El Puro, la rançon est pour toi (La taglia è tua… l’uomo l’ammazzo) / Lisa Seagram

El Puro, la rançon est pour toi (La taglia è tua… l’uomo l’ammazzo) (El puro se sienta, espera y dispara)-
Western italo-espagnol de Edoardo Mulargia (1969) **

Photo : Antonio L. Ballesteros.

Musique : Alessandro Alessandroni.
Durée : 90 mn.

Avec : Robert Woods (El Puro)
Aldo Berti (Cassidiy)
Mario Brega (Tim)
Rosalba Neri (Rosie)
Marc Fiorini, alias Ashborn Hamilton Jr. (Gipsy)
Fabrizio Gianni (Fernando)
Maurizio Bonuglia (Dolph)
Giusva Fioravanti (Antonio)
Lisa Seagram (Nikki, la tenancière du saloon-hôtel)
Mariangela Giordano

Des chasseurs de primes recherchent une légende de l’Ouest, El Puro, pour toucher une prime de 10 000 dollars.

Le « professeur », Cassidy, Dolph et son frère Tim sont quatre chasseurs de primes dirigés par Gipsy, « la terreur de l’Ouest », sur les traces de El Puro, dont la tête est mise à prix 10 000 dollars. Ce héros de légende n’est plus que l’ombre de lui-même, et vit dans la hantise de la mort, passant ses journées à boire de la tequila. Son seul espoir est Rosie, une prostituée qui projette d’acheter un ranch et de vivre avec lui. Son ami Fernando, un vieillard qui vend de la tequila aux navajos, l’avertit que Gipsy le recherche, et lui conseille de vite partir au Mexique.

El Puro...

Rosalba Neri

Cassidy a suivi Fernando et sait maintenant ou se cache El Puro. La bande débarque chez Rosie, Cassidy la tue. Arrivant sur place, El Puro est pris pour le meurtrier, heureusement Fernando a recours à une ruse pour le sortir de prison et faire accuser un autre homme qui agonisait.
Dans le saloon de Nikki, El Puro abat Dolph. Convaincu qu’ils ne pourront avoir El Puro, le professeur quitte la bande. Le règlement de comptes arrive : Fernando, tue Cassidy, et El Puro se charge de Tim, et de Gipsy.

El Puro est hélas tué au moment ou il part pour le Mexique, par… le professeur, qui était resté dans les parages.

El puro...

Aldo Berti et Marc Fiorini… avant un smac surprenant

Un bon petit western-spaghetti qui privilégie la description psychologique sur l’action, c’est une série B du genre, avec peu de personnages et de figurants, superbe musique d’Alessandroni qui reprend des éléments de celle d’Ennio Morricone (dont les chœurs masculins) du BON LA BRUTE ET LE TRUAND.
Roberts Woods est crédible dans la peau d’un anti-héros laconique, le dos voûté, alcoolique, cigarillo collé aux lèvres, dans la lignée de Clint Eastwood, antihéros qui monte un mulet ayant la peau sur les os, et dont les seuls amis sont un gamin, un vieillard qui vend de la tequila aux Navajos, une prostituée… et sa bouteille de Tequila.

La paire d’as féminine du film : Rosalba Neri et la jolie Américaine Lisa Seagram, qui joue la tenancière du saloon. Seul hic : Mario Brega n’a vraiment aucune ressemblance avec le blond Maurizio Bonuglia, qui est censé jouer son frère.
Aldo Berti est effrayant, quand il s’acharne sur Rosalba Neri, la tuant car elle refuse de révéler ou se trouve El Puro.
Le clou du film est le face à face entre Gipsy (Marc Fiorini, excellent lui aussi) et El Puro : ce dernier, assis dans une chaise, abat avec une décontraction étonnante le chasseur de primes qui voulait sa peau… avant de subir le même sort, tué par le personnage du « professeur » (caricature de l’intellectuel avec des petites lunettes rondes).


Décès de LISA SEAGRAM (Née en 1936-2019)

C’était la tenancière du saloon-hotel de El Puro, la rançon est pour toi en 1969. Née à Brooklyn, cette très jolie brune débute dans des comédies américaines, puis apparait dans des séries (dont La grande caravane, Gunsmoke), une seconde carrière en Italie où elle a des premiers rôles, comme dans YELLOW : LE CUGINE en 1969, et des seconds rôles dans les westerns et comédies jusqu’en 1976.

Marisa Solinas / Sangue chiama sangue

Décès de Marisa Solinas (Marisa Anna Solinas)  (1939-2019)

Sœur de la chanteuse Vittoria Solinas (qui joue avec elle dans Sangue chiama sangue), l’Italienne Marisa Solinas est révélée par son premier film, BOCCACE 70 en 1962. Elle alterne ensuite films allemands et italiens et tourne quelques westerns : Un colt dans le poing du diable (1967), Qui a tué Fanny Hand ? (68), c’est une saloon girl (et sa soeur Vittoria aussi) dans Sangue Chiama Sangue (68), puis Giarrettierra Colt, en 1968, Blindman le justicier aveugle (71).

Un colt dans le poing du Diable

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Sangue chiama sangue (El Sancho… c’est le temps de mourir) (Blood calls to blood)
Western italien de Luigi Capuano (Lewis King) (1968) **
 A la frontière entre Mexique et USA, Sancho (Fernando Sancho) et son gang attaquent un monastère, tuant plusieurs moines sur leur passage, il s’emparent d’oeuvres d’art précieuses en or et diamants. Un étranger, un cowboy solitaire surnommé El Angel (Stephen Forsyth), apprend que son frère, qui faisait partie des moines, a été tué. Il poursuit le gang, pour châtier le meurtrier.

Et avec German Cobos, Antonella Judica, Léa Nanni (Marie-Anne), Marisa Solinas, Vittoria Solinas, Franco Fantasia, Rick Palanse, Francesco Porzi.

Un des meilleurs rôles de Fernando Sancho, prolifique second couteau des westerns italiens et espagnols -il en a tourné plus de cinquante !-, dans la peau, comme d’habitude, d’un bandit mexicain (il est crédité premier au générique mais c’est plutôt Stephen Forsyth le héros). C’est une bonne surprise, excellente musique de Francesco De Masi, qui s’aligne sur les standards américains, avec des sonorités hispano-mexicaines pour les scènes de danses et piano entraînant pour celles de saloon ; le film dans son ensemble s’inscrit plus dans la veine des séries B américaines que dans les westerns stylisés de Sergio Leone ou Sergio Corbucci, Luigi Capuano se montre bon directeur d’acteurs, peu de fausse note dans son travail.
Le second rôle féminin est tenue par Léa Nanni, qui a tourné une poignée de films dans les années 60-70, dont quelques westerns comme Prie… et creuse ta tombe ou Il lungo giorno della violenza (1971). Les deux soeurs Solinas jouent des chanteuse et danseuse de saloon.

♥ Le héros du film est joué par Stephen Forsyth, acteur canadien qui eut une courte carrière en Italie. Déçu des rôles qu’on lui donnait, il cessa de tourner en 1970, et retourna au Canada, où il devint compositeur de musique.

Le gentilhomme de la Louisiane / Julie Adams

Le gentilhomme de la Louisiane (The Mississippi Gambler)
de Rudolph Maté (1953) ****

Mark (Tyrone Power) et son compère Kansas John (John McIntire) pénètrent le milieu des joueurs sur un Riverboat. Ils attirent la méfiance des tricheurs et Mark tombe amoureux de la belle Angélique (Piper Laurie)…

Et avec Julie Adams, Paul Cavanagh, John Baer, Ron Randell, Robert Warwick, Guy Williams, Hugh Beaumont, Anita Ekberg, George Hamilton, Jack Perrin, Buddy Roosevelt, Angela Stevens, Dennis Weaver.
Belle histoire romanesque sur fond de Riverboat, avec un des plus grands séducteurs de l’époque, Tyrone Power, en ‘Mississippi Gambler’ et la superbe Julie Adams. Réalisation sans faille du Polonais Rudolph Maté (Horizons lointains), plusieurs seconds et petits rôles deviendront célèbres dans les années 60 : Guy Williams (futur héros de la série Zorro), le jeune premier George Hamilton, Anita Ekberg ou encore le talentueux Dennis Weaver. Du grand cinéma comme on l’aime !

Le gentilhomme de la Louisiane Tyrone Power Cinérevue oct 69_NEW

cinérevue 1969

Décès de Julia Adams (Julie Adams, Betty Adams) (17-10-1926/2019)

Julie Adams

Des jambes assurées pour 125 000 dollars !

Julie Adams et James Stewart

Créditée dans ses premiers films sous le nom de Julia Adams, Betty May Adams a tourné dans une quantité impressionnante de séries B et de westerns, les premiers étant The Dalton Gang (1949) de Ford Beebe, Hostile country (1950) de Thomas Carr et Colorado ranger (1950), qui sont les deux premiers d’un serial de 6 westerns avec James Ellison puis… les quatre autres sont  Marshal of Heldorado  (1950), Crooked River (1950), West of the Brazos (1950) et Fast on the draw (1950)

Creature from the Black Lagoon

1952 : Les affameurs est un de ses rôles les plus fameux : c’est une des deux filles du chef de la caravane qu’escorte James Stewart…
The treasure of lost canyon de Ted Tetzlaff
Le traître du Texas.

1953 : Victime du destin de Raoul Walsh avec Rock Hudson

Le gentilhomme de Louisiane avec Tyrone Power
Le déserteur de fort Alamo de Budd Boetticher
Révolte au Mexique de B. Boetticher
Soulèvement en Arizona (1953) de Lee Sholem

1957 : Slim Carter
1959 : Le shérif aux mains rouges de Joseph M. Newman

1965 : dans les bras d’Elvis en vedette chantante de rodéo, dans Tickle me
1971 : The trackers (tv)

Séries
Zane Grey Theater
 (1959) ; Steve Canyon (59) ; The Alaskans (59) ; Cheyenne ; Maverick (59-60) ; L’homme à la carabine ; Bonanza (61) ; Outlaws (61) ; Le Virginien (66) ; La grande vallée (66-68)

Jambes. Une publicité de la firme Universal dans les années 50 vantait ses charmes en avançant qu’elle avait gagné une récompense pour ses jambes « les plus symétriques du monde entier« , jambes qui, parait-il, étaient assurées pour 125 000 dollars !

Polar :
UN SILENCIEUX AU BOUT DU CANON (1974)

Révolte au Mexique (1953) :

Lawless Bred

The Jimmy Stewart Show

Patrice Martinez / La vengeance du forçat (Gunsmoke : Return to Dodge) / Winnetous Rückkehr

Décès de Patrice Martinez (1963-2018)

Née à Albuquerque au Nouveau-Mexique, cette jolie brune débute dans LE CONVOI (1978), puis la comédie western Trois amigos (1986). Un autre western en 1987 : La vengeance du forçat, elle joue une réceptionniste dans BEETLEJUICE, une Indienne dans Winnetous Rückkehr (1998), et Victoria Escalante/Dona Maria Arellaga dans Les nouvelles aventures de Zorro, 89 épisodes entre 1990 et 2011.


La vengeance du forçat (Gunsmoke : Return to Dodge)
Téléfilm de Vincent McEveety (1987) * 

Un brigand sort de prison et recherche ceux qui l’y ont envoyé 12 ans plus tôt, le juge et le shérif Matt Dillon.

Avec James Arness, Amanda Blake, Buck Taylor, Earl Holliman, Tantoo Cardinal, Ken Curtis, Milburn Stone, Patrice Martinez

Un des quatre téléfilms, suites à la célèbre série Police des plaines (Gunsmoke) qui battit un record de longévité sur le petit écran entre 1955 à 1974… Avec Patrice Martinez, héroine des Nouvelles aventures de Zorro.


Winnetous Rückkehr
Téléfilm allemand de Marijan David Vajda (1998) * 


Avec Pierre Brice, Candice Daly, Buffalo Child, Patrice Martinez, Pierre Semmler, Diego Wallraff

Pierre Brice retrouve son personnage de Winnetou qu’il a joué dans douze films des années 60 et 70, même type d’intrigue : l’intrépide indien vient en aide à des colons et Indiens menacés par des bandits. L’idée du scénario vient de Pierre Brice (décédé en juin 2015) lui-même. Le héros a pris quelques rides et la magie n’opère plus vraiment. Mais on retrouve la superbe musique de Martin Böttcher.

La pampa sauvage (Pampa salvaje) (Savage Pampas) / Rosenda Monteros

La pampa sauvage (Pampa salvaje) (Savage Pampas)
Film hispano-américano-argentin de Hugo Fregonese (1966) *

Musique de Waldo de los Rios.

Le capitaine Martin, un officier de l’armée d’Argentine (Robert Taylor), doit faire face à la désertion de plusieurs de ses hommes qui vont chercher du réconfort auprès de femmes que leur procure un bandit allié des Indiens.
Martin décide de convoyer des charriots amenant des femmes de petite vertu pour garder ses hommes. Furieux d’une telle concurrence, le bandit et les Indiens lancent une attaque contre l’expédition…

Et avec : Ron Randell, Marc Lawrence, Ty Hardin, Rosenda Monteros, Angel del Pozo, Felicia Roc, Charles Fawcett, Enrique Avila, José Jaspe, Julio Pena, José Nieto, Barta Barri, Sancho Gracia.

Magnifiques paysages espagnols représentant la pampa argentine pour ce western atypique et assez violent qui reste une curiosité, le cadre n’étant pas le Far West mais l’Argentine (pays natal du réalisateur Hugo Fregonese).
On y trouve toutefois tous les ingrédients du western, dont de sauvages Indiens. Seul western-paella ou spaghetti de Robert Taylor, on y retrouve Ty Hardin et la Mexicaine Rosenda Monteros (qui jouait la petite copine de Horst Buchholz dans Les sept mercenaires).
C’est une des dernières productions de Samuel Bronston à qui l’on doit de grosses épopées historiques comme LE CID, LA CHUTE DE l’EMPIRE ROMAIN, LES 55 JOURS DE PEKIN, LE ROI DES ROIS (dans lequel jouait Ron Randell, vedette de ce film), et aussi FORT SAGANNE.


Décès de Rosenda Monteros (Rosa Mendez) (31-8-1935 à Veracruz, Mexique/2018)

Rosenda Monteros jouait Petra, la jolie villageoise mexicaine que trouvait dans la forêt Horst Buchholz, le plus jeune des Sept mercenaires, il allait tomber amoureux d’elle et se battre contre les bandits qui rackettent son village…

Rosenda Monteros a joué au Mexique, sa carrière débute en 1954 dans des films d’aventures, des romances et des drames avec Pedro Armendariz, Antonio Aguilar, un autre western américain aussi, Villa !! (1958), avec Brian Keith et une série western française série intitulée Les Indiens (1964). En 1966, elle joue dans La pampa sauvage, avec Robert Taylor, et dans les premiers épisodes d’une série franco-suisse Winnetou le Mescaleros en 1980.