Sacheen Littlefeather/Marlon Brando/Shoot the sun down

27 mars 1973 :
Quand Marlon Brando refusa l’Oscar du meilleur acteur

Il envoya Sacheen Littlefeather, activiste et actrice se proclamant apache (en réalité une Mexicaine), clamer son discours pour les Indiens d’Amérique, tandis que lui était sur le terrain au côté de ses frères Sioux en pleine révolte contre les forces fédérales américaines…
Remise des Oscars mars 1973 au Music Center de Californie, Rock Hudson est le maître de cérémonie. Elke Sommer remet à Liz Taylor l’Oscar de  meilleure actrice pour CABARET ; puis, Liv Ullmann prend le relais, avec Roger Moore, pour remettre l’Oscar du meilleur acteur. Les nominés : Peter O’Toole, Laurence Olivier, Michael Caine et… Marlon Brando.
Liv Ullmann annonce le nom du gagnant : Marlon Brando ! Sous les ovations, une jeune Indienne vêtue d’habits traditionnels monte les marches -Marlon Brando n’est pas là-. Cette jeune femme -activiste défendant les droits des Indiens- dit avec douceur :
« Je m’appelle Petite Plume? je suis Apache (…) et je représente MR Brando ce soir, il m’a demandé de vous dire un long discours ; à son grand regret, il ne peut accepter cette généreuse récompense en raison du traitement aujourd’hui réservé aux Indiens dans l’industrie du cinéma, et de l’image que le cinéma donne des Indiens… ».
Des huées fusent dans la salle. Petite Plume s’arrête puis poursuit
« … et aussi de l’image que la télévision donne des Indiens. En raison, enfin, et plus précisément de ce qui se passe en ce moment même à Wounded Knee (…) 
».

Dans la presse de mauvaise foi, le lendemain, on reproche à Brando de n’avoir pas eu le courage de venir refuser l’Oscar.

En réalité, Brando se trouvait depuis une semaine à Wounded Knee en compagnie de ses « frères », les Sioux Oglalas, qui s’étaient révolté suite à de nombreuses atteintes à leurs biens.
Encerclés par les troupes fédérales américaines qui exigeaient leur reddition. Brando a décidé d’intervenir, jouant le médiateur entre le chef de la révolte des Sioux, Russel Means, et le sénateur du Dakota du sud, James Aborzek. Une négociation sera trouvée peu après.

De retour à Hollywood, Brando explique à des journalistes qu’il regrette d’avoir accepté l’Oscar en 54 pour SUR LES QUAIS. Il dit qu’il « déteste le cinéma. Je n’en fais que parce qu’il me rapporte des sommes d’argent, des sommes fantastiques dont je me sers pour vivre la vie que j’aime, de préférence loin de la pollution en tout genre de Los Angeles, sur mon île de Tetiaroa.
Je m’en sers pour soutenir les causes dignes d’intérêt : les enfants malheureux –voilà vingt ans que je participe à l’action de l’UNICEF, la misère des Indiens d’Amérique, mes frères si maltraités par leurs compatriotes.
J’ai honte d’être américain. Le comportement de mon pays à l’égard des Indiens est unique au monde. Je n’en connais pas d’autre qui ait autant persécuté une nation et qui lui ait fait autant de belles promesses, sans jamais les tenir. 
»

John Wayne était dans les coulisses et était très déçu de mon discours. Il fallut plusieurs hommes pour le retenir et l’empêcher de venir m’expulser de la scène« … Sacheen qui est en fait originaire du Mexique, dira avoir ensuite reçu des menaces suite à ce discours, ce qui aurait brisé sa carrière d’actrice. Une chose est sûre : elle est bien devenue célèbre… en se faisant l’oratrice de Marlon Brando.


♦ Portrait de Sacheen par Hannah Gray

The Milwaukee Journal, March 29, 1973

Sacheen Littlefeather est connue à l’époque pour avoir posé nue dans Playboy (octobre 1973), et pour ce discours pour Brando : il l’avait rencontrée via un voisin à San Francisco et recrutée pour prononcer ce speech. Le discours fut mal vu dans l’industrie du cinéma qu’il attaquait frontalement, Gregory Peck entre autres reprocha à Brando de ne pas vraiment servir la cause indienne. Cette affaire brisa la carrière cinématographique de Littlefeather.

Elle poursuivit son combat d’activiste en faveur des droits Indiens, et en produisant des documentaires.

♦ Les films avec Sacheen Littlefeather:
Le conseiller (1973) ; Le flic ricanant (1973) ; Les anges gardiens (1974) ; The trial of Billy Jack (1974) ; Johnny Firecloud (1975) ; Le faucon blanc (1976), le western Shoot the sun down (1978).

Sacheen dans Playboy… 1973…


Shoot the sun down
de David Leeds (1978) 

Des étrangers arrivent dans une petite ville, chacun avec un but différent.

Avec Margot Kidder, Christopher Walken, Geoffrey Lewis,Sacheen Littlefeather.

Des longueurs malgré un début alléchant aux airs de western-spaghetti (le réalisateur est fan de Sergio Leone et de Kurosawa). Geoffrey Lewis dans le rôle d’un chasseur de scalps, se détache du lot. Tourné en six semaines, en 1976, sur le lieu de tournage des Cow-boys et de Silverado. Le titre initial était Santa Fe 1836. Les Navajos sont joués par des Hopis et des Apaches.

Crazy horse (Tashunca-Uitco) (Ta-sunko-witko) (Cheval fou)

Le dernier des grands combattants sioux


Crazy Horse est un des derniers grands combattants indiens, comme Sitting Bull, sioux Lakota oglalas, un des rares chefs indiens dont il n’existe a priori aucune photo.
En 1854, il est témoin du massacre de Grattan, près de fort Laramie, le jeune lieutenant Grattan et ses soldats sont tués par des Lakotas alors qu’ils tentaient d’arrêter un guerrier accusé d’avoir volé du bétail. Quand il découvre, en 1855, le campement dans lequel il vivait dans le Nebraska, détruit par les Américains, Crazy horse (ainsi surnommé par les militaires yankees) décide de lutter contre les Etats-Unis. Il va mener ses premiers combats sous la direction de Nuage rouge et de Sitting Bull. Il est connu pour être toujours le premier à mener le combat et le dernier à battre en retraite.

Black Hills

En 1866, les militaires américains construisent des forts le long de la piste Bozeman, les Lakotas, menés par Red Cloud, entendent défendre la terre de leurs ancêtres. En décembre 1866, des Indiens attaquent  des soldats près de fort Kearny. Avec quelques hommes, Crazy Horse entraîne les militaires (80 hommes) à sa poursuite et leur tendent un embuscade. 500 guerriers massacrent le détachement américain : c’est la bataille de Fetterman, une des grandes victoires des Indiens. Les troupes de l’Union décident alors d’abandonner les Forts.

Un traité en 1868 reconnait la région entre le Missouri supérieur, les Wyoming, les Rocheuses et la Yellowstone river, comme territoire indien. En échange, les Lakotas s’engagent à laisser passer les officiers et employés du gouvernement américain…
« Aucune personne de race blanche ne doit être autorisée à s’approprier ou à occuper la moindre parcelle de ce territoire, ni à le traverser sans le consentement des Indiens » (Traité de 1868).
Seuls Crazy Horse et Sitting Bull refusent de signer ce traité et refusent de vivre en dehors des réserves. (« Nul n’a le droit de vendre la terre que son peuple foule du pied ». (Crazy Horse)
1871. Little Hawk, frère de Crazy Horse est tué lors d’une expédition sur la Platte River.

1874. De l’or est découvert dans les Black Hills, demeure ancestrale des dieux et des collines sacrées pour les Indiens. Des centaines de chercheurs d’or se ruent vers ces terres aurifères et violent ainsi le traité de 1868.
Les militaires envahissent la région malgré le traité de Fort Laramie (1868). Une nouvelle guerre s’engage avec les Américains. En 1876, Sitting Bull forme avec les autres chefs lakota une grande  coalition pour empêcher l’invasion des Blancs.. Une colonne commandée par Crook attaque un camp paisible d’Indiens.
En réponse, Crazy Horse conduit la première bataille en juin, Lakotas et Cheyennes attaquent 1000 soldats et 300 éclaireurs du brigadier-général George Crook sur la Rosebud River. C’est une nouvelle victoire des Indiens, malgré de lourdes pertes humaines.
Le 25 juin, le 7e régiment de cavalerie du sinistre général Custer lance son armée sur les bords de la rivière Little Big Horn. Un premier assaut est repoussé par les Indiens. Moins nombreux, les militaires américains sont écrasés (268 tués dont Custer) par les chefs Crazy Horse et Gall. Assoifée de vengeance, l’armée des Etats-Unis parcourt les Black Hills,  tuant  des Cheyennes et Sioux chaque fois qu’ils croisent leur route, hommes, femmes et enfants.
Monument valley (dessin Didgiv)
Sitting Bull et Crazy Horse doivent alors séparer leurs troupes.  Crazy Horse s’installe sur les bords de la Rosebud River et Sitting Bull va vers la Big Dry, où il est vaincu par le colonel Miles, qui l’attaque par surprise. Sitting Bull fuit au Canada. Puis Miles attaque en janvier 1877 Crazy Horse à Wolf Mountain. Une tempête de neige s’abat sur les Indiens, affamés et malades, Crazy Horse décide de se rendre à Fort Robinson dans le Nebraska, le 6 mai 1877, avec plus d’un milliers de Sioux. « Hommes blanc ! On ne vous a pas demandé de venir ici (…) Le Grand esprit nous a donné une vaste terre pour y vivre et des bisons, des daims, des antilopes et autres gibiers. Mais vous êtes venu et vous avez volé notre terre (…) Il devient impossible pour nous de vivre » dit-il après son arrestation.

Crazy Horse est aussitôt conduit dans un bâtiment de Fort Robinson, s’apercevant que c’est ni plus ni moins une prison, il se serait débattu, le gardien -un de ses anciens amis- nommé Grand-homme-petit (Little Big Man), désormais rallié aux Blancs, l’en empêchant, le retient ; la sentinelle de garde lui enfonce une baionnette dans le ventre. Il meurt le 5 septembre 1877, âgé de 35 ans. Les Sioux  de la réserve doivent quitter le Nebraska et aller vivre dans une nouvelle réserve aride sur le Missouri.
Plusieurs groupes s’échappèrent de la colonne pour rejoindre Sitting Bull vers le Canada. Parmi eux, les parents de Crazy Horse, emportant avec eux le cœur et les ossements de leur fils, qu’ils enterrèrent quelque part dans la vallée de Wounded Knee, dans un lieu connu d’eux seuls.

Grand homme petit (Little Big Man)

Grand homme petit (Little Big Man) – Photo du corps de transmission des Etats-Unis

mémoire pictographique de Amos Bad Heart, sur le meurtre de Crazy Horse

pictographique d’Amos Bad Heart, sur le meurtre de Crazy Horse (Université Nebraska)

Crazy Horse a été interprété au cinéma notamment par Anthony Quinn, Chief Thundercloud, Iron Eyes Cody, Victor Mature (dans Le grand chef), Michael Pate, Will Sampson,  Mike Mazurki, Rodney A. Grant, Michael Greyeyes (dans Crazy Horse, 1996), Tatanka Means…

Le monument en hommage à Crazy Horse dans les Black Hills :
http://www.riowestern.com/deces-de-ruth-ziolkolwski-ruth-ross-auteur-du-monument-crazy-horse/

Korczak Ziolkolwski et sa femme Ruth Ross ressuscitent Crazy horse dans les Black Hills
Crazy Horse sculpture

un moule du projet avec au fond la sculpture géante

Mort en mai 2014 de Ruth Ziolkowski, veuve du sculpteur qui a conçu le gigantesque monument de Crazy Horse  dans les Black Hills du Dakota du Sud…
1939. Korczak Ziolkolwski, architecte américain d’origine polonaise, reçoit une lettre d’Ours Debout, vieux chef Lakota de la réserve de Pine Ridge, Dakota du Sud. Il lui demande au nom des siens de créer dans les Black Hills un monument à la gloire de Crazy Horse. Les Indiens ont vu la sculpture du Mont Rushmore représentant quatre présidents des USA, taillée dans les falaises au milieu de leurs Black Hills adorés, et Ours Debout dit à Ziolkowski dans sa lettre :
« Les autres chefs et moi voulons que les hommes blancs sachent qu’il y a eu aussi des héros chez les Peaux-Rouges ». Pourquoi Crazy Horse ? C’est le seul chef indien qui n’ a jamais signé de traité, ni est allé vivre dans une réserve, quand les Blancs ont voulu l’enfermer, il s’est débattu et a été tué par un soldat de garde. « Mes terres sont là où reposent mes morts » dit-il.
Crazy Horse memorial, South Dakota.
1947, Ziolkowski et le chef Standing Bear choisissent une montagne culminant à 2050 m. “ Toute personne pouvait déposer une demande d’exploitation minière dans les Black Hills et rester ‘ propriétaire ’ du terrain concerné, tant qu’il en retirait 100 $ de revenu par an » dit la loi des Blancs. « Korczak a constaté avec ironie que l’État ne se préoccupait pas que la montagne finisse par ressembler à un Indien à cheval, du moment que son propriétaire retirait le revenu requis chaque année. ” (Robb DeWall). Les premières dynamites explosent en juin 1948, plusieurs Indiens, dont des survivants de Little Big Horn, assistent à la première explosion.

En 1951, Ziolkowski utilise 660 litres de peinture blanche pour tracer l’esquisse de la sculpture sur le flanc de la montagne. Dans les années 70/80, il abat les roches pour commencer la sculpture de la tête du cheval. Mais il meurt en 1982.
1987. Sa veuve, avec le conseil d’administration de la fondation associée au projet, poursuit son travail. En 1994, on estime que 8,4 millions de tonnes de roches ont été enlevées du mont !

La tête de Crazy Horse est haute de plus de 26 mètres ! Cette sculpture, non encore terminée, sera la plus grande sculpture du monde. Chaque année, plus d’un million de visiteurs viennent voir ce site, ce qui permet le financement de la suite des travaux. Sur le chantier se trouve le Musée indien d’Amérique du Nord, avec une grande bibliothèque d’ouvrages sur les Amérindiens, ouverte aux chercheurs.

il n’existe aucune photo de Crazy Horse, seulement des pictogrammes indiens comme celui-ci

James Garner/Sept secondes en enfer=Day of the gun=Hour the gun/Le vengeur=Shoot-out at Medicine Bend

James Garner (1928/2014)
Acteur emblématique du western des années 60-70. Belle gueule, costaud, plein d’humour et d’une gaieté communicative, pas mal de comédies à son actif. Inoubliable dans le rôle de Philip Marlowe le détective en 1969, ou LA GRANDE EVASION. On le redécouvre dans les années 80 et 90 dans les comédies VICTOR, VICTORIA et le western Maverick avec Mel Gibson.

dessin de Didgiv

Le western qui le représente sans doute le mieux, et qui est devenu culte, est la comédie hilarante Ne tirez pas sur le shérifIl réussissait à mater les hommes du clan Darby (Walter Brennan), dans une petite ville du Far-West nommée Calendar, alors que la prison n’avait pas encore de barreaux !

Son personnage était une caricature du Wyatt Earp joué par Henry Fonda dans le film de John Ford de 1946… dans lequel Walter Brennan tenait d’ailleurs le rôle du bandit Ike Clanton !
Un autre de ses plus grands rôles est justement celui de Wyatt Earp dans 7 Secondes en enfer (1968), suite du Règlement de comptes à OK Corral de Sturges.

♦ Né James Baumgarner dans l’Oklahoma, il effectue son service militaire en Corée, puis, grâce à un copain, travaille dans un théâtre. Et glisse aisément des planches au petit écran, puis au cinéma. La série tv Maverick en fait un acteur populaire, au cours de 124 épisodes diffusés sur CBS entre 1957 et 1962, parmi les deux autres acteurs récurrents, l’un va devenir lui aussi célèbre : Roger Moore, qui joue Beau Maverick. C’est un film de guerre qui révèle James Garner au cinéma : LA GRANDE EVASION en 63, il était aussi très bon en coureur automobile dans GRAND PRIX.

LONG METRAGES : son premier western est Le vengeur (57), avec Randolph Scott. Puis, Alias Jesse James avec Bob Hope (dont le titre français est Ne tirez pas sur le bandit, qui prête à confusion avec un autre film de Garner, d’ailleurs ses scènes dans ce film ont été supprimées).
Suivent La bataille de la vallée du diable (1966)… et Sept secondes en enfer (1967) de John Sturges… Ne tirez pas sur le shérif

Puis un western tourné en Italie, Un homme nommé Sledge (1970) avec Laura Antonelli… Deux comédies en 1971 : Tueur malgré lui de Burt Kennedy et Skin Game… Puis deux productions Disney : Le petit Indien en 1973… et en 74 : The castaway cow-boy.

Meurtre à Hollywoo  (1988) est un polar original et rétro mâtiné de western racontant une enquête sur un meurtre par le célèbre marshall Wyatt Earp et son ami l’acteur Tom Mix (Bruce Willis).
Le grand retour de James Garner dans le western est Maverick (1994) où il joue le rôle du marshal Cooper.

Roughing it (2002), il joue le rôle de Mark Twain.

Téléfilms : Les rois de l’arnaque (1978) Téléfilm de Hy Averback…
Streets of Laredo (1995)

Séries : La première est Zane Grey theater en 1956. Suivront : 4 épisodes de Cheyenne (55 à 57)… Sugarfoot en 57… Maverick où il joue le rôle de Brett Maverick de 1957 à 1962… Young Maverick (79)… et Brett Maverick

avec Mel Gibson et Jodie Foster dans Maverick

avec Joan Hackett

deux grands amis : James et Waylon Jennings


Le vengeur (Shoot-out at Medicine Bend)
de Richard L. Bare (1957)

A Medicine Bend, un businessman corrompu, aidé du shérif et du maire, fait attaquer par sa bande les trains traversant la région…

Avec Randolph Scott, James Craig, Angie Dickinson, James Garner

by Didgiv

by Didgiv

Premier rôle féminin important dans un western pour Angie Dickinson et aussi premier western de James Garner. Et Randolph Scott comme toujours impeccable… qui sait choisir les bons réalisateurs, aucun de ses westerns n’est raté !

Angie Dickinson, R. Scott, James Garner


Sept secondes en enfer (7 secondes en enfer)
(Le jour de la fusillade) (Day of the gun) (Hour the gun)-De John Sturges (1967-68)

Scénario : Edward Anhalt d’après le roman Sept secondes en enfer de Robert W. Krepps
Musique de Jerry Goldsmith
Photo : Lucien Ballard

Avec : James Garner (Wyatt Earp), Jason Robards (Doc Holliday), Robert Ryan (Ike Clanton), Albert Salmi (Octavius Roy), Charles Aidman (Horace).
Et Steve Ihnat, Michael Tolan, William Windom, Larry Gates, Karl Swenson, Monte Markham, Richard Bull

Pour établir la loi à Tombstone, Arizona, un magistrat municipal et un médecin emploient la manière forte en envoyant les hors-la-loi locaux faire un tour en enfer…

Robert Ryan

Et revoila John Sturges qui rempile pour remettre OK Corral au goût du jour, l’histoire commence au climax de son précédent film de 1957, là ou s’arrêtait son Règlements de comptes à OK Corral : la fusillade, puis Wyatt Earp et Doc Holliday sont acquittés mais Ike Clanton, en fuite, veut se venger…

Dans Tombstone (1993), la fameuse fusillade se situe au milieu du film. Ce western prend aussi quelques libertés avec la vérité historique, on voit par exemple Wyatt et Doc traquer Ike Clanton jusqu’à Mexico et le tuer, dans la réalité il fut tué dans un braquage quelques années plus tard, et pas par Wyatt Earp.
Le scénario fait un zoom cette fois sur l’amitié qui liait Doc Holliday et Wyatt Earp, interprété par l »impeccable Jason Robards et James Garner. Garner est impeccable dans la peau de Wyatt, mais Jason Robards ne livre pas une performance aussi percutante que Kirk Douglas en 57.

John Sturges aurait à l’origine aimé reprendre les mêmes acteur que la version de 1957, mais United Artists refusa, désirant distinguer ce film du précédent. Sturges insista néanmoins pour prendre John Hudson et DeForest Kelley dans les rôles de Virgil et Morgan Earp. Le studio accepta alors, hélas, Hudson s’était retiré du métier dans les années 60, et DeForest Kelley, qui travaillait sur la série STAR TREK (1966) n’avait pas de temps pour venir re-jouer Morgan Earp pour John Sturges.

le vrai Doc Holliday-dessin par Didgiv

le vrai Wyatt Earp – dessin Didgiv

Le brigand bien-aimé=Jesse James)=/Le retour de Frank James=The return of Frank James

Le brigand bien-aimé – De Henry King (et Irving Cummings) (1939)

Scénario : Nunnally Johnson

Musique de Louis Silvers, Cyril Mockridge et Alfred Newman
Oh Susanna (jouée par Jesse James en prison) est chantée a cappella par Nancy Kelly et Tyrone Power

Avec Tyrone Power : Jesse James-Henry Fonda : Frank James
Nancy Kelly  – Randolph Scott – Henry Hull –SlimSlim Summerville, Brian Donlevy, John Carradine, Donald Meek, Jane Darwell, George Chanlder, Lon Chaney Jr.

1867. Les compagnies ferroviaires achètent à bas prix, souvent en les forçant à vendre, les terres des fermiers de l’Ouest. Les frères James refusent de vendre, et les hommes de la Compagnie des chemins de fer de Saint Louis provoquent la mort de leur mère

Avec Le réfractaire et Les Dalton arrivent (ce dernier avec aussi Randolph Scott), tournés à la même époque, ce western fait partie des biographies romancées de hors-la-loi dont raffolent les spectateurs pendant la guerre, mais le plus proche de la vérité historique : Nunnally Johnson s’inspire pour le scénario des archives d’un journal du Missouri dont le journaliste était un proche de la famille James

Tyrone Power, Henry Fonda

Tyrone Power, Henry Fonda

Succès financier (plus que La chevauchée fantastique), c’est le premier western en couleurs (Technicolor), une suite sera tournée en 1940, Le retour de Frank James, avec Henry Fonda mais sans Tyrone Power, et un remake en 1957 avec Robert Wagner

Les chevaux ont parait-il -et hélas- été particulièrement maltraités sur ce tournage


Le retour de Frank James (The return of Frank James)

De Fritz Lang (1940)

Fritz Lang by didgiv

Les deux assassins (John Carradine et Charles Tannen) de son frère Jesse ayant été acquittés par le gouverneur, Frank (Henry Fonda) décide de le venger. Il s’empare de la caisse d’une petite gare, mais au cours de l’opération, un homme est tué

Et avec Jackie Cooper, Gene Tierney, Henry Hull, J. Edward Bromberg, Donald Meek, Eddie Collins, George Barbier, Ernest Whitmann, Lloyd Corrigan, George Chandler, Barbara Pepper

Le succès de Brigand bien-aimé en 1938 incita Daryl F. Zanuck à tourner cette suite, de même qualité, mais sans Tyrone Power, il confia la réalisation à Fritz Lang, dont c’est le premier western. Huit acteurs du film précédent sont engagés dont Henry Fonda et John Carradine.

C’est le premier film de la magnifique Gene Tierney, on la verra ensuite dans d’autres westerns  : Trappeurs de l’Hudson (41), La reine des rebelles, The secret of convict lake (1951) et Le gaucho (1952)

♠ Bertrand Tavernier parle du film :

♣ La fiche ciné revue :

John Carradine

Les fusils du Far-West=The plainsman=Les invincibles/Henry Silva

Les fusils du Far-West (The plainsman) (Les invincibles) de David Lowell Rich (66)


Calamity Jane aide Buffalo Bill et wild Bill Hickok d’empêcher un conflit entre colons et Indiens

Avec Don Murray, Guy Stockwell, Abby Dalton, Bradford Dillman, Henry Silva, Simon Oakland, Leslie Nielsen, John Mitchum

Pâle remake d’Une aventure de Buffalo Bill (36) avec Gary Cooper avec ici des acteurs de second plan. Steve McQueen et Sophia Loren furent approchés pour les rôles principaux dans une version théâtrale. L’histoire réunit Calamity Jane, Wild Bill Hicock et Buffalo Bill, trois légendes de l’ouest dont les chemins en réalité ne se sont jamais croisés. Henry Silva, célèbre second couteau « méchant » des polars et westerns Hollywoodiens, est décédé en septembre 2022

William Cody

Buffalo Bill by Didier Givannel


 Décès de HENRY SILVA (1928-2022)

Abonné aux rôles de malfrats, mafieux et bandits en tout genre, Silva avait joué dans un polar français, au côté de Belmondo, c’etait le chef de la pègre dans Le Marginal en 1983.
Il débute à l’actor’s studio et en 1952 au côté de Marlon Brando dans VIVA ZAPATA. Deux grands roles dans des westerns pour ce talentueux acteur aux origines sicilienne et espagnole :  le guerrier apache Chatto dans The Animals en 1970, qui affronte des bandits qui ont enlevé une institutrice. Et encore un Indien, Lujan, un des quatre bandits échappant à la pendaison et traqués par Gregory Peck dans Les bravados (1958) d’Henry King. C’est le seul des quatre qui ne subit pas son châtiment. Il joue son propre rôle dans son dernier film OCEAN’S ELEVEN.


Autres westerns :
Viva Zapata ! (1952)
L’homme de l’Arizona (1957)
Le trésor du pendu (58)-L’étoile brisée (58)-Violence au Kansas (1959)
Les trois sergents (62)-La récompense (65)-Les fusils du Far-West (66)-Du sang dans la montagne (66-succes au box-office Espagnol, c’est le héros du film)-Black Noon (71) – Zanna Bianca alla riscossa (74)-Lust in the dust (85)
Séries : Cimarron ; La grande caravane ; Le grand Chaparral ; Laredo

The Tall T

L’homme de l’Arizona

Les bravados : à droite