Jill Ireland/À main armée =Robbery under arms/Avec les compliments de Charlie=Love and bullets/David McCallum

 JILL IRELAND (1936/1990)

Jill Ireland- cinerevue 1978

A la une de cinerevue 1978. Elle tourna 4 westerns avec son mari Charles Bronson

Jill débuta comme danseuse de variétés, puis devint actrice, son premier film est Oh ROALINDA en 1955, elle joua dans plusieurs films dont le western anglais tourné en Australie A main armée en 1957 avec celui devint la même année sont premier époux, David McCallum.

C’est Jill qui conseilla à Charles de jouer en Europe dans deux films Adieu l’ami et Le passager de la pluie. Cela relança sa carrière en Europe puis aux USA…

En 1966, elle tourne la série Shane avec David Carradine, puis a un petit rôle dans Pancho Villa (68) : c’est Bronson qui impose sa fiancée dans un film, elle a une scène avec Mitchum à la fin du film puis la série Daniel Boone… Un 2e western avec Charles : Chino en 73 : Jill joue le rôle d’une jolie blonde qui tombe amoureuse du métis Chino, joué par Bronson, un dresseur de chevaux et propriétaire  d’un ranch du nouveau Mexique

sept 1975 cinerevue

Ensuite, elle campe Marica, fille de l’officier du Fort Humboldt, dont les soldats sont victimes d’une mystérieuse épidémie de diphtérie dans le western « policier » Le solitaire de Fort Humboldt (1975)… Charles Bronson, en membres des services secrets américains, mène une enquête difficile à bord du convoi ferroviaire qui se rend vers le Fort, où d’étranges disparitions ont lieu…

Enfin, Jill incarnait Amanda, la jolie veuve que séduit  le hors-la-loi Charles Bronson dans C’est arrivé entre midi et trois heures

Jill Ireland Ciné revue 1972

Rencontre. Jill rencontre son futur époux Charles Bronson sur le plateau de LA GRANDE EVASION en 1963, c’est son premier époux, David McCallum, qui jouait avec Bronson dans ce film, qui fit les présentations
Jill et Charles se marieront en 1968

Charles Bronson Jill Ireland ciné revue 1971

avec Anthony Perkins


Charles Bronson Jill Ireland ciné revue janvier 1971

Charles Bronson, Jill Ireland

Le passager de la pluie – août 1969 cinérevue


A main armée (Robbery under arms) Western britannique de Jack Lee (1957)

En 1865, en Australie, deux frères éleveurs de moutons, Dick et Jim (Ronald Lewis et David McCallum) se trouvent entraînés, par leur père, dans un vol de bétail organisé par le capitaine Starlight (Peter Finch).
Les deux frangins font la connaissance de deux sœurs (Maureen Swanson et Jill Ireland). La bande entreprend d’attaquer un convoi d’or

Des cow-boys à cheval, de magnifique paysages… ce film anglais au rythme lent, remake d’un film de 1920, n’a pas été tourné dans les plaines du Far West mais en Australie (et certains intérieurs à Londres)


Avec les compliments de Charlie (Love and bullets) américano-britannique de Stuart Rosenberg (1979)

Avec Charles Bronson, Jill Ireland, Rod Steiger, Henry Silva, Strother Martin, Val Avery, Bradford Dillman, Albert Salmi

Après la mort par overdose de la fiancée d’un de ses collègues, un lieutenant de police se jure d’avoir la peau d’un caïd de la drogue. Il est chargé de ramener de Suisse aux USA son ex-maîtresse afin qu’elle témoigne contre la puissante organisation. Des tueurs les traquent en Suisse

Un petit air de BULLITT (musique de Lalo Shifrin !) pour ce polar -co-écrit par John Huston, il devait au départ réaliser le film- dans lequel Charles Bronson, qui sortait de l’échec du western Le Bison blanc, campe un flic qui doit protéger une femme prête à témoigner contre un ponte du trafic de drogue. Même tempo et une palette de comédiens épatants, dont Rod Steiger en mafieux caractériel et bégayant, l’action nous plonge dans les montagnes suisses à Montreux et ensuite à Genève. Jill Ireland étonnante apparaît avec une perruque très eighties et donne à nouveau la réplique à son époux, après Le solitaire de Fort Humboldt et C’est arrivé entre midi et trois heures, deux (bons) westerns, l’alchimie entre eux fonctionne toujours à plein pot

Contrairement à BULLITT, qui contient des scènes spectaculaires, ce polar compte quelques temps morts et la réalisation de Stuart Rosenberg est assez terne. C’est le premier des trois films que Bronson, alors au creux de la vague, fit avec la firme ITC de Lew Grade, avant Chicanos chasseur de têtes et L’enfer de la violence. On entend dans une scène avec Jill Ireland la chanson Stand by your man de Tammy Wynette

 Deces de David McCallum (19 septembre 1933-2023)

(mars 67 Ciné revue)

l’Ecossais David McCallum a été l’époux de Jill Ireland, avant qu’elle ne rencontre et se marie avec Charles Bronson.
Il débute à la fin des années 50, est révélé par LA GRANDE EVASION (1963) –avec Bronson- sera populaire pour son rôle dans la série DES AGENTS TRES SPECIAUX entre 1964-68 et dans L’HOMME INVISIBLE.
A joué dans un western : A main armée (1957).
C’est le Dr Mallard dans N.C.I.S. : ENQUETES SPECIALES.

 
 

Richard Widmark/Alvarez Kelly/La route de l’Ouest=The Way West/ Une poignée de plomb=La ville aux abois

RICHARD WIDMARK (1914/2008)

dessin : Didgiv

dessin Didgiv. Il pouvait incarner les bons comme les durs avec le même talent à

Sa performance dans son 1er film, un sadique ricanant quand il assassine, un thriller, l’a longtemps cantonné aux rôles de dur à cuir, une image qui fait que les spectateurs le haïssaient. Son rire de hyène, fameux, terrorisait même ses partenaires à l’écran
« Les acteurs qui ont eu le plus de succès à Hollywood ont tous créé d’eux-mêmes une sorte d’image. On n’y échappe pas ! disait-il, mais je n’ai jamais vécu selon cette marque de fabrique. Si tel avait été le cas, j’aurais passé ma vie derrière les barreaux… »

Angie Dickinson, Willie Nelson, Richard Widmark

Cette image a fléchi quand il a commencé à incarner des héros positifs, notamment dans des westerns. Widmark est l’un des rares acteurs à commencer à travailler pour la télévision tardivement (en 1971). Dans ses films, il livre d’étonnantes performances, tous ses westerns sont de grands classiques

Karl Malden, Richard Widmark

LES CHEYENNES

Dans La ville abandonnée (47) de W. Wellman, il est le membre d’une bande de hors-la-loi dirigés par Gregory Peck

Richard Widmark, Dorothy MaloneDans Le jardin du diable (1954) d’H. Hathaway, c’est un des quatre aventuriers qui, avec Gary Cooper, guident Susan Hayward dans une région dangereuse pour sauver son mari prisonnier d’une mine d’or après un éboulement

Puis, il est un des fils du patriarche Spencer Tracy, en conflit avec lui, et qui va trahir ses frères, dans La lance brisée en 1954

ALAMO

En 1955, c’est Coup de fouet en retour, de John Sturges, il campe un homme qui veut identifier, avec une jeune femme les victimes d’un massacre commis par des Apaches

Le trésor du Pendu (dessin : Didgiv)

Dans La dernière caravane (1955), il est « Todd le Comanche », métis poursuivi par un shérif ; ils se joignent à un groupe de voyageurs, Todd va survivre à une attaque d’Indiens apaches et se porter au secours du groupe de survivants…

Il joue ensuite le bandit qui enlève la fiancée de son ex-complice, désormais shérif Robert Taylor dans Le trésor du pendu (1958), l’alchimie entre les deux acteurs fonctionne à merveille
En 1959, il partage, avec Henry Fonda, la belle affiche de L’Homme aux colts d’0r d’Edward Dmytryk

Le jardin du diable, où il est en vedette avec Susan Hayward et Gary Cooper. Il a une fin tragique se sacrifiant alors qu’ils sont poursuivis par des Indiens..  dessin de Didgiv

John Wayne le choisit en 1960 pour  incarner Jim Bowie, dans Alamo, Bowie va mourir poignardé, lors de l’assaut de Fort Alamo, par les combattants mexicains du général Santa Anna

La dernière caravane-Richard Widmark

Widmark participe ensuite à deux des derniers westerns de John Ford, Les deux cavaliers, en vedette avec James Stewart, et Les Cheyennes en 64, juste après avoir joué dans la La conquête de l’Ouest, en 62, dans lequel il est le patron impitoyable du chemin de fer

Dans Les Cheyennes, il campe un officier pourchassant des Cheyennes échappés de leur réserve, parfait diplomate, il fait tout pour éviter le massacre. C’est un de ses meilleurs rôles
Widmark retrouve Edward Dmytryk pour Alvarez Kelly, en 66, qui plonge en pleine guerre de Sécession, il interprète le brutal colonel sudiste qui force violemment l’éleveur William Holden à collaborer avec ses troupes

Le jardin du diable avec Gary Cooper

Puis, toujours en 66, c’est le fermier Evans qui embarque sa famille dans la caravane vers l’Oregon, menée par le sénateur Kirk Douglas et l’éclaireur Robert Mitchum… dans La route de l’Ouest (1966), il campe un marshal intrépide dans Une poignée de plomb en 69, joue dans Talent for loving

ALVAREZ KELLY (Widmark et Holden)_0001Moins connu que ses autres westerns, Quand meurent les légendes (1972) est un film sur un jeune Inien Ute qui rejoint un rodeo itinérant et se lie d’amitié avec un vieux rodeoman alcoolo (Widmark)

Richard Widmark

(cinérevue 27 oct.66). Richard possédait une vieille ferme dans le Massachusetts à côté de laquelle Marilyn Monroe entama une liaison avec Arthur Miller quand ils se retrouvaient dans leur cachette de Sandfield

Enfin, Mister Horn (1978),où il campe le célèbre éclaireur Al Sieber qui, en 1886, recrute le jeune Tom Horn pour l’aider à capturer Geronimo

Le dernier jour en 1975, narre l’attaque des banques de Coffeyville par le gang Dalton, puis il partage l’affiche avec Willie Nelson du Dernier western, qui est… le dernier western dans lequel on le voit, mais pas celui dans lequel on l’entend, puisque dans sa dernière apparition, il a prêté sa voix au docu pour la télé Lincoln

Polars :
LES FORBANS DE LA NUIT (1950)
MADIGAN (1968)
MADIGAN (1972)

LE JARDIN DU DIABLE. 

Le trésor du pendu. Encore un rôle de méchant, ancien complice de Robert Taylor, devenu shérif

Coup de fouet en retour

by Didgiv


ALVAREZ KELLY d’ Edward Dmytryk (66)

Alvarez Kelly… dessin Didgiv

Avec
William Holden : Alvarez Kelly
Richard Widmark : Rossiter
Janice Rule : Liz
Patrick O’Neal : Stedman

Et Victoria Shaw, Roger Carmel, Richard Rust, Arthur Franz, Harry Carey Jr

Un des rares westerns décrivant le monde de l’intendance des armées (l’approvisionnement), il repose sur l’affrontement Holden/Widmark, dans le seul film qu’ils aient tourné ensemble, dommage, car il y a vraiment une alchimie entre eux, comme il pouvait y en avoir entre Widmark et Robert Taylor dans Le trésor du pendu. Une scène assez violente -pour un western de l’époque- montre ce dernier faire sauter d’une balle de revolver un doigt de William Holden. Autre scène mémorable : la charge de 2500 bovins
Le réalisateur Hal Needham fait partie des cascadeurs qui ont participé à ce film. 4e d’E. Dmytryk, un des fameux « dix » d’Hollywood à avoir refusé de témoigner devant la Maison des activités anticommunistes lors du McCarthysme



La route de l’Ouest (The Way West)
D’Andrew McLaglen (1966)

 Musique : Bronislau Kaper, André Prévin

1843, les aventures d’un convoi de charriots bâchés, qui, sous la houlette d’un sénateur visionnaire et mégalo (Kirk Douglas), quitte le Missouri pour rejoindre l’Oregon. Il est secondé par Lije (Richard Widmark) et un éclaireur (Robert Mitchum)

Et : Lola Albright, Sally Field, Jack Elam, Michael McGreevey, Harry Carey Jr., John Mitchum, Peggy Stewart, Nick Cravat

Ce vieux briscard d’Andrew McLaglen livre en 1966 un western très classique, à l’heure où les Européen mettent le pied à l’étrier du western, avec des oeuvres sortant des sentiers battus-Produit par Harold Hecht (associé de B. Lancaster), un western traditionnel trois étoiles pour trois monstres sacrés : K. Douglas, R. Mitchum et R. Widmark. Beau brelan d’as, ajoutez les images de William Clothier, Lola Albright et Sally Field, Jack Elam, et le tour est joué !

Durant une scène filmée sur une rivière, L. Albright faillit se noyer et se retrouva à l’hôpital. Risqué de jouer les pionniers !
Widmark se trouvait déjà dans une caravane de pionniers… La dernière caravane… en 1956


La ville aux abois (Death of a gunfighter)
De Don Siegel et Robert Totten (69)


Frank (Richard Widmark) tente de maintenir l’ordre dans une petite ville d’où on tente de le déloger, quand il tue en état de légitime défense un alcoolique. Il affronte les membres corrompus de la ville…

Et avec Lena Horne, Caroll O’Connor, Royal Dano, John Saxon, Morgan Woodward, Larry Gates, Dub Taylor, Kathleen Freeman,Harry Carey Jr.

Réalisé par un certain Alan Smithee… pseudo utilisé par les cinéastes dont l’oeuvre avait été contre leur volonté coupée et mutilée au montage. En réalité, Widmark était en désaccord avec R. Totten qui commença le tournage ; il fut remplacé par Don Siegel, qui refusa ensuite d’être crédité au générique

Widmark, pas très diplomate sur ce coup-là, refusa alors le nom de Totten au générique, c’est pourquoi le nom de Smithee fut créé pour éviter toute discorde.

Tourné dans la célèbre ville de l’Ouest reconstituée d’Old Tucson (Rio Bravo). Lena Horne, actrice et chanteuse née à Brooklyn, chante Sweet apple wine

 
 

Ryan O’Neal/Deux hommes dans l’Ouest (Wild rovers) (Missouri)

Décès de RYAN o’NEAL (né en 1941-2023)

Ryan O'Neal (cine revue 1975)
Il débute comme cascadeur et acteur de séries. Deux films le rendent célèbre : LOVE STORY et BARRY LYNDON. Côté westerns, il joue dans les séries Laramie, Le Virginien (1963), La grande caravane, il forme avec William Holden un duo de cowboys désenchantés dans Deux hommes dans l’Ouest


Deux hommes dans l’Ouest (Wild rovers) (Missouri)-De Blake Edwards (1971) 


Pour s’offrir une vie de rêve au Mexique, Ross, un vieux cow-boy (William Holden) convainc son jeune ami Frank (Ryan O’Neal) de commettre un hold-up, traqués par le shérif Walter (Karl Malden), ils vont connaitre un sort tragique.

Et avec Lynn Carlin, Tom Skerritt, Joe don Baker, James Olson Joe, Leora Dana, Moses Gunn, Victor French, Rachel Roberts

Chanson de Sheb Wooley

Ce beau western poétique, baroque, mélancolique et philosophique, dénué de tout artifice, narre le chant du cygne de deux cowboys de générations différentes voulant échapper à leur condition

Âpres réflexions sur la vie, la mort, l’amitié, la liberté, le tout sur de très belles images en Metrocolor de Philip Lathrop, qui oscillent entre le bleu, le brun et un jaune crépusculaires

Blake Edwards, qui n’est pas un spécialiste du genre, livre ici un des plus beaux westerns des années 70, à la fois empreint de classicisme et de modernité, dans la lignée de chefs d’oeuvre comme Coups de feu dans la Sierra ou Butch Cassidy et le kid

 
 

Burt Lancaster/Valdez is coming/Les tueurs=The killers/Les professionnels=The professionals

Burt Lancaster (1913/1994)

dessin de Didgiv

Né dans un quartier pauvre de New-York, Burt Lancaster décide de devenir acrobate dans un cirque, on le prend comme trapéziste. Il mène la vie des gens du voyage pendant des années, un accident à la main l’empêche de poursuivre dans cette voie et il se retrouve à la rue. Burt exerce plusieurs métiers (vendeur, maçon, garçon de café…) avant de s’engager comme GI pendant la guerre dans les campagnes d’Afrique et d’Italie

Un jour, en allant chercher sa femme, secrétaire d’un producteur de radio, un homme le repère dans l’ascenseur -difficile de passer inaperçu avec ses 1,98 m.- et lui propose un petit rôle à Broadway, Hal Wallis le remarque et le prend sous contrat. C’est un film noir de Robert Siodmak qui le lance : LES TUEURS (1946)

dessinDidgiv

Lancaster est magnifique dans les films de guerre, de corsaires comme dans les drames de Visconti ou encore les comédies, les polars. Pour rester libre dans ses choix, comme son ami Kirk Douglas il fonde sa propre société de production en 48 avec son agent Harold Hecht. C’est ainsi qu’il a pu réaliser en 55 son propre western L’Homme du Kentucky, échec retentissant. « Je n’aime pas la mise en scène, disait-il. Mais il nous arrive à nous comédiens, de vouloir réaliser un film lorsque nous sommes seuls à pouvoir bien raconter une histoire qui nous est chère et que nous ressentons »

Comme comédien, il affiche en revanche une palette de très beaux westerns, à commencer par La vallée de la vengeance en 1951, puis avec deux films de Robert Aldrich qu’il produit en 1954 : le magnifique Bronco apache, où il campe Massaï, l’Apache rebelle

Le deuxième est Vera Cruz, tourné au Mexique. Il joue un mercenaire cynique. Puis, un petit western avec Katharine Hepburn, Le faiseur de pluie en 1956. L’année 57 est celle d’un de ses plus beaux films, Règlement de comptes à OK Corral de John Sturges, dans la peau de Wyatt Earp réglant leurs comptes aux Clanton

Les professionnels

En 1959, Lancaster campe Ben, chef de la fratrie des Zachary, qui subissent les assauts d’Indiens… C’est le sublime Le vent de la plaine de John Huston, que Lancaster produit, un chef d’oeuvre… Il retrouve John Sturges pour le western parodique Sur la piste de la grande caravane (1965)

Bronco apache

L’année suivante, le western « moderne » (l’action se situe en 1917) Les professionnels, Burt Lancaster interprète Dolworth, l’orfèvre en dynamitage qui avec trois autres mercenaires, part au Mexique libérer la femme d’un milliardaire américain

En 1968, humour, action et violence au menu des Chasseurs de scalps, excellent divertissement signé Sydney Pollack ; Lancaster est cette fois un trappeur qui échange ses fourrures contre un esclave noir avant de se lancer à la poursuite de redoutables chasseurs de scalps

Dans Valdez (1970), il joue un vieux métis se retrouvant impliqué dans le meurtre d’un homme qu’il voulait en fait défendre contre un puissant propriétaire terrien
Et dans L’Homme de la Loi (70) de Michael Winner, il est un shérif incorruptible, luttant contre un puissant propriétaire terrien

A nouveau un western de Robert Aldrich en 1972 : Fureur Apache, il joue un vieil éclaireur guidant un peloton de cavalerie qui veut retrouver un Apache rebelle échappé avec sa bande de sa réserve. Son nom est John McIntosh, clin d’œil à John McIntire, un acteur de second plan qui avait interprété le même type de rôle dans Bronco apache en 54, d’Aldrich aussi… Un rôle secondaire dans Buffalo Bill et les Indiens celui d’un ivrogne qui ne cesse de clamer depuis son comptoir que Buffalo Bill le directeur du cirque Le Buffalo Bill’s Wild West, a usurpé sa réputation. Burt Lancaster tourne un dernier western en 1981 : Bill Doolin le hors-la-loi

Polar :
LES TUEURS (1946)
LA FURIE DU DESERT (1946)
L’HOMME AUX ABOIS (1948)

La vallée de la vengeance

L’homme aux abois, avec Kirk Douglas et Lizabeth Scott.

by FCARLOS

Burt Lancaster et les actrices…

Claudia Cardinale (LE GUEPARD)

Natalie Wood-Oscars 1969

Gina Lollobrigida

Burt Lancaster, Gary Cooper par didgiv

dessin de Didier Givannel


Les tueurs (The killers)-de Robert Siodmak (1946)

Avec Burt Lancaster, Ava Gardner, Edmond O’Brien, Albert Dekker, William Conrad, Jeff Corey

Un détective démêle l’écheveau d’un puzzle complexe pour une enquête que lui demande d’effectuer une compagnie d’assurances, sur le meurtre d’un homme par deux tueurs à gages

Subtil récit sur la fatalité, agencé en flash-backs, pour ce fleuron du film noir qui marque les débuts à l’écran de Burt Lancaster, et donne à Ava Gardner un de ses plus beaux rôles de femme fatale. Le début du film est inspiré d’une nouvelle d’Ernest Hemingway publiée en 1927. Ce fut un gros succès pour Robert Siodmak et un formidable tremplin pour Burt Lancaster, qui allait devenir une des grandes vedettes de l’âge d’or hollywoodien, il forme avec Ava Gardner un des couples les plus légendaires du Film noir.



Valdez is coming-De Edwin Sherin (1970-71)


En Arizona, un vieux métis, shérif mexicain (Burt Lancaster) se retrouve impliqué dans le meurtre d’un Noir qu’il voulait défendre contre un propriétaire terrien cruel (John Cypher). Il enlève la fiancée (Susan Clark) de ce dernier et exige une rançon de… 100 dollars !

Et avec Richard Jordan, Frank Silvera, Roberta Haynes, Maria Montez

Tourné dans le sud de l’Espagne, un bon western tiré d’un roman d’Elmore Leonard, mais assez violent, avec un Burt Lancaster maquillé à outrance, surprenant en métis mexicain ; le film dénonce, comme Le clan des Mac Masters la même année, la ségrégation raciale. Un petit air de western-spaghetti avec un sens du rythme et une palette d’acteurs remarquables, dont la Canadienne Susan Clark


Les professionnels (The professionals)-De Richard Brooks (1966)

Scénario : Frank O’Rourke (d’après son roman), Richard Brooks


Burt Lancaster – Lee Marvin : Robert Ryan – Woody Strode-Jack Palance -Claudia Cardinale -Ralph Bellamy

En 1917, en pleine révolution mexicaine, quatre mercenaires partent à la recherche de l’épouse mexicaine d’un milliardaire américain nommé Grant, qui a été enlevée par le bandit Raza, celui-ci réclame une rançon de 100 000 dollars

Comme La horde sauvage sorti en 69, également sur le thème d’une horde de mercenaires, un western dur au punch incroyable, que certains ont vu comme une métaphore sur l’intervention au Viet-Nam : quels idéaux les mercenaires partant combattre un révolutionnaire mexicain (Jack Palance) poursuivent-ils ? Celui-ci n’est-il qu’une canaille, ou au contraire, comme eux, un idéaliste ?

Nul doute que ce film, tourné dans la Vallée de la Mort, a influencé Peckinpah pour sa  Horde sauvage. On y retrouve le thème des héros vieillissants  venant d’une autre époque, plongés dans un monde moderne en pleine mutation… le Mexique, et Robert Ryan, qui domine une belle distribution. Un film aussi sur l’honneur et l’amitié virile. Musique trépidante de Maurice Jarre

Richard Brooks :

 » Dans les limites de leur action présente, ces professionnels possèdent les mêmes critères moraux et ne veulent pas les changer. Bien qu’ils n’aient plus été enrôlés dans la révolution, ils ont tâché de conserver ses valeurs de pureté, d’idéal, même dans leur métier de mercenaire. Ils pouvaient être « loués », mais ils devaient connaître le but de leur acte. Si c’était valable, ils étaient même prêts à perdre la vie. Si c’était un mensonge, ils se retireraient; se retourneraient même, comme cela se passe à la dernière minute… Ils préférent ne pas être payés que de trahir ce pourquoi ils s’étaient battus

Woody Strode par Didgiv

Woody Strode by Didgiv

 
 

Leonardo DiCaprio/Gangs of New York/Killers of the flower Moon

Leonardo DiCaprio

Des débuts dans des séries avant des films d’horreur (CRITTERS 3), drames (GILBERT GRAPE), puis un premier western en 1995, Mort ou vif, après GANGS OF NEW YORK (2002) il en tournera 3 autres : Django unchained (2012) The revenant (2015)… pour lequel il a reçu l’Oscar du meilleur acteur. Et Killer of the flower Moon avec Robert De Niro.

Django unchained

Mort ou vif-sharon stone


Gangs of New York
de Martin Scorsese (2002) 

Guerre des gangs dans le New York de 1863 lors de la guerre de Sécession.

Avec Leonardo DiCaprio, Daniel Day-Lewis, Cameron Diaz, Jim Broadbent, Liam Neeson, Barbara Bouchet

Un combat de rue d’anthologie en ouverture, Martin Scorsese ausculte comme dans nombre de ses films avec brio la violence des clans et d’une société en guerre (l’action se passe lors de la guerre de Sécession). C’est un des films événement de l’année 2002.

Killers of the flower moon (2023) de Martin Scorsese

Avec Leonardo DiCaprio, Robert De Niro, Lily Gladstone, Jesse Piemons, Tantoo Cardinal, John Lightgow, Tatanka Means, Larry Sellers, Barry Corbin

Western historique inspiré de faits réels (l’action se situe en 1920), un travail d’orfèvre de Scorsese qui revient sur une série de meurtres d’Indiens Osage de l’Oklahoma et l’enquête menée par le FBI, sur fond de fièvre du pétrole. Premier western de Scorsese et aussi pour De Niro… On apprend beaucoup de choses, le réalisateur réunit deux de ses acteurs fétiches (De Niro et DiCaprio), tandem de choc, et restitue la culture des Indiens avec authenticité, dénonçant la façon dont certains exploitaient bien après les « guerres indiennes » les Amérindiens (ici des Osages devenus riches après la découverte soudaine de pétrole sur leurs terres, la première séquence montrant l’or noir jaillir fait penser à … Tintin en Amerique).

Lily Gladstone et Leonardo DiCaprio dans « Killers of the Flower Moon », de Martin Scorsese. (Melinda Sue Gordon / Courtesy of Apple)
L’or noir de l’Oklahoma… Suscite des convoitises !

La BO enchaînant rock, country et vieux blues est fascinante, on la doit à Robbie Robertson décédé en août 2023 (à qui est dédicacé le film), les deux meilleurs morceaux étant « They Don’t Live Long » et à la fin « Still Standing ». Un Must !

Article de Didier Givannel

Killers of the Flower Moon
 
 

Robert Ryan/Plus fort que la loi=Best of the badmen/Le shérif =The proud ones/L’appât=The naked spur

ROBERT RYAN  (1909/1973)

 

De grande taille, avec ses 1m91, comme Gary Cooper ou Charlton Heston, Robert Ryan, acteur aux origines irlandaises, a souvent interprété les salopards dans de nombreux films noirs et westerns.
Dans la vie, il était connu pour être au contraire un être doux et timide, et également d’une grande intelligence. Il militait pour les droits civiques, contre la prolifération des armes nucléaires, et s’opposa à la campagne anticommuniste du sénateur McCarthy

Il signe un contrat avec la RKO au début des années 40 et sert durant la Seconde guerre mondiale dans la Marine, comme instructeur, il remporte plusieurs championnats de boxe. Ses rôles les plus marquants sont celui de l’abominable antisémite meurtrier de FEUX CROISES et du dresseur de chevaux Ehrengard, un des 4 mercenaires -avec Lee Marvin qui était son meilleur ami dans la vie-, qui volent au secours de la femme d’un milliardaire américain séquestrée par un révolutionnaire mexicain dans Les professionnels (66)…

Il démarre dans le western 25 ans plus tôt avec des petits rôles dans Les tuniques écarlates en 1940 et The Texas rangers ride again, son ascension est rapide : il partage l’affiche avec Randolph Scott de deux westerns de Ray Enright : Du sang sur la piste (47) et Far West 89 (48) : les deux acteurs sont alors au sommet du box-office.
Robert Ryan est désormais, et jusqu’au début des années 60, la vedette des films dans lesquels ils joue…

On le découvre en 51 dans la peau d’un hors-la-loi dans Plus fort que la loi, il a la tête d’affiche du Traître du texas (52), il joue avec Marilyn Monroe dans le polar CLASH BY NIGHT
Ryan campe alors un tueur sans pitié traqué par James Stewart dans L’appât (55), puis est un chef de convoi de vaches dans Les implacables de Raoul Walsh. Puis, le président Lincoln dans la série Le choix de… en 55.

CLASH BY NIGHT by Didgiv

Encore un premier rôle, Le shérif (56), il livre un duel impressionnant avec Burl Ives dans une tempête de neige à la fin de La chevauchée des bannis (59). Ryan est alors la star de The canadians, qui se situe à l’époque où les Sioux s’installent au Canada… Il joue aussi dans les séries La grande caravane, Zane Grey Theater… A partir des années 60, il va avoir des seconds rôles, dans des grosses productions comme LE ROI DES ROIS et LE JOUR LE PLUS LONG, il est un sous-officier dans Custer, l’homme de l’Ouest…

Il est un des meilleurs comédiens à avoir interprété Ike Clanton : dans Sept secondes en enfer (67) la suite de OK Corral ; il joue ensuite dans trois films de « mercenaires » dont deux westerns et deux avec Lee Marvin : Les  professionnels en 66, LES DOUZE SALOPARDS, puis il fait partie des héros vieillissants d’un Far-West à l’agonie de La horde sauvage (1969) de Sam Peckinpah, un de ses meilleurs rôles : Deke Thornton, chasseur de primes traquant les outlaws dirigés par William Holden et Ernest Borgnine…

Robert ryan, Lee marvin, Burt Lancaster, Woody StrodeL’année auparavant, Robert Ryan goûte au western-spaghetti avec Une minute pour prier, une seconde pour mourir…

On le retrouve en shérif corrompu face au justicier Burt Lancaster dans L’Homme de la loi (71), son dernier film est THE ICEMAN COMET en 1973, avec son pote Lee Marvin. Il a failli décrocher le rôle de Stephen Boyd dans BEN-HUR de William Wyler en 1959…

La horde sauvage

Entre deux films, Robert Ryan aimait s’adonner à ses passions, le golf et l’équitation

Le démon s'éveille la nuit (Clash by night)

 La chevauchée des bannis

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Plus fort que la loi (La ruée des sans-loi) (Best of the badmen)-de William D. Russell (1951)

 

L’histoire des bandits des clans Clanton, James et Younger.

Avec Robert Ryan, Claire Trevor, Jack Buetel, Robert Preston, Walter Brennan, Bruce Cabot, John Archer

Walter Brennan qui joue ici Doc Butcher, interprétait le vieux patriarche du clan Clanton dans La poursuite infernale (46). A la fin des années 1940 jusqu’au début des années 1950, Robert Ryan est une star de premier rang au sommet du box-office…

L’appât (The naked Spur) (1953)

D’Anthony Mann
Scénario : Sam Rolfe et Harold Jack Bloom
Musique : Bronislau Kaper
Avec
James Stewart : Howard Kemp
Janet Leigh : Lina Patch
Robert Ryan : Ben Vandergroat
Ralph Meeker : Roy Anderson

 1868. Dépossédé de son ranch, le fermier Howard Kemp recrute un vieux chercheur  et un ex-officier pour traquer un hors-la-loi, Ben, dont la tête a été mise à prix 15 000 dollars

Un des meilleurs Anthony Mann, le 4e qu’il tourne avec son acteur chouchou, James Stewart. Comme dans tous ses autres films, ce cinéaste sait doser très efficacement scènes d’action et analyse psychologique, le tout dans des décors naturels, grandioses, les paysages sont primordiaux dans son cinema : ici, ce sont les seuls décors, on ne voit aucun élément de la civilisation (maisons, saloons…). Les angles de caméra filment la verticalité (montagnes, arbres…), donnant une dimension menaçante à la nature environnante. La distribution est réduite à cinq acteurs. Un western minimaliste et la quintessence du genre : le western est avant tout le cinéma des grands espaces…

Sous les yeux de la blonde Janet Leigh (elle n’a tourné que deux westerns avec Kid Rodelo en 1966), Ryan et Stewart s’affrontent, dans une scène restée dans les annales, sur un piton rocheux  vers Durango, qui donne son titre original au film : The naked spur…
Les Indiens forment une présence discrète, menaçante, fondue en arrière-plan dans la nature, comme dans La rivière sans retour de Preminger ou Le jardin du Diable d’Henry Hathaway, deux cinéastes qui, comme Anthony Mann, savent filmer, avec maestria, les cieux, les montagnes, les arbres et les torrents. C’est avec ce type de films qu’ils ont pu donner, avec John Ford, Raoul Walsh, André de Toth ou encore John Sturges, ses lettres de noblesse au western…

LE SHERIF de  Robert D. Webb (1956)

Avec Robert Ryan, Walter Brennan, Jeffrey Hunter, Virginia Mayo, Rodolfo Acosta, Robert Middleton, Arthur O’Connell, Ken Clark, Whit Bissell, Robert Adler, Jackie Coogan.

Classique du western de la Fox avec un casting impeccable : Robert Ryan, alors vedette de premier plan, campe le shérif, Walter Brennan incarne son adjoint, geolier de prison, tous deux luttent contre des hors-la-loi.
Howard Hawks a certainement dû le voir dans ce film avant de l’embaucher dans sa prison de Rio Bravo deux ans plus tard, que ce film a influencé, tout comme il fournit les base au récit de L’homme de la loi (71), avec encore Robert Ryan en shérif. Jeffrey Hunter joue un cowboy malchanceux voulant venger la mort de son père mais, oups !, il se trompe de cible. Ballade traditionnelle de John A. Stone Sweet Betsy from Pike jouée au piano de saloon…

 
 

Lupe Velez=Lupe Vélez/Le chant du loup (The wolf song)

Lupe Velez (Lupe Vélez)-(1908/1944)

Lupe Velez par Bigd4787

 

by Didgiv

La Mexicaine Lupe Velez fut l’une des reines d’Hollywood dans les années 1920-1930.

 

Lupe Velez

(dessin : Didgiv)

Le nombre d’acteurs et de célébrités qui ont été ses amants est para it-il, incalculable : Chaplin, Gary Cooper, Douglas Fairbanks, Errol Flynn, Clark Gable, Tom Mix, Harald Maresch… Certains n’en sont pas ressorti indemnes !

Rien dans sa vie, qui ressemble à un feu d’artifices, ne laissait présager une fin dramatique, elle se suicidera avec des somnifères en 1944.

Lupe Velez (cinerevue 1976)

Fille d’un colonel mexicain de l’armée du dictateur Diaz et d’une mère chanteuse lyrique, Maria Guadalupe Velez Villalobos  naît à San Juan de Potosi au Mexique, ses parents la mettent dans un couvent -à 8 ans-, elle retourne à 15 ans dans sa famille après la mort de son père car sa mère ne peut payer la pension.

Dans un magasin de vêtements où elle travaille, trois managers de théâtre sont impressionnées par sa beauté, elle débute ainsi comme danseuse au théâtre principal de Mexico, puis va au Texas et se produit dans des cabarets.

Lupe Velez

(dessin : Didgiv)

Puis direction les studios de cinéma en Californie, quelques vaudevilles, comédies, dont A BORD DU MIRAMAR avec Laurel et Hardy, son tempérament volcanique, sa petite taille et sa gaieté la font remarquer, mais aussi sa beauté latino ravageuse qui conquiert le public masculin.

Elle tourne déjà dans un western, The gaucho (1927) avec Douglas Fairbanks, une de ses premières conquêtes. Elle incarne une jolie sauvageonne des montagnes. Puis, William Wyler la dirige dans La tourmente

LupeVelez

dessin de Didier Didgivannel

Fairbanks, marié à Mary Pickford, a une laison avec elle. Elle est surnommée la « Panthère mexicaine » ou the «Mexican spitfire », boule de feu ou volcan mexicain… qui enflamme les esprits… et ses partenaires masculins.

LupeVelez (dessin : Didgiv)

dessin de Didgiv

Elle est douée : Lupe Velez joue, chante et danse parfaitement. Les titres de ses prochains films sont axés sur son tempérament : THE CUBAN LOVE SONG, HOT PEPPER (FILLE DE FEU), STRICTLY DYNAMITE.
Les rôles exotiques ou ethniques, d’Indienne ou d’Espagnole, lui vont à ravir. Dans Le mari de l’Indienne, en 1931, elle campe une Indienne

Sur le tournage du Chant du loup, en 1929, Gary Cooper tombe amoureux d’elle. Le studio exploite cette romance, ils font une tournée promotionnelle du film dans plusieurs villes ensemble

LupeVelez

(dessin : Didgiv)

Ils resteront 3 ans ensemble, Gary la couvre de cadeaux, mais Lupe a un tempérament explosif, jaloux aussi, au cours d’une scène, alors qu’il devait prendre le train pour aller sur un tournage, elle le trouve à la gare et lui tire dessus, le ratant heureusement ! La mère de Gary veille sur son fiston. Ils rompent, Gary Cooper fait une dépression

Puis Lupe se marie avec Johnny Weissmuller (TARZAN), ils vont se séparer plusieurs fois, se remettre ensemble… Ils se bagarrent souvent, Weissmuller arrive sur le plateau de TARZAN couvert de bleus, on le maquille pendant des heures pour cacher les griffures que sa belle panthère lui a données la nuit…
Le studio contraint Weissmuller à quitter Lupe, ce qu’il fait

by Didgiv

Difficle de mener une carrière avec tous ces scandales, dans l’Amérique très puritaine des années 30-40. Elle assiste à une projection  de QUE VIVA MEXICO ! d’Eisenstein, et passe pour une pro-communiste, elle part un moment en Angleterre revient à Broadway, puis Hollywood à nouveau

La série des comédies MEXICAN SPITFIRE (7 films entre 1940 et 1943) la remet en selle. Elle est NANA pour une adaptation mexicaine du roma de Zola en 1944, c’est son dernier film

Sa rencontre avec le bel acteur autrichien Harald Maresh lui donne espoir… Elle tombe enceinte, ils se disputent avant la cérémonie du mariage, elle se décide à aller avorter au Mexique, puis faire passer l’enfant pour celui de sa sœur, or celle-ci refuse.

Lupe Velez by didgiv

dans une teinte sepia

Cela l’aurait profondément abattue. Le 13 décembre 1944, elle fait une soirée avec des amis, leur confie qu’elle est lasse de se battre, et d’un coup au milieu du repas, congédie tout le monde. Seule, elle écrit une lettre pour Maresch :

dessin de Didgiv

« Harald. Puisse Dieu te pardonner et me pardonner également ; mais je préfère m’ôter la vie et celle de notre bébé avant que je ne porte sur lui la honte, ou que je ne le tue. Comment as-tu pu feindre un si grand amour pour moi et pour notre bébé pendant tout ce temps, alors que tu ne nous voulais pas ? Je ne vois pas d’autre porte de sortie pour moi, donc adieu et bonne chance à toi. Bise. Lupe. »

Elle met en scène sa mort, allume de nombreuses bougies et avale 75 pilules de Seconal, un somnifère, ramené en contrebande du Mexique.

La boule de feu mexicaine s’est éteinte ce soir-là, rejoignant les âmes torturées et éphémères au firmament du Panthéon hollywoodien.

Lupe envoûte Gary…

Les 6 westerns de Lupe :

LE GAUCHO (1927) de F. Richard Jones.
Le chant du loup (1929) de Victor Fleming
La tourmente (1930) de William Wyler
Le mari de l’Indienne (1931) de Cecil B. DeMille
THE BROKEN WING (1932) de Lloyd Corrigan
LAUGHING BOY (1934) avec Ramon Novarro

Lupe Velez dans KONGO


Le chant du loup/The Wolf Song (1929)

Le chant du loup, western romantique

De et produit par Victor Fleming
Scénario : John Farrow et Keene Thompson, d’après le roman d’Harvey Ferguson, publié en 1927. Assistant réalisateur : Henry Hathaway

Avec Gary Cooper : Sam Lash-Lupe Velez : Lola Salazar-Louis Wollheim : Gullion-Constantine Romanoff : Rube Thatcher-Ann Brody : Duenna

Les aventures d’un trappeur qui tombe amoureux d’une jolie Mexicaine
Sam Lash et ses deux associés, Guillon et Rube, deux trappeurs errants, se divertissent dans un saloon où Sam, coureur de jupons, tombe amoureux d’une belle Mexcaine, Lola Salazar, de bonne famille

Joli coup de marketing pour ce western romantique réalisé par Victor Fleming, 10 ans avant qu’il ne livre son chef d’oeuvre AUTANT EN EMPORTE LE VENT : l’idylle réelle entre Gary et Velez fut exploitée par la Paramount, les deux acteurs se lancèrent dans une tournée dans des villes américaines pour promouvoir le film. Gary était très amoureux de Lupe

Lupe Velez y chante deux chansons (Yo te amo means I love You et Mio Amado) et Gary Cooper en chante une (mais il semble qu’il soit doublé ?), et le film comprend une séquence parlée entre les deux acteurs.

La Paramount qualifia donc ce long métrage de semi-parlant, il fut une sorte de test -réussi- pour la suite de la carrière dans le cinéma sonore du couple vedette ; en outre, une scène les montrant se baigner nus (mais filmée de loin) fut un autre argument commercial.

Lupe Velez by didgiv

Gary Cooper change son image dans ce film en apparaissant les cheveux non gominés comme dans tous ses films des années 20, et avec une banane à la Gene Vincent
Il gardera cette coupe dans son film suivant, BETRAYAL, qui est son dernier film muet (1929), avant de revenir à une coupe crantée et gominée, dans le western THE VIRGINIAN en 1929, son premier film parlant également réalisé par Victor Fleming… mais sans la chérie de Gary, miss Lupe Velez. Snif !

La chanson Mi amado chantée par Lupe Velez

 
 

La soif du mal/Janet Leigh/Joanna Moore

La soif du mal (Touch of evil)-Orson Welles (58)

Meurtre, kidnapping et corruption à la frontière mexicaine

Avec Charlton Heston, Orson Welles, Janet Leigh, Joseph Calleia, Akim Tamiroff, Joanna Moore, Dennis Weaver, Marlene Dietrich, Zsa Zsa Gabor, Joseph Cotten, John Dierkes, Mercedes McCambridge, Keenan Wynn

2e polar interprété par Heston -après son premier film en 50 LA MAIN QUI VENGE-, LA SOIF DU MAL fut un échec, il mit un terme à la carrière américaine d’Orson Welles. Polar sombre doublé d’une étude de caractères, le personnage opiniâtre et méthodique campé par Heston s’opposant à celui plus intuitif joué par Welles. Le réalisateur dirige une nouvelle fois Joseph Cotten, qui partageait l’affiche avec lui dans CITIZEN KANE. 


Janet Leigh (1927-2004)

Janet Leigh scandalisa l’Amérique en 1959 avec son apparition, nue : la scène du meurtre sous la douche de PSYCHOSE d’Hitchcock fit l’effet d’une bombe

Elle démarra avec des études musicales puis devint mannequin, avant d’être remarquée par Norma Shearer. Côté vie privée, elle offrit l’image du bonheur avec le couple idéal qu’elle forma avec Tony Curtis
Janet Leigh a joué dans de nombreux films d’aventures PRINCE VAILLANT ou LES VIKINGS, avec Tony Curtis, des polars (SUR LA TRACE DU CRIME (54) – LA SOIF DU MAL (58) et deux westerns

Elle pouvait aussi bien incarner la féminité classique ou se muer en garçon manqué, comme dans L’appât d’Anthony Mann en 1953, dans lequel elle joue la fille du complice du bandit

Polars : SUR LA TRACE DU CRIME (1954)-LA SOIF DU MAL (1958)-DETECTIVE PRIVE (1966)

PSYCHO

Son second western est Kid Rodelo, en noir et blanc, de Richard Carlson en 1966, elle incarne une femme d’âge mûr au côté de l’acteur Don Murray.
Elle a aussi joué dans la série Le Virginien

dessins de Didgivet portrait pop-art:

par Didier GIVANNEL

avec sa fille Jamie

par Henstepbatbot

magnifique, dans Les vikings


Joanna Moore (1934/1997)

avec Elvis Presley-Follow that Dream

Belle blonde de polars (LA SOIF DU MAL – 1958) et drames romantiques, elle épousa Ryan O’Neal en 1963, et eurent deux enfants, devenus acteurs, Tatum et Griffin. Elle était la belle-mère du fameux joueur de tennis John McEnroe
Une carrière bien remplie (91 films et séries), elle a joué dans quasiment toutes les grandes séries (en italique)
westerns :
Slim Carter-L’étoile brisée-The rough riders-The real McCoys-L’homme à la carabine-Maverick-Bat Masterson-Riverboat-Tales of Wells Fargo-The Dakotas-The man from Galveston-La grande caravane-Gunsmoke
Les mystères de l’Ouest-Daniel Boone

 
 

White Horse Eagle

White horse eagle

White horse Eagle-dessin de Didgiv

White horse Eagle-dessin de Didgiv

Très difficile de trouver des infos sur White Horse Eagle (né vers 1822 – mort après 1930) ou aussi appelé Big Chief White Horse Eagle : un chef indien osage, censé être le chef de 105 tribus indiennes. A ne pas confondre avec White Horse, chef des Kiowas, plus connu !

Il voyagea deux fois en Europe, en 1887 – il rencontra le chancelier Bismarck- et dans les années 1920 en Italie, en France et en Allemagne. Là, il dicta son autobiographie.

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* La tribu des Osages est une tribu vivant dans le Comté d’Osage, en Oklahoma.

En langue Osage, les Osages s’appellent eux-mêmes « Wazházhe » ce qui signifie « enfants de l’eau du milieu ».
Le nom Osage serait une déformation d’origine française, nom donné par les trappeurs français. (source : Wikipésia).

Le nom de cette tribu vient de celui de l’arbre qu’elle utilisait pour créer des peintures ou des arcs : l’oranger des Osages.

La rivière Osage, affluent du Mississippi traverse l’endroit où vit ce peuple dans le Missouri.

White Horse Eagle by Didgiv

White Horse by didgiv

 
 

Faye Dunaway/Doc Holliday/L’or noir de l’Oklahoma=Oklahoma crude/Little big man

Faye Dunaway (14-1-1941)

Bonnie, Miss Pendrake et Katie Elder…

C’est un film de gangsters en cavale, BONNIE AND CLYDE, qui a propulsé Faye Dunaway sur le piédestal des grandes vedettes internationales en 1967.

Le rôle de la gangster Bonnie en a fait un mythe : à cette époque, nombre de jeunes Américains, hostiles à la guerre du Vietnam, se sont reconnus à travers la fuite et le combat de ces deux hors-la-loi juvéniles. Son personnage révolté, secouant un pilier de l’American Way of  Life répondait aussi aux aspirations féministes d’une jeunesse se posant des questions sur la société dans laquelle elle vivait

Faye Dunaway aime les oeuvres engagées et incarner des personnages féminins décalés ou carrément en marge de la société. Le western Little big man de Arthur Penn (1970) avec Dustin Hoffman est encore un plaidoyer contre la guerre au Vietnam, transposé dans les guerres indiennes du XIXe siècle (comme Le soldat bleu de Penn) : dans une scène mémorable du film, Faye Dunaway, qui joue la volage épouse du pasteur Pendrake éduquant Jack Crabb, après qu’il ait été arraché à sa famille indienne, montre qu’elle n’est pas aussi vertueuse qu’elle en a l’air

Puis, on la voit dans un troisième film réaliste et original de Frank Perry (l’oncle de Katy !), tourné dans le village reconstitué de l’Ouest américain en Espagne, à Almeria : c’est Doc Holliday (1971) où elle incarne la prostituée Katie Elder amie de Doc Holliday, dans une vision sombre qui démythifie comme jamais cela n’avait été fait auparavant les célèbres personnages qui se sont affrontés à OK. Corral

Puis elle est une battante, propriétaire d’un puits de pétrole qui affronte, fusil à la main et la mèche en bataille, les grosses compagnies pétrolières dans L’or Noir De L’Oklahoma (1973) de Stanley Kramer… ce qui n’est pas sans rappeler Jane Fonda dans Le souffle de la tempête

Dommage qu’aucun des cinéastes qui ont participé au « revival » du western, que ce soit dans les années 90 ou 2000, n’ait songé à elle pour incarner un personnage féminin d’âge mûr

Les polars de Faye Dunaway :
BONNIE AND CLYDE-L’AFFAIRE THOMAS CROWN_CHINATOWN-DE PLEIN FOUET

belle prédiction de ciné-revue dans les années 1960…

avec Steve McQueen

Dessin Didgiv


Doc Holliday (‘Doc’)De Frank Perry (1970-71)