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Wind river

Posted by on 11 septembre 2017

Wind river (2017) ****

De Taylor Sheridan

Wind River Poster

Avec Jeremy Renner, Graham Greene, Elizabeth Olsen, Gil Birmingham, Kelsey Asbille, Julia Jones, Tantoo Cardinal, Teo Brione, Apesanahkwat, Eric Lange, Martin Sensmeier, Tokala Clifford.

A voir ! Un pisteur d’une réserve indienne enquête avec une agent du FBI sur les viol et meurtre d’une indigène. L’histoire, assez banale, celle d’un simple fait divers, a tout de l’intrigue des séries américaines policières contemporaines ; dans la forme, c’est un western moderne enneigé, on pense à Chasse à mort avec Charles Bronson, dans lequel jouait aussi Tantoo Cardinal, qui a ici un petit rôle. Un bon suspense avec vengeance implacable et fusillade finale à la Tarantino, le tout filmé dans des paysages magnifiques, l’immensité du Wilderness du Wyoming ; à la différence des westerns classiques, les chevauchées se font à motoneige, et les indigènes sont tous joués par des Amérindiens.

Jeremy Renner, Gil Birmingham

Interprétation sans faille du tandem Jeremy Renner, en justicier désabusé et Graham Greene, débonnaire officier de la police indienne, mais les révélations du film sont sans doute Gil Birmingham, qui joue le père de la victime, imposant Amérindien abattu par la disparition de sa fille. Il nous rappelle le Will Sampson du Bison blanc, autre western réfrigérant avec Bronson encore. Et Kelsey Asbille, interprète de la victime, que l’on voit dans des flash-back montrant la souffrance et la mort de la victime.

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Cette souffrance résonne comme un écho à celle de la communauté amérindienne, celle des laissés pour compte de l’Amérique, le réalisateur montre l’état de pauvreté dans lequel il (sur)vivent et dénonce notamment la drogue qui ravage sa jeunesse, on apprend aussi à la fin du film que les disparitions de femmes autochtones n’entrent pas dans les statistiques nationales. Il démontre que si la nature dans le Wilderness est hostile, avec les prédateurs qui rôdent (quelques belles métaphores animales), la palme de la cruauté et de la violence reviennent… à l’homme, prédateur suprême des animaux et des humains. C’est sombre, âpre, violent, sans concessions.

Kelsey Asbille

Elizabeth Olsen, Graham Greene

Les Américains descendant des Indiens ont un taux de suicide trois fois plus élevé que la moyenne des Etats-Unis : pauvreté, chômage, agressions sexuelle, alcoolisme, toxicomanie ravagent notamment la jeunesse amérindienne. Un quart des enfants indiens vit dans la pauvreté (13% aux Etats-Unis), ils meurent en moyenne deux fois plus souvent avant leurs 24 ans que le reste de la population du pays.  Au Canada, le taux de suicide est de cinq à sept fois plus élevé chez les jeunes des Premières Nations que la moyenne nationale. Ce traumatisme serait dû en grande partie à la désintégration de la cellule familiale traditionnelle.

dessin de Doc Holliday par Didgiv

Jeremy Renner pourrait interpréter John Henry “Doc” Holliday, le fameux personnage incarné à l’écran par Kirk Douglas et Val Kilmer notamment. Dans un film adapté de deux romans de Mary Doria Russell : Doc et Epitaph : A Novel of the O.K. Corral. Ce western serait centré sur le personnage de Holliday, comme l’était en 1971 Doc Holliday de Frank Perry, avec Stacy Keach dans le rôle du dentiste/gunfighter.

 

 

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