Van Heflin/Tomahawk/Le raid (The raid)

VAN HEFLIN (1910/1971)

Acteur de théâtre devenu un solide second couteau abonné aux rôles de durs, Van Heflin est surtout un acteur de films noirs, mais il a aussi joué dans quelques bons westerns.

Son rôle le plus marquant étant celui du fermier qui doit remettre aux autorités un bandit (Glenn Ford) que ses comparses vont tenter de délivrer… dans 3h. 10 Pour Yuma (1957) de Delmer Daves.
Devenu un grand classique, qui a eu droit à un remake dans les années 2000, ce western psychologique filmé en Noir et Blanc, et dans lequel le temps de l’action est celui du film, se déroule dans un lieu unique, la gare. On se souvient aussi de Heflin dans la peau du mousquetaire Athos dans LES TROIS MOUSQUETAIRES avec Lana Turner, en 1948, il reçut l’Oscar du meilleur second rôle pour JOHNNY EAGER.

Son premier western est une série B The outcasts of Poker flat en 37, suivront La piste de Santa Fé (40), Tennesse Johnson (42)  Le sang de la terre (48), sur la guerre de Sécession.

Puis Heflin joue le trappeur Jim Bridger dans Tomahawk (50), L’Homme des vallées perdues (53), Le raid (54), Ceux de Cordura en 1959 et il est  le marshal Wilcox de La diligence vers l’Ouest en 66. Il est la vedette d’un très bon western spaghetti en 1968 : Chacun pour soi

Casting. Il refusa le rôle d’Elliot Ness de la série LES INCORRUPTIBLES, qui revint à Robert Stack.

Polar : L’EMPRISE DU CRIME (1946) de Lewis Milestone

avec Glenn Ford


TOMAHAWK (1950) de George Sherman

Jim Bridger (Van Heflin) part pour Laramie négocier un accord avec un chef Sioux pour permettre le passage du chemin de fer sur ses territoires. Bridger fait le voyage avec son compagnon Sol (Jack Oakie), deux comédiens ambulants, une jeune Cheyenne, Monahseetah (Susan Cabot) et Dancy, un lieutenant (Alex Nicol)

Et avec Yvonne De Carlo, Preston Foster, Tom Tully, John War Eagle, Rock Hudson, Ann Doran

Adapté d’une histoire de Daniel Jarrett, un classique du western riche en rebondissements, Van Heflin incarne le célèbre « Mountain Man » Jim Bridger qui servit de guide dans les guerres contre les Sioux et les Cheyennes. Il fut parmi les trappeurs qui créèrent la Rocky Mountain Fur company qui faisait le commerce des fourrures de castors (en concurrence avec l’American fur company). Bridger a été interprété par Tully Marshall, Edward Le Saint, Raymond Hatton, Will Wright, Leonard Mann

deuxième western de Rock Hudson, et un des premiers pour Universal de Yvonne de Carlo. Elle passa son temps sur le tournage avec Rock Hudson avec qui elle se lia d’amitié. Susan Cabot campe Monahseetah, Sherman dirigera à nouveau cette comédienne en 1952 dans Au mépris des lois

Yvonne de Carloby  Didgiv


Le raid (The raid)
de Hugo Fregonese (1954) 

Avec Van Heflin, Anne Bancroft, Richard Boone, Lee Marvin, Tommy Rettig, Peter Graves, James Best, John Dierkes, Helen Ford, Douglas Spencer, Lee Aaker, Claude Akins, Edmund Cobb, William Schallert

Des prisonniers confédérés s’échappent d’une prison de l’Union et préparent un mauvais coup dans un petit village du Vermont…

Un film de série manufacturé par un solide artisan du genre, dans lequel on retrouve une belle palette de seconds rôles chevronnés du western, dont Lee Marvin et Claude Akins (Rio Bravo).

L’homme de Monterey (The man from Monterey)/Le chevalier du destin (Les cavaliers du destin) (Riders of destiny)/Somewhere in Sonora/Texas terror

L’homme de Monterey
The man from Montere
y (1933)

De Mack V. Wright.
Production : Leon Schlesinger (Warner Bros)
Scénario de Lesley Mason.

Avec John Wayne ; Ruth Hall ; Luis Alberni ; Francis Ford ; Nina Quartaro ; Lafe McKee ; Lilian Leighton; Donald Reed ; Tom London

1848. La Californie est confisquée au Mexique et appartient désormais aux Etats-Unis. Le capitaine John Holmes, de l’armée américaine, vient à Monterey informer les propriétaires terriens qu’ils doivent faire enregistrer leurs biens. Il rencontre Don Castanares, un puissant propriétaire terrien mexicain, qui s’oppose à la présence américaine sur son territoire…

C’est le dernier d’une série de six westerns tournés par John Wayne pour Warner Bros en 1932-33, et dans lesquels ses personnages s’appellent tout le temps John. Dans tous ces films il monte un superbe étalon blanc surnommé Duke the Devil Horse, Cheval miracle ou Cheval invincible…
Quatre d’entre eux sont des remakes de westerns avec Ken Maynard. Celui-ci est un scénario original mais il reprend l’histoire de Senor Americano (1930) de l’Universal. Comme dans les autres westerns de cette série, Luis Alberni apparaît dans des intermèdes comiques.

Pas de revolver mais des sabres, épées ou bâtons pour les scènes de combats, c’est donc plutôt un film de cape et d’épée, dans la lignée des Zorro.

Un western de série qu’Eddy Mitchell nous fit découvrir en seconde partie de soirée dans une Dernière Séance de novembre 1983…


Le chevalier du destin (Les cavaliers du destin) (Riders of destiny)
de R.N. Bradbury (1933)

Fini Warner Bros pour John Wayne, premier western pour les productions Lone Star-Monogram : beau costume et Stetson sombres cette fois, il est cowboy chantant dans ce film (mais comme il chante mal, il est doublé).

Avec John Wayne, Cecilia Parker, Forrest Taylor, George Gabby Hayes, Al St. John, Heinie Conklin, Yakima Canutt, Earl Dwire, Lafe McKee


Somewhere in Sonora
de Mack V. Wright (1933)


5e film Warner Bros en 1932-33 pour John Wayne, et avant-dernier avant The man from Monterey. Il s’agit d’un remake d’un film avec Ken Maynard, de 1927 (même titre) tourné à Lone Pine et Sonora en Californie. Wayne joue John Bishop, qui découvre un complot pour voler une mine d’argent appartenant au père de sa copine Mary. Pour déjouer le complot, il intègre la bande des bandits et découvre que le chef est le père de son amoureuse ! (Intrigues souvent similaires dans ses autres westerns).

Et avec Shirley Palmer, le cheval Duke, Paul Fix, Glenn Strange.


Texas terror
de R.N. Bradbury (1935)


Le shérif Higgins quitte son job et devient prospecteur après qu’il pense avoir tué son meilleur ami dans une fusillade contre des bandits.

Production Monogram avec John Wayne, Lucile Browne, LeRoy Mason, Fern Emmett, George Gabby Hayes, Jay Wilsey…

les acteurs avec le réalisateur R.N. Bradbury

George ‘Gabby’ Hayes/A l’Ouest des montagnes=West of the divide/Song of the trail/La descente tragique/Albuquerque=Silver City

George ‘Gabby’ Hayes (George Hayes) (1885/1969)

Bar 20 Justice

Un des plus fameux seconds rôle du western des années 30 et 40, né à la fin du XIXe s., sa carrière démarre avec le parlant, il a arrêté le cinéma en 1950, puis a tiré sa révérence en 1969, alors que le western commençait à agoniser

Il faisait partie d’un trio d’acteurs avec John Wayne et le cascadeur Yakima Canutt de nombreux westerns de Lone Star des années 30, puis pour Republic. Il campe avec talent de truculents et sympathiques compagnons âgés des héros, genre dans lequel excellait Walter Brennan. C’est un des rares acteurs dont la filmographie est quasi-exclusivement constituée de westerns. Il va jouer avec les grandes vedettes de l’époque : Bob Steele, Hoot Gibson William Boyd, Bill Elliott, Gene Autry, Roy Rogers, dans des seconds rôles de méchant, shérif, ou comme simple ‘sideckik’ (faire valoir)

Il commence dans le genre avec des films de J.P. McCarthy : God’s Country and The man (1931), The Nevada Buckaroo (31), c’est un shérif dans Cavalier of the West (31)… et de Fred Allen : Freighters of Destiny (31), La vallée des fantômes (32)… Ou encore signés l’efficace R.N. Bradbury avec en général Bob Steele : Riders of the desert (32)- The man from Hell’s edge (32)-Hidden Valley (32)-Texas Buddies (32)-Breed of the border (33)-The gallant fool (33)-Galloping Romeo (33)-Ranger’s code (33)… Tombstone Terror (35)-Bob Steele encore dans deux JP McCarthy : The fighting champ (32) et Trailing north (33). Et Crashin‘ Broadway (32)
Il est aussi un joueur dans Oklahoma Jim (31),  The night rider (32)

Gabby Hayes by FCARLOS

Gabby Hayes by FCARLOS


Suivront Broadway to Cheyenne (32), Les cavaliers du destin (33), Le texan chanceux (34), où il est associé de John Wayne découvrant une mine d’or, convoitée par le méchant (Yakima Canutt), il joue avec Randolph Scott dans Wild horse Mesa (32), puis Blue steel (34) : c’est le shérif soupçonnant Wayne de vol dans Randy rides alone (34)
Harry L. Fraser le dirige dans The fugitive (33) et Sous le ciel de l’Arizona (34), ce dernier avec John Wayne. Lewis D. Collins dans The man from Hell et The brand of hate en 34. Armand Schaefer dans The fighting texans (33)-George Belford dans The boiling point (32)… Et David Howard dans In old Santa Fe en 1934…  Tumbling Tumbleweeds en 1935. Wayne encore, et encore méchant dans The star packer (34), et L’homme de l’Utah (34)… et Le territoire sans loi (34)… joue encore avec lui dans Texas terror (35), Rainbow valley (35) The lawless nineties (36), The outlaw tamer (35) de JP McGowan

Puis, il jouera avec :

-Richard Dix : Man of conquest (39)
-George O’Brien : Thunder mountain (35)
– Tim McCoy : Justice of the range (1935)
– Hoot Gibson : Lucky Terror (34) de Alan James
– Henry Fonda : La jolie batelière (1935)
– Buck Jones (The throwback, 1935, Silver spurs, 1936), etc.
– Kermit Maynard (Song of the trail, 36)…
– Tom Keene (The painted trail, 1938)
– Bill Elliott : Calling Wild Bill Elliott (43)
– William Boyd (dont serial Hopalong Cassidy) : The frontiersmen, Hop-Along Cassidy, The eagle’s brood, Bar 20 rides again, Heart of the West, Call of the prairie, Le cavalier mystèreHopalong Cassidy returns, Trail dust, Borderland, La vengeance du cow-boy, Rustler’s valley, Hopalong rides again, Texas trailAu Nord du Rio GrandeBar 20 Justice, In old Mexico, Au coeur de l’Arizona, Pride of the West, en 1939 : Sunset Trail, Silver ont the sage, Renegade Trail… Valley of the lawless (1936)
Fred Mac Murray (La légion des damnés)
Beaucoup de Roy Rogers dans les années 30-40 : The Arizona Kid, Jesse James at bay, The ranger and the lady, Southward Ho, In old caliente, Wall street cowboy, In old Monterey, Saga of death Valley, Days of Jesse James, The Carson City Kid, Colorado, Young Bill Hickok, Lights of old Santa Fe, Bells of Rosarita, The man from Oklahoma, Along the Navajo trail, Sunset in El Dorado… et Roy Rogers (de Joseph Kane) encore en 1941-42 : Robin Hood of the PecosIn old cheyenne, Sheriff of Tombstone, Badman of deadwood, Red river valley, Man from Cheyenne, South of Santa Fe, Sunset on the desert, Romance on the range, Sons of the pioneers, Sunset serenade, Heart of the golden West, Ridin down the canyon…

John Wayne, Ella Raines, George Gabby Hayes

années 40 :

Young Buffalo Bill (1940) Wagons Westward – The Carson city kid (40) – L’escadron noir (1940) de Raoul Walsh… The ranger and the lady – Colorado – Young Bill Hickok – Melody ranch – Robin Hood of the Pecos – In Old Cheyenne – Sheriff of Tombstone – Nevada city (41)- Jesse James at bay (41)- Man from Cheyenne South of Santa Fe Romance on the range

Sunset on the desert (en vedette !) – Sons of the pioneer Sunset serenade Heart of the Golden West – Ridin down the canyon – Calling wild Bill Elliott-The man from thunder river
Bordertown gunfighters Wagon tracks West Overland mail robbery Death Valley Manhunt La ruée sanglante-Mojave firebrand – Hidden valley outlaws Tucson raiders Marshal Reno… l’Amazone aux yeux verts (1944) – Utah-Bells of Rosarita – Man from Oklahoma
Along the Navajo trail-Sunset in El DoradoSong of Arizona (46)
Bad man’s Territory (46) – Rainbow over Texas – My pal Trigger
Under Nevada skies Roll On Texas Moon
Home in Oklahoma Du sang sur la pisteWyoming
Red river valley – Far-West 89-La descente tragique (1948) ; Brahma taureau sauvage-El Paso, Ville Sans Loi (1949)… La piste des caribous (50) est son dernier western… avec Randolph Scott, à qui il donna souvent la réplique, un tandem adorable !

Ella Raines by didgiv


SONG OF THE TRAIL de Russell Hopton (1936)

D’après James Oliver Curwood

Avec Kermit Maynard, Evelyn Brent, Fuzzy Knight, George Gabby Hayes, Wheeler Oakman


A l’Ouest des montagnes
West of the divide (1934)

De Robert N. Bradbury.

Autres titres français : L’HONNEUR RETROUVE, LE SANG DE LA VENGEANCE.

Scénario : R.N. Bradbury

Photo : Archie Stout. Durée : 55 mn. Sortie USA : 1er mars 1934

Avec John Wayne : Ted Hayden
Virginia Brown Fair : Fay Winters
George Hayes : Dusty Rhodes
Et Lloyd Whitlock ; Yakima Canutt

Laissé pour mort lors de l’agression de sa famille douze ans auparavant, Ted revient dans sa ville natale pour identifier l’assassin de son père et et retrouver son jeune frère disparu…

Entre 1933 et 1935, John Wayne tourne 16 films à petit budget pour Lone Star-Monogram : moins de 4 jours de tournage pour 10 000 dollars chaque western, mis en scène par Robert North Bradbury avec le truculent George Gabby Hayes et Yakima Canutt dans le rôle du méchant, et aussi doubleur de John Wayne

Pour la première fois dans l’histoire du western, on commence à utiliser pour les scènes de bagarres des objets tels que des chaises, des tables ; dans toutes ces productions, une musique minimaliste et peu de scènes en extérieur pour économiser les coûts. A l’OUEST DES MONTAGNES est le 4e western de cette série, et l’un des meilleurs. Dans l’une des scènes de bagarres, Wayne tourne lui-même, et c’est une nouveauté, une bagarre sans être doublé par Yakima Canutt


La descente tragique (Albuquerque) (Silver City)
De Ray Enright (1948)

Randolph Scott et B. Britton

Avec Randolph Scott (Cole Armin), Barbara Britton (Letty Tyler), George ‘Gabby’ Hayes (Juke), Lon Chaney Jr. (Steve Murkill), Russell Hayden (Ted Wallace), Catherine Craig (Celia), George Cleveland (John Armin)
Et Irving Bacon, Russell Simpson, Dan White, Lane Chandler, Chuck Roberson, Cap Somers, Forrest Taylor, Lee ‘Lasses’ White, et Chuck Roberson (et cascadeur)

Cole Armin arrive à Albuquerque pour y travailler avec son oncle John Armin, qui a le monopole du transport du minerai extrait des mines voisines

Un  western de série de la Paramount en Cinecolor -belles couleurs orangées- avec un budget confortable, réalisé par l’efficace Ray Enright, à qui l’on doit de bons westerns dont plusieurs avec Randolph Scott, ou comme Montana avec Errol Flynn. Il aborde le thème de la concurrence entre les sociétés de transport de minerai et donc du convoi de l’or, peu décrit dans les westerns à cette époque

R. Scott et Catherine Craig

Le clou du film est un combat entre Randolph Scott et l’acteur de second rang Lon Chaney Jr., on a le plaisir de retrouver l’old timer truculent George ‘Gabby’ Hayes, le Walter Brennan des séries B, déjà dirigé par Ray Enright, et avec Randolph Scott, dans Far-West 89, plus passionnant néanmoins que ce western de routine

B. Britton et Russel Hayden

Raymond Hatton/La ruée sauvage (The Texans)/Arizona Bill

RAYMOND HATTON (7-7-1887/21-10-1971)

Engagé par Mack Sennett en 1914, il forme un tandem populaire avec Wallace Beery, réussit le passage au parlant et compose dans ses westerns dès les années 30 un personnage de chiqueur de tabac, faire-valoir des stars apprécié, comme John Wayne, Buck Jones ou Johnny MackBrown, il est un des personnages principaux de la série des ROUGH RIDERS et incarne souvent des shérifs ou marshals.
Plus de 300 films et beaucoup de westerns à son palmarès, le dernier était… LE GLAS DU HORS LA LOI en 1965.


Principaux westerns 

THE SQUAW MAN (1914) de Oscar Apfel, Cecil B. DeMille
CHIMMIE FADDEN OUT WEST (1915) THE VIRGINIAN (1923) LA RUEE SAUVAGE (1925) de William K. Howard
Rogue of the Rio Grande (1930) –Woman Hungry (31) de C.G. Badger
Le mari de l’Indienne (1931) Law and order (32) The fourth Horseman (32)Hidden gold (1932) Cornered (32) The vanishing frontier (1932) Under the Tonto Rim (1933) The thundering herd (1933) Terror Trail (1933)Wagon wheels (1934) Wanderer of the wasteland
NEVADA (1935) The rustlers of red dog (35) Stormy (35) Desert Gold (36)The Arizona Raiders (36) Zorro l’indomptable (1936) Arizona Bill (37) La ruée sauvage (1938)Come on, rangers (38) Frontier Pony Express (1939) Rough riders’ round-up (39) Wyoming outlaw
New Frontier (1939) The Kansas terrors (1939) Cowboys from Texas (1939) Wall street cowboy (39) Heroes of the saddle (40) Covered wagon days (1940) Rocky Mountain rangers (1940) Oklahoma Renegades (40) Pioneers of the West (1940) Kit Carson (1940) de George B. Seitz
Texas (1941) Forbidden Trail (41) Arizona Bound (41) de SG Benet
The gunman from Bodie (41) RIDERS OF THE WEST (1942)The girl from Alaska (1942)THE TEXAS KID (1943) de Lambert Hillhyer
LAND OF THE OUTLAWS (1944) L’Amazone aux yeux verts (1944) GUN SMOKE (1945) Northwest trail (45) BORDER BANDITS (46) SILVER RANGE (46) Rolling Home (46) Les conquérants d’un nouveau monde (47) THE DALTON’s WOMEN (50) COW COUNTRY (53) Thunder Pass (1954)Flesh and the spur (56) L’Indien blanc (57) The deputy (1959-61) Au nom de la loi… Cheyenne.
Feu sans sommation (1964) de Sidney Salkow


La ruée sauvage (The Texans) de James Hogan (1938) 

Après la guerre civile, un ancien soldat confédéré a une nouvelle bataille à livrer…

Avec Joan Bennett, Randolph Scott, May Robson, Walter Brennan, Robert Cummings, Raymond Hatton, Robert Barrat, Francis Ford, Hank Bell, Richard Denning, Clayton Moore, Wheeler Oakman, Jack Perrin, John Qualen

Un bon western « post civil war » de la Paramount avec Randolph Scott et le truculent Walter Brennan.

Joan Bennett


Arizona Bill
de J. Walter Ruben (1937)


Les aventures de « Trigger Bill », un notable et bandit. 

Avec Wallace Beery, Virginia Bruce, Dennis O’Keefe, Joseph Calleia, Lewis Stone, Bruce Cabot, Guinn ‘Big Boy’ Williams, Noah Beery, John Qualen, Robert Barrat, Raymond Hatton

Un des premiers westerns de la star de KING KONG et futur ami de John Wayne, Bruce Cabot

Virginia Bruce

 

Le masque de Zorro=The mask of Zorro/La légende de Zorro (The legend of Zorro)

The mask of Zorro (1998)

Germano-américain de Martin Campbell.

Musique de James Horner. Chanson I Want to spend my lifetime Lovin you de Tina Arena et Marc Anthony.

Avec Antonio Banderas (Alejandro Murietta/Zorro)
Anthony Hopkins (Don Diego de la Vega/Zorro)
Catherine Zeta-Jones (Elena Montero/de la Vega)
L.Q. Jones (Three fingered Jack),
Pedro Armedariz Jr. (Don Pedro)

1821. Le Mexique vit sous domination espagnole depuis trois siècle, est en train d’être libéré par le général Santa Anna qui est à quelques miles de Las Californias pour chasser les Espagnols. Zorro, qui a toujours combattu l’oppresseur espagnol, vient d’empêcher, avec l’aide de deux frères orphelins, Joaquin et Alejandro Murietta, l’exécution arbitraire de trois Mexicains, par les hommes de son ennemi juré le gouverneur espagnol Montero.

Mais Montero a réussi à démasquer Zorro, qui est en réalité Don Diego de la Vega, un noble espagnol vivant avec sa femme Esperanza, que convoite par ailleurs Montero. Zorro/De la Vega est arrêté par Montero, un de ses soldats tue Esperanza, au grand dam de Montero, qui tue le soldat maladroit et garde le bébé une petite fille Elena, Zorro est envoyé en prison….

20 ans après… En Californie. Le capitaine Love, de la Cavalerie, tue un des deux frères Murietta, qui sont devenus des bandits recherchés, Alejandro, prend la fuite. L’ex-gouverneur Montero arrive en Californie, dont il veut proclamer l’indépendance, pour la confisquer au Mexique. Dans la foule, Zorro, qui s’est échappé de sa prison, voit sa fille, Elena, aux bras de Montero, dont tout le monde, dont elle, croit qu’il est son père (il l’a élevée pendant toutes ces années lui faisant croire que sa mère est morte à sa naissance).
Puis, Zorro retrouve par hasard Alejandro, qui a juré de se venger de Love, le meurtrier de son frère. Zorro admire la fougue du jeune homme et lui propose de l’initier au combat et à l’escrime, afin d’en faire un nouveau Zorro.

Il le conduit dans sa « tanière » et lui propose une alliance. Alejandro, masqué, rencontre une première fois Elena et sort victorieux d’un premier combat contre les hommes de Montero. Ce dernier invite tous les Don de Californie à un grand banquet dans son hacienda, là, Alejandro se fait passer pour un gentleman et arrive à se faire inviter à la table de Montero, qui expose son projet de République indépendante de Californie. Sans combattre Santa Anna, mais en lui achetant la Californie avec des lingots d’or, issus d’une mine d’or ou de nombreux prisonniers et paysans mexicains sont contraints au travail forcé.

Entretemps, Elena apprend par la gouvernante qui l’avait élevée  qu’elle est en réalité la fille de de la Vega, et rencontre enfin le beau justicier masqué dont elle est tombée amoureuse, et qui a volé la carte de la mine d’or… Zorro/de la Vega vient lui révéler qu’il est bien son père, devant le comploteur Montero, qui l’arrête et l’emprisonne, une nouvelle fois. Elena aide son père (le vieux Zorro donc) à s’échapper, un double duel -Zorro contre Montero, le tueur de sa femme et Alejando contre Love, le tueur de son frère- va avoir lieu à la mine d’or, que Montero et Love avaient l’intention de faire exploser, en tuant tous les esclaves de peur que Santa Anna apprenne l’existence de la mine.. Zorro tue Montero et Alejandro se charge de Love. Puis, les justiciers libèrent les esclaves qui étaient enfermés et voués à la mort. Zorro, le papa d’Elena, est mortellement blessé… Le père et sa fille n’auront guère eu le temps de se connaitre.
Quelques mois plus tard, Alejandro et Elena sont ensemble, un bébé est né, Joaquin… Scène qui laisse deviner une suite, elle aura lieu en 2005 (LA LEGENDE DE ZORRO)

Un Zorro magistral –peut-être le meilleur de tous ceux qui ont été tournés-, entièrement tourné à Mexico. Anthony Hopkins, impeccable dans la peau du vieux Zorro sur son beau cheval noir Tornado, initie le jeune -Antonio Banderas- à l’art de la lutte, et aussi celui des mondanités, pour assouvir leur vengeance.
La superbe musique de James Horner aux notes mexicaines sur les beaux couchers de soleil bleu-orangés, les scènes d’action et d’escrime parfaitement chorégraphiées, tout concourt à faire de ce film un divertissement haut de gamme, sans aucun temps mort : on a l’impression que vingt minutes seulement se sont écoulées en voyant le film…

Beaucoup d’humour aussi, qui fait virer parfois ce Zorro au pastiche : la scène du combat avec le géant ou celle de l’étalon qui n’obéit pas, sont des moments quasiment burlesques..
Les dialogues aussi sont subtils. Quand le capitaine Love à la recherche de Zorro fait irruption avec ses hommes  dans l’église, le curé révolté lui dit – Vous êtes dans la maison de Dieu !, Love rétorque : . C’est pas grave, nous serons partis avant qu’il revienne

Quelques belles trouvailles scénaristiques aussi, comme le double duel final dans la mine, ou Zorro en lettres de feu grandeur nature, comme une œuvre de Land Art ! Seul bémol : comment Elena n’a-t-elle pas pu apprendre pendant toutes ces années qu’elle n’était pas la fille de Montero ? Catherine Zeta-Jones est magnifique dans la peau d’Elena, son duel/numéro de séduction avec Banderas, qui effeuille la belle à chaque coup d’épée, est d’une sensualité explosive !
Et enfin, un film qui n’oublie pas les vétérans de westerns (ce n’est pas le cas de tous), on retrouve ici L.Q. Jones et Pedro Armendariz Jr

Casting. Shakira aurait été pressentie pour jouer le rôle de Elena mais aurait refusé
Murieta. Le personnage du capitaine Love était joué par Arthur Kennedy dans le western MURIETA en 1956, de George Sherman


La légende de Zorro de Martin Campbell (2005)


Avec Alberto Reyes, Julio Oscar Mechoso, Adrian Alonso, Antonio Banderas, Pedro Armendariz Jr., Catherine Zeta-Jones, Mary Crosby

Suite du Masque de Zorro (2005) du même réalisateur, avec la délicieuse musique de James Horner. Le succès du premier n’est hélas pas réédité. Mais la magie opère toujours, grâce au savoir-faire de Martin Campbell.