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Maureen O’Hara / La loi du fouet (Kangaroo) / Big Jake / Buffalo Bill

Posted by on 24 octobre 2015

MAUREEN O’HARA (17-8-1920-2015)

Maureen O'Hara (ciné revue 15 juin 67)_NEW

Elle était la dernière grande vedette de l’âge d’or d’Hollywood, avec Kirk Douglas. Elle s’est éteinte à son domicile de Boise, dans l’Idaho, entourée des membres de sa famille et en train d’écouter la bande originale de L’HOMME TRANQUILLE, « sa musique préférée », selon son agent et co-auteur de ses mémoires Johnny Nicoletti.

Irlandaise de souche, elle était surnommée la « reine du technicolor » dans les années 40, avec sa chevelure rousse et ses magnifiques yeux verts, vedette de drames, de comédies et de films de cape et d’épée avant de rencontrer John Ford et de croiser la route de John Wayne, ils feront cinq films ensemble.

Leurs fortes personnalités se conjuguent merveilleusement, donnant lieu à certaines scènes magiques dont la bagarre la plus longue du cinéma : L’HOMME TRANQUILLE de John Ford en 1952.
Dans Rio Grande (1950) , elle campe Mme York, la mère entêtée qui reproche à Wayne de sacrifier sa famille pour sa carrière, elle vient au fort pour reprendre son soldat de fils. Mais le fils est obstiné aussi que le père, et préfère rester avec lui au fort !

Maureen O'Hara, John Wayne, Yvonne De Carlo

Le grand McLintock

Dans le même genre de scène, c’est sa fille que l’ex-femme de McLintock (Wayne) vient réclamer dans le western comique et Le grand MacLintock (1963) : humiliation suprême, elle sera fessée en public !

Dans Big Jake (1971), elle est encore l’épouse de John Wayne et grand-mère du petit kidnappé par le bandit Richard Boone.

Henry Fonda, M. O’Hara, James McArthur (La montagne des neuf Spencer)

Elle a aussi été la partenaire de Joel McCrea dans le Buffalo Bill de 1944, Rex Harrison dans La fière Créole (Foxes of the Harrow) (47) de John M. Stahl, Macdonald Carey dans Sur le territoire des Comanches (50), Peter Lawford dans La loi du fouet (52), Alex Nicols dans La belle rousse du Wyoming (53), Jeff Chandler (A l’assaut du Fort Clark (53), Brian Keith dans New Mexico (61) de Sam Peckinpah (elle chante le thème du film), Henry Fonda (La montagne des neuf Spencer et Le poney rouge), elle est une Anglaise, qui, avec sa fille, vient introduire une nouvelle race bovine dans l’Ouest dans Rancho Bravo (1966), une comédie d’Andrew McLaglen (trailer ci-dessous).



dessin de Didgiv

le grand McLintock (dessin de Didgiv)

Maureen O'Hara John Wayne

L’homme tranquille (Didgiv)

avec Tyrone Power dans LE CYGNE NOIR

avec John Wayne

Maureen O’Hara chante le thème de New Mexico :

Le poney rouge, téléfilm avec Henry Fonda (1973)

Bruce Cabot et Maureen O’Hara


La loi du fouet (Kangaroo)
de Lewis Milestone (1952) ** 

Australie. Deux criminels travaillant pour un rancher deviennent rivaux pour l’amour de la fille de ce dernier.

Avec Maureen O’Hara, Richard Boone, Peter Lawford, Finlay Currie, Chips Rafferty, Ron Wheelan, Henry Hull…

Western tourné en Australie avec Maureen O’Hara et Richard Boone, qui se retrouveront dans un autre western, Big Jake, en 1971.

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BIG JAKE
De George Sherman (1971) ***

Musique : Elmer Bernstein

Avec John Wayne (Jacob), Richard Boone (John Fain), Patrick Wayne (James), Maureen O’Hara (Martha), Chris Mitchum (Michael), Bobby Vinton (Jeff), Bruce Cabot (Sam), Glenn Corbett (O’Brien), Harry Carey Jr . (Pop).
Et John Doucette, Jim Davis, John Agar, Dean Smith, Virginia Capers, Ethan Wayne, Gregg Palmer, Robert Wagner, Hank WordenChuck Roberson (et cascadeur)

1909, Texas et Mexique. Un cowboy part avec son vieil ami Indien et deux de ses fils à la recherche du bandit qui a enlevé son petit-fils.

John Wayne retrouve son vieux compère George Sherman (1908-1991), dont c’est le dernier film, il joue un riche homme d’affaires dont le petit-fils est kidnappé par le bandit joué par Richard Boone, en échange d’une grosse rançon. C’est un western très classique dans sa forme, avec de l’humour, où le progrès est montré avec ironie, dans une scène où, quand les soldats texans ont des problèmes avec leurs véhicules à moteur, Wayne vient les aider… avec son cheval.

C’est aussi un film « en famille » avec les fils de John, Patrick et John Ethan, Chris Mitchum, le fils de Bob, et Harry Carey Jr., de la bande à John Ford, Bruce Cabot, grand ami du Duke, Maureen O’Hara, Jim Davis, le patriarche du feuilleton DALLAS, et John Agar.
Il a été tourné à Durango, au Mexique, produit par Patrick Wayne via la Batjac, société de production de son papa.
Très belle musique d’Elmer Bernstein, qui rappelle celle des Quatre fils de Katie Elder.

Richard boone


Buffalo Bill
(1944) ****

De William A. Wellman

Sorti en France en 1947.

20 th Century Fox
Scénario de Aenas MacKenzie, Clements Ripley, Cecile Kramer, d’après l’histoire de Frank Winch.
Photo : Leon Shamroy
Musique : David Buttolph

Avec Joel McCrea : William Frederick ‘Buffalo Bill’ Cody
Maureen O’Hara : Louisa Frederici Cody
Linda Darnell : Dawn Starling
Thomas Mitchell : Ned Bontline
Edgar Buchanan : Sergent McGraw
Anthony Quinn : chef Main Jaune
Moroni Olsen : le sénateur Frederici
Chief Thundercloud : Crazy Horse

Et 20 cascadeurs, dont Kermit Maynard.

L’histoire de William Cody alias Buffalo Bill, tueur de bisons, éclaireur pour l’armée avant de monter son célèbre spectacle Buffalo Bill Wild West Show, une troupe de théâtre et de cascadeurs…

Buffalo Bill est éclaireur dans l’armée. La construction du chemin de fer a percé le territoire de ses amis les Cheyennes, dont le chef Main Jaune.
Hélas, les bisons qui leur servent de nourriture sont massacrés, un financier organise des chasses au bisons pour récupérer les peaux, le grand Duc de Russie vient lui-même chasser sur les terres des Cheyennes… 
Les Indiens déterrent la hache de guerre.

Au cours d’une attaque d’indiens contre une diligence, Buffalo Bill sauve le sénateur Frederici et sa fille Louisa.
Il va tomber amoureux d’elle et l’épouser… au grand dam de Dawn Starling, la jeune indienne qui est enseignante au Fort, amoureuse, elle, de Buffalo Bill.

Anthony Quinn en Indien…

Par dépit, elle retournera vivre dans son village indien, qui va être attaqué par la Cavalerie, Dawn va y perdre la vie… Buffalo Bill est obligé de combattre désormais le chef  Main jaune qu’il finit par vaincre… Louisa décide d’émigrer avec leur fils vers les terres moins sauvages de l’Est…

Il  la suit et décide de plaider la cause des Indiens devant le Sénat, mais se fait des ennemis. Il se voit néanmoins décerner une médaille présidentielle et sa célébrité naissante est forgée par le journaliste Ned Buntline. Le spectacle itinérant qu’il crée, faisant notamment jouer des cascadeurs, des célébrités de l’Ouest comme Annie Oakley ou Sitting Bull, devient un événement international…

Avec cette biographie romancée, William Wellman montre un Buffalo Bill plus proche des Indiens que des colons qui exploitent les ressources de leurs territoires.

C’est un des premiers westerns qui a vision plus humaine des Indiens et dans le domaine de réhabilitation de l’Indien, Wellman, comme George Marshall, est un précurseur, bien avant John Ford, Delmer Daves, Anthony Mann ou Robert Altman. Chief Thundercloud, qui a un petit rôle dans le film, est aussi conseiller technique. D’autres Indiens jouent dans le film, Anthony Quinn et Linda Darnell ont eux-mêmes du sang indien qui coule dans leurs veines (un grand-parent de cette dernière est un Cherokee).

Fille d’un sénateur qui intéresse beaucoup Buffalo Bill dans ce western, Maureen O’Hara rejouera dans une intrigue similaire, mais cette fois avec le héros Jim Bowie, dans SUR LE TERRITOIRE DES COMANCHES en 1950. Quant à Linda Darnell, habillée en Indienne, veste à franges et bandeau bleu sur la tête, avec un maquillage de Guy Pearce, elle est … magnifique !

Quelques scènes fortes du film : quand Buffalo Bill fait sa demande en mariage à la fille du sénateur, selon la coutume indienne (une couverture placée sur ses épaules et qu’on découvre ensuite) ; plus dure sera la chute pour Buffalo Bill : quand on le voit exposé dans une foire, assis sur un cheval de bois.

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