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Steve McQueen / Tom Horn… sa véritable histoire (Tom Horn) / Hold-up en 120 secondes (The great St. Louis bank robbery) / Le chasseur (The hunter) / The Blob (Danger planétaire)

Posted by on 18 août 2013

STEVE MCQUEEN (24-3-1930/7-11-1980)

Steve McQueen - cinerevue 1978

Star d’Hollywood la mieux payée en 1974

Le samedi 25 mai 1963, à 20h30, les téléspectateurs français découvrent une nouvelle série western. Au générique, une silhouette fine se détache avec une Winchester à canon scié plaquée sur sa hanche droite : un beau blond aux yeux bleux arrache une affiche d’avis de recherche collée sur un mur, un nom : Steve McQueen incarne Josh Randall… C’est  Au nom de la loi !

dans son premier film en vedette, The Blob… de la SF pure

dessin de Didgiv

dessin de Didgiv

Flash-back : il travaille à ses débuts pour un armateur grec, est émondeur d’arbres au Canada, sert dans les Marines acteur de théâtre puis de cinéma avec MARQUé  PAR LA HAINE, au côté de Paul Newman. Il apparaît ensuite dans un épisode de la série Tales of Wells Fargo, en 58, avec Dale Robertson, puis obtient la tête d’affiche d’un film de science-fiction, THE BLOB, en 1958 (ressorti en France en 1977, McQueen accepte 10% sur les bénéfices et banco ! le film est un succès). Puis, c’est un petit polar, HOLD-UP EN 120 SECONDES.

Steve McQueen Steve Mc Queen and his daughter Terry walking around Los Angeles, 1964

Hold-up en 120 secondes (dessin de Didgiv)

Mais c’est la télévision qui va faire de lui une star. Il incarne alors un personnage secondaire nommé Josh Randall dans un épisode d’une série qui s’appelle Trackdown, dont Robert Culp est la vedette ; cet épisode va servir de pilote à une autre série, Wanted, Dead Or Alive (Au nom de la loi), Steve est cette fois la tête d’affiche.

Steve McQueen (9-6-1966) Ciné revue)Il a décroché le rôle parmi 200 candidats grâce à ses talents d’écuyer et touche 40 $ par semaines ; les aventures de Josh Randall sont diffusées au cours d’une centaine d’épisodes pendant trois ans sur la CBS, dès septembre 1958, un succès énorme… et en France dès 1963.
Les portes de la gloire s’ouvrent pour celui qui va incarner dans ses films suivants toute une série de personnages solitaires et taciturnes (un peu comme Bronson), dans des polars comme BULLITT (1968), L’AFFAIRE THOMAS CROWN (1968), jusqu’ à son dernier rôle, LE CHASSEUR, en 1980 : c’est un chasseur de primes de notre époque, taciturne, pessimiste  sur le monde actuel, mais le sourire aux lèvres.

Steve McQueen

(cinerevue 1980)

C’est lui qui accomplit les cascades, comme dans ses autres films, et monte les chevaux les plus sauvages, tel un as de rodéo…

Après la série dans laquelle il incarne le Josh Randall, McQueen fait trois entrées ratées au cinéma et sa carrière semble sérieusement compromise.
Le génial John Sturges le relance en lui offrant un rôle dans LA PROIE DES VAUTOURS au côté de Frank Sinatra.
Sa performance est saluée par la critique, ainsi que celle de Charles Bronson dans un second rôle.
Le cinéaste réengage en 1960 son poulain pour Les sept mercenaires, Bronson est encore de la partie. Dans la peau d’un sympathique tireur d’élite, pas très bavard, armé d’un shotgun, fusil à chasse à canon scié, un de sept mercenaires qui défendent un petit village mexicain, il fait sensation.
Le succès du film est tel qu’il inspirera plusieurs suites, dans les années 60-70.

Les trois westerns dans lesquels va jouer par la suite McQueen (quatre si on inclut les Reivers, dont l’action se situe en 1905), sont devenus culte.

McQueen

dessin de Didgiv

Il reprend le personnage joué par Alan Ladd dans LES AMBITIEUX (1964), un acteur appelé NEVADA SMITH, au passé mystérieux. Pour certains, Steve McQueen a repris la place laissée vacante par Alan Ladd, dans certains westerns des années 60, en jouant des héros errants, beaux et taciturnes et laconiques  souvent lancés dans une quête vengeresse…

Nevada Smith, réalisé en 1966, est l’histoire d’une vengeance implacable, celle d’un jeune métis dont les parents ont été assassinés. C’est le premier western dans lequel McQueen a le premier rôle, et qu’il produit.

BullitLa critique est mitigée, c’est un succès. Il est approché pour jouer avec Robert Redford et Paul Newman dans Butch Cassidy et le kid (1969), mais il quitte le projet, mécontent du cachet qu’on lui propose. Et joue dans Les Reivers, savoureuse chronique du Sud rural au début du XXe s. narrée par Mark Rydell.
Dans les années 60, McQueen a été la star la mieux payée d’Hollywood…

Avec Junior Bonner (1972), il se met dans la peau d’un champion  de rodéo solitaire, nostalgique, dans un monde en évolution, le film n’est hélas pas un grand succès.
Enfin, il clôt sa carrière avec le fascinant personnage de Tom Horn en 1978, inspiré de la vie d’un authentique héros de l’Ouest accusé d’un meurtre qu’il n’avait pas commis.
Horn est pendu en 1903, à une époque où l’on tourne les premiers westerns.

Ce dernier rôle est la quintessence des personnages incarnés par l’acteur, un véritable reflet de lui-même : héros solitaire, courageux, peu bavard, pudique et souriant, défaitiste, jugeant avec irone le progrès qui arrive et l’absurdité des hommes (la scène où il est attaché et pendu, et où ceux qui y assistent sont tous équipés de fusils, alors qu’il ne peut même plus bouger, est percutante, il lâche ses amulettes indiennes qui tombent à terre et rend son dernier souffle).

En 1980, il est pressenti pour interpréter Rambo dans l’adaptation du roman « First Blood », projet qui l’intéresse beaucoup. Mais sa mort laisse le champ libre à Sylvester Stallone qui incarnera RAMBO en 1982…

Steve McQueen (LE CHASSEUR)Le 6 novembre 1980, on enlève à McQ (un de ses surnoms) une tumeur de 3 kilos mais le cœur ne résiste pas.
Un an après la disparition du dernier des géants, John Wayne -que Steve admirait beaucoup-, un autre mythe s’éteint, terrassé par un cancer, Steve McQueen, le dernier des chasseurs solitaires…

dessin de Didgiv

dessin de Didgiv

Pour la petite histoire, Steve McQueen  vient à Paris en septembre 1964 faire la promotion d’AU NOM DE LA LOI, et aussi animer à l’Hôtel Ritz la vente aux enchères de sa fameuse carabine, au profit du Mouvement pour les villages d’enfants.
C’est Gilbert Bécaud qui acquiert le fusil pour 1,5 million de francs de l’époque !

Steve McQueen (31-3-1966 Ciné revue)

Steve McQueen The reivers ciné revue 69

Dans la scène finale de poursuite à moto de LA GRANDE EVASION, Steve McQueen qui effectue aussi les cascades dans le film, joue à la fois le prisonnier qui s’enfuit le long des barbelés et aussi le soldat allemand qui le poursuit.

Steve McQueen (12-01-67 ciné-revue)_NEW

dans La cannonière du Yang Tsé

Steve McQueen-Jacqueline Bisset 28 novembre 1968- cine revue

Ciné revue 1978 : « Paul Newman m’a sauvé la vie ».

Abattu après son divorce d’avec Ali McGraw, Steve McQueen est allé vivre dans la maison de Paul Newman dans le Connecticut. McQueen, dont le moral était au plus bas, a repris goût à la vie en bêchant la terre, entretenant le jardin de son ami; faisant à nouveau des plans pour l’avenir, avec l’idée de tourner Tom Horn. McQueen sort maintenant avec Barbara Mintz, splendide mannequin, et veut que Paul Newman, producteur, lui trouve un rôle. Mais pour Paul Newman, cette demoiselle n’a aucun avenir à l’écran…


Tom Horn… sa véritable histoire (Tom Horn)
De William Wiard (1979) ****

Producteurs : Steve McQueen, Michael I. Rachmil, Fred Weintraub, Sandra Weintraub
Scénario : Thomas McGuane, Bud Shrake, d’après le livre Life of Tom Horn, government scout and interpreter.
Musique : Ernest Gold-Photo : John A. Alonzo
Durée : 1h38

Steve McQueen : Tom Horn
Linda Evans : Glendolene Kimmel
Richard Farnsworth: John C. Coble
Billy Green Bush : marshall Joe Belle
Slim Pickens : shérif Creedmore
Peter Canon : assistant du procureur
Elisha Cook Jr.: Stablehand
Roy Jenson : Lee Mendenhour
James Kline : Arlo Chance
Geoffrey Lewis: Walter Stoll

L’ ancien éclaireur Tom Horn est chargé par des éleveurs et propriétaires du Wyoming, sous la houlette de John Coble, de mettre fin aux agissements de voleurs de bétail. Il abat plusieurs voleurs, d’autres prennent la fuite.
Il noue une relation d’amitié avec Glendolele, l’institutrice du village. Mais les propriétaires trouvent qu’il va trop loin et ses méthodes expéditives nuisent à leur image. Ils décident de se débarrasser de lui, en montant une machination ; avec l’aide de son rival Joe Belle, et la complaisance du shérif, ils rendent Tom Horn responsable du meurtre d’un garçon de 15 ans.
Après une parodie de procès, il est condamné à la pendaison…

Une réalisation épurée et sans artifice pour narrer la fin tragique d’un héros solitaire, laconique et fataliste, un rôle taillé sur mesure pour Steve McQueen impeccable, déjà affaibli par le cancer ; il est aussi producteur associé du film.
Les scènes d’action sont rares, le récit, dépouillé, prend quelques libertés avec la vérité historique (l’évasion à la fin, il est seul alors que dans la réalité, ils furent deux à tenter de s’évader).

La fin est dure car on s’attache à ce personnage épris de liberté, et victime de sa réputation. Personnage dur, taciturne et solitaire, taillé sur mesure pour Steve McQueen.
Du fond de sa cellule, avec les amulettes indiennes qu’il tient dans la main, il regarde ces montagnes, symboles de la liberté  qu’il aime et qu’il n’a pu rejoindre, avant la sordide pendaison. La même année, MISTER HORN un téléfilm avec Richard Widmark relate un autre épisode de la vie de Tom Horn. Il va vers la mort comme un cheval qu’on mène à l’abattoir.


Hold-up en 120 secondes (The great St. Louis bank robbery)
de Charles Guggenheim, John Six (1959) ** 

Steve McQueen par didgiv

Gino présente George, un étudiant fauché, à un chef de gang qui prépare un hold-up. Ann, sœur de Gino et ex-petite amie de George, est liquidée par le gang…

Avec Steve McQueen, David Clarke, Molly McCarthy…

Un petit film méconnu de Steve McQueen, qui venait de jouer dans THE BLOB, et qui allait entrer dans le vedettariat l’année suivante avec Les 7 mercenaires. Histoire basée sur des faits reels, et qui narre une tentative de hold-up dans une banque de Saint-Louis en 1953. Le film fut tourné dans cette ville, des policiers et employés de la banque jouent leur propre rôle. A redécouvrir.
   


Le chasseur (The hunter)
de Buzz Kulik (1980) ***

Les aventures d’un chasseur de primes professionnel nommé Ralph ‘Papa’ Thorson. Il rend visite au shérif John Strong de Houston à qui il demande de l’aide pour capturer Billy Joe, qui est le neveu de Strong. Ce dernier l’éconduit sans ménagement…

Avec Steve McQueen, Eli Wallach, Kathryn Harrold, LeVar Burton, Richard Venture, Ben Johnson…

Belle performance de Steve McQueen, qui incarne à la perfection, comme dans l’ensemble de ses films, le héros urbain solitaire et taciturne, un peu comme le Charles Bronson des JUSTICIER ou le Clint Eastwood de la série des DIRTY HARRY. Le film s’inspire de l’autobiographie de Ralph Thorson,  qui a un petit rôle dans le film, celui d’un barman. Dernier film de McQueen, qui décède 3 mois après la sortie aux USA.

Il retrouve Eli Wallach, qu’il affrontait dans le western Les 7 mercenaires en 1960. Si BULLITT, autre film de McQueena inspiré LE MARGINAL avec Belmondo pour la scène de la course poursuite, c’est ici un polar de Bebel –PEUR SUR LA VILLE– et sa célèbre scène de cascade sur le métro qui a inspiré les scénaristes du CHASSEUR.
Le film reçut des critiques, et reste axé autour de la popularité de Steve McQueen, qui, fatigué par sa maladie, a perdu de son panache notamment dans les cascades… et ça se voit à l’écran, dans Tom Horn, déjà, l’année précédente, il n’avait plus toute sa superbe !

Steve McQueen, Eli Wallach


The Blob (Danger planétaire) (1958) de I. Yeaworth Jr.

 Un extraterrestre géant et gluant sème la terreur dans une petite ville américaine. Tombé du ciel comme une météorite, il grandit à chaque humain qu’il mange. Les scientifiques découvrent que le blob est une nouvelle arme virale, qui a pris en orbite des propriétés extraordinaires…
Avec Steve McQueen, Aneta Corsaut, Earl Rowe, Olin Howland, Elbert Smith
Les années 1950 sont celles où le public américain raffole d’histoires où l’on voit des OVNI et ET débarquer sur la planète, parfois agressifs comme ici, parfois pacifiques, comme dans Le jour où la Terre s’arrêta. Le thème de la peur d’une invasion qui mettrait en péril la paix sur Terre renvoie aux événements historiques que vivent alors les Américains, avec le péril soviétique, peur solidement ancrée dans l’esprit de tout Américain à l’époque. Il y a une autre métaphore dans le Blob : lorsque l’extra-terrestre est devenu immense, il a de plus en plus faim et envahit un cinéma. Imaginez la peur des spectateurs dans la salle… le Blob vient jusqu’à eux ! Pensons aussi à ce que vit le 7e Art à l’époque, avec l’essor de la télévision, un nouveau média vient marcher sur les plates bandes du Cinéma et menace même à long terme l’existence des salles de cinéma. Le Blob, métaphore gluante de la petite lucarne ? A la fin du film, ont voit le blob être immergé dans l’Arctique (la congelation étant la seule arme que les humains ont trouvé pour le neutraliser). On pense à un autre film, réalisé bien plus tard, The Thing, de John Carpenter.
Le Blob réalisé en 1958 n’est sorti en France qu’en 1960.
C’est une série B, car les acteurs ne sont pas célèbres, et d’ailleurs un seul d’entre eux le deviendra par la suite : Steve McQueen. Il a réalisé un joli petit coup de poker sur ce film, n’acceptant pour salaire que 3000 dollars, avec en plus 10 % sur les profits, le film fut un succès, avec 4 millions de dollars de recettes pour un budget de 240 000 dollars.
Le Blob par le côté kitsch de ses effets spéciaux, et le fait que ce soit le premier film avec McQueen en vedette, est devenu un petit film culte, engendrant des suites ou des parodies, dont Beware ! The Blob de Larry Hagman, The Blob (1988) de Chuck Russell.
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3 Responses to Steve McQueen / Tom Horn… sa véritable histoire (Tom Horn) / Hold-up en 120 secondes (The great St. Louis bank robbery) / Le chasseur (The hunter) / The Blob (Danger planétaire)

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  1. JPSTARS

    Salut Didier,
    Excellent blog. Ravi de lire des anecdotes….de sacrés acteurs qui ne sont plus…
    SUPER !!!!! A SUIVRE !!!!!!!!!!
    JPSTARS- jean pierre.

    • edward

      Merci de ton passage Jean-Pierre, content que tu aies aimé l’article sur MCQueen, j’ai découvert que c’est Bécaud qui avait acheté sa winchsester en retrouvant un vieil article de presse. + Didier

  2. lharmonica

    bon je vais dire un mot , car il fut un temps ou avec jp , je lui avais laissé croire que je n’aimais pas beaucoup steve , erreur un acteur et homme que j’adore et j’ai un peu son caractère , alorsssss . Du film tom horn , j’ai été déçu pas par lui , mais le peu de vraisemblance de la vraie histoire , le crime , la pendaison , ok , le reste bof . Mais ça c’est du steve , il ajoute , manipule etc . Je ne sais pas si tu as regardé le doc qui est passé à la télé , un peu gros l’interview de sa première femme qui l’avait accusé d’agression sur elle , après sa mort d’ailleurs , un peu comme l’ex femme de charlie . Bien , donc pour jp , j’adore steve

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