Paul Newman/Le gaucher (The left handed gun)/Le plus sauvage d’entre tous (Hud)


Paul Newman 
(1925/2008)

dessin de Didgiv (Exodus)

Avec  Marlon Brando, Paul Newman est un des grands sex-symbols des années 60 et 70. Il fait partie de ceux qui ont repris la place laissée libre par James Dean à sa mort.
Ses interprétations de Rocky Graziano le boxeur ou de Billy Le Kid restent à jamais gravées dans les mémoires

Comme Jimmy Dean, il incarne des rebelles dès ses premiers films, MARQUE PAR LA HAINE ou Le gaucher, d’Arthur Penn, qui en a fait une superstar en 1958 : il est Billy le Kid dans une vision sombre et réaliste le montrant comme un être torturé, seul et perdu, idéaliste assoiffé de vengeance dans un univers hostile.

Dans le méconnu L’Outrage de Martin Ritt en 64, on le découvre dans la peau d’un bandit mexicain accusé de meurtre et viol… Puis pour Hombre, il est cette fois un métis qui a été élevé par les Apaches et s’embarque dans un voyage en diligence. Des hors-la-loi sous la coupe d’un des passagers (Richard Boone), les attaquent…

Paul Newman by didgiv

dans Le gaucher – dessin de Didgiv

Le personnage qu’il campe clame un plaidoyer en faveur des Indiens enfermés dans les réserves.

Un des personnages qui a fait exploser sa popularité dans les années 60 et 70 est celui d’une autre figure de l’Ouest, Butch Cassidy et le Kid (1969), film dont il est co-producteur exécutif, et où il créé à l’écran, avec son partenaire Robert Reford, une nouvelle forme de complicité masculine, pleine de tendresse et d’humour (qu’on retrouvera dans L’ARNAQUE (1973).

dessin de Didgiv

C’est un succès international sans précédent ! Même dans des rôles de dur ou de méchant, il rencontre la sympathie du public, comme celui de l’éleveur brutal et bagarreur en conflit avec son père du Plus sauvage d’entre tous, ou du cowboy en tandem avec Lee Marvin dans Les indésirables (1972).

dessin de Didgiv

Butch Cassidy… dessin de Didgiv

Tout au long des années 60-70, il caracole en tête du box-office ; dans les années 70, Newman va tourner deux autres westerns originaux. Le premier, Juge et hors-la-loi, en 1972, il y incarne un juge Roy Bean haut en couleurs. Auteur de nombreux méfaits, il s’installe un jour dans une ville où il abat des voyous qui l’ont pris à partie. Il se proclame juge et choisit de délivrer ses verdict dans un tribunal… qui est le saloon de la ville !

dessin de Didgiv

L’arnaque-dessin de Didgiv

Puis c’est Buffalo Bill, barbe et cheveux longs, dans Buffalo Bill et les Indiens en 1976. Gros budget (6 millions de dollars), le film n’est pas un succès comme les autres longs-métrages précédents de Newman. Il montre le spectacle qu’a monté Buffalo Bill dans les années 1880, avec Annie Oakley la reine du tir et le chef indien Sitting Bull parmi ses numéros.

Buffalo Bill… dessin de Didgiv

dessin de Didgiv

Paul Newman a aussi joué dans deux bons films catastrophes des années 70 (LA TOUR INFERNALE et LE JOUR DE LA FIN DU MONDE) et a reçu un Oscar en 1987 pour LA COULEUR DE l’ARGENT.
Il a en outre réalisé six fictions dont RACHEL, RACHEL en 1968 qui lui a valu un Golden Globe du meilleur réalisateur.

Polars :
DETECTIVE PRIVE (1966)
L’ARNAQUE (1973)
LA TOILE d’ARAIGNEE (1975)
LE POLICEMAN (1981)

Pocket Money -cinérevue

avec Joanne Woodward

♦ Juge et hors-la-loi

Le gaucher (The left handed-gun) de Arthur Penn (1958)

Scénario : Leslie Stevens d’après la pièce de Gore Vidal
Photo : Peverell Marley-Musique : Alexander Courage

Paul Newman by didgiv

dessin de Didgiv

Avec Paul Newman : Billy le Kid
Lita Milan : Celsa
John Dehner : Pat Garrett
Hurd Hatfield : Moultrie
James Congdon : Charlie Boudre
James Best : Tom Folliard
Wally Brown : Moon
Et Colin Keth-Johnston, John Dierkes, Robert Anderson, Nesotr Paiva, Lane Chandler, Martin Garralaga, Denver Pyle.

1880. William Bonney, as de la gâchette, est engagé par Turnstall, propriétaire de bétail. Turnstall, qui ne porte jamais d’arme sur lui pour éviter les conflits, est assassiné par le shérif de Lincoln et ses complices, pour empêcher son bétail d’arriver à Lincoln. Billy ne songe désormais qu’à venger son patron.
Deux des assassins dont le shérif sont tués par Billy, accompagné de son copain le cowboy Tom, Billy prend la fuite. Billy, blessé, trouve refuge dans un village où vit son ami Pat Garrett, Tom et un autre cowboy, Charlie, le rejoignent.
Il refuse une amnistie du gouverneur pour faire cesser la guerre des éleveurs et poursuit sa vengeance, c’est Charly qui tue le troisième, Moon…

cinérevue

Pour son premier film, d’après la pièce de Gore Vidal, Arthur Penn propose une relecture psychanalytique et plus réaliste du mythe Billy Le Kid, qui rappelle, avec son Noir et Blanc, les premiers westerns psychologiques des annnées 40, et reflète une vision sombre et réaliste.  Il aussi comporte des références bibliques, comme dans les westerns de John Ford.

C’est un des premiers grands films en vedette de Paul Newman, considéré à l’époque comme le nouveau Brando : comme lui et comme Mitchum, il apporte et impose un jeu décontracté, sûr de lui, individualiste.

Le film montre le Kid comme un homme seul et perdu, un rebelle dans un monde qui lui est hostile et étranger : il n’a pas de maison, pas de but, il va où il veut aller. Il est devenu un meurtrier quand il vengea la mort de sa mère, à l’âge de 9 ans, son père est mort avant qu’il soit né. Il a un grand sens de l’honneur et de l’amitié, il est inculte et ne sait pas lire. C’est un idéaliste qui ne vit que dans l’action, il poursuit ses objectifs avec une détermination absolue que ce soit tuer ses ennemis ou gagner le coeur de celle qu’il aime.
Dans ce film, il venge la mort de celui qui incarnait une figure paternelle pour lui, l’éleveur qui lui avait offert un travail et l’avait pris sous son aile. Pat Garrett tente de le raisonner, mais une fois devenu shérif, va être contraint de l’affronter. Le film montre que la vraie justice peut parfois se trouver du côté de ceux que l’on désigne comme des hors-la-loi. Comme chez John Ford (l’habit ne fait pas le moine).

James Best, Paul Newman, Lita Milan

Il y a une influence directe des portraits de rebelles brossés dans les années 50 au cinéma, comme LA FUREUR DE VIVRE.

Gore Vidal n’aima pourtant pas cette version, et lui préféra son remake, le téléfilm Billy the kid  en 1990.
Petite erreur historique, grosse plutôt puisqu’elle est dans le titre : Billy le Kid était en fait droitier, selon la plupart des historiens.


Le plus sauvage d’entre tous (Hud)
De Martin Ritt (1963)

Scénario : Irving ravetch et Harriet Frank Jr. d’après un roman de Larry McMurty
Musique : Elmer Bernstein

Avec Paul Newman : Hud Bannon
Melvyn Douglas : Homer 
Patricia Neal : Alma Brown
Brandon de Wilde : Lonnie Bannon
Whit Bissel : Mr Burris
Val Avery : Jose
Et Crahan Denton, John Ashley.

Au Texas, un vieux rancher (Melvyn Douglas) est en conflit avec son fils (Paul Newman) qui ne s’intéresse qu’aux femmes, à la boisson et aux bagarres.
Éleveur de bétail, Homer Bannon est secondé dans sont travail par Alma, le vieil homme ne s’est pas remis de la disparition tragique de son fils aîné, dont il élève l’enfant. Il est en conflit avec Hud, son cadet, qui ne pense qu’aux conquêtes, à l’alcool et à la vitesse. Quand le troupeau semble subir par une épidémie, Hud tente de convaincre son père de le vendre avant les résultats de l’enquête vétérinaire.

Comme LES DESAXESGEANT, SEULS SONT LES INDOMPTES, JUNIOR BONNER ou LE SOUFFLE DE LA TEMPETE –entre autres-, on a l’impression d’être dans un western, sauf que les éleveurs de bétail et les cow-boys roulent dans des voitures… mais après tout, on voyait déjà des avions dans les westerns de Gene Autry et des voitures dans Le dernier des géants avec John Wayne…
Scénario d’Harriet Frank Jr., décédé en janvier 2020. On lui doit le scénario d’autres westerns tels que Hombre ou John Wayne et les cowboys

C’est un film plein de mélancolie analysant le choc des générations et qui dépeint la fin de l’Ouest ancien et traditionnel (valeurs incarnées par le père de Hud), en confrontation avec les jeunes générations. L’utilisation du Noir et Blanc renforce le côté authentique.

Le film analyse le conflit entre la vieille école traditionnelle et la jeunesse rebelle incarnée par le petit-fils (Paul Newman).

Martin Ritt montre le fossé existant entre les valeurs des vieux cow-boys conservateurs et la révolte de la jeune génération des années 60. “Comment un homme comme moi peut-il avoir un fils comme toi ?”, se demande le pionnier à l’agonie. La révolte du fils indigne, enfant mal aimé de son père… contre l’incompréhension, l’injustice, l’intolérance.

Sept nominations aux Oscars, un Oscar de la meilleure actrice pour Patricia Neal (ancienne maîtresse de Gary Cooper) et Oscar du meilleur second rôle masculin pour l’interprétation saisissante de Melvyn Douglas.
Paul Newman ne remporte pas l’Oscar cette année-là, c’est Sidney Poitier pour LE LYS DANS LA VALLEE.

Chief George Dan / Smith ! (A man called Smith)

Né un 24 juillet
Dan George (Chief Dan George) 
(24-7-1899/23-9-1981)

 Peau de la vieille hutte…

C’était lui, Peau de la vieille hutte, dans Little big man d’Arthur Penn, ce chef cheyenne qui recueillait et adoptait l’orphelin Jack Crabb joué par Dustin Hoffman.

Pour interpréter ce personnage comme il l’a fait, Dan George reçut à lui seul le Laurel Award de « best supporting performance » en 1971, «Best Supporting Actor » aux NYFCC Awards (70) et NSFC Awards (71), et il fut nominé dans la catégorie meilleur second rôle aux Oscars de 1971… Pas moins !

Josey Wales…

C’est l’un des plus célèbres Amérindiens ayant fait sa place sous le soleil d’Hollywood, et sans doute, avec Graham Greene, Chief Thundercloud dans les années 30-40, et Wes Studi, le plus connu, avec aussi certains Indiens ayant joué chez John Ford lors du muet. Ses personnages sont souvent ceux de chefs indiens empreints de sagesse.

Dan George est né dans la réserve indienne  de Burrard au Canada et a été chef de la nation Capilanos de 1951 à 1963, il est apparu au cinéma relativement tard… à partir de l’âge de 61 ans !
Chief Dan George incarnera naturellement souvent des Indiens, comme le chef Red Cloud dans un épisode de la série Bonanza en 1971, chef Morales dans un épisode de Le grand Chaparral (1969), et le grand Clint Eastwood himself lui confie en 1976 le deuxième rôle de son western Josey Wales, Hors-la-loi, celui du vieux et sage chef Indien qui accompagne le héros sur la route de sa quête vengeresse.
Autres westerns :
Smith ! (1969) de Michael O’Herily
Alien thunder (1974)

Deux ans plus tard, on le voit encore dans la peau d’un Sioux âgé dans le magnifique feuilleton Colorado avec Robert Conrad, que certains d’entre nous avons vu à la télévision française lorsque nous étions petit. Dan George était aussi un porte-parole influent de la cause amérindienne aux Etats-Unis.

♦ Chief Dan George dans LITTLE BIG MAN :


Smith ! (A man called Smith) de Michael O’Herily (1969)

L’Indien Jimmyboy est accusé du meurtre d’un Blanc. Il trouve refuge au ranch de Smith, ami des Indiens…

Avec Glenn Ford, Nancy Olson, Dean Jagger, Keenan Wynn, Warren Oates, Chief Dan George, Jay Silverheels, James Westerfield, Melanie Griffith, Gregg Palmer

Western contemporain qui vaut le detour pour sa distribution, avec des acteurs indiens dans des seconds rôles et une certaine… Melanie Griffith.

La croisée des destins (Children of the dust)/Joanna Going

Née un 22 juillet :
JOANNA GOING (22-7-1963)

Joanna Going a eu le rôle féminin principal du western Wyatt Earp en 1994, elle y incarne la jolie aventurière dont tombe amoureux Wyatt Earp (Kevin Costner, également co-producteur du film). L’année suivante, elle donnait la réplique à Sidney Poitier, en gunfighter et chasseur de primes, dans La croisée des destins (1995).

dessin de Didgiv

Depuis, elle a beaucoup tourné dans des comédies et des séries, et notamment la mini-série western produite par Steven Spielberg Into the West, qui retraçait, en 2005, la conquête de l’Ouest, à travers ce que vivent des colons américains et des Indiens Lakota assistant à l’arrivée des blancs : la création du Pony Express, des chemins de fer, l’extermination des bisons, les guerres indiennes…

Elle vient de jouer dans LOVE & MERCY, un film sur la vie d’un des Beach Boys…

Wyatt Earp (1994)

Kevin Costner, Joanna Going par didgiv

Wyatt Earp : dessin de Didier Givannel


La croisée des destins (Children of the dust)

Téléfilm de David Greene (1995)

Gipsy, chasseur de primes, guide la cavalerie US dans un camp cheyenne pour capturer un rénégat indien…

Avec Sidney Poitier, Michael Moriarty, Joanna Going, Hart Bochner, Regina Taylor, Billy Wirth, Shirley Knight, Jim Cazeviel, Farrah Fawcett, Byron Chief-Moon

Sidney Poitier incarne un gunfighter et chasseur de primes dans ce film tourné au Canada. Deuxième western de Joanna Going, qui venait de jouer dans Wyatt Earp en 1994. Et seul western de Farrah Fawcett, héroïne de la série DRÔLES DE DAMES.

Sidney Poitier by didgiv

Sidney Poitier by didgiv

Farrah Fawcett – cinérevue

Natalie Wood/Collines brûlantes (The burning Hills)/Meteor

NATALIE WOOD (Natasha Gurdin) (Natalia Nikolaevna Zakharenko)
(1938/1981)

N
La mort de Natalie Wood en 1981 reste toujours un mystère et a contribué, comme celle de James Dean avec qui elle avait rencontré la célébrité, à en faire un mythe.
dessin : Didgiv

La prisonnière du désert-dessin : Didgiv

Fille d’émigrants russes, c’est une enfant star, elle débute très tôt au cinéma, dans les années 40, elle a un second rôle en 1950 dans une comédie romantique se déroulant dans le milieu du rodéo, Mon cow-boy adoré mais devient véritablement célèbre avec LA FUREUR DE VIVRE en 1954.

Natalie Wood (Cinémonde oct. 1965)

Trois ans plus tard, elle incarne dans La prisonnière du désert Debbie Edwards, une jeune fille blanche qui a été enlevée enfant par les Indiens, et élevée par eux, son Oncle (John Wayne) se lance sur ses traces, quand il la retrouve, elle veut rester parmi les Indiens et il veut la tuer…

Natalie Wood by Svetliaciok

En 1956, elle joue dans un 2e western, le rôle d’une métisse en fuite, Collines brûlantes, réalisé par Stuart Heisler.

Natalie Wood (9-5-68 cinérevue)

Science-fiction :
METEOR (1979) de Ronald Neame
BRAINSTORM (1983) de Douglas Trumbull

Natalie Wood

ciné revue 67

Natalie Wood

sept 72 ciné revue

cinerevue 1980

dessin : Didgiv

dessin : Didgiv

Natalie Wood

Natalie Wood
Dessin de Didgiv

dessin : Didgiv

Natalie wood

Natalie Wood

cinerevue mars 1969

Natalie Wood by Didgiv

Natalie Wood + son mari Richard Gregson et leur fille (ciné-revue 1970)

Natalie Wood

(blague ciné revue 18 nov. 65)

Natalie sexy…
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COLLINES BRULANTES (THE BURNING HILLS) de Stuart Heisler (1956)

dessin : Didgiv

Trace (Tab Hunter) se lance à la recherche de Sutton (Ray Teal), chef de la bande qui a assassiné son frère. En état de légitime défense, Trace blesse grièvement Sutton. Le voilà traqué par son fils et sa bande, entraînant dans sa fuite Maria (Natalie Wood), dont le père est aussi une victime de Sutton…

Et avec Skip Homeier, Eduard Franz, Earl Holliman, Claude Akins, John Doucette, Julian Rivero…

Histoire de vengeance et d’amour entre un Blanc et une métisse, adaptée d’un roman de Louis L’Amour. C’est un des premiers westerns du second rôle Earl Holliman.
Natalie Wood venait de rencontrer la célébrité avec LA FUREUR DE VIVRE et La prisonnière du désert, où elle jouait une blanche enlevée puis élevée par des Indiens. Ce dernier western est sorti aux USA en mars 1956, et Collines brûlantes en septembre 56.

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Meteor
de Ronald Neame (1979)


Après une collision avec une comète, une énorme partie de l’astéroide Orpheus se dirige vers la Terre. La planète risque de disparaitre et la NASA doit développer une stratégie pour éviter la catastrophe…

Avec Natalie Wood, Sean Connery, Karl Malden, Brian Keith, Martin Landau, Trevor Howard, Henry Fonda, Sybil Danning

Une des plus belles distribution du cinéma d’anticipation des années 70, genre qui à la fin de ces années-là commence à remplacer, avec le polar, le western à l’agonie. Le film inspirera ARMAGEDDON (1998) et DEEP IMPACT (1998)et aussi nombre de téléfilms ou films comme ASTEROID vs. EARTH (2014). C’est l’avant-dernier film de Natalie Wood, qui tournera encore un (très bon) film de science-fiction en 1983 : BRAINSTORM.

Le bagarreur du Kentucky (The fighting Kentuckian)/Vera Ralston

Le bagarreur du Kentucky (The fighting Kentuckian)-De George Waggner (1949)

Production : Republic – John Wayne
Scénario : George Waggner
Photo : Lee Garmes
Musique : George Antheil

Avec John  Wayne : John Breen
Vera Ralston : Fleurette DeMarchand
Philip Dorn : Colonel George Geraud
Oliver Hardy : Willie Paine
Marie Windsor : Ann Logan
John Howard : Blake Randolph
Hugo Haas : Général Paul DeMarchand
Et : Grant Whiters, Paul Fix, Mae Marsh, Hank Worden, Chuck Roberson (et cascadeur).

dessin de Didgiv

Alabama 1818. John Breen, soldat du deuxième regiment du Kentucky, tombe amoureux d’une Française, Fleurette DeMarchand, fille du general Hugo Haas, qui a organisé l’installation à Demoplis de nombreux exilés français bonapartistes, après la défaite de Napoléon à Waterloo.

Breen apprend que la belle a un soupirant attitré, Blake, Green décide de rester auprès d’elle malgré tout en s’installant dans la région avec son ami Willy. Il tente de se faire accepter dans le milieu aristocratique de la Dame. Il va débarquer dans une soirée mondaine, où il va être pris pour un violoniste du groupe de musiciens qui jouent dans le salon…

Duke et Oliver Hardy

Cette histoire plonge Wayne dans l’Alabama de 1818. Un trappeur nommé Oliver Hardy (sans Laurel !) figure au bataillon ainsi que Paul Fix, grand ami du Duke, qui a un aussi un second rôle de bandit.
Wayne, Vera Ralston et Hugo Haas avaient déjà joué ensemble dans La femme du pionnier en 1945.
C’est un gros budget, un coktail d’aventures et d’humour, avec des quiproquos : quand Wayne débarque par exemple dans la soirée mondaine et qu’il essaie de jouer du violon…
Pas considéré comme un chef d’oeuvre du genre, mais un agréable divertissement. Wayne avait déjà porté le bonnet à queue de castor dans Allegheny uprising en 1940, et le fera encore pour Alamo.

C’est le deuxième film qu’il produisit, après L’ANGE ET LE MAUVAIS GARçON, il voulait une actrice française pour le premier rôle féminin, mais Herbert J. Yates, patron de la Republic, lui imposa (sa future épouse) la Tchécoslovaque Vera Ralston.

Herbert J. Yates et John Wayne sont à l’époque en désaccord sur le projet d’un film qui racontera l’histoire du fort ALAMO, projet que veut produire et réaliser Wayne depuis longtemps, mais Yates lui même veut financer cette histoire personnellement (c’est pourquoi il accepte le scénario du Bagarreur du Kentucky sans sourciller : cela éloignait Wayne de son cher projet.

Quand John Wayne rompt son contrat avec Republic, Yates met aussitôt en chantier son Alamo : Quand le clairon sonnera (1955). Ce qui n’empêchera pas Wayne ne mener à bien le sien, il réalisera et produira Alamo cinq ans plus tard… Un chef d’oeuvre !


Née un 12 juillet :
Vera Ralston (Vera Hruba Ralston, Julie Latour)
(12/07/1919 à Prague, 9/02/2003)

D’origine tchécoslovaque, Vera Ralston a fui son pays lors de l’invasion des nazis, elle aurait pris in extremis le dernier avion qui décolla avant que les Nazis ferment complètement les frontières !

Elle va devenir la vedette de la Republic, dont elle épousera le patron Herbert J. Yates en 1952 jusqu’ à la mort de celui-ci en 1966 et tournera de nombreux films sous la direction de Joseph Kane. Herbert J. Yates voulait faire d’elle la nouvelle Sonja Henie… Vera Ralston ne tournera que 27 films, dont plusieurs belles têtes d’affiche dans des westerns :

♠ Dakota (La femme du pionnier) (1945), avec John Wayne, Vera Ralston est une jeune femme qui épouse l’ancien soldat John Wayne et fuit avec lui sur le bateau du capitaine Walter Brennan, pour échapper à l’emprise de son père colérique, patron des chemins de fer.
Plainsman and the lady (1946)
Wyoming (1947)

Le bagarreur du Kentucky (1949) Imposée par Yates, elle joue dans cette première production de John Wayne (lui voulait une actrice française) pour le premier rôle…
Surrender (1950) d’Allan Dwan
La belle du Montana (51) de Allan Dwan
La grande caravane (1954), encore en tête d’affiche.
La loi du plus fort (1955), elle est la propriétaire d’un saloon alliée de Sterling Hayden, qui cherche à venger la mort de son père.
Spoilers of the forest (1956) de Joseph Kane
Gunfire at Indian Gap (1957) : Vera Ralston est en vedette de son dernier western signé J. Kane

La belle du Montana avec John Carroll