William Frederick Cody (Buffalo Bill)

William Frederick Cody dit Buffalo Bill
(26 février 1846 à LeClaire (Iowa) – 10 janvier 1917 à Denver)

Exposition Buffalo Bill à Villeneuve Loubet

Cette exposition est issue de la collection privée du Docteur Alain Frère. Affiches, objets, armes, costumes, bronzes…

Horaires : 10h – 12h30 / 15h – 17h30

Musée d’Histoire et d’Art
Rue de l’Hôtel de Ville
06270 Villeneuve Loubet
Téléphone : 04 92 02 60 39

La vie de Buffalo Bill…

buffalo bill

dessin de Didgiv

Le colonel William Frederick Cody est  né dans l’Iowa, le 26 février 1846.
À dix ans, il accompagne son père dans le Missouri et le Kansas, il exercera les activités de convoyeur de bestiaux (cowboy), participe à la ruée vers l’or de Pikes Peak, s’engage dans le Pony Express pour distribuer le courrier sur la ligne Missouri-Californine.

Pendant la guerre de Sécession, il est éclaireur de l’armée fédérale contre les Kiowas et les Comanches, puis soldat dans la 7ème de Cavalerie.

En 1866, il épouse Louisa Frederici, de Saint-Louis, fille d’un sénateur. Il travaille toujours pour l’armée, il est chargé de repérer les pillards et de faciliter le passage des rivières.

Buffalo-bill-

1867 : La Kansas Pacific Railway l’embauche pour chasser le bison, et servir ainsi la logistique de l’alimentation des ouvriers et employés.
La légende raconte qu’il en aurait tué 4280 en 17 mois…

dessin de Didgiv

Même s’il participe à l’extermination du bison, qui est la nourriture principale des Indiens, et qu’il va bientôt les affronter dans les grandes guerres indiennes, Bill va parallèlement se faire leur porte parole pour ce qui est de l’intégrité de leurs territoires et de leurs conditions de vie.

version sépia

1868. Il réintègre l’armée, participe à 16 batailles dont Summit Springs, qui est une défaite des Cheyennes.

De 1868 à 1873, il participe aux opérations militaires contre les tribus Sioux et Cheyenne.

En 1869, le journaliste Ned Buntline le baptise Buffalo Bill et écrit sa biographie, enjolivée d’histoires qui se racontent dans les saloons. Par ces écrits, il devient, comme Davy Crockett, Jim Bowie ou Kit Carson, un véritable héros.
Buntline convainc Bill de jouer ce rôle sur scène en 1872, en vedette dans LES SCOUTS DES PLAINES. Il va le faire pendant 11 ans, avant d’écrire lui-même sa propre autobiographie et d’autres romans d’aventures.

Buffalo Bill - Joel McCrea

merci à mon ami et collectionneur Jean-Claude Chalier pour ses magnifiques illustrations

En 1873, il est élu député à législature du Nebraska et sert de guide au grand duc Alexis de Russie dans des chasses exceptionnelles.

1876 : il est nommé pour la seconde fois chef des éclaireurs de la Cavalerie US dans le conflit qui oppose le gouvernement américain aux Sioux après la défaite de Custer à Little Big Horn.

Au cours d’une rencontre entre l’Us cavalerie et les Indiens à Bonnet Creek, tandis que les forces ennemies étaient en présence, un chef indien, Yellow Hand surgit brusquement et provoque Buffalo Bill. Bill tue son adversaire au terme d’un corps à corps à mains nues. Histoire qui sera le sujet du mélodrame de la saison théâtrale de l’automne cette année là : « Premier scalp de Buffalo Bill pour Custer ».

Battling with buffalo bill (1931) Lucille Browne

En 1883, il s’associe avec un dentiste du Nebraska pour monter son fameux WILD WEST SHOW : attaques de diligences, combat de Custer, les acrobaties de Buck Taylor à cheval, Sitting Bull lui-même est un des acteurs du show, ainsi que la tireuse d’élite Annie Oakley.
La troupe effectue une tournée internationale (Londres, 1887… Paris, 1889).

Une aventure de Buffalo Bill

En 1890 et en 1891, le colonel dirige la Garde nationale du Nebraska avec ses quartiers généraux à Pine Ridge, et prend part à la Bataille de Wounded Knee.

En 1893, il met sur pied un cirque avec des acteurs, célébrités de l’Ouest, Indiens aussi, et dirige un ranch à North Platte, Nebraska.

À la tête de son cirque, il donne des représentations devant la reine Victoria, le roi Edward VII, le roi du Danemark, le roi de Grèce, l’héritier au trône d’Autriche, etc. Mais il fera une mauvaise gestion de ses spectacles…

BUFFALO BILL

Puis, retour aux USA, Bill s’installe dans son ranch du Wyoming à Cody, près du parc du Yellowstone. L’armée le rappelle pour assurer l’ordre dans les mouvements indiens associés à la Danse des esprits (une danse menée en cercle venant d’un mouvement religieux), et se rend après le massacre de Wounded Knee pour y restaurer l’autorité.

Le fameux colonel William F. Cody est mort à midi,  le 10 janvier 1917, dans la résidence de sa sœur de Denver, dans le Colorado.

* Une partie de chasse avec le grand Duc de Russie :

http://historizo.cafeduweb.com/lire/12952-buffalo-bill-partie-chasse-grand-duc-russie.html

* Des images des films BATTLING WITH BUFFALO BILL (1931), BUFFALO BILL de William A. Wellman avec Joel McCrea et Linda Darnell, Annie, la reine du cirque (1950), et les affiches de BUFFALO BILL (1944) et UNE AVENTURE DE BUFFALO BILL (1936) :

Joel McCrea, Anthony Quinn (Buffalo Bill)

Joel McCrea, Anthony Quinn (Buffalo Bill 1944)

Annie la reine du cirque : Buffalo Bill est joué par Louis Calhern

Une Aventure de Buffalo-Bill/The Plainsman

Illustrations d’artistes du site stars-portraits.com :

Buffalo Bill by michaelalamo

Buffalo Bill by michaelalamo

Buffalo Bill by OldBoy

Buffalo Bill by OldBoy

Buffalo Bill by matt8

Buffalo Bill by matt8

Buffalo Bill par didgiv

Buffalo Bill par didgiv

Buffalo Bill, Sitting Bull by Tom-Heyburn

Buffalo Bill, Sitting Bull par mon ami Tom-Heyburn

John McIntire / Le traître du Texas (Horizons west) / La montagne jaune (The yellow Mountain)

Né un 27 juin… JOHN McINTIRE

 (27-6-1907/30-1-1991)

John McIntire

C’est un des plus célèbres seconds couteaux –avec parfois des têtes d’affiche- du western des années 40 à 60…
Avec son apparence assez rude et terre à terre, mais avec un brin de tendresse et d’humour, comme Ward Bond, il campait à merveille de valeureux cow-boys et des personnages pittoresques.
Son talent a une autre facette : il pouvait aussi incarner de splendides méchants, comme il le fit pour Anthony Mann dans trois de ses westerns : Winchester 73, Je suis un aventurier et Du sang dans le désert.
John McIntire ()

A l’ASSAUT DU FORT CLARK

Ses premiers westerns sont deux films de George Sherman, Bandits de grands chemins (1948) biographie romancée du bandit Black Bart, et Le barrage de Burlington (48), tous deux avec Yvonne de Carlo, puis Saddle tramp (50), Embuscade (1950) avec Robert Taylor, A l’assaut du Fort Clark (War arrow) (1953) sur la guerre qui oppose la cavalerie américaine, les Séminoles et les Kiowas pour le contrôle des plaines du sud.
Il joue le rancher qui charge Robert Taylor de convoyer 200 femmes vers leurs futurs époux dans Convoi de femmes en 1951…
Il joue avec Rock Hudson dans Victime du destin de Raoul Walsh et aussi dans Le traître du Texas (52) puis avec Tyrone Power dans Le gentilhomme de la Lousiane (1953).

John McIntire, Burt Lancaster (BRONCO APACHE)

BRONCO APACHE

En 1954 vient un magnifique western Bronco apache (1954).

Puis ce sont des séries B, Quatre tueurs et une fille  (1954), La montagne jaune (1954) de Jesse Hibbs… Et un grand western de et avec Burt Lancaster en 1955 : L’Homme du Kentucky.

L’homme du Kentucky (B. Lancaster, John McIntire)

Suivront Les forbans (1955), série B de Jesse Hibbs avec Anne Baxter, Le juge Thorne fait sa loi (1955) de Jacques Tourneur, l’excellent Coup de fouet en retour (1956) de Sturges avec Richard Widmark, Du sang dans le désert (57), Lueur dans la forêt (1958) avec Fess Parker et Le shérif aux mains rouges (59).

En 1960, McIntire interprète le shérif Al Chambers du célèbre thriller d’Hitchcock PSYCHOSE

Il poursuit avec des westerns dans les années 60 :

Les sept chemins du couchant (1960) avec Audie Murphy… Les rôdeurs de la plaine (1960) avec Elvis Presley… Les deux cavaliers de John Ford (1961)…

Il incarne un conducteur de diligence blessé par les homme du despote Dean Martin dans Violence à Jericho (1967), puis le Juge Parker d’Une bible et un fusil (1975) qui, exacerbé par la justice expéditive de Rooster Cogburn (John Wayne), lui demande de rendre son insigne.
On le verra encore dans Les nouvelles filles de Joshua Cabe (76), Honkytonk man d’Easywood en 1982 et dans le téléfilm Lone star (1983).

John et sa fille Holly – La grande caravane

Son dernier film est TURNER ET HOOCH en 1989 avec… Tom Hanks.

John McIntire a joué dans de nombreuses séries western comme Wichita Town (59)… Zane Grey theater... Bonanza ou Au nom de la loiLaramie et a été très populaire dans deux séries westerns, il reprit le rôle que tenait Ward Bond dans 152 épisodes de La grande caravane, après la mort de ce dernier, et était le frère de Charles Bickford dans la série Le Virginien.

Polars :
QUAND LA VILLE DORT (1950)

Famille.
Sa femme était l’actrice Jeanette Nolan, ils eurent un fils qui est également acteur, Tim McIntire et une fille Holly McIntire (photo ci-contre). Celle-ci a joué dans neuf série, dont La grande caravane avec papa, Rawhide et Le Viriginien.

John boit le café avec Elvis… Flaming star

Dans Je suis un aventurier (avec le chapeau noir)

Avec Tyrone Power dans Le gentilhomme de la Louisiane


Le traître du Texas (Horizons west) (1952) **

Robert Ryan, Rock Hudson

De Budd Boetticher
Scénario : Louis Stevens-Musique : Henry Mancini (et Herman Stein)
Photo : Charles P. Boyle
Durée : 1h20

Avec Robert Ryan : Dan Hammond
Julie Adams : Lorna Hardin
Rock Hudson : Neal Hammond
Judith Braun : Sally Eaton
John McIntire : Ira Hammond
Raymond Burr : Cord Hardin
James Arness : Tiny McGilligan
Dennis Weaver : Dandy Taylor
Rodolfo Acosta : general Lopez
Et Douglas Fowley, Dan White, Helen Gibson.
Et Richard Farnsworth (cascadeur)

Deux frères ayant combattu pour le Sud se retrouvent des deux côtés opposés de la loi.

Julia Adams

La guerre est finie. Les deux frères Dan et Neal, avec leur ami Triny, qui ont combattu dans les rangs des Sudistes, sont de retour chez eux au Texas.
A Austin, Dan fait la connaissance de Mme Hardin, mariée à un homme d’affaires cynique.
Puis ils retrouvent leurs parents qui espèrent que leurs fils vont reprendr le ranch, mais Dan veut devenir notable et s’enrichir.
Après avoir perdu une grosse somme au poker, il rejoint une bande de bandits dont il devient le chef. Il va affronter son frère, qui est révolté par ce qu’il est devenu…

L’affrontement Robert Ryan-Rock Hudson est intéressant, et nous vaut un beau règlement de comptes final familial, la mise en scène nerveuse de Budd Boetticher est toujours efficace, tous ses films sont courts (celui-ci dure 1h20), mais il arrive à boucler une bonne histoire servie par une distribution généreuse.

On retrouve ainsi Julia Adams, en femme vénale, Rodolfo Acosta, dans le rôle d’un général mexicain, Dennis Weaver, James Arness et Raymond Burr (L’HOMME DE FER).

Avec une superbe musique d’Henry Mancini, à qui l’on doit celle de LA PANTHERE ROSE, on a parfois l’impression d’entendre le début du refrain d’Autant en emporte le vent.


La montagne jaune (The yellow Mountain)
de Jesse Hibbs (1954) 


Avec Lex Barker, Mala Powers, Howard Duff, William Demarest, John McIntire, Leo Gordon, Denver Pyle.

Eunice Gayson

Décès d’Eunice Gayson (1928-208)

Elle était la toute première James Bond Girl du cinéma. Et la seule à avoir incarné la même James Bond Girl à deux reprises dans la fameuse série de films d’espionnage : d’abord dans JAMES BOND CONTRE DR. NO avec Sean Connery et Ursula Andress puis dans BONS BAISERS DE RUSSIE. A l’origine, elle devait jouer Miss Moneypenny, mais le rôle revint à Lois Maxwell, Gayson incarne Sylvia Trench,la petite amie de 007 dans les deux films.
Elle débute à la fin des années 1940 -après avoir été chanteuse d’opéra-, on la verra dans des films comme ZARAK LE VALEUREUX (1956) avec Victor Mature, LA REVANCHE DE FRANKENSTEIN (1958), film de la Hammer, après les deux James Bond, elle tournera surtout pour la télévision puis terminera sa carrière sur scène.

Anna Maria Ferrero

Décès de Anna Maria Ferrero (1934-2018)

Cette Romaine fut une célébrité des années 1950, elle débuta adolescente dans LE CIEL EST ROUGE (1949) puis obtient un premier rôle dans LES DEUX VERITES en 1952. Elle donnera la réplique à Gina Lollobrigida (LES INFIDELES), Mastroianni (LA FIEVRE DE VIVRE), on la verra aussi dans des films d’aventures (CAPITAINE FUOCO), de cape et d’épée (LA VENGEANCE DU FAUCON, LE CAPITAINE FRACASSE), historiques (GUERRE ET PAIX), de guerre (LE BOSSU DE ROME).

Elle cessa le cinéma après son mariage avec Jean Sorel.

Clint Walker / Sur la piste des Comanches (Fort Dobbs) / Plus mort que vif (More dead than alive)

Décès de CLINT WALKER (30 mai 1927-mai 2018)

Connu pour son rôle dans la série Cheyenne et le film LES DOUZE SALOPARDS, Clint Walker, acteur tout en muscles, est décédé en mai 2018. Il fut la vedette de western comme Le géant du grand Nord (1959), Le massacre de la colline noire (62).

Ses autres westerns :
The travellers (1957)
Sur la piste des Comanches (Fort Dobbs) (1958)
Le trésor des sept collines (1961)
le ranch maudit (1966)
Plus mort que vif (More dead than alive) (1969)
Sam Whiskey, le dur (1969)
Le plus grand des hold-up (1969)
Yuma (Téléfilm, 1971)
Pancho Villa (1972)
Chasseur de primes (téléfilm, 1972)
Le cri du loup (1974) Téléfilm
La loi de la montagne (1976)
Le bison blanc (1977)
Colorado (1978) Feuilleton
The gambler returns : The luck of the draw (1991) Téléfilm

Le plus grand des hold-up


Le trésor des sept collines :


Sur la piste des Comanches (Fort Dobbs) de Gordon Douglas (1958) 

Scénario de Burt Kennedy.
Avec Clint Walker, Virginia Mayo, Brian Keith, Richard Eyer, Russ Conway, Michael Dante…

Gar Davis (Clint Walker), recherché pour meurtre, échange son manteau avec celui d’un homme mort trouvé sur sa route. Il fait la rencontre de Celia Gray (Virginia Mayo), qu’il escorte avec son fils dans un Fort de la cavalerie américaine après les avoir sauvés des Indiens. Elle reconnait le manteau de son défunt mari…

Virginia Mayo – Paris-Hollywood


Plus mort que vif (More dead than alive)
de Robert Sparr (1969) ** 


Libéré de prison après 18 ans, Cain veut s’installer comme rancher, mais sa vie d’assassin le hante…

Avec Clint Walker, Vincent Price, Anne Francis, Paul Hampton, Craig Littler

Bon petit western américain à l’heure où le genre était envahi par les productions italo-espagnoles. Revigorant.

Anne Francis