Shalako/Honor Blackman/Jack Hawkins

SHALAKO
Western germano-anglais d’Edward Dmytryk (1968)

Scénario : James Griffith, Hal Hopper, Scott Finch d’après un roman de Louis L’Amour
Musique : Robert Farnon

SHALAKO Bardot Connery

Avec
Sean Connery : Shalako
Brigitte Bardot : Irina Lazaar
Stephen Boyd : Bosky Fulton
Jack Hawkins : sir Charles Daggett
Peter van Eyck : Frederick Von Hallstatt
Honor Blackman : Lady Daggett
Woody Strode : Chato
Et Eric Sykes, Alexander Knox, Valerie French, Don ‘Red’ Barry, Chief Thug Smith.

Deuxième western de Brigitte Bardot (après Viva Maria), tourné à Almeria, d’après une histoire de Louis L’Amour, qui se déroule en 1880 au Nouveau-Mexique.

A cheval, bottée et enjuponnée, elle a fière allure BB ! Elle campe une comtesse qui, avec les amis d’un baron prussien, fait une partie de chasse sur une réserve apache.
Attaquée par ceux-ci, elle est sauvée par l’agent fédéral Shalako (Sean Connery).

Brigitte Bardot

L’intrigue s’appuie sur des faits réels : à cette époque, de riches Européens aimaient se rendre aux Amériques pour des safaris.

Sean Connery a un cachet trois fois supérieur à Brigitte Bardot. Au moment du tournage, elle est en phase de séparation avec Serge Gainsbourg, et c’est à contre-coeur qu’elle se rend en Espagne tourner ce western. Les Indiens sont joués par des gitans espagnols, le tournage d’un autre western a lieu en même temps à Tabernas, Une corde, un colt avec Michèle Mercier…

à la sortie du film, BB dit « Le cinéma britannique est le meilleur du monde… y compris pour les westerns« . La critique et le public n’auront pas le même avis… Shalako sera un échec commercial.

… Chaque soir, BB et Michèle Mercier font la fête à l’hôtel Aguadulce. BB ne supporte pas le réalisateur Edward Dmytryk qu’elle trouve froid et distant.

Elle s’insurge un jour contre le traitement fait à un puma pour une scène du début du film.
« Cela vous plairait que je vous tire une cartouche paralysante dans les fesses ? » lance-t-elle !

Malgré l’affiche, éblouissante, Shalako est un échec, par rapport au coût important de son budget (il fit malgré tout près de 1,4 millions d’entrées en France)… « C’est vraiment le drame de ma vie » dira Bardot… qui fera encore un western –Les pétroleuses-, mais elle ne retrouvera pas le succès de Viva Maria.
Honor Blackman joue une captive blanche torturée par les Indiens, qui lui font avaler de force son collier de diamants !
♦ Le film devait réunir au départ Henry Fonda et Senta Berger et être tourné à Mexico. Mais en 1968, Henry Fonda n’avait plus du tout la cote à Hollywood (il partait d’ailleurs cette année-là en Italie tourner Il était une fois dans l’Ouest), et les producteurs proposèrent le rôle à Sean Connery.

arrêtez vos connery !

 

(janvier 68 ciné revue)

Décès de HONOR BLACKMAN (1926/2020)

Patrick McNee et Honor Blackman

L’Anglaise Honor Blackman a été rendue célèbre par son rôle de Cathy Gale dans la série CHAPEAU MELON ET BOTTES DE CUIR (1962-64), et de la James Bond’s girl Pussy Galore dans GOLDFINGER en 1964 ; très douée en arts martiaux, elle réalisa elle-même quelques-unes des cascades de la série.

Elle démarre au cinéma à la fin des 40’s, et obtient très rapidement des premiers rôles, notamment dans des thrillers.
Elle est apparue dans deux westerns, Shalako où elle retrouve Sean Connery (1968), elle y tient le rôle d’une captive blanche torturée par les Peaux rouges…
Et Rio Verde (1971) avec Dean Martin. Ainsi que dans Benjamin Franklin (75), une minisérie.

Elle a joué en 2012 dans un film d’horreur, COCKNEYS VS ZOMBIES. 


JACK HAWKINS (1910-1973)

Une longue carrière théâtrale avant de percer au cinéma à la fin des années 40 pour ce comédien anglais doué, qui joue les hommes à forte carrure dans les péplums (BEN-HUR), films d’aventures (LAWRENCE d’ARABIE), gangsters costauds dans les polars. Son rôle le plus marquant est celui du Major Warden du PONT DE LA RIVIERE KWAI, il campe le général Cornwallis dans La Fayette (1961), Otto Witt dans le fascinant ZOULOU (64), et Sir Daggett dans le western Shalako (1968).

Jack Hawkins by didgiv

BEN-HUR : dessin de Didgiv

Kitty Swan


KITTY SWAN
Actrice danoise qui joua dans une quinzaine de films dans les années 1960-70 ; elle est Gungala, la viergine della giungla (La vierge de la Jungle), un Tarzan féminin italien nommé Gungala,en 1967, rôle qu’elle reprend l’année suivante dans Gungala, la pantera nuda . Elle apparait aussi dans deux Tarzan en 1969 et 1972 avec Steve Hawkes.

1967-09-21 Kitty Swan - Virgin of the Jungle | WOmWAm Review Image ...
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1966-06 Kitty Swan - Parade 3 | WOmWAm Review Image Catalog


Gungala la vierge de la jungle de Romano Ferrara (avec Kitty Swan ...


Kitty SWAN : Biographie et filmographie



DESSIN DE DIDIGV

Lucky Luke (Daisy town)

Dessin animé franco-belge de René Goscinny (1971)
 Le cowboy et son copain le canasson Jolly Jumper affrontent les bandits de Daisy-City.

Avec les voix de Marcel Bozzuffi, Jean Berger, Jacques Balutin, Pierre Tornade, Roger Carel.

 

Premières aventures de Lucky Luke sur grand écran, sur un scénario de Morris, Goscinny et Pierre Tchernia, et musique de Claude Bolling.

Deux autres dessins animés sur grand écran suivront : La Ballade des Dalton en 1977 et Les Dalton en cavale en 1983… Beau brelan d’as au cinéma pour notre poor lonesome cowboy !

  • En 1972 sort DAISY TOWN en édition spéciale (édité et distribué dans le réseau Total), récit agrémenté des images du film (histoire illustrée et non bande dessinée), « le grand film de Morris, Goscinny et Tchernia » est-il écrit sur la page 1.
    Le dessin ci-dessous reprend l’illustration de la page 41, avec une couleur pour le fond différente.

Lucky Luke avec son éternelle clop au bec… DESSIN DE DIDIER GIVANNEL

 

d’après Morris. Couverture du 3e album des aventures du héros, ARIZONA.  Le dessin représentant Lucky Luke et Jolly Jumper est très différent du style qu’adoptera ensuite Morris, comme pour le Lucky Luke de DAISY TOWN (Dessin de Didgiv).

 

 

 

 

 

 

 

 

New York 1997 (Escape from New York)/The Thing

New York 1997
Anglo-américain de John Carpenter (1981)


1997. La navette présidentielle fait un crash dans Manhattan, qui est une immense prison fortifiée. Un voleur de banque a 24 heures pour retrouvrer et libérer le Président captif d’une bande.
Avec Kurt Russell, Lee Van Cleef, Ernest Borgnine, Donald Pleasance, Isaac Hayes, Harry Dean Stanton, Jamie Lee Curtis (voix).

Le cinéma d’anticipation avec un grand A. NEW YORK 1997 fut un gros succès de l’année 1981 : 25 millions de $ de recettes pour un budget de 6 millions. Carpenter réalise un film avec un suspense à couper le souffle et une atmosphère glauque et oppressante, s’inspirant d’un roman de Harry Harrison. Il imagine un New York futuriste (quelques années seulement après l’année de réalisation du film) où le crime aurait augmenté de 400%, et où Manhattan serait devenue une vaste prison surpeuplée et fortifiée à ciel ouvert, avec des bandes livrées à elles-mêmes, un Mad Max urbain en quelque sorte !
Interprétation sans faille de Kurt Russell, super-héros borgne tout en muscles, lancé à la rescousse d’un Président couard joué par le talentueux Donald Pleasance.
Métaphore de la délinquance qui explose alors dans les grandes villes américaines, ce chef d’œuvre est devenu culte, le génie de la caméra Carpenter -qui signe aussi la musique- livre un western ultra-moderne violent et futuriste décrivant un univers clos rempli de délinquants/guerriers humains. Carpenter est un fan de westerns (de nombreux seconds rôles du film sont des habitués du genre) : son ASSAUT de 1976 était une variante moderne de RIO BRAVO… et déjà un reflet d’un monde urbain dominé par l’anarchie.
Une suite du film est prévue ans les années qui viennent.

NY97


The thing
de John Carpenter (1982)


Musique : Ennio Morricone

Les membres d’une expédition américaine en Antarctique ramènent une créature répugnante gisant dans la glace et le cadavre gelé d’un chien. Le chien se transforme en monstre horrible avant d’être brûlé au lance-flammes par MacReady. Les membres de l’équipe disparaissent les uns après les autres, victime de cette « Chose » venue d’une autre planète…

Kurt Russell by Sionnach666

Kurt Russell by Sionnach666

Avec Kurt Russell, Wilford Brimley, T.K. Carter, Keith David, Richard Masur, Donald Moffat.

The Thing, c’est un peu Alien en Antarctique, un huis-clos oppressant, premier de la trilogie de l’Apocalypse de Carpenter, avec PRINCE DES TENEBRES et L’ANTRE DE LA FOLIE. L’originalité ici est la façon qu’à l’extraterrestre de prendre l’apparence de celui qu’il a mangé et digéré : ‘Je suis qui je mange’. Le décor glauque et blanc, l’univers glacé dans un blizzard permanent –tout fut tourné dans des studios réfrigérés- donne aussi au film une atmosphère angoissante. L’histoire est adaptée de La bête d’un autre monde, de John Campbell, et le remake de LA CHOSE d’UN AUTRE MONDE de Christian Niby et Howard Hawks en 1951. Et remake canado-américain en 2011.

The Thing est aussi la métaphore du virus invisible venu du cosmos et qui phagocyte l’humain avant de le détruire. Deux ans après le film vient le SIDA, l’extraterrestre microscopique représente les épidémies qui menacent l’humanité. Les films de SF sur ce thème sont légion, notamment THE HIDDEN (1987), et en remontant plus loin, L’INVASION DES PROFANATEURS DE SEPULTURES, en 1956, où des extraterrestres s’emparaient pendant la nuit du corps des habitants d’une ville.


Steve McQueen / Tom Horn… sa véritable histoire (Tom Horn) / Hold-up en 120 secondes (The great St. Louis bank robbery) / Le chasseur (The hunter) / The Blob (Danger planétaire)

STEVE McQUEEN (1930/1980)

Steve McQueen - cinerevue 1978

Star d’Hollywood la mieux payée en 1974

Le samedi 25 mai 1963, à 20h30, les téléspectateurs français découvrent une nouvelle série western. Au générique, une silhouette fine se détache avec une Winchester à canon scié plaquée sur sa hanche droite : un beau blond aux yeux bleux arrache une affiche d’avis de recherche collée sur un mur, un nom : Steve McQueen incarne Josh Randall… C’est  Au nom de la loi !

dans son premier film en vedette, The Blob… de la SF pure

dessin de Didgiv

dessin de Didgiv

Flash-back : il travaille à ses débuts pour un armateur grec, est émondeur d’arbres au Canada, sert dans les Marines, acteur de théâtre puis de cinéma avec MARQUé  PAR LA HAINE, au côté de Paul Newman. Il apparaît ensuite dans un épisode de la série Tales of Wells Fargo, en 58, avec Dale Robertson, puis obtient la tête d’affiche d’un film de SF, THE BLOB, en 1958 (ressorti en France en 1977), McQueen accepte 10% sur les bénéfices et banco ! le film est un succès. Puis, c’est un petit polar, HOLD-UP EN 120 SECONDES.

Steve and his daughter Terry walking around Los Angeles, 1964

Hold-up en 120 secondes (dessin de Didgiv)

Mais c’est la TV qui va faire de lui une star. Il incarne alors un personnage secondaire nommé Josh Randall dans un épisode d’une série qui s’appelle Trackdown, dont Robert Culp est la vedette ; cet épisode va servir de pilote à une autre série, Wanted, Dead Or Alive (Au nom de la loi), Steve est cette fois la tête d’affiche.

Steve McQueen (9-6-1966) Ciné revue)Il a décroché le rôle parmi 200 candidats grâce à ses talents d’écuyer et touche 40 $ par semaines ; les aventures de Josh Randall sont diffusées au cours d’une centaine d’épisodes pendant trois ans sur la CBS, dès septembre 1958, un succès énorme… en France dès 1963.
Les portes de la gloire s’ouvrent pour celui qui va incarner dans ses films suivants toute une série de personnages taciturnes (un peu comme Bronson), dans des polars comme BULLITT (1968), L’AFFAIRE THOMAS CROWN (1968), jusqu’ à son dernier rôle, LE CHASSEUR, en 1980 : c’est un chasseur de primes de notre époque, taciturne, pessimiste  sur le monde actuel.

Steve McQueen

(cinerevue 1980)

C’est lui qui accomplit les cascades, comme dans ses autres films, et monte les chevaux les plus sauvages, tel un as de rodéo…

Après la série dans laquelle il incarne le Josh Randall, McQueen fait trois entrées ratées au cinéma et sa carrière semble sérieusement compromise.
John Sturges le relance en lui offrant un rôle dans LA PROIE DES VAUTOURS au côté de Frank Sinatra.
Sa performance est saluée par la critique, ainsi que celle de Charles Bronson dans un second rôle.
Le cinéaste réengage en 1960 son poulain pour Les sept mercenaires, Bronson est encore de la partie. Dans la peau d’un sympathique tireur d’élite armé d’un fusil à chasse à canon scié, un de sept mercenaires qui défendent un petit village mexicain, il fait sensation.

Les trois westerns dans lesquels va jouer par la suite McQueen (quatre si on inclut les Reivers, dont l’action se situe en 1905), sont devenus culte.

McQueen

dessin de Didgiv

Il reprend le personnage joué par Alan Ladd dans LES AMBITIEUX (1964), un acteur appelé NEVADA SMITH, au passé mystérieux. Pour certains, Steve McQueen a repris la place laissée vacante par Alan Ladd, dans certains westerns des années 60, en jouant des héros errants, beaux et taciturnes et laconiques  souvent lancés dans une quête vengeresse…

Nevada Smith, réalisé en 1966, est l’histoire d’une vengeance implacable, celle d’un jeune métis dont les parents ont été assassinés. C’est le premier western dans lequel McQueen a le premier rôle, et qu’il produit.

BullitLa critique est mitigée, c’est un succès. Il est approché pour jouer dans Butch Cassidy et le kid (1969), mais il quitte le projet, mécontent du cachet qu’on lui propose. Et joue dans Les Reivers, savoureuse chronique du Sud rural au début du XXe s.
Dans les années 60, McQueen a été la star la mieux payée d’Hollywood…

Avec Junior Bonner (1972), il se met dans la peau d’un champion  de rodéo solitaire, nostalgique, dans un monde en évolution, le film n’est hélas pas un grand succès.
Enfin, il clôt sa carrière avec le fascinant personnage de Tom Horn en 1978, inspiré de la vie d’un authentique héros de l’Ouest accusé d’un meurtre qu’il n’avait pas commis.
Horn est pendu en 1903, à une époque où l’on tourne les premiers westerns.

Ce dernier rôle est la quintessence des personnages incarnés par l’acteur, un véritable reflet de lui-même : héros solitaire, courageux, peu bavard, pudique et souriant, défaitiste, jugeant avec irone le progrès qui arrive et l’absurdité des hommes (la scène où il est attaché et pendu, et où ceux qui y assistent sont tous équipés de fusils, alors qu’il ne peut même plus bouger, est percutante, il lâche ses amulettes indiennes qui tombent à terre et rend son dernier souffle).

En 1980, il est pressenti pour interpréter Rambo dans l’adaptation du roman « First Blood », projet qui l’intéresse beaucoup. Mais sa mort laisse le champ libre à Sylvester Stallone qui incarnera RAMBO en 1982…

Steve McQueen (LE CHASSEUR)Le 6 novembre 1980, on enlève à McQ (un de ses surnoms) une tumeur de 3 kilos mais le cœur ne résiste pas.
Un an après la disparition du dernier des géants, John Wayne -que Steve admirait beaucoup-, un autre mythe s’éteint, terrassé par un cancer, Steve McQueen, le dernier des chasseurs solitaires…

dessin de Didgiv

dessin de Didgiv

Pour la petite histoire, Steve McQueen  vient à Paris en septembre 1964 faire la promotion d’AU NOM DE LA LOI, et aussi animer à l’Hôtel Ritz la vente aux enchères de sa fameuse carabine, au profit du Mouvement pour les villages d’enfants.
C’est Gilbert Bécaud qui acquiert le fusil pour 1,5 million de francs de l’époque !

Steve McQueen (31-3-1966 Ciné revue)

Steve McQueen The reivers ciné revue 69

Dans la scène finale de poursuite à moto de LA GRANDE EVASION, Steve McQueen qui effectue aussi les cascades dans le film, joue à la fois le prisonnier qui s’enfuit le long des barbelés et aussi le soldat allemand qui le poursuit.

Steve McQueen (12-01-67 ciné-revue)_NEW

dans La cannonière du Yang Tsé

Steve-Jacqueline Bisset – 1968- cinérevue

Ciné revue 1978 : « Paul Newman m’a sauvé la vie ».

Abattu après son divorce d’avec Ali McGraw, Steve McQueen est allé vivre dans la maison de Paul Newman dans le Connecticut. McQueen, dont le moral était au plus bas, a repris goût à la vie en bêchant la terre, entretenant le jardin de son ami; faisant à nouveau des plans pour l’avenir, avec l’idée de tourner Tom Horn. McQueen sort maintenant avec Barbara Mintz, splendide mannequin, et veut que Paul Newman, producteur, lui trouve un rôle. Mais pour Paul Newman, cette demoiselle n’a aucun avenir à l’écran…


Tom Horn… sa véritable histoire (Tom Horn)
De William Wiard (1979)

Producteurs : Steve McQueen, Michael I. Rachmil, Fred Weintraub, Sandra Weintraub
Scénario : Thomas McGuane, Bud Shrake, d’après le livre Life of Tom Horn, government scout and interpreter.
Musique : Ernest Gold-Photo : John A. Alonzo
Durée : 1h38

Steve McQueen : Tom Horn
Linda Evans : Glendolene Kimmel
Richard Farnsworth: John C. Coble
Billy Green Bush : marshall Joe Belle
Slim Pickens : shérif Creedmore
Peter Canon : assistant du procureur
Elisha Cook Jr.: Stablehand
Et Roy Jenson, James Kline, Geoffrey Lewis

L’ ancien éclaireur Tom Horn est chargé par des éleveurs et propriétaires du Wyoming, sous la houlette de John Coble, de mettre fin aux agissements de voleurs de bétail. Il abat plusieurs voleurs, d’autres prennent la fuite.
Il noue une relation d’amitié avec l’institutrice du village. Mais les propriétaires trouvent qu’il va trop loin et ses méthodes expéditives nuisent à leur image. Ils décident de se débarrasser de lui, en montant une machination ; avec l’aide de son rival Joe Belle, et la complaisance du shérif, ils rendent Tom Horn responsable du meurtre d’un garçon de 15 ans.
Après une parodie de procès, il est condamné à la pendaison…

Une réalisation épurée et sans artifice pour narrer la fin tragique d’un héros solitaire, laconique et fataliste, un rôle taillé sur mesure pour Steve McQueen impeccable, déjà affaibli par le cancer ; il est aussi producteur associé du film.
Les scènes d’action sont rares, le récit, dépouillé, prend quelques libertés avec la vérité historique (l’évasion à la fin, il est seul alors que dans la réalité, ils furent deux à tenter de s’évader).

La fin est dure car on s’attache à ce personnage épris de liberté, et victime de sa réputation. Personnage dur, taciturne, taillé sur mesure pour McQueen.
Du fond de sa cellule, avec les amulettes indiennes qu’il tient dans la main, il regarde ces montagnes, symboles de la liberté  qu’il aime et qu’il n’a pu rejoindre, avant la sordide pendaison. La même année, MISTER HORN un téléfilm avec Richard Widmark relate un autre épisode de la vie de Tom Horn.


Hold-up en 120 secondes (The great St. Louis bank robbery)
de Charles Guggenheim, John Six (1959)

Steve McQueen par didgiv

Gino présente George, un étudiant fauché, à un chef de gang qui prépare un hold-up. Ann, sœur de Gino et ex-petite amie de George, est liquidée par le gang…

Avec Steve McQueen, David Clarke, Molly McCarthy…

Un petit film méconnu de Steve McQueen, qui venait de jouer dans THE BLOB, et qui allait entrer dans le vedettariat l’année suivante avec Les 7 mercenaires. Histoire basée sur des faits reels, et qui narre une tentative de hold-up dans une banque de Saint-Louis en 1953. Le film fut tourné dans cette ville, des policiers et employés de la banque jouent leur propre rôle. A redécouvrir.
   


Le chasseur (The hunter)
de Buzz Kulik (1980)

Les aventures d’un chasseur de primes professionnel nommé Ralph ‘Papa’ Thorson. Il rend visite au shérif John Strong de Houston à qui il demande de l’aide pour capturer Billy Joe, qui est le neveu de Strong. Ce dernier l’éconduit sans ménagement…

Avec Steve McQueen, Eli Wallach, Kathryn Harrold, LeVar Burton, Richard Venture, Ben Johnson…

Belle performance de Steve McQueen, qui incarne à la perfection, comme dans l’ensemble de ses films, le héros urbain solitaire et taciturne, un peu comme le Charles Bronson des JUSTICIER ou le Clint Eastwood des DIRTY HARRY. Le film s’inspire de l’autobiographie de Ralph Thorson, qui a un petit rôle dans le film, celui d’un barman. Dernier film de McQueen, qui décède 3 mois après la sortie aux USA.

Il retrouve Eli Wallach, qu’il affrontait dans le western Les 7 mercenaires en 1960. Si BULLITT, autre film de McQueena inspiré LE MARGINAL avec Belmondo pour la scène de la course poursuite, c’est ici un polar de Bebel –PEUR SUR LA VILLE– et sa célèbre scène de cascade sur le métro qui a inspiré les scénaristes du CHASSEUR.
Le film reçut des critiques, et reste axé autour de la popularité de Steve McQueen, qui, fatigué par sa maladie, a perdu de son panache notamment dans les cascades… et ça se voit à l’écran, dans Tom Horn, déjà, l’année précédente, il n’avait plus toute sa superbe !

Steve McQueen, Eli Wallach


The Blob (Danger planétaire) (1958) de I. Yeaworth Jr.

 Un extraterrestre géant et gluant sème la terreur dans une petite ville américaine. Tombé du ciel comme une météorite, il grandit à chaque humain qu’il mange. Les scientifiques découvrent que le blob est en fait une nouvelle arme virale, qui a pris lorsqu’elle se trouve en orbite des propriétés extraordinaires…
Avec Steve McQueen, Aneta Corsaut, Earl Rowe, Olin Howland, Elbert Smith
♠ Les années 1950 sont celles où le public américain raffole d’histoires avec des OVNI et extra-terrestres, parfois agressifs comme ici, parfois pacifiques, comme dans Le jour où la Terre s’arrêta.
Le thème de la peur d’une invasion mettant en péril la paix sur Terre renvoie aux événements historiques que vivent alors les Américains, le péril Rouge : les soviétiques, peur solidement ancrée dans l’esprit de tout Américain. Autre métaphore dans le Blob : lorsque l’extra-terrestre est devenu immense, il a de plus en plus faim et envahit un cinéma. Imaginez la peur des spectateurs dans la salle… le Blob vient jusqu’à eux et jusque dans les endroits où il se sent le plus en sécurité (comme la salle de cinéma) !
♣ Pensons aussi à ce que vit le 7e Art à l’époque, avec l’essor de la télévision, un nouveau média vient marcher sur les plates bandes du Cinéma et menace même à long terme l’existence des salles de cinéma. Le Blob, métaphore gluante de la petite lucarne ? A la fin du film, ont voit le blob être immergé dans l’Arctique (la congelation étant la seule arme que les humains ont trouvé pour le neutraliser). On pense à un autre film, réalisé bien plus tard, The Thing, de John Carpenter.
♥ L’idée du virus extraterrestre, prédateur invisible et dévastateur se nourrissant des humains (et grandissant à chaque humain qu’il contamine), est à cette époque -les années 1950- prophétique et renvoie à la peur du virus en général et à la panique qu’elle suscite, de moins en moins irrationnelle : de fait, en 60 ans, plus de 350 nouvelles maladies infectieuses pathogènes sont apparues : SIDA, SRAS, H1N1, H5N1, Ebola… et Coronavirus, le nouveau « blob » danger planétaire venu d’Asie ?…
♦ C’est une série B, car les acteurs, pas plus que le réalisateur, ne sont célèbres, et d’ailleurs un seul d’entre eux le deviendra par la suite : Steve McQueen. Il a réalisé un joli petit coup de poker sur ce film, n’acceptant pour salaire que 3000 dollars, avec en plus 10 % sur les profits, or, le film fut un succès, avec 4 millions de dollars de recettes pour un budget de 240 000 dollars. Le Blob réalisé en 1958 n’est sorti en France qu’en 1960.
Le Blob par le côté kitsch de ses effets spéciaux, et le fait que ce soit le premier film avec McQueen en vedette, est devenu par la suite un film culte, engendrant des suites ou des parodies, dont Beware ! The Blob de Larry Hagman, The Blob (1988) de Chuck Russell.