Jill Ireland/À main armée =Robbery under arms/Avec les compliments de Charlie=Love and bullets/David McCallum

 JILL IRELAND (1936/1990)

Jill Ireland- cinerevue 1978

A la une de cinerevue 1978. Elle tourna 4 westerns avec son mari Charles Bronson

Jill débuta comme danseuse de variétés, puis devint actrice, son premier film est Oh ROALINDA en 1955, elle joua dans plusieurs films dont le western anglais tourné en Australie A main armée en 1957 avec celui devint la même année sont premier époux, David McCallum.

C’est Jill qui conseilla à Charles de jouer en Europe dans deux films Adieu l’ami et Le passager de la pluie. Cela relança sa carrière en Europe puis aux USA…

En 1966, elle tourne la série Shane avec David Carradine, puis a un petit rôle dans Pancho Villa (68) : c’est Bronson qui impose sa fiancée dans un film, elle a une scène avec Mitchum à la fin du film puis la série Daniel Boone… Un 2e western avec Charles : Chino en 73 : Jill joue le rôle d’une jolie blonde qui tombe amoureuse du métis Chino, joué par Bronson, un dresseur de chevaux et propriétaire  d’un ranch du nouveau Mexique

sept 1975 cinerevue

Ensuite, elle campe Marica, fille de l’officier du Fort Humboldt, dont les soldats sont victimes d’une mystérieuse épidémie de diphtérie dans le western « policier » Le solitaire de Fort Humboldt (1975)… Charles Bronson, en membres des services secrets américains, mène une enquête difficile à bord du convoi ferroviaire qui se rend vers le Fort, où d’étranges disparitions ont lieu…

Enfin, Jill incarnait Amanda, la jolie veuve que séduit  le hors-la-loi Charles Bronson dans C’est arrivé entre midi et trois heures

Jill Ireland Ciné revue 1972

Rencontre. Jill rencontre son futur époux Charles Bronson sur le plateau de LA GRANDE EVASION en 1963, c’est son premier époux, David McCallum, qui jouait avec Bronson dans ce film, qui fit les présentations
Jill et Charles se marieront en 1968

Charles Bronson Jill Ireland ciné revue 1971

avec Anthony Perkins


Charles Bronson Jill Ireland ciné revue janvier 1971

Charles Bronson, Jill Ireland

Le passager de la pluie – août 1969 cinérevue


A main armée (Robbery under arms) Western britannique de Jack Lee (1957)

En 1865, en Australie, deux frères éleveurs de moutons, Dick et Jim (Ronald Lewis et David McCallum) se trouvent entraînés, par leur père, dans un vol de bétail organisé par le capitaine Starlight (Peter Finch).
Les deux frangins font la connaissance de deux sœurs (Maureen Swanson et Jill Ireland). La bande entreprend d’attaquer un convoi d’or

Des cow-boys à cheval, de magnifique paysages… ce film anglais au rythme lent, remake d’un film de 1920, n’a pas été tourné dans les plaines du Far West mais en Australie (et certains intérieurs à Londres)


Avec les compliments de Charlie (Love and bullets) américano-britannique de Stuart Rosenberg (1979)

Avec Charles Bronson, Jill Ireland, Rod Steiger, Henry Silva, Strother Martin, Val Avery, Bradford Dillman, Albert Salmi

Après la mort par overdose de la fiancée d’un de ses collègues, un lieutenant de police se jure d’avoir la peau d’un caïd de la drogue. Il est chargé de ramener de Suisse aux USA son ex-maîtresse afin qu’elle témoigne contre la puissante organisation. Des tueurs les traquent en Suisse

Un petit air de BULLITT (musique de Lalo Shifrin !) pour ce polar -co-écrit par John Huston, il devait au départ réaliser le film- dans lequel Charles Bronson, qui sortait de l’échec du western Le Bison blanc, campe un flic qui doit protéger une femme prête à témoigner contre un ponte du trafic de drogue. Même tempo et une palette de comédiens épatants, dont Rod Steiger en mafieux caractériel et bégayant, l’action nous plonge dans les montagnes suisses à Montreux et ensuite à Genève. Jill Ireland étonnante apparaît avec une perruque très eighties et donne à nouveau la réplique à son époux, après Le solitaire de Fort Humboldt et C’est arrivé entre midi et trois heures, deux (bons) westerns, l’alchimie entre eux fonctionne toujours à plein pot

Contrairement à BULLITT, qui contient des scènes spectaculaires, ce polar compte quelques temps morts et la réalisation de Stuart Rosenberg est assez terne. C’est le premier des trois films que Bronson, alors au creux de la vague, fit avec la firme ITC de Lew Grade, avant Chicanos chasseur de têtes et L’enfer de la violence. On entend dans une scène avec Jill Ireland la chanson Stand by your man de Tammy Wynette

 Deces de David McCallum (19 septembre 1933-2023)

(mars 67 Ciné revue)

l’Ecossais David McCallum a été l’époux de Jill Ireland, avant qu’elle ne rencontre et se marie avec Charles Bronson.
Il débute à la fin des années 50, est révélé par LA GRANDE EVASION (1963) –avec Bronson- sera populaire pour son rôle dans la série DES AGENTS TRES SPECIAUX entre 1964-68 et dans L’HOMME INVISIBLE.
A joué dans un western : A main armée (1957).
C’est le Dr Mallard dans N.C.I.S. : ENQUETES SPECIALES.

 
 

Richard Widmark/Alvarez Kelly/La route de l’Ouest=The Way West/ Une poignée de plomb=La ville aux abois

RICHARD WIDMARK (1914/2008)

dessin : Didgiv

dessin Didgiv. Il pouvait incarner les bons comme les durs avec le même talent à

Sa performance dans son 1er film, un sadique ricanant quand il assassine, un thriller, l’a longtemps cantonné aux rôles de dur à cuir, une image qui fait que les spectateurs le haïssaient. Son rire de hyène, fameux, terrorisait même ses partenaires à l’écran
« Les acteurs qui ont eu le plus de succès à Hollywood ont tous créé d’eux-mêmes une sorte d’image. On n’y échappe pas ! disait-il, mais je n’ai jamais vécu selon cette marque de fabrique. Si tel avait été le cas, j’aurais passé ma vie derrière les barreaux… »

Angie Dickinson, Willie Nelson, Richard Widmark

Cette image a fléchi quand il a commencé à incarner des héros positifs, notamment dans des westerns. Widmark est l’un des rares acteurs à commencer à travailler pour la télévision tardivement (en 1971). Dans ses films, il livre d’étonnantes performances, tous ses westerns sont de grands classiques

Karl Malden, Richard Widmark

LES CHEYENNES

Dans La ville abandonnée (47) de W. Wellman, il est le membre d’une bande de hors-la-loi dirigés par Gregory Peck

Richard Widmark, Dorothy MaloneDans Le jardin du diable (1954) d’H. Hathaway, c’est un des quatre aventuriers qui, avec Gary Cooper, guident Susan Hayward dans une région dangereuse pour sauver son mari prisonnier d’une mine d’or après un éboulement

Puis, il est un des fils du patriarche Spencer Tracy, en conflit avec lui, et qui va trahir ses frères, dans La lance brisée en 1954

ALAMO

En 1955, c’est Coup de fouet en retour, de John Sturges, il campe un homme qui veut identifier, avec une jeune femme les victimes d’un massacre commis par des Apaches

Le trésor du Pendu (dessin : Didgiv)

Dans La dernière caravane (1955), il est « Todd le Comanche », métis poursuivi par un shérif ; ils se joignent à un groupe de voyageurs, Todd va survivre à une attaque d’Indiens apaches et se porter au secours du groupe de survivants…

Il joue ensuite le bandit qui enlève la fiancée de son ex-complice, désormais shérif Robert Taylor dans Le trésor du pendu (1958), l’alchimie entre les deux acteurs fonctionne à merveille
En 1959, il partage, avec Henry Fonda, la belle affiche de L’Homme aux colts d’0r d’Edward Dmytryk

Le jardin du diable, où il est en vedette avec Susan Hayward et Gary Cooper. Il a une fin tragique se sacrifiant alors qu’ils sont poursuivis par des Indiens..  dessin de Didgiv

John Wayne le choisit en 1960 pour  incarner Jim Bowie, dans Alamo, Bowie va mourir poignardé, lors de l’assaut de Fort Alamo, par les combattants mexicains du général Santa Anna

La dernière caravane-Richard Widmark

Widmark participe ensuite à deux des derniers westerns de John Ford, Les deux cavaliers, en vedette avec James Stewart, et Les Cheyennes en 64, juste après avoir joué dans la La conquête de l’Ouest, en 62, dans lequel il est le patron impitoyable du chemin de fer

Dans Les Cheyennes, il campe un officier pourchassant des Cheyennes échappés de leur réserve, parfait diplomate, il fait tout pour éviter le massacre. C’est un de ses meilleurs rôles
Widmark retrouve Edward Dmytryk pour Alvarez Kelly, en 66, qui plonge en pleine guerre de Sécession, il interprète le brutal colonel sudiste qui force violemment l’éleveur William Holden à collaborer avec ses troupes

Le jardin du diable avec Gary Cooper

Puis, toujours en 66, c’est le fermier Evans qui embarque sa famille dans la caravane vers l’Oregon, menée par le sénateur Kirk Douglas et l’éclaireur Robert Mitchum… dans La route de l’Ouest (1966), il campe un marshal intrépide dans Une poignée de plomb en 69, joue dans Talent for loving

ALVAREZ KELLY (Widmark et Holden)_0001Moins connu que ses autres westerns, Quand meurent les légendes (1972) est un film sur un jeune Inien Ute qui rejoint un rodeo itinérant et se lie d’amitié avec un vieux rodeoman alcoolo (Widmark)

Richard Widmark

(cinérevue 27 oct.66). Richard possédait une vieille ferme dans le Massachusetts à côté de laquelle Marilyn Monroe entama une liaison avec Arthur Miller quand ils se retrouvaient dans leur cachette de Sandfield

Enfin, Mister Horn (1978),où il campe le célèbre éclaireur Al Sieber qui, en 1886, recrute le jeune Tom Horn pour l’aider à capturer Geronimo

Le dernier jour en 1975, narre l’attaque des banques de Coffeyville par le gang Dalton, puis il partage l’affiche avec Willie Nelson du Dernier western, qui est… le dernier western dans lequel on le voit, mais pas celui dans lequel on l’entend, puisque dans sa dernière apparition, il a prêté sa voix au docu pour la télé Lincoln

Polars :
LES FORBANS DE LA NUIT (1950)
MADIGAN (1968)
MADIGAN (1972)

LE JARDIN DU DIABLE. 

Le trésor du pendu. Encore un rôle de méchant, ancien complice de Robert Taylor, devenu shérif

Coup de fouet en retour

by Didgiv


ALVAREZ KELLY d’ Edward Dmytryk (66)

Alvarez Kelly… dessin Didgiv

Avec
William Holden : Alvarez Kelly
Richard Widmark : Rossiter
Janice Rule : Liz
Patrick O’Neal : Stedman

Et Victoria Shaw, Roger Carmel, Richard Rust, Arthur Franz, Harry Carey Jr

Un des rares westerns décrivant le monde de l’intendance des armées (l’approvisionnement), il repose sur l’affrontement Holden/Widmark, dans le seul film qu’ils aient tourné ensemble, dommage, car il y a vraiment une alchimie entre eux, comme il pouvait y en avoir entre Widmark et Robert Taylor dans Le trésor du pendu. Une scène assez violente -pour un western de l’époque- montre ce dernier faire sauter d’une balle de revolver un doigt de William Holden. Autre scène mémorable : la charge de 2500 bovins
Le réalisateur Hal Needham fait partie des cascadeurs qui ont participé à ce film. 4e d’E. Dmytryk, un des fameux « dix » d’Hollywood à avoir refusé de témoigner devant la Maison des activités anticommunistes lors du McCarthysme



La route de l’Ouest (The Way West)
D’Andrew McLaglen (1966)

 Musique : Bronislau Kaper, André Prévin

1843, les aventures d’un convoi de charriots bâchés, qui, sous la houlette d’un sénateur visionnaire et mégalo (Kirk Douglas), quitte le Missouri pour rejoindre l’Oregon. Il est secondé par Lije (Richard Widmark) et un éclaireur (Robert Mitchum)

Et : Lola Albright, Sally Field, Jack Elam, Michael McGreevey, Harry Carey Jr., John Mitchum, Peggy Stewart, Nick Cravat

Ce vieux briscard d’Andrew McLaglen livre en 1966 un western très classique, à l’heure où les Européen mettent le pied à l’étrier du western, avec des oeuvres sortant des sentiers battus-Produit par Harold Hecht (associé de B. Lancaster), un western traditionnel trois étoiles pour trois monstres sacrés : K. Douglas, R. Mitchum et R. Widmark. Beau brelan d’as, ajoutez les images de William Clothier, Lola Albright et Sally Field, Jack Elam, et le tour est joué !

Durant une scène filmée sur une rivière, L. Albright faillit se noyer et se retrouva à l’hôpital. Risqué de jouer les pionniers !
Widmark se trouvait déjà dans une caravane de pionniers… La dernière caravane… en 1956


La ville aux abois (Death of a gunfighter)
De Don Siegel et Robert Totten (69)


Frank (Richard Widmark) tente de maintenir l’ordre dans une petite ville d’où on tente de le déloger, quand il tue en état de légitime défense un alcoolique. Il affronte les membres corrompus de la ville…

Et avec Lena Horne, Caroll O’Connor, Royal Dano, John Saxon, Morgan Woodward, Larry Gates, Dub Taylor, Kathleen Freeman,Harry Carey Jr.

Réalisé par un certain Alan Smithee… pseudo utilisé par les cinéastes dont l’oeuvre avait été contre leur volonté coupée et mutilée au montage. En réalité, Widmark était en désaccord avec R. Totten qui commença le tournage ; il fut remplacé par Don Siegel, qui refusa ensuite d’être crédité au générique

Widmark, pas très diplomate sur ce coup-là, refusa alors le nom de Totten au générique, c’est pourquoi le nom de Smithee fut créé pour éviter toute discorde.

Tourné dans la célèbre ville de l’Ouest reconstituée d’Old Tucson (Rio Bravo). Lena Horne, actrice et chanteuse née à Brooklyn, chante Sweet apple wine

 
 

Ryan O’Neal/Deux hommes dans l’Ouest (Wild rovers) (Missouri)

Décès de RYAN o’NEAL (né en 1941-2023)

Ryan O'Neal (cine revue 1975)
Il débute comme cascadeur et acteur de séries. Deux films le rendent célèbre : LOVE STORY et BARRY LYNDON. Côté westerns, il joue dans les séries Laramie, Le Virginien (1963), La grande caravane, il forme avec William Holden un duo de cowboys désenchantés dans Deux hommes dans l’Ouest


Deux hommes dans l’Ouest (Wild rovers) (Missouri)-De Blake Edwards (1971) 


Pour s’offrir une vie de rêve au Mexique, Ross, un vieux cow-boy (William Holden) convainc son jeune ami Frank (Ryan O’Neal) de commettre un hold-up, traqués par le shérif Walter (Karl Malden), ils vont connaitre un sort tragique.

Et avec Lynn Carlin, Tom Skerritt, Joe don Baker, James Olson Joe, Leora Dana, Moses Gunn, Victor French, Rachel Roberts

Chanson de Sheb Wooley

Ce beau western poétique, baroque, mélancolique et philosophique, dénué de tout artifice, narre le chant du cygne de deux cowboys de générations différentes voulant échapper à leur condition

Âpres réflexions sur la vie, la mort, l’amitié, la liberté, le tout sur de très belles images en Metrocolor de Philip Lathrop, qui oscillent entre le bleu, le brun et un jaune crépusculaires

Blake Edwards, qui n’est pas un spécialiste du genre, livre ici un des plus beaux westerns des années 70, à la fois empreint de classicisme et de modernité, dans la lignée de chefs d’oeuvre comme Coups de feu dans la Sierra ou Butch Cassidy et le kid

 
 

Burt Lancaster/Valdez is coming/Les tueurs=The killers/Les professionnels=The professionals

Burt Lancaster (1913/1994)

dessin de Didgiv

Né dans un quartier pauvre de New-York, Burt Lancaster décide de devenir acrobate dans un cirque, on le prend comme trapéziste. Il mène la vie des gens du voyage pendant des années, un accident à la main l’empêche de poursuivre dans cette voie et il se retrouve à la rue. Burt exerce plusieurs métiers (vendeur, maçon, garçon de café…) avant de s’engager comme GI pendant la guerre dans les campagnes d’Afrique et d’Italie

Un jour, en allant chercher sa femme, secrétaire d’un producteur de radio, un homme le repère dans l’ascenseur -difficile de passer inaperçu avec ses 1,98 m.- et lui propose un petit rôle à Broadway, Hal Wallis le remarque et le prend sous contrat. C’est un film noir de Robert Siodmak qui le lance : LES TUEURS (1946)

dessinDidgiv

Lancaster est magnifique dans les films de guerre, de corsaires comme dans les drames de Visconti ou encore les comédies, les polars. Pour rester libre dans ses choix, comme son ami Kirk Douglas il fonde sa propre société de production en 48 avec son agent Harold Hecht. C’est ainsi qu’il a pu réaliser en 55 son propre western L’Homme du Kentucky, échec retentissant. « Je n’aime pas la mise en scène, disait-il. Mais il nous arrive à nous comédiens, de vouloir réaliser un film lorsque nous sommes seuls à pouvoir bien raconter une histoire qui nous est chère et que nous ressentons »

Comme comédien, il affiche en revanche une palette de très beaux westerns, à commencer par La vallée de la vengeance en 1951, puis avec deux films de Robert Aldrich qu’il produit en 1954 : le magnifique Bronco apache, où il campe Massaï, l’Apache rebelle

Le deuxième est Vera Cruz, tourné au Mexique. Il joue un mercenaire cynique. Puis, un petit western avec Katharine Hepburn, Le faiseur de pluie en 1956. L’année 57 est celle d’un de ses plus beaux films, Règlement de comptes à OK Corral de John Sturges, dans la peau de Wyatt Earp réglant leurs comptes aux Clanton

Les professionnels

En 1959, Lancaster campe Ben, chef de la fratrie des Zachary, qui subissent les assauts d’Indiens… C’est le sublime Le vent de la plaine de John Huston, que Lancaster produit, un chef d’oeuvre… Il retrouve John Sturges pour le western parodique Sur la piste de la grande caravane (1965)

Bronco apache

L’année suivante, le western « moderne » (l’action se situe en 1917) Les professionnels, Burt Lancaster interprète Dolworth, l’orfèvre en dynamitage qui avec trois autres mercenaires, part au Mexique libérer la femme d’un milliardaire américain

En 1968, humour, action et violence au menu des Chasseurs de scalps, excellent divertissement signé Sydney Pollack ; Lancaster est cette fois un trappeur qui échange ses fourrures contre un esclave noir avant de se lancer à la poursuite de redoutables chasseurs de scalps

Dans Valdez (1970), il joue un vieux métis se retrouvant impliqué dans le meurtre d’un homme qu’il voulait en fait défendre contre un puissant propriétaire terrien
Et dans L’Homme de la Loi (70) de Michael Winner, il est un shérif incorruptible, luttant contre un puissant propriétaire terrien

A nouveau un western de Robert Aldrich en 1972 : Fureur Apache, il joue un vieil éclaireur guidant un peloton de cavalerie qui veut retrouver un Apache rebelle échappé avec sa bande de sa réserve. Son nom est John McIntosh, clin d’œil à John McIntire, un acteur de second plan qui avait interprété le même type de rôle dans Bronco apache en 54, d’Aldrich aussi… Un rôle secondaire dans Buffalo Bill et les Indiens celui d’un ivrogne qui ne cesse de clamer depuis son comptoir que Buffalo Bill le directeur du cirque Le Buffalo Bill’s Wild West, a usurpé sa réputation. Burt Lancaster tourne un dernier western en 1981 : Bill Doolin le hors-la-loi

Polar :
LES TUEURS (1946)
LA FURIE DU DESERT (1946)
L’HOMME AUX ABOIS (1948)

La vallée de la vengeance

L’homme aux abois, avec Kirk Douglas et Lizabeth Scott.

by FCARLOS

Burt Lancaster et les actrices…

Claudia Cardinale (LE GUEPARD)

Natalie Wood-Oscars 1969

Gina Lollobrigida

Burt Lancaster, Gary Cooper par didgiv

dessin de Didier Givannel


Les tueurs (The killers)-de Robert Siodmak (1946)

Avec Burt Lancaster, Ava Gardner, Edmond O’Brien, Albert Dekker, William Conrad, Jeff Corey

Un détective démêle l’écheveau d’un puzzle complexe pour une enquête que lui demande d’effectuer une compagnie d’assurances, sur le meurtre d’un homme par deux tueurs à gages

Subtil récit sur la fatalité, agencé en flash-backs, pour ce fleuron du film noir qui marque les débuts à l’écran de Burt Lancaster, et donne à Ava Gardner un de ses plus beaux rôles de femme fatale. Le début du film est inspiré d’une nouvelle d’Ernest Hemingway publiée en 1927. Ce fut un gros succès pour Robert Siodmak et un formidable tremplin pour Burt Lancaster, qui allait devenir une des grandes vedettes de l’âge d’or hollywoodien, il forme avec Ava Gardner un des couples les plus légendaires du Film noir.



Valdez is coming-De Edwin Sherin (1970-71)


En Arizona, un vieux métis, shérif mexicain (Burt Lancaster) se retrouve impliqué dans le meurtre d’un Noir qu’il voulait défendre contre un propriétaire terrien cruel (John Cypher). Il enlève la fiancée (Susan Clark) de ce dernier et exige une rançon de… 100 dollars !

Et avec Richard Jordan, Frank Silvera, Roberta Haynes, Maria Montez

Tourné dans le sud de l’Espagne, un bon western tiré d’un roman d’Elmore Leonard, mais assez violent, avec un Burt Lancaster maquillé à outrance, surprenant en métis mexicain ; le film dénonce, comme Le clan des Mac Masters la même année, la ségrégation raciale. Un petit air de western-spaghetti avec un sens du rythme et une palette d’acteurs remarquables, dont la Canadienne Susan Clark


Les professionnels (The professionals)-De Richard Brooks (1966)

Scénario : Frank O’Rourke (d’après son roman), Richard Brooks


Burt Lancaster – Lee Marvin : Robert Ryan – Woody Strode-Jack Palance -Claudia Cardinale -Ralph Bellamy

En 1917, en pleine révolution mexicaine, quatre mercenaires partent à la recherche de l’épouse mexicaine d’un milliardaire américain nommé Grant, qui a été enlevée par le bandit Raza, celui-ci réclame une rançon de 100 000 dollars

Comme La horde sauvage sorti en 69, également sur le thème d’une horde de mercenaires, un western dur au punch incroyable, que certains ont vu comme une métaphore sur l’intervention au Viet-Nam : quels idéaux les mercenaires partant combattre un révolutionnaire mexicain (Jack Palance) poursuivent-ils ? Celui-ci n’est-il qu’une canaille, ou au contraire, comme eux, un idéaliste ?

Nul doute que ce film, tourné dans la Vallée de la Mort, a influencé Peckinpah pour sa  Horde sauvage. On y retrouve le thème des héros vieillissants  venant d’une autre époque, plongés dans un monde moderne en pleine mutation… le Mexique, et Robert Ryan, qui domine une belle distribution. Un film aussi sur l’honneur et l’amitié virile. Musique trépidante de Maurice Jarre

Richard Brooks :

 » Dans les limites de leur action présente, ces professionnels possèdent les mêmes critères moraux et ne veulent pas les changer. Bien qu’ils n’aient plus été enrôlés dans la révolution, ils ont tâché de conserver ses valeurs de pureté, d’idéal, même dans leur métier de mercenaire. Ils pouvaient être « loués », mais ils devaient connaître le but de leur acte. Si c’était valable, ils étaient même prêts à perdre la vie. Si c’était un mensonge, ils se retireraient; se retourneraient même, comme cela se passe à la dernière minute… Ils préférent ne pas être payés que de trahir ce pourquoi ils s’étaient battus

Woody Strode par Didgiv

Woody Strode by Didgiv

 
 

Leonardo DiCaprio/Gangs of New York/Killers of the flower Moon

Leonardo DiCaprio

Des débuts dans des séries avant des films d’horreur (CRITTERS 3), drames (GILBERT GRAPE), puis un premier western en 1995, Mort ou vif, après GANGS OF NEW YORK (2002) il en tournera 3 autres : Django unchained (2012) The revenant (2015)… pour lequel il a reçu l’Oscar du meilleur acteur. Et Killer of the flower Moon avec Robert De Niro.

Django unchained

Mort ou vif-sharon stone


Gangs of New York
de Martin Scorsese (2002) 

Guerre des gangs dans le New York de 1863 lors de la guerre de Sécession.

Avec Leonardo DiCaprio, Daniel Day-Lewis, Cameron Diaz, Jim Broadbent, Liam Neeson, Barbara Bouchet

Un combat de rue d’anthologie en ouverture, Martin Scorsese ausculte comme dans nombre de ses films avec brio la violence des clans et d’une société en guerre (l’action se passe lors de la guerre de Sécession). C’est un des films événement de l’année 2002.

Killers of the flower moon (2023) de Martin Scorsese

Avec Leonardo DiCaprio, Robert De Niro, Lily Gladstone, Jesse Piemons, Tantoo Cardinal, John Lightgow, Tatanka Means, Larry Sellers, Barry Corbin

Western historique inspiré de faits réels (l’action se situe en 1920), un travail d’orfèvre de Scorsese qui revient sur une série de meurtres d’Indiens Osage de l’Oklahoma et l’enquête menée par le FBI, sur fond de fièvre du pétrole. Premier western de Scorsese et aussi pour De Niro… On apprend beaucoup de choses, le réalisateur réunit deux de ses acteurs fétiches (De Niro et DiCaprio), tandem de choc, et restitue la culture des Indiens avec authenticité, dénonçant la façon dont certains exploitaient bien après les « guerres indiennes » les Amérindiens (ici des Osages devenus riches après la découverte soudaine de pétrole sur leurs terres, la première séquence montrant l’or noir jaillir fait penser à … Tintin en Amerique).

Lily Gladstone et Leonardo DiCaprio dans « Killers of the Flower Moon », de Martin Scorsese. (Melinda Sue Gordon / Courtesy of Apple)
L’or noir de l’Oklahoma… Suscite des convoitises !

La BO enchaînant rock, country et vieux blues est fascinante, on la doit à Robbie Robertson décédé en août 2023 (à qui est dédicacé le film), les deux meilleurs morceaux étant « They Don’t Live Long » et à la fin « Still Standing ». Un Must !

Article de Didier Givannel

Killers of the Flower Moon
 
 

Robert Ryan/Plus fort que la loi=Best of the badmen/Le shérif =The proud ones/L’appât=The naked spur

ROBERT RYAN  (1909/1973)

 

De grande taille, avec ses 1m91, comme Gary Cooper ou Charlton Heston, Robert Ryan, acteur aux origines irlandaises, a souvent interprété les salopards dans de nombreux films noirs et westerns.
Dans la vie, il était connu pour être au contraire un être doux et timide, et également d’une grande intelligence. Il militait pour les droits civiques, contre la prolifération des armes nucléaires, et s’opposa à la campagne anticommuniste du sénateur McCarthy

Il signe un contrat avec la RKO au début des années 40 et sert durant la Seconde guerre mondiale dans la Marine, comme instructeur, il remporte plusieurs championnats de boxe. Ses rôles les plus marquants sont celui de l’abominable antisémite meurtrier de FEUX CROISES et du dresseur de chevaux Ehrengard, un des 4 mercenaires -avec Lee Marvin qui était son meilleur ami dans la vie-, qui volent au secours de la femme d’un milliardaire américain séquestrée par un révolutionnaire mexicain dans Les professionnels (66)…

Il démarre dans le western 25 ans plus tôt avec des petits rôles dans Les tuniques écarlates en 1940 et The Texas rangers ride again, son ascension est rapide : il partage l’affiche avec Randolph Scott de deux westerns de Ray Enright : Du sang sur la piste (47) et Far West 89 (48) : les deux acteurs sont alors au sommet du box-office.
Robert Ryan est désormais, et jusqu’au début des années 60, la vedette des films dans lesquels ils joue…

On le découvre en 51 dans la peau d’un hors-la-loi dans Plus fort que la loi, il a la tête d’affiche du Traître du texas (52), il joue avec Marilyn Monroe dans le polar CLASH BY NIGHT
Ryan campe alors un tueur sans pitié traqué par James Stewart dans L’appât (55), puis est un chef de convoi de vaches dans Les implacables de Raoul Walsh. Puis, le président Lincoln dans la série Le choix de… en 55.

CLASH BY NIGHT by Didgiv

Encore un premier rôle, Le shérif (56), il livre un duel impressionnant avec Burl Ives dans une tempête de neige à la fin de La chevauchée des bannis (59). Ryan est alors la star de The canadians, qui se situe à l’époque où les Sioux s’installent au Canada… Il joue aussi dans les séries La grande caravane, Zane Grey Theater… A partir des années 60, il va avoir des seconds rôles, dans des grosses productions comme LE ROI DES ROIS et LE JOUR LE PLUS LONG, il est un sous-officier dans Custer, l’homme de l’Ouest…

Il est un des meilleurs comédiens à avoir interprété Ike Clanton : dans Sept secondes en enfer (67) la suite de OK Corral ; il joue ensuite dans trois films de « mercenaires » dont deux westerns et deux avec Lee Marvin : Les  professionnels en 66, LES DOUZE SALOPARDS, puis il fait partie des héros vieillissants d’un Far-West à l’agonie de La horde sauvage (1969) de Sam Peckinpah, un de ses meilleurs rôles : Deke Thornton, chasseur de primes traquant les outlaws dirigés par William Holden et Ernest Borgnine…

Robert ryan, Lee marvin, Burt Lancaster, Woody StrodeL’année auparavant, Robert Ryan goûte au western-spaghetti avec Une minute pour prier, une seconde pour mourir…

On le retrouve en shérif corrompu face au justicier Burt Lancaster dans L’Homme de la loi (71), son dernier film est THE ICEMAN COMET en 1973, avec son pote Lee Marvin. Il a failli décrocher le rôle de Stephen Boyd dans BEN-HUR de William Wyler en 1959…

La horde sauvage

Entre deux films, Robert Ryan aimait s’adonner à ses passions, le golf et l’équitation

Le démon s'éveille la nuit (Clash by night)

 La chevauchée des bannis

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Plus fort que la loi (La ruée des sans-loi) (Best of the badmen)-de William D. Russell (1951)

 

L’histoire des bandits des clans Clanton, James et Younger.

Avec Robert Ryan, Claire Trevor, Jack Buetel, Robert Preston, Walter Brennan, Bruce Cabot, John Archer

Walter Brennan qui joue ici Doc Butcher, interprétait le vieux patriarche du clan Clanton dans La poursuite infernale (46). A la fin des années 1940 jusqu’au début des années 1950, Robert Ryan est une star de premier rang au sommet du box-office…

L’appât (The naked Spur) (1953)

D’Anthony Mann
Scénario : Sam Rolfe et Harold Jack Bloom
Musique : Bronislau Kaper
Avec
James Stewart : Howard Kemp
Janet Leigh : Lina Patch
Robert Ryan : Ben Vandergroat
Ralph Meeker : Roy Anderson

 1868. Dépossédé de son ranch, le fermier Howard Kemp recrute un vieux chercheur  et un ex-officier pour traquer un hors-la-loi, Ben, dont la tête a été mise à prix 15 000 dollars

Un des meilleurs Anthony Mann, le 4e qu’il tourne avec son acteur chouchou, James Stewart. Comme dans tous ses autres films, ce cinéaste sait doser très efficacement scènes d’action et analyse psychologique, le tout dans des décors naturels, grandioses, les paysages sont primordiaux dans son cinema : ici, ce sont les seuls décors, on ne voit aucun élément de la civilisation (maisons, saloons…). Les angles de caméra filment la verticalité (montagnes, arbres…), donnant une dimension menaçante à la nature environnante. La distribution est réduite à cinq acteurs. Un western minimaliste et la quintessence du genre : le western est avant tout le cinéma des grands espaces…

Sous les yeux de la blonde Janet Leigh (elle n’a tourné que deux westerns avec Kid Rodelo en 1966), Ryan et Stewart s’affrontent, dans une scène restée dans les annales, sur un piton rocheux  vers Durango, qui donne son titre original au film : The naked spur…
Les Indiens forment une présence discrète, menaçante, fondue en arrière-plan dans la nature, comme dans La rivière sans retour de Preminger ou Le jardin du Diable d’Henry Hathaway, deux cinéastes qui, comme Anthony Mann, savent filmer, avec maestria, les cieux, les montagnes, les arbres et les torrents. C’est avec ce type de films qu’ils ont pu donner, avec John Ford, Raoul Walsh, André de Toth ou encore John Sturges, ses lettres de noblesse au western…

LE SHERIF de  Robert D. Webb (1956)

Avec Robert Ryan, Walter Brennan, Jeffrey Hunter, Virginia Mayo, Rodolfo Acosta, Robert Middleton, Arthur O’Connell, Ken Clark, Whit Bissell, Robert Adler, Jackie Coogan.

Classique du western de la Fox avec un casting impeccable : Robert Ryan, alors vedette de premier plan, campe le shérif, Walter Brennan incarne son adjoint, geolier de prison, tous deux luttent contre des hors-la-loi.
Howard Hawks a certainement dû le voir dans ce film avant de l’embaucher dans sa prison de Rio Bravo deux ans plus tard, que ce film a influencé, tout comme il fournit les base au récit de L’homme de la loi (71), avec encore Robert Ryan en shérif. Jeffrey Hunter joue un cowboy malchanceux voulant venger la mort de son père mais, oups !, il se trompe de cible. Ballade traditionnelle de John A. Stone Sweet Betsy from Pike jouée au piano de saloon…

 
 

Lupe Velez=Lupe Vélez/Le chant du loup (The wolf song)

Lupe Velez (Lupe Vélez)-(1908/1944)

Lupe Velez par Bigd4787

 

by Didgiv

La Mexicaine Lupe Velez fut l’une des reines d’Hollywood dans les années 1920-1930.

 

Lupe Velez

(dessin : Didgiv)

Le nombre d’acteurs et de célébrités qui ont été ses amants est para it-il, incalculable : Chaplin, Gary Cooper, Douglas Fairbanks, Errol Flynn, Clark Gable, Tom Mix, Harald Maresch… Certains n’en sont pas ressorti indemnes !

Rien dans sa vie, qui ressemble à un feu d’artifices, ne laissait présager une fin dramatique, elle se suicidera avec des somnifères en 1944.

Lupe Velez (cinerevue 1976)

Fille d’un colonel mexicain de l’armée du dictateur Diaz et d’une mère chanteuse lyrique, Maria Guadalupe Velez Villalobos  naît à San Juan de Potosi au Mexique, ses parents la mettent dans un couvent -à 8 ans-, elle retourne à 15 ans dans sa famille après la mort de son père car sa mère ne peut payer la pension.

Dans un magasin de vêtements où elle travaille, trois managers de théâtre sont impressionnées par sa beauté, elle débute ainsi comme danseuse au théâtre principal de Mexico, puis va au Texas et se produit dans des cabarets.

Lupe Velez

(dessin : Didgiv)

Puis direction les studios de cinéma en Californie, quelques vaudevilles, comédies, dont A BORD DU MIRAMAR avec Laurel et Hardy, son tempérament volcanique, sa petite taille et sa gaieté la font remarquer, mais aussi sa beauté latino ravageuse qui conquiert le public masculin.

Elle tourne déjà dans un western, The gaucho (1927) avec Douglas Fairbanks, une de ses premières conquêtes. Elle incarne une jolie sauvageonne des montagnes. Puis, William Wyler la dirige dans La tourmente

LupeVelez

dessin de Didier Didgivannel

Fairbanks, marié à Mary Pickford, a une laison avec elle. Elle est surnommée la « Panthère mexicaine » ou the «Mexican spitfire », boule de feu ou volcan mexicain… qui enflamme les esprits… et ses partenaires masculins.

LupeVelez (dessin : Didgiv)

dessin de Didgiv

Elle est douée : Lupe Velez joue, chante et danse parfaitement. Les titres de ses prochains films sont axés sur son tempérament : THE CUBAN LOVE SONG, HOT PEPPER (FILLE DE FEU), STRICTLY DYNAMITE.
Les rôles exotiques ou ethniques, d’Indienne ou d’Espagnole, lui vont à ravir. Dans Le mari de l’Indienne, en 1931, elle campe une Indienne

Sur le tournage du Chant du loup, en 1929, Gary Cooper tombe amoureux d’elle. Le studio exploite cette romance, ils font une tournée promotionnelle du film dans plusieurs villes ensemble

LupeVelez

(dessin : Didgiv)

Ils resteront 3 ans ensemble, Gary la couvre de cadeaux, mais Lupe a un tempérament explosif, jaloux aussi, au cours d’une scène, alors qu’il devait prendre le train pour aller sur un tournage, elle le trouve à la gare et lui tire dessus, le ratant heureusement ! La mère de Gary veille sur son fiston. Ils rompent, Gary Cooper fait une dépression

Puis Lupe se marie avec Johnny Weissmuller (TARZAN), ils vont se séparer plusieurs fois, se remettre ensemble… Ils se bagarrent souvent, Weissmuller arrive sur le plateau de TARZAN couvert de bleus, on le maquille pendant des heures pour cacher les griffures que sa belle panthère lui a données la nuit…
Le studio contraint Weissmuller à quitter Lupe, ce qu’il fait

by Didgiv

Difficle de mener une carrière avec tous ces scandales, dans l’Amérique très puritaine des années 30-40. Elle assiste à une projection  de QUE VIVA MEXICO ! d’Eisenstein, et passe pour une pro-communiste, elle part un moment en Angleterre revient à Broadway, puis Hollywood à nouveau

La série des comédies MEXICAN SPITFIRE (7 films entre 1940 et 1943) la remet en selle. Elle est NANA pour une adaptation mexicaine du roma de Zola en 1944, c’est son dernier film

Sa rencontre avec le bel acteur autrichien Harald Maresh lui donne espoir… Elle tombe enceinte, ils se disputent avant la cérémonie du mariage, elle se décide à aller avorter au Mexique, puis faire passer l’enfant pour celui de sa sœur, or celle-ci refuse.

Lupe Velez by didgiv

dans une teinte sepia

Cela l’aurait profondément abattue. Le 13 décembre 1944, elle fait une soirée avec des amis, leur confie qu’elle est lasse de se battre, et d’un coup au milieu du repas, congédie tout le monde. Seule, elle écrit une lettre pour Maresch :

dessin de Didgiv

« Harald. Puisse Dieu te pardonner et me pardonner également ; mais je préfère m’ôter la vie et celle de notre bébé avant que je ne porte sur lui la honte, ou que je ne le tue. Comment as-tu pu feindre un si grand amour pour moi et pour notre bébé pendant tout ce temps, alors que tu ne nous voulais pas ? Je ne vois pas d’autre porte de sortie pour moi, donc adieu et bonne chance à toi. Bise. Lupe. »

Elle met en scène sa mort, allume de nombreuses bougies et avale 75 pilules de Seconal, un somnifère, ramené en contrebande du Mexique.

La boule de feu mexicaine s’est éteinte ce soir-là, rejoignant les âmes torturées et éphémères au firmament du Panthéon hollywoodien.

Lupe envoûte Gary…

Les 6 westerns de Lupe :

LE GAUCHO (1927) de F. Richard Jones.
Le chant du loup (1929) de Victor Fleming
La tourmente (1930) de William Wyler
Le mari de l’Indienne (1931) de Cecil B. DeMille
THE BROKEN WING (1932) de Lloyd Corrigan
LAUGHING BOY (1934) avec Ramon Novarro

Lupe Velez dans KONGO


Le chant du loup/The Wolf Song (1929)

Le chant du loup, western romantique

De et produit par Victor Fleming
Scénario : John Farrow et Keene Thompson, d’après le roman d’Harvey Ferguson, publié en 1927. Assistant réalisateur : Henry Hathaway

Avec Gary Cooper : Sam Lash-Lupe Velez : Lola Salazar-Louis Wollheim : Gullion-Constantine Romanoff : Rube Thatcher-Ann Brody : Duenna

Les aventures d’un trappeur qui tombe amoureux d’une jolie Mexicaine
Sam Lash et ses deux associés, Guillon et Rube, deux trappeurs errants, se divertissent dans un saloon où Sam, coureur de jupons, tombe amoureux d’une belle Mexcaine, Lola Salazar, de bonne famille

Joli coup de marketing pour ce western romantique réalisé par Victor Fleming, 10 ans avant qu’il ne livre son chef d’oeuvre AUTANT EN EMPORTE LE VENT : l’idylle réelle entre Gary et Velez fut exploitée par la Paramount, les deux acteurs se lancèrent dans une tournée dans des villes américaines pour promouvoir le film. Gary était très amoureux de Lupe

Lupe Velez y chante deux chansons (Yo te amo means I love You et Mio Amado) et Gary Cooper en chante une (mais il semble qu’il soit doublé ?), et le film comprend une séquence parlée entre les deux acteurs.

La Paramount qualifia donc ce long métrage de semi-parlant, il fut une sorte de test -réussi- pour la suite de la carrière dans le cinéma sonore du couple vedette ; en outre, une scène les montrant se baigner nus (mais filmée de loin) fut un autre argument commercial.

Lupe Velez by didgiv

Gary Cooper change son image dans ce film en apparaissant les cheveux non gominés comme dans tous ses films des années 20, et avec une banane à la Gene Vincent
Il gardera cette coupe dans son film suivant, BETRAYAL, qui est son dernier film muet (1929), avant de revenir à une coupe crantée et gominée, dans le western THE VIRGINIAN en 1929, son premier film parlant également réalisé par Victor Fleming… mais sans la chérie de Gary, miss Lupe Velez. Snif !

La chanson Mi amado chantée par Lupe Velez

 
 

La soif du mal/Janet Leigh/Joanna Moore

La soif du mal (Touch of evil)-Orson Welles (58)

Meurtre, kidnapping et corruption à la frontière mexicaine

Avec Charlton Heston, Orson Welles, Janet Leigh, Joseph Calleia, Akim Tamiroff, Joanna Moore, Dennis Weaver, Marlene Dietrich, Zsa Zsa Gabor, Joseph Cotten, John Dierkes, Mercedes McCambridge, Keenan Wynn

2e polar interprété par Heston -après son premier film en 50 LA MAIN QUI VENGE-, LA SOIF DU MAL fut un échec, il mit un terme à la carrière américaine d’Orson Welles. Polar sombre doublé d’une étude de caractères, le personnage opiniâtre et méthodique campé par Heston s’opposant à celui plus intuitif joué par Welles. Le réalisateur dirige une nouvelle fois Joseph Cotten, qui partageait l’affiche avec lui dans CITIZEN KANE. 


Janet Leigh (1927-2004)

Janet Leigh scandalisa l’Amérique en 1959 avec son apparition, nue : la scène du meurtre sous la douche de PSYCHOSE d’Hitchcock fit l’effet d’une bombe

Elle démarra avec des études musicales puis devint mannequin, avant d’être remarquée par Norma Shearer. Côté vie privée, elle offrit l’image du bonheur avec le couple idéal qu’elle forma avec Tony Curtis
Janet Leigh a joué dans de nombreux films d’aventures PRINCE VAILLANT ou LES VIKINGS, avec Tony Curtis, des polars (SUR LA TRACE DU CRIME (54) – LA SOIF DU MAL (58) et deux westerns

Elle pouvait aussi bien incarner la féminité classique ou se muer en garçon manqué, comme dans L’appât d’Anthony Mann en 1953, dans lequel elle joue la fille du complice du bandit

Polars : SUR LA TRACE DU CRIME (1954)-LA SOIF DU MAL (1958)-DETECTIVE PRIVE (1966)

PSYCHO

Son second western est Kid Rodelo, en noir et blanc, de Richard Carlson en 1966, elle incarne une femme d’âge mûr au côté de l’acteur Don Murray.
Elle a aussi joué dans la série Le Virginien

dessins de Didgivet portrait pop-art:

par Didier GIVANNEL

avec sa fille Jamie

par Henstepbatbot

magnifique, dans Les vikings


Joanna Moore (1934/1997)

avec Elvis Presley-Follow that Dream

Belle blonde de polars (LA SOIF DU MAL – 1958) et drames romantiques, elle épousa Ryan O’Neal en 1963, et eurent deux enfants, devenus acteurs, Tatum et Griffin. Elle était la belle-mère du fameux joueur de tennis John McEnroe
Une carrière bien remplie (91 films et séries), elle a joué dans quasiment toutes les grandes séries (en italique)
westerns :
Slim Carter-L’étoile brisée-The rough riders-The real McCoys-L’homme à la carabine-Maverick-Bat Masterson-Riverboat-Tales of Wells Fargo-The Dakotas-The man from Galveston-La grande caravane-Gunsmoke
Les mystères de l’Ouest-Daniel Boone

 
 

White Horse Eagle

White horse eagle

White horse Eagle-dessin de Didgiv

White horse Eagle-dessin de Didgiv

Très difficile de trouver des infos sur White Horse Eagle (né vers 1822 – mort après 1930) ou aussi appelé Big Chief White Horse Eagle : un chef indien osage, censé être le chef de 105 tribus indiennes. A ne pas confondre avec White Horse, chef des Kiowas, plus connu !

Il voyagea deux fois en Europe, en 1887 – il rencontra le chancelier Bismarck- et dans les années 1920 en Italie, en France et en Allemagne. Là, il dicta son autobiographie.

——————–

* La tribu des Osages est une tribu vivant dans le Comté d’Osage, en Oklahoma.

En langue Osage, les Osages s’appellent eux-mêmes « Wazházhe » ce qui signifie « enfants de l’eau du milieu ».
Le nom Osage serait une déformation d’origine française, nom donné par les trappeurs français. (source : Wikipésia).

Le nom de cette tribu vient de celui de l’arbre qu’elle utilisait pour créer des peintures ou des arcs : l’oranger des Osages.

La rivière Osage, affluent du Mississippi traverse l’endroit où vit ce peuple dans le Missouri.

White Horse Eagle by Didgiv

White Horse by didgiv

 
 

Faye Dunaway/Doc Holliday/L’or noir de l’Oklahoma=Oklahoma crude/Little big man

Faye Dunaway (14-1-1941)

Bonnie, Miss Pendrake et Katie Elder…

C’est un film de gangsters en cavale, BONNIE AND CLYDE, qui a propulsé Faye Dunaway sur le piédestal des grandes vedettes internationales en 1967.

Le rôle de la gangster Bonnie en a fait un mythe : à cette époque, nombre de jeunes Américains, hostiles à la guerre du Vietnam, se sont reconnus à travers la fuite et le combat de ces deux hors-la-loi juvéniles. Son personnage révolté, secouant un pilier de l’American Way of  Life répondait aussi aux aspirations féministes d’une jeunesse se posant des questions sur la société dans laquelle elle vivait

Faye Dunaway aime les oeuvres engagées et incarner des personnages féminins décalés ou carrément en marge de la société. Le western Little big man de Arthur Penn (1970) avec Dustin Hoffman est encore un plaidoyer contre la guerre au Vietnam, transposé dans les guerres indiennes du XIXe siècle (comme Le soldat bleu de Penn) : dans une scène mémorable du film, Faye Dunaway, qui joue la volage épouse du pasteur Pendrake éduquant Jack Crabb, après qu’il ait été arraché à sa famille indienne, montre qu’elle n’est pas aussi vertueuse qu’elle en a l’air

Puis, on la voit dans un troisième film réaliste et original de Frank Perry (l’oncle de Katy !), tourné dans le village reconstitué de l’Ouest américain en Espagne, à Almeria : c’est Doc Holliday (1971) où elle incarne la prostituée Katie Elder amie de Doc Holliday, dans une vision sombre qui démythifie comme jamais cela n’avait été fait auparavant les célèbres personnages qui se sont affrontés à OK. Corral

Puis elle est une battante, propriétaire d’un puits de pétrole qui affronte, fusil à la main et la mèche en bataille, les grosses compagnies pétrolières dans L’or Noir De L’Oklahoma (1973) de Stanley Kramer… ce qui n’est pas sans rappeler Jane Fonda dans Le souffle de la tempête

Dommage qu’aucun des cinéastes qui ont participé au « revival » du western, que ce soit dans les années 90 ou 2000, n’ait songé à elle pour incarner un personnage féminin d’âge mûr

Les polars de Faye Dunaway :
BONNIE AND CLYDE-L’AFFAIRE THOMAS CROWN_CHINATOWN-DE PLEIN FOUET

belle prédiction de ciné-revue dans les années 1960…

avec Steve McQueen

Dessin Didgiv


Doc Holliday (‘Doc’)De Frank Perry (1970-71)

Scénario : Peter Hamill. Musique : Jimmy Webb. Durée : 1h35.

1881. Doc Holliday (Stacy Keach) parie au ‘No name saloon’ à une partie de poker son cheval contre la compagne de son adversaire. Il gagne et Kate Elder (Faye Dunaway) va avec lui à Tombstone, en pleine campagne électorale. L’ami de Doc, Wyatt Earp (Harris Yulin) se présente pour un nouveau mandat, ce qui n’enchante guère son ennemi juré, Ike Clanton (Michael Witney) et sa famille

Et avec Richard MacKenzie, John Bottoms, Florencio Amarilla

Le cinéaste (oncle de Katy Perry) réunit Stacy Keach, Faye Dunaway, qui venait de tourner dans Little Big Man, et Harris Yulin  dans un western tourné en Espagne resté méconnu, et qui se veut le plus réaliste possible sur les événements de OK Corral. Pourtant, la vérité n’est pas respectée non plus, et Perry, prenant le contre-pied des classiques signés Ford ou Sturges, façonne des personnages sombres et amoraux. Un climat de violence âpre et noire où les (anti)héros mordent la poussière les uns après les autres

Le personnage le plus surprenant est sans doute celui de Katie Elder, la prostituée notoire jouée par une Faye Dunaway métamorphosée et bourrée de talent, à qui l’on fit subir le port d’une dent en or !

  • Marshall Efron, qui a le petit rôle d’un barman, est décédé en 2019.


L’or noir de l’Oklahoma (Oklahoma crude)
de Stanley Kramer (1971-73)


1913. Une propriétaire terrien (Faye Dunaway) veut exploiter le puits de pétrole sur sa propriété et lutte contre les puissants magnats de l’or noir qui veulent s’en emparer

Et avec George C. Scott, John Mills, Jack Palance, Bob Herron, John Dierkes…

Producteur du Train sifflera trois fois en 1952, Stanley Kramer réalise son propre western 20 ans plus tard. Dans le rôle d’une femme opiniâtre, Faye Dunaway rappelle le combat que mènera Jane Fonda dans Le souffle de la tempête

Little big man (Les extravagantes aventures d’un visage pâle)-De Arthur Penn (1970)

Un vieillard de 121 ans (Dustin Hoffman), qui avait grandi parmi les Cheyennes -c’est le seul survivant blanc du massacre de Little Big Horn, sur les rives de la rivière Washita, qui vit le général Custer (Richard Mulligan) affronter les tribus indiennes, en 1868-, raconte sa vie à un historien (William Hickey)

Et avec Faye Dunaway, Chief Dan George, Jeff Corey, Amy Eccles, Kelly Jean Peters, Martin Balsam, Robert Little star

Chronique amusante et désenchantée de la Conquête de l’Ouest, où Arthur Penn revisite les massacres des Indiens avec le personnage de Candide interprété par Dustin Hoffman, dans un réquisitoire implacable mais objectif (il n’idéalise ni les colons ni les Indiens) ; c’est un western multi-genres : quasi-documentaire, il montre les coutumes indiennes, qu’adopte l'(anti)-héros

C’est aussi une comédie aussi, dans le personnage joué par Hoffman, la voix-off du vieillard (qui raconte tout au long du film les événements), écartelé toute sa vie entre deux mondes : celui des colons et des Indiens ; et aussi dans les séquences avec Faye Dunaway ; le film a reçu 5 récompenses et 6 nominations, dans différentes cérémonies

♦ La grande révélation du film est Chief Dan George, il reçut le Laurel Award de « best supporting performance » (1971), «Best Supporting Actor » aux NYFCC Awards (70) et NSFC Awards (71), et il fut nominé dans la catégorie meilleur second rôle aux Oscars de 1971 !

Lire aussi :

Captifs et captives des Indiens au cinéma

♦ Dustin Hoffman interviewé par Ciné revue 1971 :
« J’ai été fasciné par le livre, par cette histoire des heurs et malheurs d’un Blanc capturé enfant et élevé par les Peaux-Rouges suivant leurs traditions. Comme toile de fond, le vieil Ouest avec l’ignominieuse figure du général Custer, présenté pour la première fois dans une lumière cruellement réaliste. Un rôle idéal pour un acteur. Et comme Arthur Penn était le metteur en scène prévu, j’ai signé sans regarder. »


Eccles Aimée (Amy Eccles, Aimée Ecclès)  (1er janvier 1949)

Aimée Eccles est née de père anglais et de mère chinoise. Orpheline, elle fuit la Chine communiste pour gagner Hong-Kong. Adoptée par un couple américain, elle suit les cours du Ballet National, son idole au cinéma est Audrey Hepburn.
Elle a interprété deux Indiennes dans deux westerns des années 1970 : elle incarnait Sunshine, la jolie Indienne qui vient d’accoucher, et que rencontre Jack Crabb (Hoffman) dans le western révisionniste Little big man (1970), après qu’il ait fui les Blancs.
Mais le sort s’acharne sur le pauvre Jack, confronté à la folie des Blancs : Sunshine va être tuée avec d’autres Indiens par les hommes de l’ignoble général Custer…

Dans le western violent Fureur apache (1972) de Robert Aldrich, elle est la femme indienne de McIntosh (Burt Lancaster), le vieil éclaireur qui guide, avec Jorge Luke, un détachement de cavalerie à la recherche de l’Apache rebelle Ulzana (Joaquin Martinez) et de sa bande, échappés de leur réserve…

Enfin, dans The immigrants (1978), un jeune immigré italien qui perd tout dans le tremblement de terre de San Francisco en 1906 va trouver le bonheur que dans les bras d’une jeune femme chinoise qu’il a rencontrée

 
 

El Dorado/Chisum

El Dorado Howard Hawks (1967)

Scénario : Leigh Brackett-Musique : Nelson Riddle

dessin de Didgiv

Avec :
John Wayne : Thornton
Robert Mitchum : Harrah
James Caan : Mississippi
Charlene Holt : Maudie
Paul Fix : Dr. Miller
Arthur Hunnicutt : Bull
Michele Carey : Josephine
R.G. Armstrong : Kevin
Edward Asner : Bart
Christopher George : Nelse
Et Jim Davis, Charlita, John Mitchum, Nacho Galindo, Chuck Roberson

dessin de Didgiv

dessin Didgiv

El Dorado, c’est le choc des géants : Mitchum, en shérif alcoolo, et John Wayne, joue son ami d’enfance, ils luttent, avec James Caan et un vieillard (Arthur Hunnicutt), contre des malfrats dans une petite ville ;
adapté d’un roman d’Harry Brown, il y a comme un air de Rio Bravo, même si Hawks s’en défendait mordicus (tout comme il rejettera le terme de remake pour Rio Lobo) :
« La seule façon de faire un film neuf, c’est de modifier les relations des personnages entre eux, leurs attitudes »… Pourtant, le canevas est bien le même, la scénariste Leigh Brackett est de la partie (Hawks la reprendra pour Rio Lobo)…

El Dorado est d’ailleurs bien mieux abouti que Rio Bravo, il manque néanmoins le fort personnage féminin qu’incarnait Angie Dickinson dans le film de 1958
Gros budget (6 millions de dollars) et chef d’œuvre absolu, qui montre des héros éclopés, ceux que John Wayne va continuer d’incarner tout au long des années 70… de belles scènes d’action, dont une où Wayne et Mitchum poursuivent les bandits dans une église, le tout rythmé par la belle musique de N. Riddle

Hawks: « Mitchum et Wayne ont très bien collé ensemble, ils s’aimaient bien. Ils se respectaient et n’ont jamais essayé de se voler des scènes »… Duke fut déçu que le film sorte en même temps que La caravane de feu

dessin Didier Givannel

Au cours du tournage, Wayne acquiert un ranch de 2600 acres de terres à Springerville. Mitchum est agacé que Wayne ne cesse de parler de son ranch et de ses 600 têtes de bétail… lui qui est végétarien ! C’est dans ce vaste ranch que Pilar, la femme de Wayne, lui apprend qu’elle est enceinte et qu’il sera de nouveau père en février
(Cinémonde, novembre 1965)

la chanson (dessin de Didier Givannel)


Charlene Holt (1928/1996)

Repérée par le cinéaste Howard Hawks alors qu’elle tourne une publicité pour les rouges à lèvres Revlon, Charlene Holt tourne sous sa direction LIGNE ROUGE 7000 avec James Caan en 1965  qu’elle retrouve pour EL DORADO en 67

On se souviendra d’une scène humoristique du film, elle est très amusée quand l’adjoint crasseux du shérif Robert Mitchum prend son bain devant elle et John Wayne. Charlene décide après ce film de se consacrer à sa famille, elle réapparaîtra toutefois dans quelques films et séries, dont PERRY MASON et WONDER WOMAN en 74


 Chisum (1970) De Andrew V. McLaglen

Avec John Wayne : John Chisum
Forrest Tucker : Lawrence Murphy
Christopher George : Dan Nodeen
Pamela McMyler : Sally Chisum
Geoffrey Deuel : Billy Le Kid
Ben Johnson : James Pepper
Glenn Corbett : Pat Garrett
Bruce Cabot : shérif Brady

Et Richard Jaeckel, John Agar, Lloyd Battista, Robert Donner, Ray Teal, Gregg Palmer, John Mitchum, Alan Baxter, Pedro Armendariz Jr., Chris Mitchum, Chuck Roberson, Hank Worden, Pedro Gonzales Gonzales. Et William Conrad

pyrogravure-Didgiv

1878. Chisum, puissant propriétaire de bétail, secondé par son ami James Pepper, doit affronter un financier corrompu, Murphy, qui est l’homme tout puissant de la petite ville proche, il voudrait les terres sur lesquelles Chisum fait paître ses troupeaux

John Wayne, Ben Johnson

John Wayne, Ben Johnson

Excellent western traditionnel produit par Wayne, qui incarne un éleveur surveillant son troupeau du haut d’une colline, fumant le cigare : l’acteur avait en fait arrêté de fumer après son cancer du poumon, superbes scènes d’action, bonnes bagarres avec Forrest Tucker, un magnifique générique d’ouverture montrant des peintures de l’Ouest, avec la chanson de Merle Haggard

Le cinéma de McLaglen, comme celui de Sam Peckinpah, est un peu la continuation du monde de John Ford dont on voit des acteurs fétiches : Ben Johnson, John Agar ou Pedro Armendariz Jr. Acteur aux origines françaises, Bruce Cabot (KING KONG), grand pote de Wayne joue le shérif, on retrouve le patron d’hôtel de RIO BRAVO, Pedro Gonzales Gonzales, ainsi que les deux fistons de Bob Mitchum, Chris et John

 John Simpson Chisum (1824–1884) nait dans le comté de Hardeman-Tennessee, grand éleveur de bétail, un des premiers à installer ses troupeaux au Nouveau-Mexique. Propriétaire d’un vaste ranch à Bosque Grande, quelque 100000 têtes de bétail. En 1866, il s’unit avec des éleveurs pour rassembler leurs troupeaux afin de les vendre à l’armée et aux mineurs. Dans les années 1870, il fut impliqué dans la guerre du comté de Lincoln et engagea Billy The Kid
 
 

Rio Lobo/Jennifer O’Neill

RIO LOBO-D’Howard Hawks (1970)

dessin : Didgiv

dessin : Didier Givannel

Scénario : Burton Wohl, Leigh Brackett
Musique : Jerry Goldsmith-Photo : William H. Clothier

Avec John Wayne : McNally
Jorge Rivero :Cordona
Jennifer O’Neill : Shasta
Jack Elam : Phillips
Christopher Mitchum : Phillips
Victor French : Ketcham
Et Sherry Lansing, Jim Davis, Robert Donner, Sondra Currie, Don ‘Reed’ Barry, Bob Steele, Ethan Wayne, Hank Worden

dessin : Didgiv

dessin : Didier Givannel alias Didgiv

Un capitaine de l’Union fait équipe avec deux anciens soldats confédérés, après la guerre civile, pour traquer des sudistes qui se sont emparés d’une cargaison d’or. Ils vont atterrir dans une ville qui vit sous la terreur d’un shérif corrompu

Howard Hawks produit et réalise son dernier film, il applique le schéma de Rio Bravo et El Dorado, mais l’histoire est légèrement différente. Elle compte quelques bonnes scènes d’action, comme l’attaque du train avec un essaim de frelons.
Un des deux scénaristes est la romancière Leigh Brackett, qui avait déjà écrit les deux autres westerns de Hawks. « Tout ce que j’ai fait sur RIO LOBO était de rapiécer. J’ai été déçue que Hawks recopie la même fin de ses deux autres succès »

Le premier rôle féminin est revenu au top model Jennifer O’Neill qui n’avait eu jusqu’ici que des petits rôles. Howard Hawks raconta qu’elle se prenait pour une grande star sur le plateau, il fut si déçu qu’il coupa la scène où elle apparaît à la fin, pour la donner à Sherry Lansing, un second rôle dans l’histoire

John Wayne, Jack Elam, John Wayne by didgiv

Jorge Rivero, John Wayne

Hawks fut aussi déçu par les prestations de Chris Mitchum, de Jorge Rivero, qui rappelle un peu le James Caan d’El Dorado, et même de John Wayne, déjà fatigué par le cancer qui allait l’emporter neuf ans plus tard
« Wayne a des difficultés à monter et descendre de son cheval. Il ne peut pas se déplacer à la façon d’ un gros chat,comme il le fait. Il doit rentrer son ventre. Ce n’est pas la personne que j’ai connue avant » disait-il sur le plateau.
Il n’y a guère que ce bon vieux Jack Elam qui fut épargné par les critiques du réalisateur !

Howard Hawks était assisté, comme second réalisateur, de Yakima Canutt, qui avait déjà travaillé avec lui sur Rio Bravo, Canutt était surtout un célèbre cascadeur, il avait doublé John Wayne dans plus de 30 films. Les cascades de ce film furent réalisées par 21 cascadeurs, dont Joe et Tap Canutt, Chuck Roberson et Hal Needham

Jennifer O'Neill by didgiv

Illustrations : Didgiv.

Jorge Rivero, Chris Mitchum

Sherry Lansing joue Amelita, la jeune Mexicaine amoureuse de Jorge Rivero et défigurée par le méchant shérif de Rio Lobo (1970)… Elle est devenue productrice dans les années 1980, avec des films comme LIAISON FATALE ou BLACK RAIN.

Jack Elam


Jennifer O’Neill (20 février 1948 à Rio de Janeiro)


Célèbre cover girl américaine des années 60, Jennifer O’Neill est révélée en 1971 par UN ETE 42, l’année auparavant, elle jouait dans Rio Lobo, western de Howard Hawks, la jolie Shasta qui dit à John Wayne, en se blotissant contre lui, qu’elle se sent en sécurité avec lui car il est « plus vieux et plus réconfortant »
Elle campe une riche aristocrate sudiste dans L’or du sud en 79 et a un second rôle dans The ride (1997), la vie d’un cowboy de rodéo. Jennifer était aussi la vedette  en 1977 d’un giallo de Lucio Fulci, L’EMMUREE VIVANTE, et en 1981 du très bon film d’horreur SCANNERS de David Cronenberg, puis en 1976 de L’INNOCENT avec Laura Antonelli

Elle était en 2013 au générique d’un autre thriller surnaturel, DOONBY, avec John Schneider. Un des nombreux mannequins d’Hollywood qui ont réussi à dépasser la simple notoriété que leur procurait la Une des magazines en se construisant une belle carrière cinématographique

dessin : Didgiv

RIO LOBO – dessin : Didgiv


 
 

Michèle Mercier/Une corde, un colt=Cimetero senza croci=The rope and the colt

MICHELE MERCIER (1939)

Devenue star internationale, elle est longtemps restée prisonnière du rôle d’Angélique, comme le titre son autobiographie en 2002 : « Je ne suis pas Angélique »

by Didgiv. western glacial

La Niçoise Michèle Mercier est entrée dans la légende avec son personnage d’ANGELIQUE, MARQUISE DES ANGES, un des 57 films qu’elle a tournés depuis 1954.
Son partenaire à l’écran Robert Hossein, lui a donné la réplique dans plusieurs films.

Sex-symbol des années 1960, rivalisant avec BB, Sophia Loren et Gina Lollobrigida, les GI’s allant jusqu’à peindre sa silhouette sur les bombes au Viet-nam… Cette Niçoise a commencé comme danseuse dans le corps de ballet de la Tour Eiffel, elle accompagne un jour son père pharmacien aux studios de la Victorine, il doit donner son avis dans une scène où figure un malade. Un homme la remarque et lui propose un rôle, le réalisateur Denys de la Patellière, celui d’une bonne nunuche, elle donne ainsi la réplique à Michèle Morgan dans RETOUR DE MANIVELLE

par Didgiv. Surnommée ‘La Divina’ par le public italien qui la vénèrait comme une déesse

Après quelques films, dont TIREZ SUR LE PIANISTE, elle part pour l’Italie où elle devient une vedette. Après une escapade aux Etats-Unis, retour en France : la merveilleuse aventure des ANGELIQUE commence alors, elle incarne une héroïne romanesque farouche et sensuelle, son décolleté irrite la censure et sa notoriété explose.

Malgré une interruption dans les années 1980-90, Michèle Mercier n’ a jamais vraiment arrêté de tourner, elle a joué en 2013 dans la série LA FAMILLE KATZ…

Côté westerns, elle jouait dans un des deux films réalisés par Robert Hossein : Une corde, un colt (1968), où elle est une femme qui assiste à la pendaison de son mari va demander au justicier Robert Hossein de l’aider à réaliser sa vengeance. Un des meilleurs western-spaghetti de l’époque

Michèle Mercier mai 1970 cinerevue

Michèle Mercier a aussi joué dans L’appel de la forêt de Ken Annakin, en 1972, avec Charlton Heston… 

Michèle Mercier

décembre 69 cinérevue

by Didgiv

Magnifique Michèle Mercier, dans les ruines d’Ephèse sur le tournage du Baroudeur, cinérevue des années 1970

TIREZ SUR LE PIANISTE (1959)-L’AINE DES FERCHAUX (63)-LES TROIS VISAGES DE LA PEUR (63)-LES MONSTRES (63)-ANGELIQUE MARQUISE DES ANGESMERVEILLEUSE ANGELIQUE (64)- ANGELIQUE ET LE ROY (65)-INDOMPTABLE ANGELIQUE (67)-LE VIAGER (1972)

Michèle Mercier

juillet 69 ciné revue

Michèle Mercier

(Lady Hamilton) cinerevue mars 1969

Michèle Mercier

(16-5-68 cinérevue)

Michèle Mercier

(9-6-1966) Ciné revue)

Michèle Mercier

janvier 69 ciné revue

(ciné revue 15 juin 67)

Michèle Mercier, Jean-Claude Pascal

Michèle Mercier (12-01-67 ciné-revue)

Michèle Mercier et Claude Giraud (juil. 1965 Cinémonde)

Michèle Mercier

au naturel… (cine revue décembre 77)

Michèle Mercier (ciné revue décembre 77)

Les amours de Lady Hamilton : une coproduction italo-germano-franco-américaine signée Christian-Jaque en 1968. D’après Alexandre Dumas. L’histoire d’une jeune fille du peuple qui gravit grâce à sa beauté tous les échelons de l’ascension sociale et devient la femme de l’ambassadeur de Naples, William Hamilton. À Naples où elle a été envoyée pour apprendre à être une Lady, elle devient l’amie intime de la Reine Marie-Caroline…

Michèle Mercier

Elle fut une des plus belles actrices des années 1960-70, tournant en Europe avant d’être courtisée par le cinéma américain, comme Gina Lollobrigida ou Sophia Loren… Son charme conquit la planète !

Le plus vieux métier du monde

riowestern.com

Michèle Mercier 28 mai 1964 Cinerevue

Michèle Mercier par Didgiv

Une corde, un colt (Cimetero senza croci) (The rope and the colt-franco-italien de Robert Hossein (1969)

Scénario : Dario Argento, Claude Desailly, et R. Hossein
Musique : André Hossein

Avec Robert Hossein : Manuel
Michèle Mercier : Maria Caine
Guido Lollobrigida : Thomas Caine
Daniele Vargas : Will Rogers
Serge Marquand : Larry Rogers

Robert Hossein, Béatrice Altariba

Surprise en cette année 1968, le Français Robert Hossein vient marcher sur les plates-bandes des Américains et des Italiens en signant son second western (le premier était LE GOUT DE LA VIOLENCE en 1961), oeuvre singulière, histoire simple avec une économie totale de dialogues (comme une autre oeuvre-phare du western européen, LE GRAND SILENCE) ; une scène (celle du dîner) est mise en scène par Sergio Leone…
Une très belle histoire de vengeance, épurée, tragique aussi, un des meilleurs westerns européens de l’époque, basé sur un scénario que l’on doit au maître du film d’horreur transalpin, Dario Argento…

cinérevue

Ben Caine (Benito Stefanelli)

Superbe musique de André Hossein, une guitare sèche rythme le récit, le bruit du vent augmente la tension, les personnages sont moins stéréotypés que dans les productions du même genre.
Robert Hossein campe avec talent un pistolero laconique, qui, lorsqu’on lui demande d’où il vient, répond simplement « Je suis d’ailleurs », ce qui rappelle les héros joués par Clint Eastwood dans les films de Leone. Michèle Mercier, en femme abattue et déterminée, est extraordinaire.
Enfin, peu de violence (ou alors par ellipse), très peu d’humour (seulement dans la scène du repas), et de magnifiques images, qui tirent vers un superbe et glacial bleu dans les scènes finales, les cadrages sont parfaits.
Bref, un petit bijou, sans aucune fausse note, Robert Hossein prouve qu’il est un grand réalisateur capable d’égaler les maîtres du genre, dommage qu’il n’ait réalisé que deux westerns !

Michèle par Didgiv

Anne-Marie Balin

Ah les bonnes blagues de cinérevue des années 1960-70 !

 
 

George Hamilton/La grande Zorro=The gay blade

George Hamilton né un 13 août (1939)

Né comme Elvis à Memphis, il démarre au cinéma dans les années 50 comme jeune premier et fait la une des tabloïds avec sa liaison avec Lynda Bird Johnson, la fille du président Johnson, en 1966, un mini-scandale qui freina sa carrière… Il fera un come back en 1979 en jouant Dracula dans LOVE AT FIRSTE BITE puis dans le pastiche de Zorro dans La grande Zorro… On le découvre dans Une fille à bagarres (52), L’étoile du destin (52), puis Le gentilhomme de la Lousiane en 1953 avec Tyrone Power, il partage l’affiche de Tonnerre apache (en 1961) avec Richard Boone, excellent western, il a le rôle d’un jeune officier affecté dans une garnison de cavalerie

avec Sandra Dee

Puis, il joue dans Viva Maria ! avec Brigitte Bardot, et des seconds rôles : celui d’un capitaine dans La poursuite des Tuniques bleues en 1967, dans lequel un débutant nommé Harrison Ford fait ses débuts
Et m Le fantôme de Cat Dancing (1973)
Dans La grande Zorro, il joue le double rôle du justicier masqué et de son frère gay

Tonnerre apache


The seekers
(1979)-Poker Alice (1987)-Rough riders (1997))

Séries : Rintintin (1959)… Cimarron city (1959)… Racines (77)…

Polars :LE PARRAIN III (1990) de FF Coppola

Tonnerre apache-dessin de Didier GIVANNEL

Amie. C’est un des meilleurs amis de Joan Collins

♥ Hank Williams.
Il a incarné à l’écran le chanteur de country Hank Williams dans YOUR CHEATIN’ HEART (1964), un film musical tourné en noir et blanc, produit par la MGM


LA GRANDE ZORRO De Peter Medak (1981)

1840. Le combat d’un justicier masqué (George Hamilton) contre l’oppression du peuple par le nouveau gouverneur espagnol

Et Lauren Hutton, Brenda Vaccaro, Ron Leibman,Clive Revill, Carolyn Seymour, Eduardo Noriega, Jorge Russek, Pilar Pellicer


Ce film tourné à Mexico surfe sur le succès de la comédie’vampire’ Love at first Bite avec George Hamilton. L’acteur interprète le double rôle de Diego/Zorro et de son frère jumeau gay Bunny Wigglesworth, qui remplace son frangin quand celui-ci fait défaut pour perpétuer la légende !
On est dans le pastiche, Hamilton s’en donne à cœur joie, comme les autres comédiens, Lauren Hutton ou Ron Liebman, on retrouve au générique des acteurs mexicains comme Pilar Pellicer. L’homosexualité est très rarement abordé dans le western, dans un autre registre il y a Le cavalier noir avec Dirk Bogarde…

 
 

La horde sauvage=The wild bunch/Aurora Clavel

La horde sauvage (The wild bunch) De Sam Peckinpah (1969)

Avec : William Holden, Ernest Borgnine, Warren Oates, Robert Ryan, Edmond O’Brien, Jaime Sanchez, Ben Johnson, Emilio Fernandez, Strother Martin, Albert Dekker, L.Q. Jones, Bo Hopkins, Dub Taylor, Jorge Russek, Alfonso Arau, Aurora Clavel

La horde sauvage a réinventé le western américain, en pleine explosion du western européen. A la fois traditionnel, dans sa construction, et moderne, par la vision qu’imprime Sam Peckinpah tout au long du film, le superbe générique à lui seul donne le ton (on voit des scorpions attaquer des fourmis rouges ; la fin du film montre des vautours s’abattre sur un champ de bataille au Mexique, où est tourné le film).
100% d’action pour un récital non-stop de fusils, mitraillettes, pistolets et dynamites en tout genre, qui rencontrera les faveurs du public

« Je voulais montrer à quoi ressemble réellement une fusillade (…) Ils pensent que j’ai inventé la violence, que c’est tout ce qui m’intéresse, que je jouis quand des gens se font sauter la cervelle dans mes films… ça me rend malade » disait Peckinpah

En pleine ère “spaghetti”, il invente un nouveau western, fable désenchantée et funèbre aux notes mexicaines, crépusculaire et ultra-violent… du Tarantino avant l’heure. Alors que Duke-John Wayne vient de se lancer dans la franche propagande anticommuniste avec ses BERETS VERTS, Peckinpah conteste au contraire le pouvoir (Nixon) et interpelle le spectateur avec cette sombre allégorie d’une Amérique engluée dans la guerre du Vietnam. Dans le film, des mercenaires se retrouvent piégés, en 1913, dans un violent conflit qui n’est pas le leur, un univers où la violence fait rage… et atteint tout le monde, hommes, femmes et enfants



Défendant au départ non pas les pauvres Mexicains mais des tyrans, les anti-héros William Holden, Ernest Borgnine, Edmond O’Brien, Warren Oates -acteur fétiche de Peckinpah- connaissent une rédemption et plongent dans un véritable bain de sang, le chasseur de primes Robert Ryan qui les traquait rejoint aussi les révolutionnaires, après le carnage final sanglant, et c’est peut-être bien lui le seul héros du film…
Ce western réalisé par un génie de la caméra, qui recrée les codes cinématographiques, avec des ralentis et des gros plans, a aussi été vu comme une sorte de réaction aux westerns-spaghettis italo-espagnols… qu’il imitait dans la forme aussi

Une escalade de la violence qui s’estompera dans le western dès les années 80-90, jusqu’au Django Unchained de Tarantino.

Sam Peckinpah bydidgiv


Aurora Clavel (Aurora Clavell) (1936, Mexico)


Actrice mexicaine repérée par Sam Peckinpah qui la fait jouer dans Major Dundee (1965) et sa célèbre Horde sauvage (1969). Vue aussi dans le western mexicain Rancho Solo (1967), La bataille de San Sebastian (1968) avec Charles Bronson, El Bastardo (68), le plaidoyer pro-indiens Soldat Bleu (1970) de Ralph Nelson, où elle jouait une Indienne qui se fait torturer ; Nelson la dirige à nouveau dans La colère de Dieu en 1972… Peckinpah encore avec Pat Garrett et Billy le Kid en 1973, Winnetou le mescalero (1980) qui est un épisode d’une série qui a fait long feu

Peckinpah dirige A. et W.Holden

 
 

Hombre/Fredric March/Diane Cilento

De Martin Ritt (1967)

Hombre

d’après un roman d’Elmore Leonard)
Musique : David Rose
Avec Paul Newman : Russell
Richard Boone : Grimes
Fredrich March : Dr Favor
Diane Cilento : Jessie
Cameron Mitchell : Braden
Barbara Rush : Audra
Et Margaret Blye, Martin Balsam, Frank Silvera, Val Avery, Margaret Blye

HOMBRE

Western psycho–socio-logique ; à travers le personnage campé par Paul Newman, Martin Ritt clame un vibrant plaidoyer en faveur des Indiens, enfermés et exploités dans leurs réserves. Sur le plan narratif, comme La chevauchée fantastique, auquel il a été comparé, ce film décrit les rapports entre les passagers d’une diligence. Excellent scénario d’Harriet Frank Jr.. On lui doit le scénario de John Wayne et les cowboys ou Le plus sauvage d’entre tous, avec encore Paul Newman
extérieurs tournés en 66 dans le grand parc national de Coronado et la mine Helvetia, à Tucson en Arizona et au ranch Bell de Santa Susanna

Casting plus que parfait : unique western de la star des années 1930 Fredric March, les aficionados de western reconnaîtront aussi David Canary, un des acteurs principaux de Bonanza, et le toujours impeccable Richard Boone qui triomphait quelques années plus tôt avec la série Have gun will travel.
La critique française de l’époque reprocha au film ses longueurs, mais Hombre fut un succès commercial. Bingo pour Paul Newman, il empocha 10% des bénéfices en plus de son cachet de 750 000 dollars. Joli coup de poker pour lui est les autres acteurs du film, ça ne fait pas l’Hombre d’un doute !

Hombre - Paul Newman_0001

R. Boone (cinérevue)

 (15-2-66 cinérevue)

Fredric March (1897-1975)

Vedette américaine des années 1930. Soldat puis employé de banque, il monte sur les planches en 1920, et au cinéma, gagne un Oscar pour le rôle de Dr JEKYLL AND Mr. HYDE, un second pour LES PLUS BELLES ANNEES DE NOTRE VIE. Il incarne avec talent à l’écran de grands personnages littéraires ou historiques comme Jean Valjean ou Christophe Colomb, Marcus préfet de Rome, Mark Twain, Jean Lafitte dans LES FLIBUSTIERS, on l’a vu dans quelques bons films noirs, de guerre, et aussi un western, Hombre

Miriam Hopkins, Gary Cooper, Fredric March par didgiv

Miriam Hopkins, Gary Cooper, Fredric March par didgiv

DESIGN FOR LIVING : dessins de Didier Givannel


Diane Cilento (5-10-1933/6-10-2011)

Diane Cilento était l’un des passagers de la diligence du très bon western Hombre en 1966 réalisé par Martin Ritt avec Paul Newman et Martin Balsam…
Elle y incarnait une tenancière maison close que drague le bandit Richard Boone

Bonne nageuse, Diane Cilento a été la silhouette nageant d’un James Bond, ON NE VIT QUE DEUX FOIS… Elle a été mariée à Sean Connery avec qui elle a eu un enfant

Interview à Ciné revue en mars 1967 :
« Quand Hombre est sorti, les gens ne croyaient pas que c’était moi. J’avais pris le ton western, l’accent du Texas. J’avais des cheveux rouges. Certains ont demandé : « qui est cette nouvelle petite Texane ? »… J’étais contente. Je crois que c’est du bon travail, et c’est certainement ce que j’ai réussi de mieux« 

 
 

Les tuniques écarlates (North West Mounted Police)/Preston Foster/Geronimo le peau rouge (Geronimo le peau-rouge) (Geronimo) (Geronimo !)

Les tuniques écarlates (North West Mounted Police)
De et produit par Cecil B. DeMille (1940)

dessin de Didgiv

Production et distribution : Paramount.
Scénario : Jesse Laskey Jr., Alan Le May, Gardner Sullivan
Musique : Victor Young.
Durée : 126 mn.

Avec Gary Cooper : Dusty Rivers
Madeleine Carroll : April Logan
Paulette Godard : Louvette Corbeau
Preston Foster : sergent Jim Brett
Robert Preston : Ronnie Logan
Georges Bancroft : Jacques Corbeau
Lynne Overman : Tod McDuff
Akim Tamiroff : Dan Duroc
Lon Chaney Jr. : Shorty
Francis McDonald : Riel
Et Chief Thundercloud,  Chief John Big Tree, Monte Blue, Chief Yolawchie…

cinérevue 1973

Un Texas ranger va au Nord Ouest du Canada à la recherche d’un meurtrier, qui se trouve être à la tête d’une rebéllion de métis. Il va faire équipe avec un membre de la police montée canadienne.

1885. Quinze ans après l’écrasement de la révolte conduite par Louis Riel, quelques Texas rangers viennent aider la police montée canadienne –les « Tuniques écarlates »- pour réprimer une nouvelle révolte contre la domination britannique au Canada (les métis, aidés des Indiens, veulent chasser les Blancs du Canada) dans le Nord Ouest du pays.
Parmi eux se trouvent le Ranger Dusty Rivers, dont est amoureuse une sang-mêlé, Louvette Corbeau, que courtise le policier à cheval Ronnie Logan. Dusty arrive du Texas pour arrêter un meurtrier dont la tête est mise à prix (c’est Jacques Corbeau, père de Louvette et complice de Riel)…

Romance et aventures époustouflantes dans ce captivant film d’aventures qui repose sur des faits réels, et qui fait vibrer les coeurs en rendant hommage à la célèbre Police montée canadienne, dont de nombreux westerns dans les années 30 et 40 narrent les aventures.
C’est le premier film entièrement tourné en Technicolor du réalisateur (et le premier film en couleur de Cooper), et un succès triomphant. Gary Cooper, Paulette Goddard et le second rôle Chief Thundercloud seront à nouveau réunis par Cecil B. DeMille en 1947 pour LES CONQUERANTS D’UN NOUVEAU MONDE, qui est également une épopée historique.
C’est un des nombreux westerns de Preston Foster, vu souvent dans des rôles d’officiers, sous-officiers et shérifs. Et le premier dans le genre de Douglas Kennedy, que l’on verra ensuite dans des rôles de soldat ou de shérif dans les westerns des années 50.

Le film reçut de nombreux prix, notamment l’Oscar meilleur montage pour Anne Bauchens.

Robert Preston, Paulette Goddard, Gary Cooper par didgiv

Paulette Goddard, Preston Foster, Gary Cooper par didgiv

dessins au crayon de Didgiv – avec teinte sépia sur photofiltre

Paulette Godard par Vargas


Preston Foster (Preston S. Foster) (1900/1970)


Preston Foster s’est illustré dans des comédies, films de guerre, et quelques bons westerns, quelques têtes d’affiche dans les années 40 puis surtout dans des seconds rôles, il tenait les rôles de :

Tex Randolph dans The Arizonian (1935)
Toby Walker dans La gloire du cirque (1935)
John Oakhurst dans The outcasts of Poker Flat (1937)
Capitaine Starrett dans Geronimo le peau-rouge (1939)
Sergent Brett dans Les tuniques écarlates (1940) avec Gary Cooper
Gregg Lane dans The roundup (1941)
Paxton Bryce dans Far West (1942)
Jim Brennan dans La vallée du jugement (1945)Ivey dans Femme de feu (1947) d’André de Toth – Taggert dans King of the wild horses (1947) – Mason dans Thunderhoof (1948)

Kelley dans J’ai tué Jesse James (1949)
Tom Denton dans Three desperate men (1951)
Colonel Carrington dans Tomahawk (1951)
Shérif Plummer dans Montana Territory (1952)
Kurt Durling dans Quand la poudre parle
Un joueur de cartes dans The marshal’s daughter (1953)
Le juge Black dans The man from Galveston (1963) de William Conrad
Général Bateman dans Le bataillon des lâches (1964)

The outcast of Poker flat

The lady in the Morgue (1938) :


Geronimo le peau rouge (Geronimo le peau-rouge) (Geronimo) (Geronimo !)
de Paul Sloane (1939)


Un jeune officier de l’US Cavalry (Preston Foster) affronte le chef indien Geronimo (Chief Thundercloud), mais il est en conflit avec un autre officier, son propre père.

Avec aussi Ellen Drew, Andy Devine, Monte Blue, Henry Brandon, Francis Ford, Chief Thunderbird

Rare dans les westerns de cette époque, certains Indiens sont joués par des Indiens, dont le rôle principal, Chief Thundercloud, qui a même une certaine ressemblance avec son personnage, le chef apache Geronimo. L’arrière petit-fils du chef indien, Charles Stevens, y a aussi un rôle ! C’est en fait un remake des TROIS LANCIERS DU BENGALE transposé au Far-West. Les Indiens sont stéréotypés, montrés comme des sauvages brutaux. L’affiche est donc trompeuse : on a l’impression d’un western fait avec des Indiens et qui militera pour leur cause… alors que ce western est comme la plupart des autres de cette époque. Il faudra attendre les années 1940 et plus précisément le début des années 50 pour voir de véritables chefs d’oeuvres pro-indiens, signés Anthony Mann, Delmer Daves ou John Ford.

geronimo

le vrai Geronimo -dessin de Didgiv

 
 

Bronco Apache (Apache)/Robert Aldrich/Un rabbin au Far West (The Frisco kid)

BRONCO APACHE
de Robert Aldrich  (1954)

dessin de Didgiv

dessin de Didgiv

Scénario : James R. Webb-Musique : David Raskin

Avec
Burt Lancaster : Massaï
Jean Peters : Nalinie
John McIntire : Al Siebert
Charles Buchinsky (Bronson) : Hondo
John Dehner : Weddle
Monte Blue : Geronimo
Et Morris Ankrum.

Bronco Apache (Burt Lancaster)En 1886-87, dans les montagnes rocheuses, la lutte du guerrier apache Massaï, qui refuse les conditions de paix imposées à son peuple par l’armée américaine après la reddition de Geronimo. Parqués dans les trains, les Indiens sont envoyés dans des réserves en Floride. Massaï s’évade, traverse plusieurs Etats mais au retour est trahi par son le père de sa bien-aimée Nalinie, Santos, il s’échappe à nouveau, avec Nalinie, qui, pendant leur fuite, tombe enceinte. Traqué par les soldats, Massaï renonce au combat au moment où il entend les pleurs du nouveau-né…

Financé par la société de production de Burt Lancaster-Harold Hecht, ce western précurseur et moderne dans sa forme, au style incisif, a été réalisé dans le sillage creusé par La fléche brisée, défenseur de la cause indienne… Le tournage dura trente jours seulement.

Bronco Apache (Burt Lancaster et Jean Peters)Initialement, la fin devait montrer Hondo (Charles Bronson) tuer son frère Massai, mais United Artists, contrairement aux désirs de Robert Aldrich et Burt Lancaster, refusa de voir le héros mourir et de montrer un final aussi pessimiste : le dernier plan, très subtil, montre la fatale destinée du peuple indien après la défaite ; un bébé nait, l’enfant de Massaï, l’Apache rebelle, qui renonce alors au combat, et se soumet aux lois des Blancs pour pouvoir vivre avec sa famille…

Ce film d’une beauté absolue, aux couleurs sompteuses (l’ocre et le marron des roches se mariant avec le bleu du ciel) est adapté d’un roman de Paul I. Wellman, qui a aussi écrit les histoires ayant donné naissance aux westerns L’Homme de nulle part de Delmer Daves (1956) ou Les Comancheros de Michael Curtiz (1961). Burt Lancaster et son associé Harold Hecht en avaient acheté les droits en 1952.
Le réalisateur Aldrich propose à la production Charles Bronson, alors quasi-inconnu, pour jouer l’ennemi de Massai.
A sa sortie, le film est un énorme succès. Quelques années auparavant, le public américain n’aurait pas été prêt à applaudir une vision aussi révisionniste que celle-ci.
On est en pleine période de réhabilitation des Indiens au cinéma, dans la société aussi : en 1953, la Chambre des Représentants et du Sénat vote une résolution reconnaissant les Indiens comme des citoyens à part entière.

APACHE - Film of the year 1954

La porte du Diable et surtout La flèche brisée, toux deux en 1950, ont joué un rôle important dans cette réhabilitation à la fois culturelle et sociale.

Jean Peters et Charles Bronson

Jean Peters by didgiv


Les westerns de Robert Aldrich (1917-1983)

Vera Cruz-dessin de Didgiv

1954 : Bronco Apache ; Vera Cruz
1957 : La chevauchée du retour (et prod.)
1961 : El Perdido
1963 : Quatre du Texas (et prod. et scénario)
1972 : Fureur apache
1979 : Un rabbin au Far West

Comme assistant réalisateur :
1943 : La fille et son cow-boy
1949 : Le poney rouge
1951 : New Mexico

Fureur apache

Sara Montiel dans Vera Cruz-dessin de Didgiv

El Perdido

R. Aldrich

Un rabbin au Far West (The Frisco kid)
de Robert Aldrich (1979)

Lors de la conquête de l’Ouest, un rabbin polonais fonde une synagogue à San Francisco. Il croise la route de bandits et d’Indiens et sympathise avec un cambrioleur de banques…

Avec Gene Wilder, Harrison Ford, Ramon Bieri, Val Bisoglio, Leo Fuchs, Vincent Schiavelli

Coup de maître de Robert Aldrich qui sort de son créneau en signant cette agréable comédie, c’est un peu le Rabbi Jacob du western ! Dans un second rôle, Robert Padilla, qui joue le Medecine man, est décédé en 2018. Il jouait aussi les Indiens dans des épisodes de Bonanza et la version TV 1977 de La conquête de l’Ouest.

Robert Padilla

 
 

Le soldat bleu/Soldier blue/Candice Bergen

SOLDAT BLEU De Ralph Nelson (1969)

Soldat bleu

Photo : Robert B. Hauser
Musique : Roy Budd

Avec  Candice Bergen : Cresta
Peter Strauss : Honus
Donald Pleasance : Cumber
John Anderson : Iverson
Jorge Rivero : Spotted Wolf
Dana Elcar : Battles
Bob Carraway : Lt. McNair
Martin West : Lt. Spingarn

Un convoi de fonds escorté par un détachement de l’armée est attaqué par des Cheyennes. Tous les militaires sont massacrés, sauf Honus Gent, jeune soldat idéaliste et Kathy Maribel Lee, qui fut autrefois enlevée par les Cheyennes.
Elle avait été relâchée par le chef de la tribu, qui en avait fait sa femme, pour rejoindre son fiancé, un officier d’Etat Major…
Honus et Kathy décident de rejoindre Fort Union. Le jeune soldat n’a pas beaucoup d’expérience pour traverser ces territoires sauvages…

Comme La horde sauvage, sorti un an plus tôt, Soldat bleu est  une dénonciation violente et explicite, transposée dans l’Ouest des guerres indiennes, de la guerre du Viêt-Nam… Premier rôle important pour Candice Bergen, même si le titre fait référence au personnage joué par Peter Strauss : elle incarne une jeune femme enlevée par les Cheyennes, avec lesquels elle a vécu de longues années
Elle clame un plaidoyer contre le génocide dont sont victimes les Cheyennes au début des années 1860… Peter Strauss est le « bleu » idéaliste qui va peu à peu prendre conscience de la violence de l’armée qu’il a intégrée

Le film montre en effet avec une rare violence pour l’époque, le massacre de Sand Creek de 1864, 900 soldats de la Cavalerie massacrèrent plus de 130 membres (les chiffres qui varient selon les sources), essentiellement des vieillards, femmes et enfants, d’une tribu pacifique de Cheyennes, supposée être placée sous la protection de l’Armée américaine

Le film de Nelson est un réquisitoire, prolongation plus militante des Cheyennes de John Ford, où Carroll Baker jouait le personnage de défenseur des Indiens. Arthur Hiller réalise en 56 le téléfilm Le massacre de Sand Creek (56)

Libéré du code Hays en 1966, les réalisateurs avaient désormais une liberté de montrer ce que l’on ne pouvait montrer sur les écrans auparavant, Ralph Nelson ne s’en est pas privé

Plus gros succès commercial de Ralph Nelson, qui tient un petit rôle dans le film. En 1975, il sera l’un des premiers à dénoncer l’apartheid : LE VENT DE LA VIOLENCE. Il inspirera des films comme L’Apache en 72 et Une fille nommée Apache (1976), western italien

L’affiche, célèbre, montre une Indienne agenouillée, les mains liées dans le dos avec au fond, les ombres des sinistres cavaliers, plusieurs variations selon les pays, la Belge est la plus originale car les ombres des cavaliers passent en premier plan en surimpression sur l’Indienne

En 68, deux ans avant la sortie du film, 500  habitants de Mỹ Lai, au Viêt-Nam, sont exterminés, certains achevés à la grenade. Le magazine Life reporta cet événement qui traumatisa, au-delà des Pacifistes, l’opinion publique américaine


Candice Bergen (1946)

La blonde du Soldat bleu

Fille de l’illustre ventriloque Edgar Bergen, mannequin à New York dans les années 60, Candice Bergen est remarquée par Sidney Lumet et débute dans le rôle d’une institutrice dans LA CANNONIERE DU YANG-TSé en 1966


En 1970, elle devient une vedette grâce à Ralph Nelson qui lui donne le 1er rôle du célèbre western révisionniste Le soldat bleu, énorme succès commercial

A travers son personnage -celui d’une jeune femme blanche qui a été enlevée par les Cheyennes, avec lesquels elle a vécu de longues années-, Nelson livre un vibrant plaidoyer contre le génocide dont a été victime ce peuple indien au début des années 1860 : le film montre le massacre de Sand Creek, le 29 novembre 1864, 900 soldats de la Cavalerie du Colorado massacrèrent 700 Indiens (130 selon d’autres sources), vieillards, femmes et enfants d’une tribu de Cheyennes

Ce film, devenu une référence, va engendrer avec Little big man toute une vague de westerns pro-indiens dans les années 70… dont certains ne font pas dans la dentelle

En 71, dans un autre registre, elle interprète la jolie femme du puissant rancher enlevée par un bandit dont elle tombe amoureuse dans le très violent Charognards

Les charognards

 
 

Errol Flynn/Montana/La piste de Santa Fe=Santa Fe Trail)/San Antonio/Les conquérants=Dodge City

Errol Flynn (1909/1959)

San Antonio by Didgiv

La vie d’Errol Leslie Thomson Flynn est un véritable roman. Né en Tasmanie en 1909, ce fils de colonial est un enfant intenable, ses parents doivent le placer en pension, où il se montre excellent au football et en gymnastique, mais aussi à la boxe

Dessin Didgiv

A 20 ans, il part à l’aventure sur un navire destination la Nouvelle Guinée, là, il tombe amoureux de la femme d’un haut fonctionnaire, puis il accepte un job de contrôleur de plantations de cocotiers, il devra organiser la pendaison d’une dizaine de coupeurs de têtes, et recueille une jeune canaque qui a échappé aux cannibales, part en haute mer à la recherche d’or… et bien d’autres péripéties, difficile de démêler l’écheveau du fictif et du réel dans le fil de sa vie

dessin Didgiv. Les rôles d’aventurier lui vont comme un gant

Flynn est à l’écran un des descendants de Douglas Fairbanks Sr., jouant dans les grands films d’aventures et de cape et d’épée, il interprète Christian Fletcher, dans l’histoire des mutinés du Bounty, son premier film en 1933 puis CAPITAINE BLOOD …et ressuscite Robin des Bois en 1938

dessin Didgiv

Côté westerns, Errol Flynn personnifie à merveille le personnage de « Nettoyeur », un Texan qui devient shérif pour mettre de l’ordre dans un Dodge City grouillant de crapules, c’était dans Les conquérants (1939) de Michael Curtiz, avec Olivia de Havilland… un des 9 films qu’Errol Flynn a tournés avec cette actrice.

Dans La caravane héroique, l’année suivante, il campe un officier nordiste qui doit empêcher des Sudistes de voler l’or de la ville, il a le premier rôle devant Randolph Scott et Humphrey Bogart ;  dans La piste de Santa-Fe (1940), il est un aventurier amoureux de Kit Carson Holliday (Olivia de Havilland) et ami du général Custer, qu’interprète le futur Président des USA, Ronald Reagan

En 1941, cette fois, il incarne lui-même Custer dans La charge fantastique (41) de Raoul Walsh avec encore Olivia de Havilland. Il se retrouve plongé dans le San Francisco des années 1880, en champion de boxe dans Gentleman Jim (42). Dans San Antonio (45), il est encore un « Nettoyeur »

Son 6e western est La rivière d’argent (1948) de Raoul Walsh, incarne le tenancier sans scr