Richard Boone/L’homme de l’Arizona=The tall T/Against a crooked sky

RICHARD BOONE (1917/1981)

 Avec sa gueule burinée et patibulaire, il est devenu, au fil de ses rôles dans les années 60 et 70, un des méchants adorés du public.

Expulsé des cours d’art dramatique où il s’inscrit, jeune, il s’illustre d’abord comme boxeur et part travailler dans les champs pétrolifères de Californie, avant de s’installer dans une communauté d’artistes de Los Angeles; puis, l’armée, il combat dans le Pacifique.
De retour aux USA, Boone va décroche des petits rôles à la TV, tout en apprenant le métier à l’Actor’s Studio.

Richard boone

Dessin de Didgiv. Boone était un des descendants d’un illustre pionnier, Daniel Boone

Il débute au ciné avec un contrat avec la Fox, et tourne des films de guerre, interprète Ponce Pilate dans LA TUNIQUE, premier film en Cinémascope. Boone rencontre vraiment le succès avec les 225 épisodes de la série western Have gun – will travel (1960-63), dont il réalise aussi 19 épisodes.

On le verra dans toute une série de westerns, où il joue en général les durs à cuire, surtout après 1963, date à laquelle il a un accident de voiture et se retrouve le visage en lambeaux : cet accident lui donne un nouveau visage, boursouflé, qui va en faire un des seconds couteaux les plus appréciés des réalisateurs

Richard boone dans BIG JAKE

BIG JAKE. Dans un rôle de méchants qu’il interprétait avec talent

westerns (rôles entre parenthèses):

La loi du fouet (1952)
Le gaucho (1952)
Return of the Texan (1952)
La dernière flèche
City of bad men (1953)
L’Attaque de la rivière rouge (1954)
Le raid (1954) de Hugo Fregonese
Chef d’un gang dans Robber’s roost (55)
Dix hommes à abattre (1955)
L’Homme qui n’a pas d’étoile (55) La corde est prête (1956) L’Homme de l’Arizona (1957), un de ses meilleurs rôles

John Wayne lui confie le rôle du général Sam Houston Alamo (1960), rôle que le Duke voulait au départ tenir lui-même.
Puis est la vedette de Tonnerre apache (61) où il endosse l’uniforme d’un officier de cavalerie.

Boone partage en 1964 l’affiche avec Stuart Whitman de l’excellent Rio conchos… Et toujours très bon dans le western pro-apache Hombre, en 1966, la série Cimarron, puis un western israelien (Madron) (1970), Boone campe le chef des bandits qui kidnappent le petit-fils de Maureen O’Hara et John Wayne dans Big Jake (71)… puis un pittoresque prospecteur alcoolo dans Against crooked sky (75) et un 2e western israëlien : Les impitoyables (76).

Richard Boone

Ciné Revue. Une filmographie impressionnante

Il retrouve pour son dernier western John Wayne, qu’il admirait énormément, pour le dernier film du Duke, Le dernier des géants en 76 : là, il incarne pour un ultime règlement de comptes un bandit qu’affronte le vieux justicier, joué par Wayne. Un film qu’il tourne aussi avec James Stewart, qu’il retrouve en 1978 dans le polar LE GRAND SOMMEIL.

Richard Boone. Il donne la réplique à Paul Newman dans Hombre en 1966

♦ Castings.
– Pour l’anecdote, John Ford désirait que Richard Boone et Anthony Quinn, qui avaient du sang indien dans leurs veines, jouent des chefs cheyennes dans son western Les Cheyennes en 1964
C’est finalement Ricardo Montalban et Gilbert Roland, deux acteurs d’origine mexicaine, qui obtinrent les rôles
– Richard Boone avait passé une audition pour le rôle que tient Chief Dan George dans LITTLE BIG MAN

Richard Boone, Hombre (15-2-66 cinérevue)

Richard Boone par didgiv.

dessin Didgiv : Tonnerre Apache, un western de cavalerie dans la grande tradition

L’homme de l’Arizona (The tall T)-de Budd Boetticher (1957)

Pat Brennan (Randolph Scott) est pris en otage avec la fille d’un riche propriétaire (Maureen O’Sullivan) par trois bandits (dont Richard Boone) voulant s’approprier la rançon.
Et avec Skip Homeier, Arthur Hunnicutt, Henry Silva, Robert Anderson…

Le western avec un grand W : un des 7 westerns Ranown (collaborations entre Scott acteur-producteur et le cinéaste Budd Boetticher), un budget limité pour cette histoire classique au rythme lent, basée sur un excellent scénario d’Elmore Leonard et Burt Kennedy.

Randolph Scott – dessin de Didgiv. Devenu riche, il préféra arrêter de tourner des westerns au moment où le genre agonisait en Amérique, et renaissait en Europe avec les westerns italo-espagnols

Des dialogues subtils, une pointe d’humour, un récit parfaitement mis en scène -c’est avec Comanche station un des meilleurs Boetticher-, la distribution est resserrée et offre à Richard Boone, en bandit rêvant de se ranger mais tout de même répugnant, l’occasion de livrer une étonnante performance tout en nuances, sa captive est interprétée par la belle Maureen O’Sullivan, la célèbre Jane des Tarzan avec Weissmulleret l’indispensable Arthur Hunnicutt campe le conducteur de la diligence. Tourné entièrement dans les sompteux décors naturels d’Alabama Hills en Californie.


Richard Boone

Richard boone

Dessin- Didgiv. La série qui l’a rendu célèbre : Have gun will travel = « Aies un revolver, tu voyageras »

Arthur Hunnicutt, Randolph Scott

Against a crooked sky
de Earl Bellamy (1975)

La fille d’une famille de pionniers est enlevée par une tribu indienne. Son frère se lance à sa recherche

Avec Richard Boone, Stewart Petersen, Henry Wilcoxon, Clint Richie, Shannon Farnon, Jewel Blanch, Brenda Venus.

Sur le thème du sacrifice, western « familial » original aux connotations bibliques tourné à une époque où le genre amorçait son déclin, par un réalisateur de télévision (Earl Bellamy a tourné 1600 épisodes de séries dont de nombreux westerns). Avec un surprenant Richard Boone (Alamo) en vieux trappeur alcoolo qui va aider un jeune homme à retrouver sa sœur enlevée par des Indiens. On pense évidemment à La prisonnière du désert… où un oncle partait à la recherche de sa nièce enlevée par des Indiens.

Richard Boone a rarement été tête d’affiche dans un western, (et rarement barbu dans un film), il redevient un second couteau l’année suivante en jouant un bandit dans son dernier western, Le dernier des Géants, c’est aussi le dernier film de John Wayne. Chanson interprétée par Jewel Blanch, chanteuse de country australienne.

James Dean/Géant (Giant)

James Dean (1931-1955)

by didgiv. Paul Newman ou Marlon Brando seront ses successeurs

dessin : Didgiv

dessin : Didgiv. A l’Est d’Éden avec Natalie Wood. La jeunesse américaine rebelle.,.

par Didgiv. Le rebelle le plus célèbre du cinéma


GEANT De George Stevens (1956)

Scénario : Edna Ferber, Fred Guiol
Musique : Dimitri Tiomkin

Avec Elizabeth Taylor : Leslie
Rock Hudson : Jordan
James Dean : Jett Rink
Carroll Baker : Luz
Jane Withers : Vashti
Chill Wills : Oncle Bawley
Et Dennis Hopper, Mercedes McCambridge, Sal Mineo, Rod Taylor

Jimmy prend le taureau par les cornes. 

James Dean by didgiv

James Deanby didgiv. Oscar du meilleur réalisateur pour Georges Stevens en 56

A travers la saga épique sur la vie d’un riche propriétaire de ranch Texan et d’un jeune ranchman, devenu magnat du pétrole, Géant montre la ruée sur l’or noir et l’émergence de l’économie du pétrole dans le sud des Etats-Unis. Ce western moderne a certainement inspiré les créateurs du feuilleton DALLAS, qui décrivait l’univers (impitoyable) des magnats texans du pétrole.

Liz Taylor - Geant
James Dean se tue dans un accident de voiture quelques jours après la fin du tournage, en septembre 1955. Le personnage qu’il interprète est directement inspiré de la vie d’un éleveur texan qui découvrit 11 champs pétroliers. Dean eut des problèmes relationnels pendant le tournage avec le réalisateur et avec Rock Hudson, mais s’entendit à merveille avec Liz Taylor, et  Dennis Hopper qui était son pote. Nommé neuf fois aux Oscars, c’est un chef d’oeuvre absolu, la beauté du récit et le charisme de ses acteurs permet de supporter quelques longueurs

Elizabeth Taylor by didgiv

Rock Hudson by Didgiv

Carroll Baker par FCARLOS

Dirk Bogarde/Le cavalier noir=The singer not the song

Dirk Bogarde (1921/1999)

Surnommé le « Rock Hudson anglais » dans les années 50, Dirk Bogarde a pris le pari courageux en 1962 d’interpréter le premier personnage homosexuel à l’écran, dans LA VICTIME de Basil Dearden.

Puis sa carrière a stagné, c’est Joseph Losey qui l’a relancé dans plusieurs chef d’œuvre comme THE SERVANT et ACCIDENT.
Bogarde est alors devenu un acteur phare du nouveau cinéma européen, tournant pour Luchino Visconti (MORT à VENISE), le premier Liliana Cavani (PORTIER DE NUIT), Alain Resnais (PROVIDENCE).

Dirk van der Bogaerde est né à Londres, monte sur les planches dès 1940, tourne des polars à succès, mais aussi beaucoup de mauvais films, s’enlisant inexorablement.
Sa performance, en domestique satanique de James Fox dans THE SERVANT en a fait une grande star, unanimement saluée.
Il a joué dans le western culte anglais Le cavalier noir (1961) de Roy Ward Baker, incarnant un bandit mexicain dont un prêtre catholique gagne l’estime ; ce dernier était interprété par John Mills, Mylène Demongeot faisait également partie de la distribution.

Dirk Bogarde était aussi à l’affiche de La vallée de l’or noir en 1957, dans le rôle étonnant d’un aventurier bagarreur, c’est un western contemporain.
Il a longtemps habité la France, et était un ami de l’actrice Capucine, au destin tragique.

cinérevue 19 mai 1966. Le jour précédant sa mort, il avait passé sa journée avec Lauren Bacall, sa meilleure amie

Anecdotes : Dirk Bogarde… (IMDB.COM)
soldat britannique pendant la WW II, il a participé avec les Alliés à délivrer les prisonniers de l’enfer nazi du camp de la mort de Belsen.
… était Président du Jury du Festival de Cannes 1984
Madonna voulait en 1990 qu’il apparaisse dans son clip Justify my Love, il déclina l’offre !
… refusa une offre de 150 000 dollars de la MGM pour jouer avec Natalie Wood dans LES PLAISIRS DE PENELOPE (1966).
…. refusa 150 000 dollars pour jouer avec Rock Hudson dans TOBROUK, COMMANDO POUR L’ENFER (1967)
… refusa de jouer le rôle que tint Glenn Ford dans LES QUATRE CAVALIERS DE L’APOCALYPSE (1962), et heureusement car ce fut un énorme échec.
… A failli jouer dans LE DOCTEUR JIVAGO (1965), mais David Lean lui préféra Omar Sharif.
… refusa le rôle du Père anglais dans LE JOUR LE PLUS LONG (1962).

Dirk Bogarde by mustangsal

Dirk Bogarde by Mustangsal. Il se lia d’amitié avec Rock Hudson sur le tournage de La vallée de l’or noir en 1957


Le cavalier noir (The singer not the song)-Anglais de Roy Ward Baker (1961)
Dirk-Bogarde

Dirk Bogarde. Western qui aborde le thème alors tabou de l’homosexualité, très rare dans ce genre cinématographique

Scénario : Nigel Balchin d’après le roman de Audrey Erskine Lindop (1953)

Avec : Dirk Bogarde (Anacleto Comachi), John Mills (Michael Keogh), Mylène Demongeot (Locha de Cortinez), Laurence Naismith (Vieil Oncle)

Le conflit entre un prêtre et un bandit local dans une petite ville mexicaine. Le père Keogh vient à Quantana pour prendre la relève d’une congrégation catholique dont le pays vit sous la terreur du bandit local Anacleto

Western culte anglais tourné près de Malaga en Espagne, pour les extérieurs, en studio à Pinewood, les producteurs pensaient initialement à Charlton Heston ou Marlon Brando pour tenir le rôle du bandit (Bogarde a été surnommé le « Rock Hudson anglais« , mais il est évident que « Le Marlon Brando anglais » aurait mieux convenu !). Le film souffre de longueurs et a un peu vieilli. Insolite western, avec des voitures, beaucoup de dialogues.

Mylène Demongeot, décédée en décembre 2022, raconte dans son autobiographie que le prêtre devait être interprété par Charlton Heston. Mais celui-ci, choqué par l’homosexualité du sujet, « s’est retiré du projet à trois semaines du tournage. A la place, on nous donne un charmant petit homme, le comédien John Mills (…) Le sujet était fort hardi pour l’époque, d’ailleurs c’est un de mes films préférés très appréciés par Les Cahiers du Cinéma, notre bible intellectuelle en ces années-là »

Le film, sorti en Europe en 61, aux Etats-Unis en 62, rappelle par son thème (prêtre persécuté dans un Mexico sans foi ni loi) rappelle DIEU EST MORT de John Ford, et sa fin tragique  un écho « masculin » du duel final de Duel au soleil (1946) de King Vidor. On pense aussi à La bataille de San Sebastian

Célèbre pin-up des années 50-60, Marie Devereux, qui joue une serveuse mexicaine, est décédée en décembre 2019.

Dans son dernier ouvrage, MES MONSTRES SACRES, Mylène Demongeot évoque sa rencontre avec Dirk Bogarde et livre des anecdotes sur le tournage.
Lorsqu’elle voit arriver sur le tournage John Mills au lieu de Charlton Heston… « Je ne décolère pas. Furieuse, je crie même haut et fort au metteur en scène :
Comment puis-je tomber amoureuse de ce vieux type ? Vous êtes fous ! (…)
« Et si le prêtre avait été joué par Charlton Heston, alors je ne vous raconte pas : peut-être aurions nous été excommuniés ! En fait, c’était l’un des premiers films qui abordaient l’homosexualité. Et être amoureuse d’un prêtre catholique… aïe, aïe, aïe ! (…) »

« Le tournage s’est déroulé sans problème majeur. Roy Baker (…) était comme tous les metteurs en scène américains, c’est-à-dire qu’il ne délivrait aucune indication, silence frustrant lorsque vous venez de France, pays où les metteurs en scène « dirigent » les acteurs. Nous avons souvent évoqué ce sujet avec Juliette Gréco qui, elle, venait de tourner Les racines du ciel avec le grand John Huston. Lequel ne disait pas d’autre mot aux acteurs que « Partez »-« Coupez »-« Print » (bon à tirer). Elle en était restée malheureuse ».
(MES MONSTRES SACRES, Flammarion).

Lone Ranger, naissance d’un héros=Le justicier masqué/Johnny Depp

Lone Ranger : Naissance d’un héros (The Lone Ranger) (2013) 

dessin de Didgiv

dessin de Didgiv. La vengeance d’un ex-Texas ranger devenu justicier masqué : aidé de son complice l’Indien Tonto, il va se venger du bandit qui a tué son frère et affronter le dirigeant corrompu d’une Société de chemins de fer

De Gore Verbinsky.
Production : Jerry Bruckheimer
Scénario : Ted Elliott, Terry Rossio et Justin Haythe-Musique : Hans Zimmer
Photo : Bojan Bazelli

Avec :
Johnny Depp (Tonto), Armie Hammer (John Reid), William Fichtner (Butch Cavendish), Tom Wilkinson (Cole), Ruth Wilson (Rebecca), Helena Bonham Carter

Le film commence par un flash-back, un Vieil Indien qui sert de décor dans une attraction foraine sur le vieil Ouest, avec des bisons empaillés, raconte à un enfant l’histoire du Lone Ranger… un justicier masqué qui lutta contre des bandits et le dirigeant corrompu d’une compagnie de chemins de fer.

Le Flash-Back du début est un clin d’oeil évident à Little big man (un vieil Indien raconte son passé à un jeune)…

Un groupe de Texans dont les deux frères Reid traque une bande de hors-la-loi dont le chef est l’ignoble Butch Cavendish. Cavendish et sa bande font tomber les Texans dans une embuscade, les tuant tous… sauf John Reid, qui est soigné par l’Indien Tonto qu’il avait croisé dans un train. Le frère de John  Reid a été tué dans l’embuscade. John Reid va tout faire pour venger son frère aidé de Tonto, et découvrir qu’au plus haut sommet de la compagnie des chemins de fer se trouve un traitre qui fait accuser les Comanches des pires crimes pour que leur territoire puisse être conquis, ainsi que la mine d’argent qui s’y trouve…

Johnny Depp, extraordinaire dans le rôle de Tonto, l’Indien « cinglé », qui en montrant autrefois à des bandits où se trouvait la mine d’argent, près de sa tribu,  a indirectement provoqué son massacre

Le western renvoie à d’autres chef d’oeuvres du genre, Il était une fois dans l’Ouest, car il raconte l’épopée de la création du chemin de fer, et comme Buffalo Bill de Wellman (44), montre les problèmes que cela posait avec les Indiens. Il puise dans une thématique western variée, outre le chemin de fer, les Indiens (Comanches), il y a les bandits, les Texas Rangers, le thème du Justicier masqué et celui des mines d’or ou d’argent…

Harmie Hammer joue au départ une sorte d’anti-héros, un avocat idéaliste qui refuse de se servir d’une arme et qui peu à peu prend conscience des réalités grâce à Tonto : la loi n’est pas toujours du côté des bons, et un justicier doit parfois… être masqué. Il se mue en super-héros invincible et là, on tombe dans le fantastique : une pluie de flèches peut s’abattre sur lui, jamais il ne sera atteint. Car pour Tonto, l’esprit des Anciens l’accompagne dans sa quête vengeresse.

Le justicier masqué découvre que la corruption atteint jusqu’au plus haut sommet de la direction des chemins de fer, qui utilise les plus viles racailles pour faire accuser les Comanches de crimes atroces

L’humour est présent du début à la fin, et dans les scènes irrésistibles, celle du cheval du héros picolant du vin rouge est l’une des meilleures, Depp aussi est dans le second degrès permanent. Quand quelqu’un demande à Tonto quel crime il a commis, il répond : « Indien« … Mention à William Fichtner (et à ses maquilleurs) qui joue un bandit ignoble, dignes de ceux campés par Klaus Kinski dans les western spaghetti des années 70.

Superbe musique (le final avec la musique de Rossini est un grand moment !) et de magnifiques décors, dont la Monument Valley, immortalisée dans les westerns de John Ford, depuis La chevauchée fantastique jusqu’à La prisonnière du désert.

budget de 225 millions de $, le film a rapporté (recettes internationales) 261 millions de dollars

La longueur du filma certainement découragé les spectateurs. Une autre grosse production western des années 80, La porte du Paradis, avait été un échec retentissant à cause de sa longueur… Mais ces 2h15 passent pourtant très bien, notamment grâce à un excellent scénario et aux flash-backs… On ne s’ennuie pas une seconde !

Les amateurs de westerns sont aux anges : les références ne manquent pas. Le héros se demande à la fin quel nom il pourrait porter, et suggère à son ami indien Le cavalier solitaire, qui est le sous titre de Pale rider, chef d’oeuvre de Clint Eastwood  (et aussi celui d’une série avec Lee Horsley). Il décide de nommer le cheval blanc qui les a sauvés de la mort… Silver. Silver était le cheval de Buck Jones dans environs 70 films.

The Lone Ranger : genèse dans le cinéma du héros justicier masqué

La figure du Lone ranger s’inscrit dans le sillon du justicier légendaire masqué, le personnage naît dans les années 30 et va évoluer sur différents supports dans les années 30 à 50. C’est une adaptation des westerns de série The lone ranger des années 30, et de la série des années 50, mais il y eut aussi un feuilleton radiophonique à la base…

Un film en 1938, Les justiciers du Far West (1938), précède un serial de 15 histoires, The lone ranger rides again (1939), tous ceux avec Chief Thundercloud


Les précédentes versions de Lone ranger

Au tout départ, un feuilleton radio de Fran Striker voit le jour en 1933, 2956 épisodes diffusés jusqu’à 1954, et aussi une série de romans de 1936 à 1956, ainsi que des comics (bande dessinées) qui débutèrent en 1938 (1), on réalise avec toutes ces fictions, sur différents supports, l’importance qu’a pris ce personnage  aux Etats-Unis.

Le romancier Zane Grey avait déjà décrit un tel héros dans son roman The lone star ranger

A la télévision…

Radio, BD, grand écran… il ne manquait qu’au petit écran de s’emparer du héros masqué : la série The lone ranger est extrêmement populaire aux USA entre 1949 et 1957, c’est Clayton Moore qui interprète le héros (sauf entre 1952 et 1954, John Hart tient le rôle).

La série des années 40 va inspirer un film en 1956, Le justicier solitaire (1956) avec Clayton Moore, Jay Silverheels et Lyle Bettger : un homme part à la recherche d’argent sur des terres considérées comme sacrées par les Indiens… Et un deuxième en 1958, où on retrouve Clayton Moore et Jay Silverheels dans le rôle de Tonto : Le justicier masqué.

En 1981, The legend of the lone ranger est le remake d’un film de 1952 qui était une fusion de trois épisodes de la série, mais qui fut un échec. Le téléfilm The lone ranger (2003) réalisé par Jack Bender avec Chad Michael Murray et l’Amérindien Nathaniel Arcand narre l’histoire des deux héros avant qu’ils ne deviennent une légende

Il y a également eu des comics et jeux vidéo inspirés de ce personnage, et deux séries d’animation : la première diffusée entre 1966 et 1968 sur CBS (13  épisodes), la deuxième produite par CBS au début des années 80, avec 28 histoires.

Enfin, SADDLE UP WITH DICK WRANGLER & INJUN JOE est une comédie de 2009, sorte de clin d’oeil aux Lone Ranger, elle met en scène un comédien has been interprétant un justicier masqué avec un Indien à l’écran…

The lone ranger (Nathaniel Arcand), téléfilm qui était prévu pour être le pilote d’une nouvelle série (déjà en 1961, un pilote Return of the lone ranger avait été tourné avec Tex Hill)

La figure du Justicier dans le western

La figure du Lone Ranger représente le mystérieux justicier masqué qui combat le crime avec un ami ou associé qui remonte à une vieille tradition, et qui fait penser à d’autres héros comme Zorro mais aussi dans d’autres genres, plus modernes et urbains, à Batman, Fantomas.

Dès les premiers westerns muets, Tom Mix, William S . Hart et Broncho Billy Anderson incarnent les héros justiciers, immaculés de blanc dans les westerns qui luttent pour la veuve et l’orphelin, prennent la défense des pauvres fermiers contre les propriétaires terriens cyniques.

Sur le modèle de ces héros, Ken Maynard, Gene Autry, Roy Rogers, reprennent le flambeau –et John Wayne aussi dans les westerns de la Republic… Une version moderne de Robin des Bois, qui vole aux riches pour donner aux pauvres !
Didier Givannel


JOHNY DEPP (1963)

Johnny Depp a commencé dans des films d’horreur et de guerre (PLATOON) puis rencontre la célébrité avec la série 21 JUMP STREET. Il va briller dans les films de cinéastes décalés comme Tim Burton, Emir Kusturica, Lasse Hallström ou Jeremy Leven.

cartons au box-office comme PIRATE DES CARAIBES

En 1995, Depp est la vedette du western en noir&blanc Dead Man de Jim Jarmusch, puis il joue un Amérindien dans The Brave (1997) qu’il réalise et dans lequel Marlon Brando a un rôle

dessin de Didgiv.On ne se lasse pas de découvrir chaque nouveau film de Depp, qui, sur les traces de Brando -il est comme lui un fervent défenseur des Indiens d’Amérique

Il donne sa voix au héros du western d’animation Rango (2011) de Gore Verbinsky et joue l’Indien allumé Tonto dans Lone ranger- Naissance d’un héros de Verbinski encore en 2013, superproduction montrant les Comanches dépossédés de leurs territoires par des spéculateurs

 par Deberg

Marilyn Monroe/La rivière sans retour=River of no return/Les désaxés

MARILYN MONROE (1926-1962)

Deux westerns dans la filmographie de Marilyn, et deux autres films se situant dans le monde des cow-boys ou du rodéo, dont l’action se déroule à une époque moderne (Bus stop et Les désaxés).

Marilyn Monroe

cinérevue 1973. « A l’écran, Marylin  est la femme la plus voluptueuse qui soit. Dans la vie, elle était quelconque. Et toujours en retard »… (Kirk Douglas-Le fils du chifonnier)

Marilyn Monroe dans Frou-Frou Comme Jennifer Jones à la fin des années 40, et ses contemporaines Kim Novak et Linda Darnell, Marilyn a cassé l’image du stéréotype féminin en introduisant un érotisme et un côté charnel très fort dans ses personnages

Et comme Jean Harlow, qu’elle admirait, elle incarne un archétype 100 % américain. Elle aura des imitatrices tant aux USA (Jayne Mansfield, Mamie Van Doren, Sheree North…) qu’ en Europe : Diana Dors, Martine Carol

Jane Russell Marilyn Monroe ciné revue 69

Elle grandit dans un orphelinat et dans un foyer adoptif sa mère étant fréquemment envoyée en hôpital psychiatrique. Elle fait en 1950 une petite apparition, comme danseuse, dans une comédie western, Le petit train du Far West (50)

by didgiv. En 1952, elle est la pin-up préférée du monde entier !

Marilyn décolle vraiment au cinéma avec le polar QUAND LA VILLE DORT (1950) et est élue vedette de l’année 1952, au grand dam de Joan Crawford. Son premier grand rôle en vedette est dans NIAGARA

Dans Bus stop, elle incarne Chérie, jolie chanteuse de cabaret dans une ville de rodéos, elle se produit chaque soir devant une foule de cow-boys surexcités.

Clash by night-with.Robert Ryan by Didgiv. Polar de Fritz Land en 52, Marilyn a le 2e rôle féminin derrière Barbara Stanwyck

Enfin, inoubliable dans le rôle de la sulfureuse saloon girl de La rivière sans retour en 1954, et des chansons qu’elle interprète, dont le magnifique One silver dollar… On se souvient aussi de l’assaut viril de Bob Mitchum dans la forêt !

D’elle, Robert Mitchum, son partenaire,  se souvenait d’une « fille gentille et travailleuse. Angoissée pendant la préparation des scènes. L’une d’elles m’a marqué. Elle devait courir vers la rivière. Je lui ai dit : « Attention ça glisse ! ». Elle me répond : c’est la panique, la fuite organisée. » Je lui rétorque : « Mais qu’est-ce que tu dis ? » Même réponse. Je regardais aussi la corde qu’elle devait couper pour que le radeau s’échappe. C’est alors qu’Otto Preminger a dit : « Moteur Action ». Marilyn a couru vers la rivière, glissé sur des feuilles mouillées et s’est cassé la jambe.
J’ai appris ensuite qu’elle était conseillée par un psychiâtre
»

Troublez-moi ce soir

Fiche de ses 3 polars :
QUAND LA VILLE DORT
LE DEMON s’EVEILLE LA NUIT
TROUBLEZ-MOI CE SOIR

Quand la ville dort -Marilyn Monroe

MarilynMonroe

Elle se suicida, thèse officielle, par surdose de barbituriques, pour certains suite à un différent avec la Fox, ou meurtre : complot du FBI ou de la CIA, complot communiste pour d’autres, dans lequel auraient été impliqués John et Bob Kennedy, l’acteur Peter Lawford, Frank Sinatra et un parrain de la mafia, Sam Giancana. Le psychiatre de Marilyn Dr Greenson, qu’elle appelait plusieurs fois par jour, sombra en dépression après sa mort. Il savait qu’elle aurait menacé de révéler quelques jours avant sa mort des informations compromettantes pour des hommes politiques

by Didigiv. Quand elle était jeune, Marilyn souffrait de bégaiement à cause d’une anxiété très forte qu’elle combattra adulte avec drogues, barbituriques, antidépresseurs et alcool

Marilyn Monroe (2)

Norma Jean est devenue l’icône Marilyn Monroe. Sa vie secrète entre les collines de Hollywood et les couloirs de la Maison Blanche a révèle un univers obscur où se croisent célébrités politiques et du cinéma hollywoodien, intellectuels, et mafieux…

Dessins de didgiv

Marilyn Monroe

Souffrant d’insomnies elle passait ses nuits à appeler ses connaissances au téléphone. Elle succomba à une surdose de barbituriques. Pour certains enquêteurs, une dose léthale lui fut injectée sous l’aisselle, de nombreux rapports médicaux le prouvant auraient été détruits après sa mort. Elle aurait appris des faits compromettants pour la sphère du pouvoir politique… Le 5 août 1962 à 4h52, elle est retrouvée morte dans sa maison de Los Angeles. Quelques heures avant s’y trouvait un des personnages les plus puissants du pays… 

Marilyn Monroe

dessin de Didgiv

peinture à l’huile de Didgiv. Son dernier film inachevé. Elle ne voulait pas le tourner mais la Fox avait les moyens d’entraver sa carrière si elle refusait. C’est son psychiatre qui l’incita à le tourner. Elle ne sait pas que cette scène de la piscine est la dernière qu’elle tournera…

Clark Gable, Marilyn Monroe

Le titre original veut dire Les mal-foutus. Le scénario d’Arthur Miller montre une Amérique agonisante. Les acteurs eux aussi sont mal en point. Marilyn dira de Monty Clift : le seul être qui soit encore plus perdu que moi ». Elle arrive toujours en retard sur le tournage

Humphrey Bogart et Marilyn Monroe

Humphrey Bogart et Marilyn by Didgiv

en 53, elle fait une pub pour la marque Westmore

pub de 1953 encore, cette fois pour le shampooing Lustre-Creme

Marilyn avait une libido très forte. Son premier époux, Jim Dougherty, racontait que quand ils étaient en voiture, quand elle lui posait la main sur la jambe, cela signifiait qu’il devait s’arrêter pour sortir de la voiture et faire l’amour !

Elle révéla dans les années 50 qu’elle avait à 20 ans accouché d’une petite fille qui fut placée par le patron de la mafia new-yorkaise Vito Genove dans une famille d’origine sicilienne…

Marilyn Monroe cinémondeCinémonde d’août 1960 (Dominique Chantal) : Marilyn veut Yves Montand !

« Gregory Peck devait être le partenaire de Marilyn dans LE MILLIARDAIRE. La star se montrait insupportable, et, excédé, Greg partit en claquant la porte. Alors, sans l’ombre d’une hésitation, Marilyn pointa un doigt rose sur ce nouveau venu en terre américaine : Yves Montand. Et il faut bien qu’il y ait eu coup de foudre, professionnellement parlant, entre eux, pour qu’elle s’écrie :
– C’est lui que je veux et pas un autre !
Yves n’accepta pas de suite.(…) Yves, et surtout Simone (Signoret), se méfiaient d’Hollywood. »

Certains l'aiment chaud

revue Festival 1959

* Film-photo de CERTAINS l’AIMENT CHAUD (Festival, 1959) et photo promotionnelle :
Marilyon monroe dans CERTAINS l'AIMENT CHAUD

Le film, qui est un pastiche de films de gangsters, est un remake de Fanfare d’amour (1952) et du film allemand Fanfaren der Liebe (51) de Kurt Hoffmann. Il reçut l’Oscar 1960 des meilleurs costumes. Marilyn reçut le Golden Globe de meilleure actrice 1960

Marilyn Monroe (cinerevue 1978)

Un de ses grands amours fut Arthur Miller, c’est le cinéaste Elia Kazan qui lui présenta l’actrice dans un studio de la Fox. Si Miller était un fervent communiste (mais pas stalinien), Marilyn, elle, n’avait pas d’engagement politique précis. Elle alla même soutenir l’effort de guerre en Corée dans les années 50 en allant chanter devant des milliers de GI surexcités. Néanmoins à cause de ses nombreuses sympathies de gauche, FBI et CIA l’avaient mise, dès le début de sa relation avec Kennedy, sur écoute téléphonique.

Marilyn Monroe by svetliaciok

Superbe !!! Marilyn Monroe by Svetliaciok. Darryl f. Zanuck la surnommait « tête de paille »

dessin de Didgiv. Alors qu’elle commençait à être célèbre, quand Marilyn adulte voulut retrouver et découvrir qui était son père, qui vivait avec sa 3e femme et les enfants de cette dernière dans le désert, celui-ci lui raccrocha au nez. Marilyn fut abattue pendant plusieurs jours. Sa mère était depuis son enfance en hôpital psychiatrique. Des blessures affectives qui marqueront ses relations avec les hommes

en 1948, elle pose nue pour le photographe Tom Kelley dans le calendrier Golden dreams. En 1952, alors qu’elle est devenue célèbre, elle est victime d’un maître chanteur qui menace de tout révéler. Marilyn Monroe l’annonce elle-même en prétextant avoir eu besoin d’argent. En, certaines de ces photos apparaissent dans le premier numéro du magazine Playboy, son éditeur Hugh Hefner ayant racheté les clichés pour 500 dollars

Marilyn Monroe by didgiv

drawing by Didgiv. 7 ans de réflexions est le plus gros succès de la Fox pour l’année 1955. Marilyn est alors au sommet de sa popularité et touche les plus gros salaires qu’une star ait jamais eus à Hollywood


Riviere sans retour (River of no return)-D’Otto Preminger et Jean Negulesco (1954)

Rivière sans retour… avec Rory Calhoun…byDidgiv

20Th Century Fox

Scénario : Frank Fenton d’après l’histoire de Louis Lantz
Photo : Joseph LaShelle
Musique : Cyril J. Mockridge, Lionel Newman
Chansons River of no return, I’m gonna file my claim, One Silver dollar, Down in the Meadow par Marilyn Monroe

Avec Robert Mitchum : Matt Calder
Marilyn Monroe : Kay Weston
Rory Calhoun : Harry Weston
Tommy Rettig : Mark, le fils de Matt
Douglas Spencer : Sam Benson
Murvyn Vye : Dave Colby
Don Beddoe : Ben

Un homme sortant de prison tombe amoureux d’une chanteuse de saloon au Canada. Ils vont affronter les éléments hostiles…

1875, Dans un campement de chercheurs d’or, Matt, qui vient d’être libéré d’une longue peine de prison, vient chercher don fils, Marc, 9 ans, qu’il a dû laisser avant de purger sa peine. Avant de partir avec son père, Marc fait ses adieux à Kay, la chanteuse du saloon, qui s’est occupé de lui depuis la mort de sa mère.
Matt, qui est veuf, s’installe avec le garçonnet dans une ferme en pleine nature, pour y vivre de pêche et de chasse

Avec Bob Mitchum… dessin de Didgiv

Rivière sans retour. Une des premières grandes réussites du Cinemascope… by Svetliaciok

Entraîneuse sexy, redoutables Indiens, paysages grandioses, joueur cynique… et premier western d’Otto Preminger : c’est un coup de maître, western devenu culte, ce film a une charme inusable, grâce en grande partie à la présence de Marilyn Monroe et de Robert Mitchum, héros décontracté et viril. Otto Preminger décrit avec son  talent habituel un camp de chercheurs d’or au Canada

Marilyn Monroe

Filmé dans les parcs de Banff et Jasper au Canada, paysages grandioses

Avec ses blue-jeans, sa guitare et sa tenue d’entraîneuse Marilyn est irrésistible, Robert Mitchum maîtrise sa libido avant de tenter un assaut viril et mémorable dans la forêt… On frissonne quand elle chante « One Silver dollar » ou « Down in the meadow« , où quand elle affronte, avec Bob et le petit d’homme Tommy Rettig, les éléments déchaînés

Pendant le tournage de Rivière sans retour, Marilyn fuyait Robert Mitchum réputé pour passer autant de temps dans les loges des actrices que sur le plateau ! Mais celui-ci confia que Marilyn un jour l’invita à passer une soirée chez elle, mais specifia-t-elle pas seulement pour le repas (!), il refusa. 

Trailer, meilleures scènes du film, et la douce voix de Marilyn !

One silver dollar… dessin de Didgiv

Marilyn Monroe

mon dernier dessin en date… novembre 2013

Marilyn Monroe by didgiv

Rory Calhoun, Marilyn Monroe par didgiv

Rivière sans retour. Marilyn est définitivement consacrée mégastar avec ce western, son second après Bus stop, de 54, le dernier sera Les Désaxés avec Clark Gable qui était son idole quand elle était jeune … par Didgiv


 Les désaxés-De John Huston

Scénario : Arthur Miller-Musique : Alex North

Avec
Clark Gable, Marilyn Monroe, Montgomery Clift, Thelma Ritter, Eli Wallach,James Barton

dessin de Didgiv. Clark aimait Marilyn et avait un côté paternaliste et protecteur avec elle. Le scénario est taillé sur mesure pour les deux stars. A cause de son alcoolisme, Clark avait souvent les mains tremblantes. Monty Clift aussi avait constamment sa bouteille de vodka pamplemousse avec lui

Venue à Reno avec Isabelle, son témoin, pour régler son divorce, Roselyn rencontre Guido, ancien aviateur, et Gay, cow-boy. Ensemble, ils vont fêter le divorce de Roselyn. La jeune femme tombe amoureuse de Gay, ils s’installent pour quelque temps dans la maison de Guido

Western anachronique, qui transpose les éléments du western dans un monde moderne, comme, l’année suivante Seuls sont les indomptés avec Kirk Douglas ou Le plus sauvage d’entre tous avec Paul Newman. Ce sont ces trois destins tragiques qui ont donné son aura au film, qui à l’époque n’a pas été un grand succès.

Arthur Miller divorce d’avec Marilyn au début de l’année 1961, leur relation se dégrade énormément pendant le tournage (ils font chambre à part).
Le film a été tourné en noir et blanc.
« C’est le meilleur film que j’ai jamais fait, la seule fois où j’ai vraiment été capable de jouer », avouera Clark Gable. Marilyn est souvent absente, en arrêt maladie, lors du tournage, ce qui rallonge sa durée (quatre mois au total). Jouer avec Clark Gable, son idole de jeunesse, la rend anxieuse, elle prend de nombreux somnifères pour pouvoir jouer correctement, elle souffrait d’insomnies depuis sa jeunesse

Trois personnalités aux destins tragiques similaires. C.Gable meurt quelques semaines après le tournage d’un infarctus, Marilyn quelques mois après (meurtre maquillé en suicide) et Clift ne tournera plus que trois films… Le chant du cygne de trois stars éclopées….