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Robert Ryan / Plus fort que la loi (Best of the badmen) / Le shérif (The proud ones) / L’appât (The naked spur)

Posted by on 11 novembre 2014

ROBERT RYAN  (11-11-1909/11-7-1973)

 

De grande taille, avec ses 1m91, comme Gary Cooper ou Charlton Heston, Robert Ryan, acteur aux origines irlandaises, a souvent interprété les salopards sadiques ou impitoyables, dans de nombreux films noirs et westerns.
Dans la vie, il était connu pour être au contraire un être doux et timide, et également d’une grande intelligence. Il militait pour les droits civiques, contre la prolifération des armes nucléaires, et s’opposa à la campagne anticommuniste du sénateur McCarthy.

Il signe un contrat avec la RKO au début des années 40 et sert durant la Seconde guerre mondiale dans la Marine, comme instructeur, il remporte plusieurs championnats de boxe.
Au cinéma, ses rôles les plus marquants ont été celui de l’antisémite meurtrier de FEUX CROISES et du dresseur de chevaux Ehrengard, un des quatre mercenaires -avec Lee Marvin qui était son meilleur ami dans la vie-, qui partent libérer la femme d’un milliardaire américain, séquestrée par un révolutionnaire mexicain dans Les professionnels (1966)…

Robert Ryan

Il démarre dans le western 25 ans plus tôt avec des petits rôles dans Les tuniques écarlates en 1940 avec Gary Cooper et The Texas rangers ride again, son ascension est rapide : il partage l’affiche avec Randolph Scott de deux westerns de Ray Enright : Du sang sur la piste (1947) et Far West 89 (1948), Scott joue un policier qui traque des bandits dont le Sundance Kid, joué par Ryan : les deux acteurs sont alors au sommet du box-office.
Robert Ryan est désormais, et jusqu’au début des années 60, la vedette des films dans lesquels ils joue.

On le découvre en 1951 dans la peau d’un hors-la-loi au milieu d’une guerre des gangs de Plus fort que la loi, il a la tête d’affiche du Traître du texas (1952), il joue avec Marilyn Monroe dans le polar CLASH BY NIGHT
Ryan campe alors un tueur sans pitié dont la tête est mise à prix 15 000 dollars, traqué par James Stewart dans L’appât (55), et joue la même année un chef de convoi de vaches, avec Clark Gable, dans Les implacables de Raoul Walsh. Puis, le président Lincoln dans la série Le choix de… en 1955.

CLASH BY NIGHT : polar avec robert ryan, marilyn Monroe – drawing by Didgiv

Encore un premier rôle, dans Le shérif (1956) de Robert D. Webb, il livre un duel impressionnant avec Burl Ives dans une tempête de neige, à la fin de La chevauchée des bannis (1959). Robert Ryan est alors la star de The canadians, qui se situe à l’époque où les Sioux s’installaient au Canada… Il joue aussi dans les séries La grande caravane, Zane Grey Theater.
A partir des années 60, il va avoir des seconds rôles, dans des grosses productions comme LE ROI DES ROIS et LE JOUR LE PLUS LONG, et des westerns, il est un sous-officier dans Custer, l’homme de l’Ouest (1967).

Il est un des meilleurs comédiens à avoir interprété Ike Clanton dans Sept secondes en enfer (1967) qui est la suite de Règlement de comptes à OK Corral ; il joue ensuite dans trois films de « mercenaires » dont deux westerns et deux avec Lee Marvin : Les  professionnels en 1966, LES DOUZE SALOPARDS, puis il fait partie des héros vieillissants d’un Far-West à l’agonie de La horde sauvage (1969) de Sam Peckinpah, un de ses meilleurs rôles : celui de Deke Thornton, chasseur de primes traquant les outlaws dirigés par William Holden et Ernest Borgnine, et les retrouve après un carnage entre ces derniers et un cruel général mexicain. Thornton rejoint à la fin les révolutionnaires mexicains… C’est bien Ryan le « héros » -sinon le moins cynique- du film, avec le pauvre Angel (Jaime Sanchez) à qui le général a tranché la gorge…

Robert ryan, Lee marvin, Burt Lancaster, Woody StrodeL’année auparavant, Robert Ryan goûte au western-spaghetti avec Une minute pour prier, une seconde pour mourir de Franco Giraldi.

On le retrouve en shérif corrompu face au justicier Burt Lancaster dans L’Homme de la loi (71), son dernier film est THE ICEMAN COMET en 1973, avec son pote Lee Marvin.

Pour l’anecdote, Il a failli décrocher le rôle de Stephen Boyd dans BEN-HUR de William Wyler en 1959.

La horde sauvage

Entre deux films, Robert Ryan aimait s’adonner à ses passions, le golf et l’équitation.

Autres films :
LE DEMON s’EVEILLE LA NUIT (1951) de Fritz Lang

Le démon s'éveille la nuit (Clash by night)

 La chevauchée des bannis

cropped-Les-professionnels-Burt-Lancaster.jpg


Plus fort que la loi (La ruée des sans-loi) (Best of the badmen)
de William D. Russell (1951) ***

L’histoire des bandits des clans Clanton, James et Younger.

Avec Robert Ryan, Claire Trevor, Jack Buetel, Robert Preston, Walter Brennan, Bruce Cabot, John Archer, Barton McLane, Tom Tyler, Robert J. Wilke, Carleton Young…

Walter Brennan qui joue ici Doc Butcher, interprétait le vieux patriarche du clan Clanton dans La poursuite infernale (1946). A la fin des années 1940 jusqu’au début des années 1950, Robert Ryan est une star au sommet du box-office et est la vedette de ses films.

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L’appât (The naked Spur) (1953) ***

 

D’Anthony Mann
Scénario : Sam Rolfe et Harold Jack Bloom
Musique : Bronislau Kaper
Avec
James Stewart : Howard Kemp
Janet Leigh : Lina Patch
Robert Ryan : Ben Vandergroat
Ralph Meeker : Roy Anderson
Et Denver Pyle, Millard Mitchell

 1868. Dépossédé de son ranch, le fermier Howard Kemp recrute un vieux chercheur  et un ex-officier pour traquer un hors-la-loi, Ben, dont la tête a été mise à prix 15 000 dollars.
Ils le capturent, Ben est accompagné de Lina, la fille d’un de ses complices décédé.
Les trois compères vont devoir mener leur captif vers une ville du Kansas et traverser une région montagneuse semée d’embûches…

C’est un des meilleurs Anthony Mann, le 4e qu’il tourne avec son acteur chouchou, James Stewart. Comme dans ses autres films, ce cinéaste sait doser très efficacement scènes d’action et analyse psychologique, le tout dans des décors naturels, grandioses, les paysages sont primordiaux comme dans tous ses films : ici, ce sont les seuls décors, on ne voit aucun élément de la civilisation (maisons, saloons…). Les angles de caméra filment la verticalité (montagnes, arbres…), donnant une dimension presque menaçante à la nature environnante. La distribution est réduite à cinq acteurs. Un western minimaliste et la quintessence du genre : le western est avant tout le cinéma de la nature et des grands espaces.

Sous les yeux de la blonde Janet Leigh (elle n’a tourné que deux westerns avec Kid Rodelo en 1966), Robert Ryan et James Stewart s’affrontent, dans une scène restée dans les annales, sur un piton rocheux  vers Durango, qui donne son titre original au film : The naked spur. Les Indiens forment une présence discrète, menaçante, fondue en arrière-plan dans la nature, comme dans La rivière sans retour de Preminger ou Le jardin du Diable d’Henry Hathaway, deux cinéastes qui, comme Anthony Mann, savent filmer, avec maestria, les cieux, les montagnes, les arbres et les torrents. C’est avec ce type de films qu’ils ont pu donner, avec John Ford, Raoul Walsh, André de Toth ou encore John Sturges, ses lettres de noblesse au western.

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LE SHERIF de  Robert D. Webb (1956) *** 

Avec Robert Ryan, Walter Brennan, Jeffrey Hunter, Virginia Mayo, Rodolfo Acosta, Robert Middleton, Arthur O’Connell, Ken Clark, Whit Bissell, Robert Adler, Jackie Coogan.

Grand classique du western de la Fox avec un casting impeccable : Robert Ryan, grande star de l’époque, qui campe le shérif, Walter Brennan incarne son adjoint, geolier de prison, tous deux luttent contre une bande de hors-la-loi. Howard Hawks a certainement dû le voir dans ce film avant de l’embaucher dans sa prison de Rio Bravo deux ans plus tard, que ce film a influencé, tout comme il fournit les base à L’homme de la loi (1971), avec encore Robert Ryan en shérif. Jeffrey Hunter joue un cowboy malchanceux voulant venger la mort de son père mais, oups !, il se trompe de cible. Ballade traditionnelle de John A. Stone Sweet Betsy from Pike jouée au piano de saloon. Western à voir !

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