Le shérif ne pardonne pas=The deadly trackers/Isela Vega

Le shérif ne pardonne pas (The deadly trackers)
de Barry Shear et Samuel Fuller (1973) 


Avec Richard Harris, Rod Taylor, Al Lettieri, Neville Brand, Pedro Armendariz Jr., Isela Vega

Un shérif se lance à la poursuite de pillards et meurtriers de sa femme et de son fils

Western décevant et violent, avec pourtant Samuel Fuller derrière la caméra (qui quitta le tournage), l’affiche montre un dessin avec les profils de Harris et Taylor. Il fait partie de tous ces westerns violents fortement influencés par La horde sauvage de Sam Peckinpah dans les années 1970 : Hannie Caulder, La loi de la haine, Les charognards, pour n’en citer que trois. Et sans compter les westerns italo-espagnols !


Décès d’ISELA VEGA (1939-2021)
Isela Vega

Star mexicaine, et scénariste, qui fut chanteuse et mannequin avant de percer au cinéma.
Plusieurs westerns dans sa filmographie :

Por mi pistolas (68) Mexicain – Vengeance (71)-L’enfer des mandigos (76)-El hombre de los hongos (76)

Joshua (76)-Las mujeres de Jeremias (81)-La vengeance mexicaine (Barbarosa) (82)-The Alamo : Thirteen Days To Glory (87)
Salvando al soldado Pérez (2011)
Isela Vega

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L’Indien au cinéma

Lone ranger en 2013 rend hommage au peuple comanche dépossédé de ses territoires par les compagnies de chemins de fer qui favorisaient l’expansion vers l’Ouest… C’est le retour du western qui montre les injustices dont ont été victimes de nombreuses tribus, pour l’exploitation des terres sur lesquelles elles vivaient
Didier GIVANNEL

The plainsman avec Gary Cooper (dessin photofiltre de Didier GIVANNEL)

dessin de Didgiv

Lone ranger-dessin de Didgiv

Dès les années 50, des réalisateurs comme William A. Wellman ou Anthony Mann modifient l’image de l’Indien qu’on trouve dans les écrits des romanciers comme Mark Twain ou Zane Grey et le cinéma « primitif » de cinéastes comme Cecil B. DeMille : un être sauvageet  assoiffé de sang, hurlant des cris féroces

Cette image est vivace dans Les conquérants d’un nouveau monde de DeMille en 47, sur le soulèvement du chef algonquin Pontiac ; DeMille avait pourtant tourné en 1914, Le mari de l’Indienne, où il montrait le calvaire d’une Indienne mariée à un aristocrate anglais

Richard Dix by didgiv

Richard Dix dans Le réprouvé

Et en 1911, Thomas H. Hince montrait l’impact de l’expansion vers l’Ouest sur les populations indiennes dans La guerre dans les plaines

Indiens de la plaine - Dessin de Didgiv

Indiens de la plaine-Dessin de Didgiv

Si Paul Sloane tourne en 1939 une biographie de Geronimo avec des acteurs amérindiens dont Chief Thundercloud, Geronimo le peau-rouge, le chef indien y est montré comme cruel et fourbe

Les premiers westerns ouvertement pro-indiens datent de 1950 : La flèche brisée  de Delmer Daves, qui avait vécu parmi des Indiens, un succès. Il montre leurs coutumes et spiritualité, comme le fera, plus tard, avec plus de détails, Un homme nommé cheval. Il inspira George Sherman pour Au mépris des lois en 1952, sur Cochise


Le second est
La porte du Diable d’Anthony Mann en 1950, avec Robert Taylor en Comanche : ce western prend encore plus parti pour les Indiens que La flèche brisée -qui est plus nuancé-, ce qui explique qu’il n’ a pas eu de succès, le public n’étant pas prêt en 1950 à accepter une telle vision, aussi sans doute ayant du mal à trouver crédible Robert Taylor en Indien (cen pourquoi Jacques Tourneur refusa de tourner le film)

Cette même année 1950, Raoul Walsh narrait une histoire d’amour interraciale dans La fille du désert, Wellman faisait de même dans Au-Delà Du Missouri en 1951, son héros joué par Clark Gable épousant une Pied-Noir et vivant parmi eux

Charles Bronson by didgiv

Charles Bronson-Captain Jack : L’aigle solitaire – dessin Didgiv

En 53, Walsh tourne Bataille sans merci qui montre le personnage d’un Indien au départ menaçant, dans l’ombre. L’image progresse au fil du film, l’Indien va aider et sauver le héros dans sa lutte contre un bandit
En 1911, Edwin S. Porter mettait dèjà en scène un Indien qui sauve un trappeur injustement accusé de meurtre (The white red man)

dessin de Didgiv

dessin Didgiv

Wellman est, avec George Sherman et Delmer Daves, un défenseur des Indiens : il nous montrait un Indien sympathique dans Buffalo Bill de 44, le chef Yellow Hand
Boetticher aussi, avec le portrait rassurant du chef Séminole de Fort King en 53, et de même André de Toth avoue avoir fait La rivière de nos amours pour « changer l’image des Indiens« , dans la droite lignée de La flèche brisée
Comme le fait Robert Aldrich avec son merveilleux Bronco Apache en 1954, montrant la lutte du guerrier Massai. Delmer Daves tourne la même année L’Aigle solitaire, un autre western pro-indien est tourné par Douglas Sirk en 54, Taza, fils de Cochise. Delmer Daves -encore lui- signe le scénario de La Plume blanche, en 55, où Debra Paget joue une fort jolie Cheyenne…

Sylvia Sidney par Didgiv (la métisse)

Puis Samuel Fuller montre un Sudiste refusant de vivre dans la nouvelle société fondée par l’Union et épousant une Sioux dans Le jugement des flèches en 57

La réhabilitation va s’intensifier au cinema dans les années 60-70, que ce soit Les Cheyennes  de John Ford, le violent et réaliste Soldat Bleu ou plus humoristique Little big man, qui vont plus loin en dénonçant  l’horreur des massacres comme Wounded Knee ou Sand Creek. On appelle ces oeuvres des « westerns révisionnistes ». Elle engendre toute une série de western des années 70, comme L’Apache (72), Le faucon blanc (75)  ou le western italien Une fille nommée apache (76), Arthur Hiller réalise Le massacre de Sand Creek en 56

Mais déjà, Massacre (34) dans le rôle d’un Indien, montrait les difficultés de vie des Indiens dans les réserves, la corruption de ceux qui les dirigent (thème aussi évoqué dans Hombre en 1966). En 1929, Richard Dix joue un Indien éduqué chez les Blancs souffrant de préjugés dans Le réprouvé… Anthony Quinn joue sobrement un Indien des années 70 luttant pour les droits de son peuple dans L’Indien (1970)

Le réprouvé - Richard Dix

La violence qu’il y a dans les westerns des seventies n’est pas toujours à la gloire des Indiens. Avec Fureur apache en 1973, Robert Aldrich retombe dans le cliché du sauvage violent, en l’occurrence l’Apache, on le voit jouer à la balle avec le coeur arraché aux Blancs qu’ils ont torturés

John Ford, qui faisait souvent tourner des Amérindiens dans ses films, fait partie de ceux qui réhabilitent tardivement l’Indien dans son oeuvre, l’évolution est flagrante de Sur la piste des Mohawks ou La chevauchée fantastique, où ce sont des diables rouges hurlants, à La prisonnière du désert mais surtout aux Cheyennes, dont le personnage joué par l’actrice Carroll Baker se fait le défenseur, en montrant les mauvaises conditions dont ils sont victimes dans les réserves

Un homme nommé cheval

Les figurants indiens sont dans ce film des Navajos. De plus en plus de réalisateurs vont solliciter à des amérindiens pour interpréter des Natifs, Graham Greene et Wes Studi sont parmi les plus fameux, à partir des années 80-90
Certains westerns des années 60-70 décrivaient avec un maximum d’authenticité le quotidien des Indiens, sans tomber dans la caricature, Un homme nommé Cheval ou Jeremiah Johnson sont parmi les plus belles réussites du genre

Kevin Costner aussi dans les années 90 : Danse avec les loups fut, comme La flèche brisée, un succès commercial, modifiant la perception qu’a le public des Indiens. En 2005, la saga  Into the West fait jouer de nombreux acteurs amérindiens et donne le point de vue des Indiens sur la Conquête de l’Ouest

Stewart Granger, Robert Taylor by didgiv

La derniere chasse aborde le thème de l’extermination des bisons…  le monde des tueurs, des égorgeurs et des dépouilleurs de bisons, profession sans gloire où l’on retrouvait toute la lie de l’Ouest, bandits et tueurs d’Indiens


Enfin, n’oublions pas les westerns « rouges », produits dans les pays de l’Est encore sous domination soviétique dans les années 1970, comme Apachen, qui montraient les persécutions dont étaient victimes les Indiens, sous un angle évidemment très politique

Tintin by didgiv

dessin Didgiv


Paulette Goddard, Preston Foster, Gary Cooper par didgiv

LES TUNIQUES ECARLATES (dessin Didgiv)


Loup Noir by didgiv

by didgiv

Bébel

Jean-Paul Belmondo -Un homme qui me plait – un Indien très sympa !

Franco Nero/Keoma/Jonathan degli orsi/Les forcenés=Gli uomini dal passo pesante/Le grand retour de Django

 Franco Nero (Frank Nero) 

western

dessin de Didgiv

Découvert par John Huston, l’acteur-producteur Franco Nero est avec Giuliano Gemma et Terence Hill un des plus grands acteurs du western italien et un des plus prolifiques : 219 films et séries au compteur
Il a été lancé avec le personnage de Django, et a été la vedette de fleurons du genre, comme Keoma, des westerns souvent assez violents. On l’a aussi vu dans la très bonne adaptation dans un univers western du roman de Prosper Mérimée, Carmen, dans L’homme, l’orgueil et la vengeance en 1967

Vu aussi dans de bons giallos et thrillers de Damiani, Nero a également tourné en France et en Allemagne, et incarnait Rudolph Valentino dans THE LEGEND OF VALENTINO en 1975

Franco Nero (ciné revue 20 juillet 67)
westerns :

Les forcenés (1965)-Django (1966) de Sergio Corbucci-Le temps du massacre (66)-Texas, Addio (1966)-L’Homme, l’orgueil et la vengeance (1967)-El mercenario (Le mercenaire) (1968)-Companeros (1970) de Sergio Corbucci-Et viva la révolution ! –Los amigos (1973) Croc-Blanc (73) Le retour de Croc blanc (74)-Cipolla colt (1975) Keoma (1976)-Krasnye Kolokola, Film pervyy – Meksika V Ogne (1982)-Django 2 – Il Grande Ritorno (1987)-Jonathan degli orsi (1994)
L’Ultimo pistolero (2002) court-métrage-Django unchained (2012) de Quentin Tarantino

Franco Nero

cinerevue

dans Valentino (cinerevue 1975)

Polars :
LA MAFIA FAIT LA LOI (1968)
TECHNIQUE d’UN MEURTRE
(1966)
EXECUTIONS (1969)-CONFESSION d’UN COMMISSAIRE DE POLICE AU PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE (1971)-NOUS SOMMES TOUS EN LIBERTE PROVISOIRE (1971)
LE SALOPARD (1973)-LE TEMOIN à ABATTRE (1973)-IL CITADELLO SI REBELLA (1974)-CORRUZIONE AL PALAZZO DI GIUSTIZIA (1975)- DETECTIVE COMME BOGART (1980)-COBRA (1980) –LA SALAMANDRE (1981)

Ses Gialli : LE FROID BAISER DE LA MORT (1966) de Mino Guerrini-JOURNEE NOIRE POUR UN BELIER (1971) de Luigi Bazzoni

JOURNEE NOIRE POUR UN BELIER

Franco Nero (aout 69 cinérevue)

♠ L’homme, l’orgueil et la vengeance

avec Iris Berben – Companeros (cinerevue 1970)

En 1975, Nero incarnait Rudolph Valentino dans un téléfilm de Melville Shavelson…

Franco Nero

cine revue 1975

Franco Nero


KEOMA – Italien de Enzo G. Castellari (1976)

 Musique de Guido & Maurizio de Angelis

1835. Keoma (Franco Nero) a été sauvé jadis d’un massacre d’Indiens par Shannon. Après la guerre civile, il rentre au bercail et découvre son village ravagé par la peste et terrorisé par le bandit Caldwell et sa bande, dont font partie les trois frères Shannon (dont William Berger)

Franco Nero par DIDGIV

Et avec Orso Maria Guerrini, Gabrielle Giacobbe, Antonio Marsina, Joshua Sinclair, Donald O’Brien, Giovanni Cianfriglia, Roberto Dell’Acqua

classique du western italien, du meilleur cru, mais particulièrement violent, réunit des stars du genre : William Berger, Franco Nero qui s’était imposé avec un autre western ultra-violent, Django en 1966. On retrouve un acteur fétiche de John Ford, Woody Strode (Les professionnels). Le premier rôle féminin est tenu par la Grecque Olga Karlartos, beauté froide aux yeux clairs, vue dans Per il gusto di uccidere en 1966 – Le scénario du film a été improvisé au fur et à mesure que se faisait le film. La première version du script a été écrite par George Eastman, mais le réalisateur n’aimait pas l’histoire. N’ayant pas le temps de le faire réécrire, ils le firent pendant le tournage !
Succès commercial, c’est un modèle du genre

Le grand retour de Django/Django 2-il grande ritornoItalien de Nello Rossati (1987)

La fille de Django est enlevée par des Hongrois exploitant des esclaves dans une mine d’argent

Avec Franco Nero, Christopher Connelly, Licina Lenti, William Berger, Donald Pleasance

western

F. Nero dans Django – dessin Didgiv

Décevante suite officielle au Django de 1966 qui fit de Franco Nero une star. On retrouve une autre grande star du western-spaghetti, William Berger.
C’est plus un film d’action qu’un western. Rodrigo Obregon, qui joue un des hommes de main de Diablo, est décédé en septembre 2019


Jonathan degli orsi
Italo-russe d’Enzo G. Castellari (1994)

Ce spécialiste du western spaghetti remet en selle Franco Nero, John Saxon, Floyd Red Crow Wetserman, Ennio Girolami, dans des aventures tournées en Russie avec des acteurs Italiens, américains et russes.

Et avec Clive Riche, Bobby Rhodes, Melody Robertson

Les forcenés (Gli uomini dal passo pesante) 

Italien de Albert Band, Mario Sequi (1965)

Avec Gordon Scott, James Mitchum, Joseph Cotten, Ilaria Ochini, Franco Nero

Après la guerre, un soldat revient vers son père qui ne peut accepter la défaite des Sudistes, et entre en conflit avec lui
La guerre de Sécession a souvent inspiré les réalisateurs de westerns italiens. C’est le premier western de Franco Nero qui deviendra une vedette du genre. Joseph Cotten (DUEL AU SOLEIL) joue le père tyrannique et Jim Mitchum (un des fils du grand Bob) son fils troublé

Kim Novak/Le plus grand des hold-up=The great bank robbery

Kim Novak (13-2-1933)
née un 13 fevrier

avec Tyrone Power

La blonde Kim Novak, mannequin recyclé dans le cinéma, était en 1956 l’actrice n°1 au box-office, grâce à des drames ou comédies comme L’HOMME AU BRAS d’OR ou LA BLONDE OU LA ROUSSE
Alfred Hitchcock la transforme en vedette internationale avec SUEURS FROIDES

avec Jeff Chandler


Elle joue dans le western insolite Le bison blanc (1977) de Jack Lee Thompson, avec Charles Bronson incarnant Wild Bill Hicock  à la recherche -avec Crazy Horse- d’un énorme bison légendaire. Elle a joué dans deux westerns, une comédie, Le plus grand des hold-up, pas la meilleure du genre, mais plutôt divertissante. On la retrouvera dans les années 1980 dans le suspense LE MIROIR SE BRISA au côté de Rock Hudson

cinérevue 68

Le bison blanc

cinérevue 1963

Le plus grand des hold-up / De Hy Averback (1969)

cinérevue 1968

Scénario : William Peter Blatty d’après le roman de Frank O’Rourke
Musique : Nelson Riddle

Avec Zero Mostel : révérend Pious Blue
Kim Novak : soeur Lyda Kebanov
Clint Walker : ranger Ben Quick
Sam Jaffe : frère Lilac Bailey
Claude Akins : Slade

Mako : agent secret Fong
Ruth Warrick : Mme Applebee
Et Akim Tamiroff,  Elisha Cook Jr.

1880, Texas. Un nouveau prêtre, une bonne soeur et des moines voyagent en train vers Friendly City (“Ville amicale”). L’habit ne fait pas le moine : le révérend s’appelle Pious Blue, lui et son groupe sont des hors-la-loi qui ont le projet de cambrioler la banque locale en s’installant dans l’église où ils creuseront un tunnel sous la banque. Une banque construite par les frères James, Dalton et Younger, qui y déposaient le montant de leurs hold-up !

C’est un pastiche de western, comédie loufoque et hilarante aux airs de cartoon (comme CACTUS JACK avec Kirk Douglas), et au sujet proche d’une autre comédie, L’or des pistoléros avec également Claude Akins. C’est léger et sans prétention, ça ne révolutionne pas le genre, mais il y a de bons acteur, Clint Walker et Kim Novak, héroïne du VERTIGE d’Hitchcock, en tête, qui entourent la vedette du film, l’acteur comique Zero Mostel

Burt Reynolds/Les cent fusils=100 rifles/Navajo Joe=Un dollar a testa/Sam Whiskey le dur/Cours après moi shérif=Smokey and the bandit

BURT REYNOLDS (1936-2018)

Né un 11 février

Burt Reynolds Ciné revue 1972Né en Georgie de père cherokee et de mère italienne, Burton Leon Reynolds Jr., ‘Buddy’ pour les intimes, commence une carrière de footballeur professionnel,  mais un accident de voiture y met un terme, il se met alors à jouer pour la télévision
_McKlusky

Jennifer Billingsley, Louise Latham, Burt Reynolds

Il deviendra une méga-vedette avec DELIVRANCE (1972) et la comédie d’aventures COURS APRES MOI SHERIF (1977) pour rednecks et cibistes, qui rapporta pas moins que la bagatelle de 100 millions de dollars… Bingo !
C’est grâce à ces deux films -en grande partie- qu’il est devenu une immense vedette à la fin des années 1970, se plaçant n°1 au box-office entre 1978 et 1982. Il incarne la virilité absolue et un côté macho et décontracté qu’exploitent bien les réalisateurs
Il est un des très rares hommes à avoir fait la Une du magazine Playboy en octobre 1979

B. Reynolds par Didgiv

Buddy à ses débuts décroche des petits rôles, dans des séries westerns notamment comme Pony express, le rôle d’un matelot dans Riverboat  en 1959, Johnny Ringo en 1960, Zane Grey Theater en 1961, un rôle récurrent -un Indien- dans 50 épisodes de la série Gunsmoke (entre 62 et 65) et encore un chef indien dans Le proscrit en 1965

Burt Reynolds

février 1975

Il part en Espagne tourner un western spaghetti, Navajo Joe (1966) de Sergio Corbucci, campe un Indien solitaire vengeant le meurtre de sa femme, puis Les cent fusils (1968), il est le métis Yaqui Joe qui a volé 6000 dollars dans une banque pour acheter des fusils destinés aux Indiens rebelles…

Puis, Sam Whiskey, le dur (1969) une comédie western avec Clint Walker, encore un Indien dans La justice de Simon l’Indien (Run, Simon, run) en 1970, en 1973, c’est Le fantôme de Cat Dancing

En 1976, il tourne sous la direction de Peter Bogdanovitch dans NICKELODEON, une comédie pleine de charme sur les westerns muets… Enfin, trois westerns télévisés, The cherokee kid en 1996, Johnson county war en 2002, et Hard Ground en 2003.

Ses femmes. La liste certaines de ses conquêtes (officielles) d’après whosdatedwho.com : Faye Dunaway, Miko Mayama, Adrienne Barbeau, Doris Day, Lori Nelson, Inger Stevens, Mamie Van Doren, Sarah Miles, Kim Basinger, Tammy Wynette, Sally Field, Tawny Little, Loni Anderson
« Les femmes sont mes drogues et mon alcool, dit-il. Quand je suis engagé avec une femme, je suis engagé avec une femme. Point. Mais entre les romances, je suis carnivore »

McLane. Il refusa le rôle de John McClane de PIEGE DE CRISTAL qui revint à Bruce Willis. Il a dû le regretter amèrement. Il avait aussi été « casté » par Boorman pour le rôle de ZARDOZ en 1974, c’est Sean Connery l’interpréta.


Ciné revue

Burt Reynolds parle de Marlon Brando (février 75) : « En tant qu’acteur, c’est un génie et même quand il est ennuyeux, il est encore bien meilleur que la plupart des autres au mieux de leur forme. Mais il a conservé une mentalité d’adolescent. C’est dommage. Quand il ne joue pas et qu’on lui parle, c’est comme si on s’adressait à un mur »


Navajo Joe (A dollar a head) (Un dollar a testa)
Western italo-espagnol de Sergio Corbucci (1966)

Musique d’Ennio Morricone

Avec
Burt Reynolds : Navajo Joe
Aldo Sambrell : MDuncan
Nicoletta Machiavelli : Estella
Fernando Rey : Rattigan
Tanya Lopert : Maria
Raf Baldassare : Tim

Une bande de chasseurs de scalps sous la houlette d’un bandit métis attaquent un village Navajo, la femme de Navajo Joe, un Indien solitaire, est tuée. En traquant le gang auteur du massacre, Joe les découvre en train d’attaquer un train transportant un butin. Les habitants de la ville engagent Joe pour empêcher le vol. Il en tue une partie, et demande aux habitants d’Esperanza de lui confier le magot pour que les bandits restés en vie ne s’en emparent pas

Avec Sergio Corbucci aux manettes, et Ennio Morricone à la musique (qui travaille pour la première fois pour Corbucci), on est en face d’un grand spectacle

Une fois n’est pas coutume, un Indien vengeur est le héros de ce western tourné à Tabernas (Alméria), film violent avec en vedette Burt Reynolds, parfait dans le rôle
L’acteur qui apparait ici les cheveux longs, était une vedette, mais pas encore la star internationale des années 70 qu’il est devenu grâce à DELIVRANCE en 1972

Reynolds avait accepté de jouer dans ce film qui devait au départ être réalisé par Sergio Leone. Il tenta de se rétracter quand il sut que Leone n’était pas de la partie, mais les contrats étaient déjà signés. Il n’a pas été tendre avec Corbucci :
« Le film est si terrible qu’on l’a montré seulement dans les prisons et les avions car personne ne pouvaient quitter la projection»… Ce n’est pourtant pas le pire des western-spaghettis. Nicoletta Machiavelli, qui joue l’alliée du héros, est décédée en novembre 2015

Burt Reynolds sera à nouveau un Indien, Yaqui Joe dans LES 100 FUSILS


Les cent fusils (Les 100 fusils) (100 rifles)-De Tom Gries (1968)

Scénario : Clair Huffaker et T. Gries, d’après le roman de Robert MacLeod
Musique : Jerry Goldsmith

Avec Burt Reynolds-Jim Brown-Raquel Welch-Fernando Lamas-Aldo Sambrell : Paletes-Eric Braeden-Soledad Miranda Michael Forest

Mexique, 1912. Un policier noir de l’Arizona s’allie avec un métis indien, auteur d’une attaque de banque, qu’il poursuivait, et une révolutionnaire, pour défendre les Indiens yaquis rebelles contre le gouvernement mexicain

Histoire inspirée de faits authentiques (la révolution au mexique) pour ce western à la mexicaine diablement rythmé, qui offre de captivantes scènes d’action, avec un casting d’enfer reposant sur un trio original : policier noir, métis Yaqui et révolutionnaire mexicaine

C’est le film qui aurait montré pour la première fois à l’écran une scène d’amour entre un Noir et une Blanche (Jim Brown/Raquel Welch), il y a aussi une scène torride entre l’espagnole Soledad Miranda et Burt Reynolds, qui joue un Indien pilleur de banques

Le méchant -le général mexicain- est campé par Fernando Lamas, qui livre une savoureuse composition. Le film offre aussi une belle scène de bagarre entre Reynolds et Brown menottés l’un à l’autre
Un western qu’on aurait tendance à rapprocher des western-Zapata, sous-genre des western-spaghetti/paella, le plus célèbre étant El chuncho,  films décrivant et encensant -en général- la lutte des révolutionnaires mexicains au début du XXe s., Les 100 fusils prend en plus la défense des Indiens Yaquis opprimés par les Mexicains (après avoir subi pendant des siècles l’oppression des Espagnols et des Jésuites)
Tom Gries réalisa deux autres (excellents) westerns, Les 100 fusils et Will Penny le solitaire
Les fans de westerns reconnaîtront les beaux paysages désertiques d’Almeria, les scènes de la station de train tournées à Villamanta (Madrid)

Fernando Lamas

cinérevue 1969


Sam Whiskey le dur-de Arnold Laven (1969)

Avec Burt Reynolds, Ossie Davis, Clint Walker, Angie Dickinson, William Schallert, Robert Adler, Tom Steele

Le film reprend la ticket gagnant du duo black/blanc des Cent fusils sorti l’année auparavant, avec la belle ingénue manipulatrice -Angie Dickinson- qui, comme Susan Hayward dans Le jardin du diable ou Ann-Margret dans Les voleurs de trains, arrive à persuader de beaux mâles de l’aider à récupérer un magot. Après une scène torride entre Burt Reynolds et la très sexy Angie Dickinson, voilà nos trois larrons -Burt, Clint Walker fumant la pipe et Ossie Davis- partis pour une aventure ponctuée de beaux couchers de soleil et de bagarres de potaches, avec une scène sous-marine inhabituelle dans un western, on navigue entre Burt Kennedy et Andrew McLaglen pour l’humour, pour le reste, Arnold Laven nous avait habitués à bien mieux. Le film perd de ses airs de comédie au bout d’une heure, et on alors l’impression de se retrouver dans un western-spaghetti de série B, ou dans un épisode des Mystères de l’Ouest avec une séquence ‘Haute voltige’ qui ménage in fine un petit bon suspense. Agréable divertissement, sans plus


Cours après moi Shérif (Smokey and the bandit)
De Hal Needham (1977)

Avec
Burt Reynolds : Bandit
Sally Field : Carrie
Jerry Reed : Cledus
Mike Henry : Junior
Et  Jackie Gleason, John Schneider, Hank Worden

Sorte de western moderne réalisé par le cascadeur et metteur en scène Hal Needham, où les chevaux sont remplacés par les voitures, et les cowboys par les rednecks et les cibistes… Un humour communicatif, de l’action et un Burt Reynolds en méga-forme dans un rôle qui lui va comme un gant : à voir et à revoir