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La porte du diable (Devil’s doorway) / Louis Calhern

Posted by on 25 février 2014
La porte du diable – de Anthony Mann (1950) ****

 

Lance Poole (Robert Taylor), un Indien, a conquis ses galons en servant l’armée fédérale lors de la guerre de Sécession, il revient sur la terre de ses ancêtres, lutter pour la dignité de son peuple. Car une loi refuse aux Indiens tout droit de propriété…

Et avec Paula Raymond, Louis Calhern, James Mitchell, Rod Mac Dougall, Edgar Buchanan, Rhys Williams, Spring Byington, James Millican, Chief John Big Tree, Dabbs Greer, Jack Kenny, Kermit Maynard

La porte du Diable

Attention chef d’oeuvre ! Ce western en noir et blanc de la MGM, tourné en pleine crise du MacCarthysme, est une des premières oeuvres emblématiques dénonçant clairement, comme La flèche brisée de Delmer Daves la même année, l’oppression dont ont été victimes les ethnies indiennes (comme ici notamment l’interdiction du droit de propriété pour les Peaux-Rouges).
La porte du Diable prend parti plus ouvertement pour les Indiens que La flèche brisée, plus nuancé, ce qui explique peut-être qu’il n’a pas rencontré le succès, le public n’était pas prêt en 1950 à accepter cette vision clairement révisionniste.

Robert Taylor - La porte du Diable

Dauphiné Libéré

 

La porte du Diable a ouvert la porte… aux westerns dits donc ‘révisionnistes’, comme plus tard Bronco Apache (1954),  Les Cheyennes de John Ford, ou, plus âpre et violent, Soldat Bleu en 1969, dénonciation virulente des massacres d’Indiens.
Les Indiens sont encore joués par des acteurs anglo-saxons, excepté dans quelques seconds rôles (ici Chief John Big Tree), il faudra attendre les années 80-90 pour réellement commencer à voir les natifs d’Amérique tenir la vedette dans des westerns américains (Wes Studi, Grahame Greene…), grâce au succès de Danse avec les loups.
Louis Calhern (QUAND LA VILLE DORT) interprète avec talent un avocat raciste qui entretient la haine contre les Indiens.
Yakima Canutt est le réalisateur de « seconde unité », Jacques Tourneur refusa de réaliser le film, pensant que Robert Taylor ne serait pas crédible en Indien.


♣ Les Indiens dans les westerns :
http://www.riowestern.com/limage-des-indiens-dans-les-westerns/


Louis Calhern (19-2-1895/12-5-1956)

L’année 1950 a été faste pour Louis Calhern, qui a tenu trois de ses rôles les plus importants : son personnage de l’avocat véreux acoquiné avec une bande de criminels dans le polar très noir QUAND LA VILLE DORT en 1950, avec Marilyn Monroe débutante, reste gravé dans les mémoires.

 

Il était Buffalo Bill dans le western musical Annie, la reine du cirque avec Betty Hutton. En 1939, William Dieterle le dirige dans Juarez.
Enfin, l’avocat qui attisait la haine contre les Indiens de La porte du diable (1950), chef d’œuvre du western, vibrant plaidoyer pour la cause indienne avec Robert Taylor en Indien, ‘le Diable’, dans le titre français, c’est un peu Louis Calhern finalement !

Il a aussi joué dans The Arizonian (1935) et Le poney rouge, en 1949.
Une de ses meilleures performances demeure son interprétation de Jules César dans la pièce de Shakespeare filmée par J.L. Mankiewicz en 1953.

Il est mort d’une crise cardiaque à Tokyo pendant le tournage de LA PETITE MAISON DE THE, en 1956.

Polars :
QUAND LA VILLE DORT (1950)

 

 

L. Calhern, Marlon Brando

dans Annie, reine du cirque avec Betty Hutton

 

 

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