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Klaus Kinski / La chevauchée vers Santa Cruz (Der Letzte Ritt Nach Santa Cruz) / Le grand silence (Il grande silenzio) (El gran silencio)

Posted by on 10 août 2013

KLAUS KINSKI (18-10-1926/23-11-1991)

Jean Cocteau lui déclara un jour : « Vous avez à la fois un visage d’enfant et de brute. Votre expression change d’un instant à l’autre. Je n’ai jamais vu pareil visage ».
Le Polonais Kinski a incarné à l’écran des détraqués, sadiques hallucinés, avec une force et un talent inouïs.

Le cinéaste Werner Herzog l’utilisera dans des rôles plus nuancés. Kinski a été une vedette de krimi, gialli et western-spaghettis dans les années 60 et 70. Dans la vie, comme le confie sa fille Nasstassja Kinski, c’était un tyran.

Ses premiers westerns sont des productions allemande et autrichienne, La chevauchée vers Santa Cruz (1964) de Rolf Olsen, et européenne Le trésor des montagnes bleues (64) qui est le 4e Winnetou.

EL CHUNCHO

EL CHUNCHO

Le meilleur rôle qu’il ait tenu dans un western-spaghetti est celui de Trigero, un des chasseurs de primes du Grand silence (1968) de Sergio Corbucci, qui traquent et piègent les hors-la-loi qui arrivent en ville… et aussi le prêtre halluciné qu’il joue dans Macho Callaghan se déchaine (1971) d’après la série américaine MACHO CALLAHAN.
Kinski a aussi tourné dans : Le trésor des montagnes bleues en 1964, c’est un film de la série des Winnetou.

Il a le 5e rôle de Et pour quelques dollars de plus (1965), 2e volet de la trilogie des dollars de Sergio Leone, puis des seconds rôles dans le western Zapata El Chuncho (1966)  où il joue un prêtre fou, puis L’Homme, l’Orgueil Et La Vengeance (68) avec Franco Nero, une adaptation de Carmen de Prosper Mérimée, Deux fois traître (68), Le grand silence donc, Chacun pour soi (68), et Sartana (68), Le fossoyeur (69).
Il a enfin la tête d’affiche dans les westerns… Et le vent apporta la violence en 1970 : cette fois, ce n’est pas un scélérat, il joue un homme injustement envoyé en prison qui va se venger.
Dans Le goût de la vengeance (70), c’est un bandit doublé d’un maniaque sexuel.
La seule année 1971, Kinski va tourner dans six westerns : un redoutable chef de gang aux deux visages dans On m’appelle King, un cambrioleur de banque dans Priez les morts tuez les vivants, un second rôle dans La vengeance est un plat qui se mange froid, et à nouveau la vedette de Black Killer ; enfin Nevada Kid et Macho Callaghan se déchaine cités plus haut…
En 1972, il tient un de ses plus grands rôles, AGUIRRE, LA COLERE DE DIEU de Werner Herzog.
Seconds rôles dans Il ritorno di Clint il solitario avec George Martin, puis Shangaï Joe (1973), Il ritorno di Shanghai Joe (75), Un génie, deux associés et une cloche (1975) avec Terence Hill, Miou-Miou, Robert Charlebois, western dont quelques scènes ont été tournées par Sergio Leone.

avec Lee Van Cleef dans ET POUR QUELQUES DOLLARS…

N’oublions pas que Kinski a aussi été à l’écran le marquis de Sade, le conquistador fou de AGUIRRE, NOSFERATU le vampire, le soldat WOYZECK, l’ingénieur féru d’Opéra de FITZCARRALDO, un de ses meilleurs rôles.

Gialli :
LIZ ET HELEN (1969)
LES INSATISFAITES POUPEES EROTIQUES DU DOCTEUR HITCHCOCK (1971)
LA MORT A SOURI à L’ASSASSIN (1973)
LE ORME (1975)

Polars :
LE BATARD (1968)


La chevauchée vers Santa Cruz (Der Letzte Ritt Nach Santa Cruz) (Santa Cruz)
Austro-allemand de Rolf Olsen (1964) 

Avec Edmond Purdom, Mario Adorf, Marianne Koch, Klaus Kinski, Marisa Mell.

Un homme emprisonné à tort se venge…

Premier western de Klaus Kinski.

Walter Giller, Marisa Mell


Le grand silence (Il grande silenzio) (El gran silencio)
Franco-Italien de Sergio Corbucci (1968) ***


Dans l’Utah glacé de l’hiver 1898, à Snow Hill, le conflit entre un justicier muet nommé Silence (Jean-Louis Trintignant), des chasseurs de primes dirigés par Tigrero (Klaus Kinski) -chargés d’abattre les paysans et bûcherons devenus des bandits pour survivre-, et le shérif (Frank Wolff). Silence a été engagé par Pauline (Vonetta McGee) dont le mari a été tué par Tigrero…

Et avec Luigi Pistilli, Mario Brega, Carlo d’Angelo, Marisa Merlini, Raf Baldassare, Marisa Sally, Spartaco Conversi, Remo de Angelis, Mirella Pamphili.

Un des meilleurs western-spaghetti des années 60, hyper-stylisé, violent, devenu culte, aux images magnifiques, et en prime l’extraordinaire musique -oppressante- de Ennio Morricone. Trois couleurs dominent, le rouge du sang, et le blanc et bleu du ciel et des paysages enneigés. Le scénario fait songer à ceux de Une corde, un colt et d’Il était une fois dans l’Ouest, il y a de nombreux clins d’œil au genre, comme le héros muet nommé Silence, qui fait référence aux personnages peu loquaces campés par les héros des films de Sergio Leone.

Mais ce fut un échec en 68, Sergio Corbucci se rattrapa avec le succès du Mercenaire la même année.
Tourné à Cortina d’Ampezzo (Italie), Rome et dans les Pyrénées espagnoles.
C’est en voyant ce film que Johnny Hallyday eut envie d’en faire un avec Sergio Corbucci, ils tourneront ensemble en 1969 Le spécialiste dans les mêmes décors naturels enneigés que Le grand silence.

♦ Trailer :

Frank Wolff

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