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La captive aux yeux clairs (The big sky) / Dewey Martin

Posted by on 21 août 2018
La captive aux yeux clairs (The big sky)
De Howard Hawks (1952) *****

LA CAPTIVE AUX YEUX CLAIRS

la captive aux yeux clairs - kirk douglas - dewey martinScénario : Dudley Nichols d’après le roman de A.B. Guthrie
Musique de Dimitri Tiomkin
Durée : 2h02

Avec Kirk Douglas : Jim Deakins
Dewey Martin : Boone Caudill
Elizabeth Threatt : Œil de Sarcelle (Gazelle)
Arthur Hunnicutt : Zeb Calloway
Buddy Baer : Romaine
Steven Geray : Jourdonnais
Hank Worden : « Pauvre diable »
Jim Davis : Streak
Et Henri Letondal, Robert Hunter, Booth Coleman, Frank de Kova, Barbara Hawks, Iron Eyes Cody.

Kentucky, 1832, Jim Deakins est attaqué par un serpent dans la forêt. Un aventurier, Boone, vole à son secours, ils deviennent amis. A Saint-Louis, ils retrouvent Zeb, oncle de Boone, un trappeur.
Zeb propose à Jim et Boone de l’accompagner, lui et son associé Jourdonnais, en bateau sur le Missouri. Ils ont recruté des trappeurs et aventuriers pour aller prendre des fourrures sur les territoires des Indiens Pieds-Noirs.

Ils vont devoir affronter la Compagnie des fourrures, qui a le monopole du commerce des fourrures. Les passagers découvrent un passager clandestin à bord… Une jolie Indienne.
Zeb explique alors qu’il a recueilli, après une bataille entre deux tribus, Œil de Sarcelle, la fille d’un chef pied noir.
Boone, qui n’aime pas les Indiens, va tomber amoureux d’elle…

Kirk avec son fils Michael sur le tournage du film

C’est un des plus beaux westerns de l’histoire du cinéma : un western fluvial et forestier, lyrique et romanesque, tourné dans des paysages somptueux, vallées gigoyeuses et fertiles, et sous des cieux menaçants et nuageux. Mariant harmonieusement action, humour, émotion, le génial Howard Hawks signe une œuvre dense, montrant, avec la force de ses images, en noir et blanc, parfois expressionnistes, le quotidien des trappeurs en butte contre les éléments, et livrant un éblouissant hymne à la nature et à l’amitié virile. L’émotion culmine quand les trappeurs quittent leurs amis pieds-noirs et que le jeune Boone choisit de rester vivre avec sa bien-aimée, dans le camp indien.

Une affiche de rêve, où on retrouve, entourant Kirk Douglas -épatant- dans des seconds rôles le truculent Arthur Hunnicutt (qui est aussi la voix narrative), veste à franges et bonnet à queue de castor, et Jim Davis (futur patriarche du feuilleton DALLAS), le jeune Texan et belle gueule Dewey Martin forme un excellent tandem avec Douglas, et Hank Worden, acteur fétiche de John Ford, joue avec talent ‘Pauvre Diable’, un Indien laconique et gaga. Hawks le dirigera à nouveau en 1970, ainsi que Jim Davis, dans Rio Lobo.
La magistrale partition musicale de Dimitri Tiomkin ajoute à la dimension poétique et romanesque du film, comme il le fera magnifiquement quelques années plus tard dans Rio Bravo ; dans les passages à suspense, on retrouve certains airs de Règlements de comptes à OK Corral. Un joyau du 7e Art, maintes fois rediffusé dans les cinémathèques, pur chef d’œuvre à voir et revoir.

C’est le seul film de l’actrice Elizabeth Threatt, dont la mère était cherokee. Elle décida de ne pas continuer de travailler dans le cinéma, malgré les éloges qu’elle reçut pour son interprétation d’Oeil de Sarcelle.

Elizabeth Threatt

Elizabeth Threatt

Comme dans L’homme qui n’a pas d’étoile, Kirk Douglas pousse la chansonnette, avec Dewey Martin : « Oh Whisky leave me alone (‘Oh Whisky, laisse moi tranquille’)…

Howard Hawks

Après s’être retiré du cinéma, le génial Howard Hawks s’est consacré à une autre de ses grandes passions, l’élevage des chevaux, jusqu’à sa mort, en 1977

Citations :
« Les moustiques remercient Dieu pour tout, sauf d’avoir donné des mains à l’homme et une queue à la vache » (Deakins)
« Ah, ben si j’m’attendais » (Zeb)
« L’homme part lorsque rien ne le retient de force » (Zeb)


Décès de Dewey Martin
(8 décembre 1923-2018)

Belle gueule du cinéma américain qui interprétait le rôle du jeune Boone dans La captive aux yeux clairs. Révélé par LA CHOSE d’UN AUTRE MONDE (1951) -produit par Hawks-, d’autres westerns dans sa filmo : Kansas en feu (1950) où il jouait un des frères Younger, Tennessee Champ (54), Sam l’intrépide (1963)  et Seven alone (1974).
Vedette du pilote d’une série western (Cavalry patrol) qui n’a jamais vu le jour, et apparaissait dans les séries Zane Grey Theater (57-60), Laramie (63), Les aventuriers du Far West (1964).
Dewey Martin jouait son propre rôle dans VIVA LAS VEGAS avec Elvis Presley en 1956. Il a été marié à la chanteuse Peggy Lee dans les années 50.

Kansas raiders (avec Audie Murphy)

Dewey Martin & Peggy Lee :


Seven alone (1974) en entier :

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