browser icon
You are using an insecure version of your web browser. Please update your browser!
Using an outdated browser makes your computer unsafe. For a safer, faster, more enjoyable user experience, please update your browser today or try a newer browser.

Les westerns de 1898 à 1909

Posted by on 2 juillet 2013

LES BALBUTIEMENTS DU WESTERN…
…en FRANCE ET AUX ETATS-UNIS…

Le divertissement par l’image est né à la même époque que la Conquête de l’Ouest et même avant avec le panorama et le diorama, des effets visuels faisant tourner des tableaux devant le spectateur, ou avec les célèbres les ombres chinoises au 18è s. en Europe…Avènement du cinéma avec le Cinématographe des frères lyonnais Lumière, en 1885 ; Edison lance le kinetoscope en 1892. Si L’ARROSEUR ARROSE compte parmi les 1ers films de cinéma, en 1895… Le premier western serait CRIPPLE CREEK BAR-ROOM, tourné en 1898 dans les locaux d’Edison (New-Jersey).

Au début du XXe s., des pionniers et chefs d’entreprise, sous la houlette d’Edison, montent les premiers grands studios aux USA. Le colonel William Selig réalisa ainsi les premiers westerns avec un cow-boy comme acteur principal : Tom Mix.

… Les premiers producteurs de westerns s’installent en Californie, où les terrains ne coûtent pas. Carl Laemmle créé l’Universal dans la vallée de San Fernando ; Thomas Ince, Mack Sennet et D.W. Griffith bâtissent un des premiers studios d’Hollywood, le Triangle, qui devient le siège de la Kinemacolor Company. C’est là qu’est conçu le mythique Naissance d’une nation

Tandis que Jesse Lasky, Sam Goldwyn et Cecil B. DeMille s’installent dans un hangar de Hollywood…

Ils réaliseront le premier long-métrage western, Le mari de l’Indienne signé Cecil B. DeMille, avec Dustin Farnum, acteur de théâtre, en 1913.
Parallèlement, Gaston Edison fonde une filiale américaine de la Star Film, pour faire comme les Américains, des films de cow-boys.
Francis Ford – le frère du réalisateur John Ford- y fera ses premières armes !

La même année, en France, et plus précisément à Nice, Gaumont fera construire un studio inauguré en 1913, c’est là que Jean Durand filmera ses premiers burlesques et aussi des séries westerns magnifiques comme ARIZONA avec Joe Hamman son acteur vedette, d’autres avec les Pouittes seront tournés non loin de là, en Camargue, au milieu des vaches et taureaux !

Aux USA, et en France, quasiment en même temps… Le western est né !


 

Westerns de 1898 à 1909


Creeple Creek Barroom
(1898) : première saynète western répertoriée (Edison).

Kansas Saloon Smashers (1901) : petite saynète comique d’Edwin S. Porter se déroulant dans un saloon à Wichita.

Le vol du grand rapide-L’attaque du grand rapide (The great train robbery) (1903) de Edwin S. Porter pour l’Edison Company. Avec Gilbert “Bronco Billy” Anderson, George Barnes, Marie Murray.
Des bandits attaquent un train postal, ils sont poursuivis par des citoyens et tués…
Premier western avec un scénario, connu pour ses innovations techniques. Le cinéaste intégra notamment un travelling panoramique : on voit une caméra suivre des voleurs de train jusqu’en bas d’une colline. L’innovation la plus marquante est le gros plan, pour créer une émotion : quand George Barnes pointe son arme vers le public… Raoul Walsh réutilisera cette technique dans les années 40 et 50. Porter utilise aussi des contre-plongées…
Le succès du film incita Gilbert M. Anderson à se lancer dans la production, la réalisation et l’écriture de ses propres westerns. Il arrêta dans les années 20 mais continua à produire des films.

The life of an american cowboy (1903) Court (8mn) d’Edwin S. Porter avec Gilbert ‘Broncho Billy’ M. Anderson.

Western stage hold up(1904) d’Edwin S. Porter avec Gilbert M. Anderson. Montre une attaque de diligence.

The little train robbery (1905) Edwin S. Porter tourne une parodie de son VOL DU GRAND RAPIDE de 1903 en montrant l’attaque… d’un petit train pour enfants !

Vendetta dans le Kentucky (1905) de Billy Bitzer. La lutte entre deux familles de montagnards, Les Hatfield et les McCoy. Kevin Costner a co-produit une minisérie sur le même sujet en 2012…

Cow-boy (1907) – Premier western de l’acteur-réalisateur français Joe Hammann, cowboy ayant connu Buffalo Bill, qui tournera avec son fameux cheval Pieds-blancs, pour plusieurs firmes une multitude de westerns dans les années 10 et20, certains tournés dans les carrières d’Arcueil. Il était aussi dessinateur et a croqué la vie des cow-boys dans de nombreuses illustrations.

Daniel Boone(1907) de W. McCutcheon et Edwin S. Porter.
Daniel Boone vole au secours de sa fille enlevée par les Indiens. Un des premiers westerns d’une actrice du muet qui en fit beaucoup d’autres : Florence Lawrence (qui joue ici la fille de Daniel Boone).

Le bandit fait le bien  (1908) de et avec Gilbert ‘Broncho Billy’ Anderson. Un des premiers westerns de la première vedette cow-boy de l’écran, Gilbert Anderson.

Sauvé du nid d’aigle (Rescued from an eagle’s nest) (1908) *** d’Edwin S. Porter, avec D.W. Grigffith. Un homme (Griffith) descendt une paroi vertigineuse pour reprendre un bébé pendant qu’un aigle a déposé dans son nid…

Aventures d’un cowboy à Paris(1908) français de Jean Durand. En 1910 Jean Durand entre chez Gaumont où il tournera de nombreux westerns, de même qualité qu’outre Atlantique.

The life of an american cowboy (1908) d’Edwin S. Porter avec Gilbert M. ‘Broncho Billy’ Anderson.

Broncho Billy and the baby (1908) premier film sur Broncho Billy joué par G.M. Anderson.

L’appel de la forêt (CALL OF THE WILD) (1908) de David W. Griffith. Un des 6 films du réalisateur cette année-là.

L’enfant et le peau rouge (1908) avec D. W. Griffith.

La jeune fille indienne/THE RED GIRL (1908) de David W. Griffith AVEC Florence Lawrence, D.W. Griffith, Mack Sennett.

L’enfant et le chercheur d’or (1909). Un des premiers westerns du cinéaste français Jean Durand.

On the western frontier (1909) d’Edwin S. Porter.

The cowboy millionnaire (1909). Premier western recensé de Tom Mix.

* les « WESTERNS CAMARGUAIS » (Cœur ardent, La course à la mort, le jugement du fauve, Cent dollars mort ou vif, Pendaison à Jefferson City…) (1909-1911).
Série de westerns français tournés avec les « Pouittes », une troupe de cascadeurs et d’acrobates évoluant en général au milieu d’une ruée de chevaux et de taureaux… Succès aux Etats-Unis ! Les Pouittes furent dispersés à cause de la Guerre de 14-18.

dessin de Joe Hamman

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *