pour lutter contre des mauvais garçons, avec l’aide son partenaire estropié, un cowboy, Johnny Gannon, trahit ses frères, pillards et voleurs de bétail, puis devient shérif et les affronte.

Histoire d’une trahison et d’une rupture d’une amitié, doublée d’une fine réflexion sur la loi et la justice expéditive, qui baigne dans un rythme lent mais tendu et bénéficie d’un casting trois étoiles, Warlock sort des sentiers battus et échappe au manichéisme dans lequel ont tendance à tomber nombre de westerns à cette époque, il est ainsi dans la lignée du Train sifflera trois fois ou de Rio Bravo.
Un classique, avec trois stars alors au sommet : Henry Fonda, Richard Widmark et Anthony Quinn. Au départ, Edward Dmytryk veut Widmark pour le rôle de Clay Blaisdell (tenu par Fonda), or l’acteur pense que le rôle n’est pas pour lui et suggère alors Henry Fonda, qui accepte. Ce dernier suit un entraînement pour apprendre à dégainer, un tireur émerite, Rodd Redwing, est même embauché comme conseiller technique.
Un des meilleurs films et westerns d’Edward Dmytryk (le western fut un succès), avec La lance brisée, où jouait déjà Widmark, et où l’on avait aussi le thème de la trahison, cher au réalisateur, et qui fut un dilemme dans sa propre vie : Dmytryk dénonça certains sympathisants communistes dans le milieu du cinéma lors de la fameuse « chasse aux sorcières » qui le conduisit à purger (en 1950) une peine de prison fédérale.

dessin : Didgiv

Richard Widmark – dessin : Didgiv


EDWARD DMYTRYK (1908-1999)

Fils d’immigrants ukrainiens, né au Canada, Edward Dmytryk a vu sa carrière interrompue par le McCarthysme, ayant été brièvement membre du parti communiste pendant la Seconde guerre mondiale. Il est une des fameuses dix personnalités d’Hollywood ayant refusé de collaborer ave la HUAC (Un-American Activities Committee). Plus tard, il fera marche arrière et dénoncera le communisme. On lui doit certains des plus beaux films noirs et westerns du cinéma.
Il épousa l’actrice Jean Porter, en 1948, qu’il dirigea dans certains de ses films.

avec Jean Porter

Polars :
Secrets of the lone wolf (1941) Confessions of Boston Blackie (1941)
Counter-espionage (1942) Le faucon pris au piège (1943) Adieu, ma belle (1944) Pris au piège (1945) Feux croisés (1947) Obsession (1949) L’homme à l’affût (1952) Barbe-bleue (1972)

Westerns :
La lance brisée (1954) L’arbre de vie (1957) L’homme aux colts d’or (1958) Alvarez Kelly (1966)

Alvarez Kelly-dessin de Didgiv

Richard Widmark, Dorothy Malone (L’homme aux colts d’or)

Montgomery Clift et Lee Marvin (L’arbre de vie)

Lee Aaker

DECES de Lee Aaker (1943-2021)

Disparition d’une vedette du petit ecran,  connue pour avoir interprété entre 1954-59, au cours de 164 épisodes -diffusés en France dès février 58- dans la série Rin tin tin le caporal Rusty, enfant dont les parents ont été tués par les Apaches et qui a été adopté au sein d’une Unité de cavalerie à Fort Apache, rôle qu’il tient aussi dans le film The challenge of Rin Tin Tin en 1958

Au cinéma et pour la TV, a joué dans les westerns :

Il est un chef indien captif  dans un chapitre de La sarabande des pantins (1952), puis Le train sifflera trois fois en 52 avec Gary Cooper et  Hondo, l’homme du désert en 53, avec John Wayne, dans lequel Aaker jouait le fils de Geraldine Page

Il eut des seconds rôles dans Take me to town (53), L’ARENE (53) de Richard Fleischer, sur le milieu du rodéo, puis Chevauchée avec le diable (54) de Jesse Hibbs, Le raid (54) de Hugo Fregonese, Ricochet romance (54), Le nettoyeur, un épisode de la série à succès The lone ranger

Casting – Fut auditionné pour le rôle du gamin donnant la réplique à Alan Ladd dans le classique L’homme des vallées perdues, rôle revenu finalement à Brandon de Wilde

par PATRICK

Jean Peters/La lance brisée=Broken lance/Viva Zapata !

JEAN PETERS (1926/2000)

Jean Elizabeth Peters a tourné dans seulement 23 films et séries, dont NIAGARA avec Marilyn Monroe, et trois westerns, à commencer par Viva Zapata ! (1952), dans lequel elle incarnait Josefa Zapata.

Elle était une Mexicaine dans CAPITAINE DE CASTILLE et une Indienne dans Bronco Apache (1954), la même année, elle jouait au côté de Spencer Tracy dans La lance brisée d’Edward Dmytryk. Elle a refusé de jouer dans un autre western, La ville abandonnée (1948), car très prude, elle jugeait le personnage féminin trop sexy.

une beauté explosive !

Elle épousa le producteur milliardaire Howard Hugues et abandonna sa carrière, elle ne fera plus que quelques rares apparitions, comme dans la série ARABESQUE en 1988

Liaisons. Elle fréquenta Robert Wagner, épousa le milliardaire Stuart Cramer puis Howard Hugues (pendant treize ans)

Jean Peters by didgiv

by didgiv


LA LANCE BRISEE – D’Edward Dmytryk (1954)

Musique de Leigh Arline

Un patriarche autoritaire (Spencer Tracy) entre en conflit avec ses trois fils

Et avec Robert Wagner, Richard Widmark, Jean Peters, Katy Jurado, Earl Holliman, Hugh O’Brian, Eduard Franz, E.G. Marshall, Carl Benton Reid

Remake de LA MAISON DES ETRANGERS de Mankiewicz, c’est un des plus beaux westerns des années 50, sur les conflits familiaux, dans la lignée de Duel au soleil ou plus tard des Grands espaces

dessin : Didgiv

R. Widmark-dessin : Didgiv

Distribution éclatante : la Mexicaine Katy Jurado joue l’épouse de Spencer Tracy, patriarche tyrannique, sensationnel, Robert Wagner campe un métis face à  Richard Widmark qui, comme dans L’homme aux colts d’or, trahit ses frères (thème cher à Dmytryk). Leurs duel en corps à corps final est un grand morceau de cinéma. L’excellent Earl Holliman (Le dernier train de Gun Hill) tourne son premier western et enfin, Eduard Franz joue Deux Lunes, un sympathique Indien au sort tragique.
Avec John Sturges, Dmytryk est incontestablement celui qui a signé les plus beaux westerns psychologiques des années 50

* Pour son rôle de l’épouse indienne de Spencer Tracy, Katy Jurado reçoit une nomination aux Oscars pour meilleur second rôle féminin, c’est la première actrice mexicaine à recevoir un tel titre aux USA


Viva Zapata ! De Elia Kazan (1952)

dessin de Didgiv

Scénario : John Steinbeck
Musique : Alex North

Avec Marlon Brando (Zapata), Jean Peters (Josefa), Anthony Quinn (Eufemio), Joseph Wiseman (Aguirre), Arnold Moss (Don Nacio), Alan Reed (Pancho Villa).
Et Margo, Harold Gordon, Lou Gilbert, Frank Silvera, Florenz Ames, Richard Garrick, Mildred Dunnock, Frank deKova, Henry Silva.

Les dix dernières années de la vie du révolutionnaire mexicain Emiliano Zapata, de 1909 à 1919

Produit par Daryl F. Zanuck, un des nombreux films inspirés de la vie du révolutionnaire mexicain Emiliano Zapata. Plusieurs prix récompensèrent ce film : l’Oscar du meilleur second rôle pour Anthony Quinn (dont la mère était d’origine aztèque), qui joue le frère de Zapata, et le prix d’interprétation à Cannes pour Brando, et enfin l’Oscar du meilleur scénario décerné à l’écrivain John Steinbeck

Marlon Brando – Jean Peters :

George Segal/La duchesse et le truand=The duchess and the dirtwater fox

Décès de George Segal (1934-2021)


Belle gueule du cinoche américain, acteur de théâtre et de cabaret, venu à la télévision puis au cinéma, où il est voué aux rôles ingrats de losers de série noire, comme dans le parodique BLACK BIRD ou L’AFFAIRE AL CAPONE. On le voit aussi en soldat dans LE JOUR LE PLUS LONG (1962) en officier dans LES CENTURIONS (1965) et aussi LE PONT DE REMAGEN (1969), en cowboy dans trois westerns : Le mercenaire de minuit (1964), la comédie grinçante La duchesse et le truand (1976) et la série Winnetou le mescalero (1980). Un de ses meilleurs rôles est dans un polar, celui du flic qui coince Rod Steiger jouant un serial killer dans le fascinant thriller hitchcockien LE REFROIDISSEUR DE DAMES, signé Jack Smight en 1968… On retiendra aussi LE TOBOGGAN DE LA MORT en 77 et THE ZANY ADVENTURES OF ROBIN HOOD, parodie dans laquelle il est Robin des Bois, Segal à lui-même.


 La duchesse et le truand (The duchess and the dirtwater fox) de Melvin Frank (1976)

Avec George Segal, Goldie Hawn, Conrad Janis, Thayer Davis, Jennifer Lee, Richard Farnsworth