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Stewart Granger/La dernière chasse=The last hunt

Posted by on 27 novembre 2020

Stewart Granger (1913/1933)

Stewart Granger - cinerevue 1978

Pierre Brice, Stewart Granger

L’homme qui importa la race charolaise aux USA !

James Lablanche Stewart est fils de la haute bourgeoisie anglaise remarqué d’abord dans de grands théâtres de Londres, puis au cinéma, sous le pseudo ‘Stewart Granger’, pour ne pas être confondu avec James Stewart, qui deviendra plus tard son ami
Il est citoyen américain en 1956 et s’achète un vaste ranch en Arizona (voir plus bas). Un de ses meilleurs rôles est BEAU BRUMMEL en 1954, film sur le célèbre Dandy du XIXe s… Granger excellait dans la peau d’élégants et intrépides aventuriers et séducteurs, dans les films de cape et d’épée et d’aventures comme SCARAMOUCHE ou LES CONTREBANDIERS DE MOONFLEET, marchant sur les plates bandes de Douglas Fairbanks et Errol Flynn.

Il a également à son actif quelques westerns très réussis dont Au pays de la peur en 1952 dans le wilderness des montagnes canadiennes.

En 1956, il est le chasseur de bisons qui va devoir prendre le taureau par les cornes et affronter son partenaire, le cruel Charles Gilson (Robert Taylor) c’est dans La dernière chasse, chef d’œuvre de Richard Brooks

Le grand Sam

Dans Terreur dans la vallée en (1957) de Roy Rowland, il fait un effet bœuf en campant un justicier-aventurier qui est accueilli avec méfiance par les villageois et se retrouve impliqué dans une lutte entre éleveurs et fermiers.

En 1960, il forme avec John Wayne un tandem original de deux chercheurs d’or en Alaska dans la comédie Le grand Sam d’Henry Hathaway. Sam (John Wayne) doit trouver une fiancée à son partenaire (Granger), il déniche une chanteuse de saloon française (Capucine)
Sur le tournage, Hathaway est un véritable tyran avec les acteurs, Granger n’arrive pas à jouer le premier jour, il prend des tranquilisants, Wayne, qui l’aime bien, lui donne des conseils et l’encourage

Stewart Granger perd de sa popularité aux USA dans les années 60, et revient en Europe tourner notamment dans trois Winnetou, -le premier est Parmi les vautours en 1964-, en remplacement de Lex Barker, Pierre Brice lui donne la réplique, ce sont ces westerns franco-italo-yougoslavo-allemands qui ont été à l’origine de la vague de westerns européens produits dans les années 60-70… dont les western-spaghetti. Le second dans lequel il joue est L’appât de l’or noir en 1965, puis Frontière ardente (le 8e en 1965) où son personnage est plus développé

Pour la télévision, il aura aussi un rôle récurrent, celui du colonel MacKenzie dans plusieurs épisodes du Virginien avec James Drury

Vaches. Eleveur de vaches et taureaux charolais dans son ranch de l’Arizona, Stewart Granger se vantait d’avoir importé cette race de bovins aux Etats-Unis. Dans les ventes aux USA, on surnommait même ces bovins les « charolais Granger »

avec David Niven et Ava Gardner

avec Jean Simmons

avec Jean Simmons

♦ Terreur dans la vallée :

La dernière chasse (The last hunt) (1956)
La dernière chasse

dessin de Didgiv

De Richard Brooks – MGM
Scénario de Richard Brooks d’après un roman de Milton Lott.
Musique : Daniele Amfitheatrof-Photo : Russell Harlan. Eastmancolor

La dernière chasse

fiche Télé 7 jours

Avec Robert Taylor : Charles Gilson

Stewart Granger : Sandy McKenzie-Debra Paget : indienne-Lloyd Nolan : Jambe de bois-Russ Tamblyn : Jimmy-Constance Ford : Peg

Debra Paget, Stewart Granger

Arkansas, fin du XIXe s. Sandy McKenzie, un ancien chasseur de bisons, mène une vie paisible de fermier avec son troupeau de vaches. Un jour, soudain, une centaine de bisons emballées fonce sur lui et son troupeau. McKenzie est contraint de tuer ses vaches, la plupart mortellement blessées. Attirés par les coups de feu, Charles Gilson arrive et ils font connaissance. Gilson le convainc de venir chasser les bisons avec lui, car la peau de bison utilisées dans les tanneries a repris de la valeur

drawing by didgiv

Robert Taylor dans le rôle d’un cruel tueur de bisons et d’indiens, face à Stewart Granger et la belle Debra Paget : c’est avec La porte du diable et Vaquero ! un de ses plus beaux westerns
Richard Brooks signe une oeuvre soignée, généreuse et émouvante, comportant des scènes spectaculaires (massacres de bison) et au climat tendu, avec un fin percutante et réfrigérante. Brooks n’ y va pas par quatre chemins, son propos est direct : il aime dénoncer les tares d’une société puritaine, comme dans ce western, le racisme anti-indien

Il aborde aussi le thème de l’extermination des bisons

On découvre le monde des tueurs, des égorgeurs et des dépouilleurs de bisons, profession sans gloire où l’on retrouvait toute la lie de l’Ouest, comme bandits et tueurs d’Indiens. L’impitoyable chasseur joué par Taylor, tue les bisons qui nourrissent les Indiens. Robert Taylor, qu’on a rarement vu dans un rôle aussi cynique, est extraordinaire à contre-emploi
« Un bison mort, et c’est quelques Indiens qui n’arriveront pas à survivre », dit l’infâme Charles Gilson dans le film
Le voir congelé, en position verticale, recouvert d’un linceul de neige avec son fusil dans la neige à la fin du film est une scène rassurante et percutante : cette nature que Gilson meurtrit (Bisons, Indiens…) reprend ses droits et l’amène vers sa propre mort
C’est un des plus beaux films de l’Histoire du western

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