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Gregory Peck / La ville abandonnée / Quand siffle la dernière balle (Shoot out) / Un colt pour une corde (Billy Two hats)

Posted by on 23 août 2013

Gregory Peck  (5-4-1916/12-6-2003)

Gregory Peck (La cible humaine)Dès ses débuts, en 1944, Gregory Peck a toujours été le personnage principal de ses films. Son talent, sa carrure, son élégance, l’ont propulsé très vite au rang de vedette internationale, et le métier lui exprime sa reconnaissance en 1962, en lui attribuant l’Oscar du meilleur acteur pour DU SILENCE ET DES OMBRES.
Dans les plaines du western, cet acteur aux origines irlandaises figure parmi les meilleurs représentants du genre, même si certains estiment qu’il n’a pas toujours été convaincant dans ce type d’histoires.
Sa haute taille (1,91m) l’aura incontestablement aidé, comme Gary Cooper ou James Stewart, à se faire une place dans ce monde viril.

dans Mac Arthur (cine revue 1976)

 (cine revue 1973)_NEW

Ann Blyth-gregory Peck

Il commence avec l’histoire d’une amitié entre un faon et un enfant dans la Floride des pionniers dans Jody et le faon en 1946, un western familial… Puis, un rôle très fort, celui de Lou, le voyou qui séduit la métisse Jennifer Jones dans le lyrique Duel au soleil en 1946, de King Vidor…

Il partage l’affiche avec Richard Widmark de La ville abandonnée du génial William A. Wellman en 1948, tous deux campent des hors-la-loi ayant pillé une banque et qui atterrissent dans une ville abandonnée où se trouve une mine d’or…
Puis, Peck campe un capitaine de cavalerie détesté par ses hommes dans Fort Invincible (1951).

(18-8-66 Cinérevue)

Arabesque-Sophia Loren, Gregory Peck

C’est Henry King qui va sans doute le mieux exploiter les ressources de cet acteur, dans deux merveilleux westerns : dans La cible humaine, en 1950, il incarne un gunfighter fatigué, qui veut changer de vie, mais est incapable d’échapper à son passé… et Les Bravados, en 58, qui est une histoire de vengeance et de rédemption : il poursuit les hommes qu’il croit être responsables de la mort de sa femme…

Gregory Peck

(cinerevue 1976)

William Wyler sait aussi tirer parti de son talent, dans Les grands espaces (1958), magnifique western où Peck se trouve mêlé à un conflit entre deux puissants éleveurs qui se disputent un point d’eau, il doit notamment affronter le régisseur (Charlton Heston) qui le déteste…

(Gregory Peck)

Les grands espaces

Son aisance à tourner dans les westerns lui ouvre les portes de La conquête de l’Ouest en 1962, et plusieurs autres westerns de qualité inégale : L’Homme sauvage (68), un bon western mais resté dans l’ombre, avec Eva Marie Saint.
Dans L’Or de MacKenna (1969), il est l’un des nombreux protagonistes avec Omar Sharif et Eli Wallach, qui vont s’affronter dans leur recherche d’une légendaire mine d’or.

Gregory Peck livre une performance saisissante dans Le pays de la violence (1970), sorte de western moderne rythmé par la musique de Johnny Cash, il a aussi interprété Lincoln, un personnage qu’il admirait, dans le feuilleton en huit épisodes Les Bleus et les Gris, avec Stacy Keach et Sterling Hayden.
Puis Quand siffle la dernière balle (1971), une histoire de vengeance, dernier western d’Henry Hathaway, et Un colt pour une corde (74) seul western du Canadien Ted Kotcheff, qui fut tourné en Israël, dont les paysages ressemblent à ceux du Nouveau-Mexique.

Gregory Peck- La conquête de l'Ouest

 L’homme sauvage :

♦ Le pays de la violence (musique de Johnny Cash)  :

dessin de Didgiv

dessin de Didgiv

Gregory Peck

(dessin de didgiv)


La ville abandonnée
De William A. Wellman (1948) ***

D’après le roman de W.R. Burnett
Musique : Alfred Newman

Nevada, 1867. Six hommes dont le chef James Stretch (Gregory Peck) et Dude (Richard Widmark) qui ont pillé une banque se réfugient dans une ville abandonnée où un vieil homme (James Barton) et une jeune femme (Anne Baxter) veillent sur une mine d’or. Le chef et son second s’opposent, ce dernier accuse le chef de jouer double jeu.
Un règlement de comptes va régler leurs différents. La jeune femme demande au chef de rendre l’argent volé, il accepte.

Et avec Robert Arthur, John Russell, Henry Morgan, Jay Silverheels, Chief Yolawchie, Robert Adler, Harry Carter.
Et Charles Kemper, William Wellman Jr., Hank Worden.

Excellent scénario de Lamar Trotti qui narre la soif de l’or et l’avidité d’une bande de hors-la-loi dirigée par Gregory Peck (barbu au début du film) et Richard Widmark (son premier western).
Un western tendu qu’accentuent le noir et Blanc, et aussi les décors (filmés en partie dans la Vallée de la mort). Superbe photo de Joe McDonald.
Comme Raoul Walsh à cette époque, Wellman fait preuve d’une étonnante modernité dans sa réalisation, une séquence montre une vision vue à travers le canon d’un fusil.

Belle musique d’Alfred Newman, qui démarre avec l’air de Oh Susannah
A noter dans un second rôle la présence de l’acteur indien (Yakama) Chief Yolawchie, vu aussi dans La rivière rouge et Nevada Smith.



Quand siffle la dernière balle (Shoot out) (1971) ***

De Henry Hathaway
Scénario : Marguerite Roberts, d’après le roman de Will James
Avec : Gregory Peck (Clay Lomax), Pat Quinn (Juliana), Robert F. Lyons (Bobby Jay), Susan Tyrrell (Alma), Jeff Corey (Trooper).
Et James Gregory, Rita Gam, Dawn Lyn, Pepe Serna, John Chandler, Paul Fix, Arthur Hunnicutt, Willis Bouchey.
Et Richard FarnsworthChuck Roberson (cascades)

La vengeance d’un ancien braqueur de banque ayant passé sept ans en prison, pour avoir pillé une banque, son complice lui avait tiré une balle dans le dos pour garder le butin…
Il fait la route avec une fillette, dont la mère, une ancienne de ses maîtresses, est morte.

Un western produit par Hal B. Wallis, à qui l’on doit de grands classiques comme CASABLANCA, et des westerns comme Règlement de comptes à OK Corral, Les quatre fils de Katie Elder ou 5 cartes à abattre, ces deux derniers d’Hathaway aussi.
L’intrigue rappelle vaguement La vengeance aux deux visages de Marlon Brando (la fillette en moins), mais la comparaison s’arrête là : c’est un western tout ce qu’il y a de plus classique avec de bons vieux seconds couteaux : Jeff Corey, Paul Fix, Arthur Hunnicutt et c’est le dernier western de Willis Bouchey.
Rondement mené par Henry Hathaway qui, comme Raoul Walsh, n’a livré que des westerns efficaces, ce ne sont pas forcément tous des chef d’œuvres, mais toujours d’excellents divertissements, de L’odyssée des Mormons à 100 Dollars Pour un Sherif, il a un talent extraordinaire à filmer et cadrer les grands espaces.
C’est son dernier western, et avant-dernier film, avant HANG UP (1974), il décédera en 1985.


 

Un colt pour une corde (Billy Two hats)

de Ted Kotcheff (1974) **

cinérevue 1973

Lors du vol d’une banque, un homme est tué par Deans (Gregory Peck), le métis Billy Two hats (Desi Arnaz Jr.) et leur partenaire, ils s’enfuient, le shérif Gilford (Jack Warden) à leurs trousses. Il tue l’un d’eux et capture Billy. Deans s’échappe…

Et avec David Huddleston, Sian Barbara Allen, John Pearce, Dawn Little Sky, Antony Scott…

Un western américain original, mais resté méconnu, produit par Norman Jewison, entièrement tourné en Israël (Eilat, Tel Aviv…) par Ted Kotcheff (RAMBO) dans lequel Gregory Peck avec sa barbe grisonnante est méconnaissable (on l’avait déjà vu moustachu dans La cibe humaine).
Il disait lors du tournage : « J’ai un jour tourné un western pas loin de Las Vegas et je vous jure que c’est vrai, j’ai été plus dépaysé qu’ici »… Les paysages désertiques ressemblent beaucoup à ceux du Mexique ou du Nouveau-Mexique, comme ceux que l’on peut voir dans des westerns comme Le jardin du Diable.

 

Jack Warden-David Huddleston

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