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Raoul Walsh/La charge fantastique (They died with their boots on) / La charge de la huitième brigade (La charge de la 8e brigade) (A distant trumpet)

Posted by on 14 février 2014

 Raoul Walsh : deux Charges… un western pro-Custer et un western pro-indiens… 

Raoul Walsh (11-3-1887/31-12-1980) 

dessin : Didgiv

Walsh est avec John Ford et André de Toth, un des trois fameux cinéastes borgnes d’Hollywood (il perdit son œil sur un repérage d’un film, un lapin avait sauté à travers le pare-brise de sa voiture !).

C’est lui qui, en 1930, découvrit John Wayne, alors simple accessoiriste de plateau, lui donnant le premier rôle de La piste des géants. C’est lui aussi qui lui trouva son nom (le vrai nom de Wayne était Marion Michael Morrison).

Raoul Walsh dans le rôle du général Villa

Mais avant de signer certains grands chef d’œuvre du genre (L’homme qui n’a pas d’étoile, La vallée de la peur, La charge fantastique et le magnifique western pro-indien La charge de la 8e Brigade, Les implacables en 55) et de devenir un des plus brillants metteurs en scène de l’ âge d’or hollywoodiens (140 films au total !), Raoul Walsh avait été un véritable cowboy au Texas, et a joué dans 40 films comme acteur…

Il débuta sur les planches, et à l’écran dans le rôle de John Boots, l’assassin de Lincoln, dans Naissance d’une nation de Griffith.
Il a tourné dans quelques westerns, dans The life of general Villa (1914), il joue le rôle de Pancho Villa, qui était dans la vie un de ses amis.

Sa mise en scène fait preuve d’une véritable modernité,il suffit de voir certains plans filmés pour le western en relief Bataille sans merci en 1953 ou les combats de boxe de Gentlman Jim (1942), dont l’action se situe en 1880…

Autres réalisations :
Cheyenne (1947)

 

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La charge fantastique (They died with their boots on)

1941

La carrière du général Custer (Errol Flynn), depuis son arrivée à West Point en 1857, puis dans l’armée nordiste pendant la guerre de Sécession, et dans ses combats contre les Sioux.

Et avec Olivia de Havilland, Arthur Kennedy, Charley Grapewin, Gene Lockhart, Anthony Quinn, John Litel, Sydney Greenstreet, Regis Toomey, Hattie McDaniel, Frank Wilcox, Eleanor Parker, Eddie Acuff, Roy Barcroft, Lane Chandler, Francis Ford, Ray Teal, Gig Young.

Un confortable budget pour un film réalisé en temps de guerre (2,2 millions de dollars) pour cette version romancée qui retrace l’histoire du fameux général, mais qui rend aussi hommage aux combattants sioux : il les montre bien plus respectables que les hommes d’affaires véreux.
De nombreux figurants et cascadeurs (dont Yakima Canutt) furent employés dans les spectaculaires scènes de batailles.
Peu soucieux de la réalité historique (la rencontre entre Custer et le chef Crazy Horse, joué par Anthony Quinn, par exemple, n’a jamais eu lieu).
D’autres westerns brosseront des portraits de Custer, mais bien moins élogieux, comme Custer, l’homme de l’Ouest en 1967 ou Little Big Man en 1970.

Distribution éclatante, où l’on retrouve dans un petit rôle Eleanor Parker (Fort Bravo), récemment disparue.
Sorti en France en 1947.

Anthony Quinn, Errol Flynn

Anthony Quinn


La charge de la huitième brigade (La charge de la 8e brigade) (A distant trumpet)
de Raoul Walsh (1964) ****

Fraîchement diplômé de West Point, le lieutenant Hazard (Troy Donahue) arrive dans un fort en territoire indien dans l’Arizona…

Et avec Suzanne Pleshette, Diane McBain, James Gregory, William Reynolds, Claude Akins, Bobby Bare, Russell Johnson…

A travers le regard que porte son héros, un officier joué par Troy Donahue, Raoul Walsh dans son dernier film rend un vibrant hommage aux Indiens. « J’ai fait chanter aux Indiens leurs chants traditionnels de victoire et de défaite… Ces Indiens, je les connais depuis si longtemps. Quand j’étais jeune, j’ai vécu avec eux. Ils sont très superstitieux, en ce qui concerne leurs chants. Mais pour moi, ils ont accepté de chanter» racontait le cinéaste.
Walsh signe donc, quasiment en même temps que John Ford avec ses Cheyennes, un vibrant plaidoyer pro-indien. Avant les plus violents et corrosifs westerns ‘révisionnistes’ Soldat Bleu et Little Big Man quelques années plus tard…
Seul film en tant qu’acteur d’un des plus grands chanteurs de country américains, Bobby Bare (Detroit City).

Une des plus belles musiques de film (Max Steiner)

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