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Richard Boone / L’homme de l’Arizona (The tall T) / Against a crooked sky

Posted by on 17 juin 2014

RICHARD BOONE (1917/1981)

Richard Boone était l’un des descendants d’un illustre pionnier de l’Ouest, Daniel Boone. Avec sa gueule burinée et patibulaire, il est devenu, au fil de ses rôles dans les années 60 et 70, un des méchants adorés du public…

Expulsé des cours d’art dramatique où il s’inscrit, jeune, il s’illustre d’abord comme boxeur et part travailler dans les champs pétrolifères de Californie, avant de s’installer dans une communauté d’artistes de Los Angeles; puis, enrôlé dans l’armée, il combat dans le Pacifique.
De retour aux USA, Boone va à Broadway et décroche des petits rôles à la TV, tout en apprenant le métier à l’Actor’s Studio, sous la houlette d’Elia Kazan.

Richard boone

Dessin de Didgiv

Il débute au ciné avec un contrat avec la Fox, et tourne des films de guerre, interprète Ponce Pilate dans LA TUNIQUE, premier film en Cinémascope. Boone rencontre vraiment le succès avec les 225 épisodes de la série western Have gun – will travel (1960-63), dont il réalise aussi 19 épisodes.

On le verra dans toute une série de westerns, où il joue en général les durs à cuire, surtout après 1963, date à laquelle il a un accident de voiture et se retrouve le visage en lambeaux : cet accident lui donne un nouveau visage, boursouflé, qui va en faire un des seconds couteaux les plus appréciés des réalisateurs…

Richard boone dans BIG JAKE

BIG JAKE

Ses westerns (rôles entre parenthèses):

La loi du fouet (1952)
Le gaucho (1952)
Return of the Texan (1952)
La dernière flèche
City of bad men (1953)
L’Attaque de la rivière rouge (1954):  (un traitre confédéré qui vole à Van Johnson une mitraillette pour la revendre aux Indiens.
Le raid (1954) de Hugo Fregonese… (un des prisonniers confédérés s’évadant au Canada pour cambrioler une banque…
Chef d’un gang dans Robber’s roost (55) de Sidney Salkow
Dix hommes à abattre (1955), (petit ami de Jocelyn Brando, jaloux de Randolph Scott qui a offert l’hospitalité à sa copine : il attaque son troupeau et tue son frère).
L’Homme qui n’a pas d’étoile (55) (chef d’une bande de durs qui passent à tabac Kirk Douglas)
La corde est prête (1956) avec Mamie Van Doren
Il est excellent encore face à Randolph Scott en chef de gang kidnappeur dans L’Homme de l’Arizona (1957), un de ses meilleurs rôles.

John Wayne lui confie le rôle du général Sam Houston Alamo (1960), rôle que le Duke voulait au départ tenir lui-même.
Puis est la vedette de Tonnerre apache (61) où il endosse l’uniforme d’un officier de cavalerie.

Boone partage en 1964 l’affiche avec Stuart Whitman de l’excellent Rio conchos… Et toujours très bon dans le western pro-apache Hombre, en 1966, avec Paul Newman, la série Cimarron, puis un western israelien (Madron) avec Leslie Caron  (1970),  Boone campe le chef des bandits qui kidnappent le petit-fils de Maureen O’Hara et John Wayne dans Big Jake (71)… puis campe un pittoresque prospecteur alcoolo dans Against crooked sky (75) et joue dans un 2e western israëlien : Les impitoyables (76).

Richard Boone

Ciné Revue

Il retrouve pour son dernier western une nouvelle fois John Wayne, qu’il admirait énormément, pour le dernier film du Duke, Le dernier des géants en 1976 : là, il incarne pour un ultime règlement de comptes un des bandit qu’affronte le vieux justicier qui se sait atteint d’un cancer, joué par Wayne. Un film qu’il tourne aussi avec James Stewart, qu’il retrouvera en 1978 dans le polar LE GRAND SOMMEIL.

Richard Boone dans Hombre

♦ Castings.
– Pour l’anecdote, John Ford désirait que Richard Boone et Anthony Quinn, qui avaient du sang indien dans leurs veines, jouent des chefs cheyennes dans son western Les Cheyennes en 1964.
C’est finalement Ricardo Montalban et Gilbert Roland, deux acteurs d’origine mexicaine, qui obtinrent les rôles…
– Richard Boone avait passé une audition pour le rôle que tient Chief Dan George dans LITTLE BIG MAN

Richard Boone, Hombre (15-2-66 cinérevue)

rasé dans L’attaque de la rivière rouge (et ci-dessous)…

Tonnerre apache :

Dix hommes à abattre :

Rio Conchos :

dessin de Didgiv

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L’homme de l’Arizona (The tall T)
de Budd Boetticher (1957) ****

Pat Brennan (Randolph Scott) est pris en otage avec la fille d’un riche propriétaire (Maureen O’Sullivan) par trois bandits (dont Richard Boone) voulant s’approprier la rançon.
Et avec Skip Homeier, Arthur Hunnicutt, Henry Silva, John Hubbard, Robert Burton, Robert Anderson…

Le western avec un grand W : un des 7 westerns Ranown (collaborations entre Scott acteur-producteur et le cinéaste Budd Boetticher), un budget limité pour cette histoire classique au rythme lent, basée sur un excellent scénario d’Elmore Leonard et Burt Kennedy.

Randolph Scott – dessin de Didgiv

Des dialogues subtils, une pointe d’humour, un récit parfaitement mis en scène -c’est avec Comanche station un des meilleurs Boetticher-, la distribution est resserrée et offre à Richard Boone, en bandit rêvant de se ranger mais tout de même répugnant, l’occasion de livrer une étonnante performance tout en nuances, sa captive est interprétée par la belle Maureen O’Sullivan, la célèbre Jane des Tarzan avec Weissmulleret l’indispensable Arthur Hunnicutt campe le conducteur de la diligence. Tourné entièrement dans les sompteux décors naturels d’Alabama Hills en Californie.


Richard Boone

Richard boone

Richard boone
Dessin de Didgiv

Arthur Hunnicutt, Randolph Scott

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Against a crooked sky
de Earl Bellamy (1975) **

non ce n’est pas Denver Pyle sur l’affiche mais bien Richard Boone !

La fille d’une famille de pionniers est enlevée par une tribu indienne. Son frère se lance à sa recherche

Avec Richard Boone, Stewart Petersen, Henry Wilcoxon, Clint Richie, Shannon Farnon, Jewel Blanch, Brenda Venus.

Sur le thème du sacrifice, western « familial » original aux connotations bibliques tourné à une époque où le genre amorçait son déclin, par un réalisateur de télévision (Earl Bellamy a tourné 1600 épisodes de séries dont de nombreux westerns). Avec un surprenant Richard Boone (Alamo) en vieux trappeur alcoolo qui va aider un jeune homme à retrouver sa sœur enlevée par des Indiens. On pense évidemment à La prisonnière du désert… où un oncle partait à la recherche de sa nièce enlevée par des Indiens.

Richard Boone, qui a rarement été tête d’affiche dans un western, (et qui a rarement été aussi barbu dans un film !) redevient un second couteau l’année suivante en jouant un bandit dans son dernier western, Le dernier des Géants, qui est aussi le dernier film de John Wayne.
Chanson interprétée par Jewel Blanch, chanteuse de country australienne.

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