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Le vent de la plaine (The unforgiven) / John Huston / Lillian Gish /Audrey Hepburn

Posted by on 18 août 2013

Le vent de la plaine (The unforgiven)-De John Huston (1959-60) ***

LE VENT DE LA PLAINE

dessin de Didgiv

Production : James Hill

Scénario : John Huston, Ben Maddow d’après le roman de Alan Le May
Photo : Franz Planer-Musique : Dimitri Tiomkin-Durée : 125 mn

Avec Audrey Hepburn : Rachel Zachary
Burt Lancaster : Ben Zachary
Lilian Gish : Mathilda Zachary
Audie Murphy : Cash Zachary
John Saxon : Johnny Portugal
Doug McClure : Andy Zachary
Charles Bickford : Zeb Rawlins
Albert Salmi : Charlie Rawlins

Et Joseph Wiseman, Kipp Hamilton, June Walker, Arnold Merritt, Carlos Riva.

Recueillie alors qu’elle était bébé, par une famille de pionniers, une jeune femme est réclamée par des Indiens Kiowas.

Après la guerre de Sécession. Rachel mène une existence paisible avec sa mère adoptive Mathilda et ses trois frères de lait, Ben, Cash et Andy, dans un coin reculé du Texas, ils élèvent des chevaux et du bétail, et bientôt ont lieu les fiançailles de Rachel avec Charlie, fils du voisin Zeb Rwlains. Un jour, elle rencontre un énigmatique personnage, le vieux Kelsey, qui affirme connaitre ses origines…  Il n’en dit pas plus.

Lillian Gish

Un matin, des Indiens Kiowas viennent au ranch demander Rachel en échange contre des chevaux : elle serait la sœur d’un de leurs guerriers. Charlie, le voisin, est tué par un flèche indienne, alors qu’il vient d’obtenir la main de Rachel… Une hostilité nait chez les Blancs qui espèrent que Rachel sera chassée, pour éviter tout risque de conflit avec les Kiowas. Mais pour Ben, il n’en est pas question. Rachel apprend qu’elle a été enlevée aux Kiowas par Mathilde, après qu’elle ait eu une fille morte-née. Mathilda clame que ce sont des mensonges. Les tension sont vives avec le voisinage, Ben se rapproche de Mathilde…

« La couleur de la peau ne signifie rien, seuls comptent les rapports entre les hommes de bonne volonté » dit John Huston, dont le film ne fut pas compris, et même critiqué à a sa sortie.

C’est pourtant un des plus beaux westerns des années 50, réflexion sur les préjugés, avec Burt Lancaster qui défend sa présumée demi-sœur métisse, un autre frère est joué par Audie Murphy, et dans un de ses derniers rôles, Lilian Gish, la vieille dame offre une scène qui reste dans les annales : quand elle joue du Mozart au piano, en plein air.
C’est le premier western de John Huston, et le seul qu’ait fait Audrey Hepburn.

Des moments intenses, comme la tempête de sable ou l’attaque du ranch par les Indiens, celle du cavalier fantôme habillé en confédéré fait aussi partie de toutes ces scènes pleine d’étrangeté et d’émotion, dans un western qui sacrifie l’action à l’analyse des rapports familiaux.
C’est un peu le négatif de La prisonnière du désert de John Ford, mais là, ce n’est pas une Blanche élevée par les Indiens que veulent récupérer les siens, mais une métisse -superbe Audrey Hepburn- élevée chez des ranchers blancs que vient chercher sa famille biologique, les Kiowas.

A l’image du film, le tournage, à Durango, ne fut pas de tout repos : les salaires de l’équipe sont volés par des bandits, Audrey Hepburn fait une chute à cheval, se casse trois vertèbres et perd l’enfant qu’elle portait.
Burt Lancaster, qui donne tout le temps des conseils de mise en scène à John Huston se bagarre même avec lui, trois techniciens meurent dans un accident d’avion et Audie Murphy parle tout le temps de ses envies suicidaires aux membres du tournage.
Puis, la production, qui est la société de Burt Lancaster, fait des coupes au montage que n’apprécie vraiment pas Huston.
Le film aurait dû s’appeler… Le vent de la discorde !


JOHN HUSTON

 (5-8-1906/28-8-1987)

dessin de Didgiv

Comme celui d’Errol Flynn, le récit de la vie du fils de Walter Huston, acteur, scénariste et cinéaste John Marcellus Huston, se lit comme un passionnant roman d’aventures.

Né dans le Missouri, son père abandonne des études d’ingénieur pour aller à Hollywood ; dès l’adolescence, John devient boxeur, se marie à 20 ans (premier mariage d’une longue liste…), est chargé d’une mission comme cavalier dans l’armée mexicaine, écrit un livre sur les bandits Frankie et Johnny et se produit dans des cafés-théâtres à Paris, puis direction Londres et Hollywood.

Grâce à l’influence de son père, il est engagé à la Warner comme scénariste, en écrit un nombre impressionnant (dont certains pour les films de son papa), puis passe à la réalisation, il a joué comme acteur dans ses premiers films dès la fin des années 20…
Ce touche-à-tout génial a réalisé de très bons westerns comme Le vent de la plaine en 1960 ou La charge victorieuse (The red badge of courage) (1951) et aussi interprété quelques-uns comme Juge et hors-la-loi en 1972 ou Le convoi sauvage (1971) avec Richard Harris, qu’il a aussi réalisés. Il joue avec son père dans Le trésor de la sierra Madre en 1947. Il apparait dans le western-spaghetti Les dynamiteros en 1970…

On se souvient surtout de lui comme réalisateur (48 films à son actif), mais il a tout de même été acteur dans une cinquantaine de films, comme CHINATOWN, et a écrit les scénarios de 40 longs-métrages, dont La tourmente (1930) avec Lupe Velez, dans lequel il jouait aussi.

Il joue en 1973 dans LA BATAILLE DE LA PLANETE DES SINGES, 5e opus de la série de films.

Polars :
QUAND LA VILLE DORT (1950)
CHINATOWN (1974) (Acteur seulement)

Sur le vif……

… avec Arthur Miller

… avec Marilyn…

… avec son père Walter…

… avec Dennis Hopper et John Ford…

… avec Sue Lyon…

Le trésor de la sierra Madre :


Lillian Gish (Miss Lilian Gish) (14-10-1893 ou 1896/27-02-1933)

Lillian Gish fut la création du réalisateur et producteur David W. Griffith : impossible de compter le nombre de ses courts et longs métrages où elle est apparue, jouant à répétition un archétype de jeune fille en détresse face à l’assaut de brutes épaisses, comme l’épouse maltraitée du western Coeur d’apache (1912) ou INTOLERANCE (1916).

Superstar du muet, derrière Mary Pickford et Blanche Sweet, elle est aussi selon des historiens cinéma une des plus grandes comédiennes de tous les temps, on la compara même à l’époque à Sarah Bernhardt.

Débutant sur les planches dès l’âge de 5 ans, elle rencontre le succès international avec la colossale production Naissance d’une nation  de D. W. Griffith sorti en 1915.
Eclipsée par des stars comme Greta Garbo dans les années 20-30, elle revient au théâtre…

Elle va renouer avec le grand écran pour LA NUIT DU CHASSEUR de Charles Laughton (c’est elle qui recueille les deux enfants poursuivis par Mitchum), en 1946, puis elle est Laura Bell McCanles, l’épouse de  Lionel Barrymore dans Duel au soleil de (son ancien prétendant) le talentueux cinéaste King Vidor.

John Huston la mettra enfin en scène dans l’une des scènes les plus percutantes et poétiques du Vent de la Plaine (à ne pas confondre avec un autre de ses westerns, Le vent, en 1928) un western avec Burt Lancaster et Audrey Hepburn, pur chef d’oeuvre, où on voit Mattilda Zachary, le personnage qu’elle interprète, jouer du Mozart sur son piano en (pleine) plaine… mais pas debout. Bon, la prochaine sera meilleure, promis…

Quelques autres westerns de L. Gish :

An Indian’s Loyalty (1913) de Christy Cabanne.
During the round up (1913) de Christy Cabanne.
The battle at elderbush gold (1913) de D.W. Griffith.
Le vent (1928) de Victor Sjöström

♠ Sœur. La sœur de Lilian Gish, Dorothy, était également une comédienne de David Wark Griffith, elle joua ainsi dans nombre de films avec Lilian.


Audrey Hepburn (4-3-1929/20-1-1993)

Née à Bruxelles, des études en Angleterre puis en Allemagne où elle vit l’occupation allemande, sa famille ruinée, elle devient cover-girl, des débuts au cinéma en 1951 et le succès sur les planches avec Gigi à Broadway.

Audrey Hepburn by Svetliaciok

Audrey Hepburn reçoit un Oscar pour VACANCES ROMAINES. En 1959, elle est la vedette d’un très beau western de John Huston, Le vent de la plaine, elle joue une métisse que des Kiowas veulent reprendre à la famille de colons qui l’a élevée.

Audrey Hepburn par svetliaciok

Audrey Hepburn par svetliaciok

Audrey Hepburn par mariebouldingue

Audrey Hepburn par l’américain Aaronmark

Audrey Hepburn par Svetliaciok

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