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Dirk Bogarde/Le cavalier noir (The singer not the song)

Posted by on 20 mars 2016

Dirk Bogarde (1921/1999)

Surnommé le « Rock Hudson anglais » dans les années 50, Dirk Bogarde a pris le pari courageux en 1962 d’interpréter le premier personnage homosexuel à l’écran, dans LA VICTIME de Basil Dearden.

Puis sa carrière a stagné, c’est Joseph Losey qui l’a relancé dans plusieurs chef d’œuvre comme THE SERVANT et ACCIDENT.
Bogarde est alors devenu un acteur phare du nouveau cinéma européen, tournant pour Luchino Visconti (MORT à VENISE), le premier Liliana Cavani (PORTIER DE NUIT), Alain Resnais (PROVIDENCE).

Dirk van der Bogaerde est né à Londres, monte sur les planches dès 1940, tourne des polars à succès, mais aussi beaucoup de mauvais films, s’enlisant inexorablement.
Sa performance, en domestique satanique de James Fox dans THE SERVANT en a fait une grande star, unanimement saluée.
Il a joué dans le western culte anglais Le cavalier noir (1961) de Roy Ward Baker, incarnant un bandit mexicain dont un prêtre catholique gagne l’estime ; ce dernier était interprété par John Mills, Mylène Demongeot faisait également partie de la distribution.

Dirk Bogarde était aussi à l’affiche de La vallée de l’or noir en 1957, dans le rôle étonnant d’un aventurier bagarreur, c’est un western contemporain.
Il a longtemps habité la France, et était un ami de l’actrice Capucine, au destin tragique.
Le jour précédant sa mort, Bogarde avait passé la journée avec une autre de ses grandes copines, Lauren Bacall.

cinérevue 19 mai 1966 

Anecdotes : Dirk Bogarde… (IMDB.COM)
soldat britannique pendant la WW II, il a participé avec les Alliés à délivrer les prisonniers de l’enfer nazi du camp de la mort de Belsen.
… était Président du Jury du Festival de Cannes 1984
Madonna voulait en 1990 qu’il apparaisse dans son clip Justify my Love, il déclina l’offre !
… refusa une offre de 150 000 dollars de la MGM pour jouer avec Natalie Wood dans LES PLAISIRS DE PENELOPE (1966).
…. refusa 150 000 dollars pour jouer avec Rock Hudson dans TOBROUK, COMMANDO POUR L’ENFER (1967)
… refusa de jouer le rôle que tint Glenn Ford dans LES QUATRE CAVALIERS DE L’APOCALYPSE (1962), et heureusement car ce fut un énorme échec.
… A failli jouer dans LE DOCTEUR JIVAGO (1965), mais David Lean lui préféra Omar Sharif.
… refusa le rôle du Père anglais dans LE JOUR LE PLUS LONG (1962).
… se lia d’amitié avec Rock Hudson sur le tournage de LA VALLEE DE l’OR NOIR (1957).

Dirk Bogarde by mustangsal

Dirk Bogarde by Mustangsal sur stars-portraits.com


Le cavalier noir (The singer not the song)
Anglais de Roy Ward Baker (1961)
Dirk-Bogarde

Dirk Bogarde

Scénario : Nigel Balchin d’après le roman de Audrey Erskine Lindop (1953)

Avec : Dirk Bogarde (Anacleto Comachi), John Mills (Michael Keogh), Mylène Demongeot (Locha de Cortinez), Laurence Naismith (Vieil Oncle), John Bentley (l’officier de police), Leslie French (le père Gomez). Et Marie Devereux.

Le conflit entre un prêtre et un bandit local dans une petite ville mexicaine. Le père Keogh vient à Quantana pour prendre la relève d’une congrégation catholique dont le pays vit sous la terreur du bandit local Anacleto.
Ce dernier, athée, interdit toute forme de culte, quand le père veut tenir ses offices, il fait assassiner des paroissiens. Keogh résiste à ses menaces, gagnant progressivement l’estime et le respect du bandit…

Western culte anglais tourné près de Malaga en Espagne, pour les extérieurs, en studio à Pinewood, les producteurs pensaient initialement à Charlton Heston ou Marlon Brando pour tenir le rôle du bandit (Bogarde a été surnommé le « Rock Hudson anglais« , mais il est évident que « Le Marlon Brando anglais » aurait mieux convenu !). Le film souffre de longueurs et a un peu vieilli. Insolite western, avec des voitures, beaucoup de dialogues, qui aborde le thème alors tabou à l’écran de l’homosexualité.

Mylène Demongeot raconte dans son autobiographie que le prêtre devait être interprété par Charlton Heston. Mais celui-ci, choqué par l’homosexualité du sujet, « s’est retiré du projet à trois semaines du tournage. A la place, on nous donne un charmant petit homme, le comédien John Mills (…)
Le sujet était fort hardi pour l’époque, d’ailleurs c’est un de mes films préférés très appréciés par Les
Cahiers du Cinéma, notre bible intellectuelle en ces années-là »
(source : Wikipédia).

Le film, sorti en Europe en 1961, aux Etats-Unis en 1962, rappelle par son thème (le prêtre persécuté dans un Mexico sans foi ni loi) rappelle DIEU EST MORT (1947) de John Ford, et sa fin passionnelle et tragique peut être vue comme un écho « masculin » du duel final de Duel au soleil (1946) de King Vidor. On pense aussi à La bataille de San Sebastian, sur un sujet proche.

Célèbre pin-up des années 50-60, Marie Devereux, qui joue une serveuse mexicaine, est décédée en décembre 2019.

Dans son dernier ouvrage, MES MONSTRES SACRES, Mylène Demongeot évoque sa rencontre avec Dirk Bogarde et livre des anecdotes sur le tournage.
Lorsqu’elle voit arriver sur le tournage John Mills au lieu de Charlton Heston… « Je ne décolère pas. Furieuse, je crie même haut et fort au metteur en scène :
Comment puis-je tomber amoureuse de ce vieux type ? Vous êtes fous ! (…)
« Et si le prêtre avait été joué par Charlton Heston, alors je ne vous raconte pas : peut-être aurions nous été excommuniés ! En fait, c’était l’un des premiers films qui abordaient l’homosexualité. Et être amoureuse d’un prêtre catholique… aïe, aïe, aïe ! (…) »

« Le tournage s’est déroulé sans problème majeur. Roy Baker (…) était comme tous les metteurs en scène américains, c’est-à-dire qu’il ne délivrait aucune indication, silence frustrant lorsque vous venez de France, pays où les metteurs en scène « dirigent » les acteurs. Nous avons souvent évoqué ce sujet avec Juliette Gréco qui, elle, venait de tourner Les racines du ciel avec le grand John Huston. Lequel ne disait pas d’autre mot aux acteurs que « Partez »-« Coupez »-« Print » (bon à tirer). Elle en était restée malheureuse ».
(MES MONSTRES SACRES, Flammarion).

La scène d’ouverture : Mylène Demongeot, John Mills

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